Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Feb 14, 2022 • 2min

Comment les insectes parviennent-ils à voler sous la pluie ?

Vous avez peut-être remarqué que, même si le temps tourne à la pluie, les insectes continuent souvent à voler. Mais comment font ces êtres minuscules pour passer entre les gouttes d'eau ?Des moustiques sous la pluieDes chercheurs américains ont voulu en avoir le cœur net. Ils ont donc enfermé des moustiques dans des boîtes transparentes, et, grâce à un dispositif spécifique, ils ont reproduit une averse.Ainsi, ils ont pu observer le comportement de ces insectes confrontés à la pluie. Ils ont alors constaté qu'aucun moustique n'avait souffert de l'averse.Les stratégies des insectesUne goutte de pluie est souvent beaucoup plus lourde que le frêle insecte. Sa masse peut être de deux à cinquante fois supérieure à la sienne. Légèrement déstabilisé, l'insecte perd un peu d'altitude mais résiste au choc.Comment fait-il ? En premier lieu, il est protégé par la robustesse de son exosquelette, cette armature externe qui, comme les tortues ou certains mollusques, protège aussi de nombreux insectes.Par ailleurs, la faible masse de l'insecte lui évite d'être emporté par la goutte d'eau. Et, si elle le submerge, il ne se noie pas pour autant, du moins pas souvent. En effet, il est capable de retenir sa respiration très longtemps.Au bout d'un certain temps, il semble inanimé, mais revient à la vie dès qu'il peut sortir de la goutte d'eau. Il sait aussi en accompagner la trajectoire, puis lui fausser compagnie avant qu'elle ne touche le sol.La protection d'un abriMais une pluie violente peut tout de même mettre à mal certains insectes, comme le papillon, auquel elle peut arracher ses écailles. Aussi, quand un insecte sent venir la pluie, il essaie le plus souvent de se mettre à l'abri.Dès lors, il recherche tous les lieux susceptibles de le protéger de l'averse. Certains insectes s'abritent sous les feuilles, D'autres, comme les fourmis ou les abeilles, se réfugient dans leurs nids.Ainsi, les fourmis se calfeutrent dans leur abri recouvert d'aiguilles de pin ou d'autres débris de végétation. Là, elles ne craignent plus la pluie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 13, 2022 • 2min

D'où viennent les feux-follets ?

Petites lueurs vacillantes s'élevant au-dessus des lacs ou des marais, les feux-follets ont suscité de nombreuses légendes. Mais des hypothèses plus scientifiques essaient d'expliquer leur formation.Des feux-follets dans les cimetièresLes feux-follets sont de petites lumières scintillantes, qui se manifestent, durant quelques instants, dans les cimetières ou les lieux humides. Elles ont la particularité de s'éloigner de l'observateur quand il s'en rapproche.De tels caractères ont fait attribuer leur présence à des êtres surnaturels ou à des âmes en peine. Mais des explications plus rationnelles ont été proposées.Pour certains, ces flammes éphémères seraient le résultat de réactions chimiques produites par les ossements des défunts. La fin des enterrements en pleine terre, propices à ce type de phénomènes, expliquerait d'ailleurs la raréfaction des feux-follets dans les cimetières.D'autres explicationsLes scientifiques pensent depuis longtemps que les feux-follets seraient liés à des émanations de gaz des marais. Mélange de méthane et d'autres gaz, il se manifesterait dans les marécages ou les tourbières.Mais l'hypothèse selon laquelle ce gaz prendrait feu, en quelque sorte, sous l'action de la foudre, est rejetée aujourd'hui par la plupart des chercheurs.Pour expliquer les feux-follets, ils retiennent généralement une autre hypothèse, qu'ils estiment plus plausible. Ces lueurs seraient dues à l'oxydation de certains composés, comme le méthane ou la phosphine.Dans certaines conditions, leur mélange peut s'enflammer, au contact de l'oxygène contenu dans l'air, et provoquer l'émission d'une lueur.Pour d'autres scientifiques, les feux-follets seraient dus à la piézoélectricité. Il s'agit de la faculté qu'ont certains corps de produire de l(électricité sous l'effet de certaines contraintes mécaniques.Le déplacement des plaques de l'écorce terrestre pourrait ainsi dégager une forme d'électricité à partir de corps comme le quartz ou le silicium. Ces émanations électriques seraient donc à l'origine des feux-follets.Mais des animaux, vivant notamment dans les forêts, pourraient aussi expliquer l'apparition de certains d'entre eux. On pense tout de suite aux lucioles. Mais certaines chouettes pourraient aussi les produire. Reflétée par la Lune, la blancheur de leurs ailes pourrait en effet donner l'illusion de lueurs fugaces. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 11, 2022 • 4min

D'où viennent les bulles dans le champagne ?

Cette question semble tarauder un grand nombre de personnes si l'on en croit les requêtes Google. Elle est en effet l’une des recherches les plus fréquentes au sujet du Champagne.Pour y répondre il faut d'abord savoir que les vins de Champagne, produits au moins depuis le Ve siècle, n’ont pas toujours eu de bulles. En effet, la technique d’élaboration du champagne mousseux n’est pas maitrisée avant la fin du XVIIe siècle ! La légende veut que ce soit Dom Pierre Pérignon, moine cellérier de l’abbaye d’Hautvillers de 1668 jusqu’à son décès en 1715, qui ait inventé le champagne tel qu’on le connait aujourd’hui. En réalité ce n’est pas le cas, mais il a bien fait de l’assemblage un art en sélectionnant des raisins de différentes provenances en amont du pressurage afin d’obtenir des vins mieux équilibrés. Le Champagne mousseux est né de la volonté de comprendre et de maîtriser un phénomène naturel. En effet, la Champagne est un vignoble septentrional, au climat rude pour la vigne. La vendange avait donc lieu assez tard, en octobre. Pour cette raison, les levures du raisin n’avaient pas le temps de terminer la fermentation quand le froid de l’hiver survenait, bloquant ainsi leur action. Mais au printemps, quand le vin était en bouteille, elles reprenaient vie. Lors de cette deuxième fermentation, le gaz carbonique ne pouvant s’échapper, les bulles apparaissent. Le vin se met à pétiller, à tel point qu'il arrivait au départ que cela fasse exploser les bouteilles.Mais pendant longtemps, les connaissances scientifiques limitées ne permettaient pas de comprendre ce phénomène de la fermentation. Finalement ce fut grâce aux travaux de François, Maumené, Chaptal et Pasteur, que l'on finit par saisir l’importance des levures et de l'apport de du dosage en sucre à la mise en bouteille. On apprit aussi à mesurer la pression à l’intérieur des bouteilles. C’est à ces pionniers que nous devons la méthode champenoise, si réputée aujourd’hui pour sa rigueur et son excellence. Aussi, vous l’avez compris, les bouteilles sont un véritable outil de création des bulles. Voyons cela de plus près.La fermentation a lieu sous l’action des levures, qui consomment le sucre pour libérer du gaz carbonique et des composés à l’origine des arômes du vin. Mais il y a deux situations possibles :- si le vin est élevé en cuves ou en fût, le gaz s’échappe. C’est ce qui se produit pour les vins tranquilles.- alors que si le vin est mis en bouteilles, le gaz carbonique issu de la fermentation reste emprisonné dans celle-ci. C’est la prise de mousse.Et puis, autre élément déterminant relative aux bouteilles, il devient important de l’adapter au processus que je viens de vous décrire. Vous remarquerez ainsi que le verre des bouteilles de champagne est bien plus épais que celui des bouteilles de vins « tranquilles », et ce afin de résister à la pression, de 5 à 6 kg/cm2. Il en va de même pour le bouchon, obligatoirement en liège et renforcé par un muselet et une plaque de muselet, invention brevetée en 1844 par Adolphe Jacquesson, négociant à Chalons en Champagne.Enfin, attardons-nous sur l'impact des bulles sur la dégustation.Quand on ouvre la bouteille, le gaz carbonique dissous dans le vin repasse à l’état de gaz et s’échappe progressivement sous forme de bulles. Le verre aussi est important par sa forme et la présence de micro-aspérités, qui vont permettre la formation des bulles. Elles retiennent des micro-bulles qui peu à peu grossissent et se détachent pour former un train de bulles jusqu’à la surface du vin, jusqu’à 50 par seconde. D’où l’importance d’un verre assez ventru à la base pour les laisser évoluer. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 10, 2022 • 2min

Quel est l'âge des pailles ?

L'épisode dont je vous recommande l'écoute se trouve sur le podcast Choses à Savoir Culture Générale:https://www.chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/---------------------------------------------------Des tubes métalliques remontant à plus de 5.000 ans et découverts, à la fin du XIXe siècle, par un archéologue russe, pourraient avoir eu un autre usage que celui qui leur avait été attribué au départ. De longs tubes métalliques... C'est dans le Caucase qu'un archéologue russe met au jour, en 1897, de grands tubes métalliques revêtus d'or ou d'argent. Ils ont été trouvés, avec d'autres objets, dans un site funéraire comprenant également de nombreux ossements. D'après les experts, ils auraient été fabriqués voilà environ 5.500 ans. Les tubes découverts se signalent par leur finesse et leur longueur, puisqu'ils mesurent plus d'1,10 mètre. De petites entailles ont été ménagées dans les tubes, décorés de délicates figurines représentant des taureaux. L'archéologue qui a découvert les tubes pense qu'ils ont pu être utilisés de deux manières. On aurait pu s'en servir comme des sceptres ou comme des sortes des piliers, destinés à soutenir les auvents qui devaient surplomber les cercueils durant la procession funéraire. Puis ces objets étaient enterrés avec les défunts. Les tubes ont ensuite été exposés dans les vitrines du musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. ...Qui sont peut-être des pailles à boire Mais l'usage de ces longs tubes métalliques vient d'être reconsidéré par les chercheurs. Compte tenu de leur forme, de la présence d'une petite perforation à l'une des extrémités et de la position de ces objets, découverts près des mains des corps retrouvés, il devait plutôt s'agir de pailles. Elles auraient été utilisées pour boire de la bière. Pas de manière isolée mais en commun. En effet, les buveurs s'asseyaient autour d'un grand récipient rempli de bière et, au moyen des longues pailles métalliques, sirotaient le liquide. Ces pailles étaient également conçues pour filtrer la boisson, qui devait être assez épaisse. L'utilisation de tels ustensiles pour boire de la bière, dans une jarre commune, semble attestée dans l'Iran et l'Irak actuels à une période comprise entre 4.O000 et 5.000 ans avant notre ère. Si on est bien en présence de pailles servant à boire de la bière, il s'agit sans doute des plus anciens spécimens découverts jusqu'à présent. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 9, 2022 • 2min

La synchronisation des règles existe-t-elle ?

Certaines femmes, et aussi quelques chercheurs, pensent que les règles de femmes vivant ensemble peuvent se produire en même temps. Mais des études récentes tendent à prouver que cette supposée synchronisation des règles tiendrait plus du mythe que de la réalité.Des dates concordantesVous avez peut-être entendu parler de cette hypothèse selon laquelle des femmes vivant ensemble, du moins un certain temps, finiraient par avoir leurs règles à peu près au même moment.Il peut s'agir de membres de la même famille, de colocataires ou encore d'étudiantes partageant la même chambre. Cette idée d'une "synchronisation" est largement fondée sur une étude de 1971, due à une psychologue américaine.Celle-ci avait noté les dates des règles de plus de 130 étudiantes dormant dans le même dortoir. Et elle avait conclu que les cycles menstruels de ces jeunes femmes concordaient souvent.Elle avait attribué ce phénomène à l'action des phéromones, des signaux chimiques odorants produits par l'organisme.Une légende plutôt qu'une réalité ?Cependant, des études récentes remettent en question cette supposée synchronisation des règles. L'une de ces recherches, pilotée par des chercheurs britanniques, a porté sur 360 binômes féminins.Ils ont été sélectionnés parmi 1.500 candidates, à qui l'on demandait de préciser les liens qui les unissaient à une autre femme. Il pouvait s'agir d'une mère, d'une sœur, d'une colocataire ou encore d'une camarade de chambre. Bref, il fallait choisir des femmes partageant une partie de leur vie, c'est-à-dire une période assez longue pour couvrir au moins trois cycles menstruels.Au terme de cette étude, les chercheurs ont constaté que seuls 79 de ces paires féminines, sur 360, avaient leurs règles à des dates similaires. Les cycles menstruels de tous les autres "couples" ne se produisaient pas au même moment.Ils en ont donc conclu que le fait de vivre en commun ne prédispose pas les femmes à avoir leurs règles en même temps. Il semble donc que la synchronisation des règles relève plus du domaine de la légende que de celui de la réalité.Si une concordance des dates est tout de même relevée, elle pourrait simplement s'expliquer par le hasard. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 8, 2022 • 2min

Quel fut le premier animal créé par l'Homme ?

En croisant des animaux entre eux, les hommes ont pu créer des êtres hybrides, comme le ligre, croisement entre un lion et une tigresse, ou le zébrâne, produit d'un accouplement entre un zèbre et un âne. Mais l'animal hybride le plus ancien, et le premier créé par l'homme, serait le kunga.Le produit de deux ânes différentsLes scientifiques ont retrouvé la trace du kunga dans un site du nord de la Syrie, qui faisait alors partie de l'ancienne Mésopotamie. Ils y ont découvert les ossements d'un animal datant d'environ 4.500 ans.C'est l'analyse de l'ADN de ces restes qui leur a permis de conclure que l'animal qui gisait là était le produit du croisement entre une ânesse domestique et un âne sauvage. On a donné le nom de "kunga" à ce premier animal sorti, en quelque sorte, des mains de l'homme.L'existence du kunga, premier animal hybride, explique la présence, dans l'art mésopotamien, d'animaux ressemblant à des chevaux, alors que cet animal n'avait pas encore été domestiqué.Des animaux de prestigeLes hommes de cette époque ont dû penser qu'en croisant ces deux animaux, ils obtiendraient une nouvelle sorte d'âne, aux qualités plus éminentes. Ils espéraient sans doute qu'il serait plus endurant, plus rapide et même plus grand.En effet, les Mésopotamiens avaient besoin d'animaux robustes pout tirer les chariots à quatre roues qu'ils conduisaient dans les batailles. Mais ces animaux avaient une autre fonction : compte tenu de leur coût, ils servaient aussi à révéler le rang social de leurs propriétaires.Selon certains spécialistes, les kungas auraient également tenu leur place dans le déroulement de certaines cérémonies, de nature militaire surtout.Pendant une longue période, le croisement entre ânesses domestiques et ânes sauvages aurait été organisé de manière méthodique. Cette hybridation aurait fait l'objet d'une organisation quasi industrielle.Mais la domestication des chevaux sauvages, qui se produit dans cette région voilà à peu près 4.000 ans, se traduit par le déclin rapide des kungas. Il ne pouvait en être autrement, de toute façon, car ces animaux hybrides étaient incapables de se reproduire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 7, 2022 • 2min

Y a-t-il eu un océan sur Mars ?

Peu à peu rassemblés par les scientifiques, des indices convergents semblent attester la présence d'eau liquide sur Mars à une certaine période de son histoire. Selon une récente étude, un océan aurait même pu s'y former.De l'eau liquide...Mars s'est formée voilà environ 4,5 milliards d'années, peu de temps après la naissance du système solaire. 500 millions ou 1 milliard d'années plus tard, elle bénéficiait sans doute d'une atmosphère plus humide et chaude que celle que nous lui connaissons aujourd'hui. Pour cette raison, les scientifiques ont baptisé cette période l'ère "noachienne".D'après les scientifiques, celle-ci aurait donc été propice à l'apparition d'eau liquide sur la planète rouge. En effet, les observations des engins déposés à la surface de Mars font état de rivières, qui auraient creusé des vallées....Et un océanAujourd'hui, et une étude française le confirme, les scientifiques pensent qu'un océan a pu se former à la surface de la planète rouge. Il serait apparu durant l'ère noachienne, voilà environ 4 ou 3,5 milliards d'années.Plusieurs indices le laissent supposer. Ainsi, les scientifiques auraient repéré les traces laissées par les rivages de cet océan, situé dans l'hémisphère Nord de Mars. Par ailleurs, on a repéré des dépôts spécifiques, apportés par un gigantesque tsunami provoqué par la chute d'une météorite.Les scientifiques ont en effet remarqué un cratère correspondant à cet impact et dont les caractères correspondraient à la chute de la météorite dans un milieu marin.Les chercheurs français, dans cette récente étude, ont montré que cet océan martien avait pu se maintenir grâce à l'alimentation en eau apportée par les glaciers des hauts plateaux.Et, malgré la situation de l'océan dans l'hémisphère Nord, la circulation marine aurait permis le transfert d'eau chaude vers le pôle, maintenant ainsi des températures de l'eau supérieures à 0°C.Un autre élément est encore nécessaire au maintien d'un océan sur Mars : la présence d'une quantité suffisante de gaz à effet de serre pour limiter le rayonnement solaire. Durant l'ère noachienne, l'atmosphère martienne aurait donc été composée en partie, en plus du CO2, d'un gaz baptisé dihydrogène. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 6, 2022 • 2min

Pourquoi le lapin mange-t-il ses crottes ?

Les animaux ont parfois tendance à manger leurs propres excréments. Chez certains d'entre eux, c'est une pratique occasionnelle. Mais d'autres, comme les lapins, ingurgitent régulièrement certaines de leurs crottes. Quelles sont les raisons d'un tel comportement ?Le lapin mange certaines de ses crottesTout propriétaire d'un lapin a déjà remarqué qu'il mangeait ses crottes. Mais pas n'importe lesquelles. En effet, l'animal dédaigne les petites crottes rondes et dures, dont il produit plusieurs centaines par jour.Par contre, il a l'air d'apprécier d'autres excréments, plus mous, un peu luisants et à l'odeur prononcée. A priori, pas de quoi mettre vraiment en appétit.Mais le lapin n'est pas de cet avis. En effet, il semble se régaler de ces crottes appelées cæcotrophes. Mais pourquoi ce goût pour ses propres excréments ?Un processus physiologique normalSi le lapin mange une partie de ses excréments, ce n'est pas qu'il en est particulièrement friand. Cette ingestion répond en fait à un besoin physiologique de l'animal.En effet, elle l'aide à mieux digérer. Pour bien comprendre le processus à l'œuvre, il faut rappeler quel est le régime alimentaire du lapin. Cet animal mange surtout du foin et des végétaux, très riches en fibres.Or, l'une d'elles, la cellulose, est absorbée par l'organisme après son passage dans le cæcum, dans lequel cette fibre subit une première transformation. Or, celui-ci se trouve après l'intestin grêle.Et c'est dans cette partie de l'intestin que les nutriments contenus dans les végétaux, et notamment la cellulose, sont vraiment absorbés par l'organisme.D'où la nécessité d'une seconde ingestion des aliments qui, après avoir été rejetés par l'organisme, à l'issue du premier cycle de digestion, sont devenus des cæcotrophes. Ces excréments sont très riches en nutriments et leur enrobage, qui leur donne cet aspect luisant, facilite cette seconde digestion.En bref, cette coprophagie, qui désigne le fait de manger ses excréments, est un, processus physiologique tout à fait normal chez le lapin. Mais il n'en est pas de même pour tous les animaux. Un tel comportement chez le chien adulte, par exemple, est plus inquiétant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 4, 2022 • 46sec

L'art vous intéresse ? Découvrez Choses à Savoir Art !

Tous les liens pour écouter Choses à Savoir Art se trouvent sur:https://www.chosesasavoir.com/podcast/art/ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 3, 2022 • 2min

Pourquoi ne nous sentons-nous pas ?

Chaque être humain a une odeur corporelle. Mais il ne s'en doute guère car, la plupart du temps, il ne s'en aperçoit pas. Comment expliquer cette insensibilité à notre propre odeur, ainsi d'ailleurs qu'à d'autres senteurs familières ?Une odeur trop familièreLes molécules odorantes, qui diffusent les odeurs qui nous environnent, activent, à l'intérieur du nez, des millions de récepteurs spécifiques. Analysés par le cerveau, les messages qu'ils diffusent se transforment pour nous en autant d'odeurs.Alors pourquoi ce mécanisme ne fonctionne-t-il pas quand il s'agit de notre propre odeur, celle de notre peau ou de notre haleine ? D'après les scientifiques, il s'agirait d'un phénomène d'adaptation olfactive.Autrement dit, cette odeur nous accompagne depuis si longtemps, en fait depuis notre naissance, que la perception des récepteurs olfactifs va s'émousser avec le temps.Une manière d'éviter le dangerUn tel mécanisme ne s'applique pas seulement à notre odeur corporelle. D'autres odeurs entrent dans cette catégorie des senteurs familières que, au fil des jours, nous finissons par ne plus percevoir, ou, du moins, par sentir moins bien.Ainsi, nous ne sommes plus vraiment sensibles à l'odeur qui imprègne notre logement ou au parfum que nous portons depuis des heures, surtout si c'est le même depuis des semaines.Le temps nécessaire à l'effacement, du moins pour nos sens, d'une odeur familière, dépend d'abord de son intensité. Mais il varie aussi en fonction de notre état d'esprit. Si nous avons faim, par exemple, nous sentirons plus longtemps l'odeur appétissante d'un rôti.Si certaines odeurs s'estompent, c'est sans doute en raison d'un mécanisme évolutif qui concerne d'ailleurs aussi bien les animaux que les hommes. En effet, en sentant moins les odeurs familières, nous percevons plus facilement celles qui pourraient nous avertir d'un éventuel danger.Nous pouvons ainsi détecter beaucoup plus vite une fuite de gaz par exemple. Ce mécanisme d'adaptation n'est d'ailleurs par propre à l'odorat. Il se manifeste aussi avec les autres sens, et notamment celui de l'ouïe.C'est lui qui permet aux personnes résidant depuis longtemps près d'une gare ou d'un aéroport d'être moins sensibles aux nuisances sonores qu'ils produisent. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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