Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Feb 2, 2022 • 2min

Quelle planète a la forme d'un ballon de rugby ?

Les astronomes ne cessent de scruter le ciel pour découvrir de nouvelles planètes. L'une d'elles, située en dehors du système solaire, présente une forme singulière.Une planète très proche de son étoileCette planète, baptisée WASP-103b, se situe dans la constellation d'Hercule, à environ 1.800 années-lumière du système solaire. Si cette planète a pu faire l'objet d'observations précises, c'est en raison de la fréquence de son transit.Celui-ci se produit à chaque fois que la planète passe devant son étoile, qui s'assombrit légèrement. Ce phénomène permet alors de mieux discerner la forme et les caractéristiques de la planète.Si ce transit est aussi fréquent, c'est que WASP-103b tourne autour de son étoile en seulement 22 heures. Cette rotation si rapide s'explique par la proximité de l'étoile, la planète en étant 50 fois plus proche que la Terre du Soleil.Ainsi, les astronomes ont profité de conditions plus favorables pour observer WASP-103b. Ils ont notamment constaté qu'elle avait un rayon deux fois plus grand que celui de Jupiter.Une forme particulièreLa présence d'une étoile si proche explique également un autre phénomène remarquable : la forme particulière de la nouvelle planète. En effet, WASP-103b présente une forme très étirée, proche de celle d'un ballon de rugby.Cette apparence singulière résulte de la forte déformation imprimée à la planète par son étoile. En effet, celle-ci en est si proche qu'elle exerce sur sa planète une force d'attraction colossale.Dans son principe, elle est comparable à la force exercée par la Lune sur la Terre, qui provoque les marées et une déformation de quelques dizaines de centimètres de notre planète.La forme particulière qu'affecte WASP-103b s'explique aussi par le fait qu'elle présente toujours la même face à son étoile.Le degré de déformation de l'exoplanète permet d'en apprendre davantage sur sa composition. Ainsi sa structure interne devrait être plutôt de nature gazeuse ou rocheuse.Les astronomes ont également pu préciser sa masse, équivalente à une fois et demie celle de Jupiter. Mais ils comptent sur le nouveau télescope spatial James Webb pour leur fournir de plus amples informations. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 1, 2022 • 2min

Les poissons rouges peuvent-ils conduire sur terre ?

Menée par des scientifiques israéliens, une expérience insolite révèle les capacités insoupçonnées d'un poisson rouge. Il s'est en effet montré capable de "piloter" un véhicule mis au point par des scientifiques !Un poisson "pilote"Cette curieuse expérience démontre à quel point les réelles facultés du monde animal sont encore mal connues. Les chercheurs israéliens ont d'abord placé l'aquarium dans lequel évoluait le poisson rouge sur une sorte de plateforme robotisée.Montée sur roulettes, la plateforme est reliée à un ordinateur capable de la faire bouger. Des caméras sont installées à proximité, pour étudier le comportement du poisson.Il semble que l'animal ait "compris", d'une certaine manière, le fonctionnement du dispositif. En restant à l'arrière de l'aquarium, en effet, la plateforme à roulettes ne bougeait pas. Mais, en se déplaçant à l'avant, le poisson rouge faisait avancer le véhicule.Ainsi, la vidéo mise en ligne par les chercheurs montre que, en nageant uniquement à l'avant de l'aquarium, le poisson rouge était capable de faire progresser la plateforme.Une étonnante capacité d'adaptationDans un second temps, les scientifiques ont voulu vérifier si le poisson pouvait diriger le véhicule vers un but précis. Pour cela, ils ont installé sur le mur face à la plateforme un large morceau de papier rose bien visible.Il représentait la "cible" en direction de laquelle le poisson rouge devait, s'il en était capable, diriger le véhicule. Si l'animal parvenait à atteindre son objectif, un peu de nourriture était versé dans l'aquarium.Sans doute stimulé par la perspective d'une telle récompense, le poisson pilote le véhicule vers la cible sans jamais se tromper de chemin. Et il arrive à bon port quel que soit l'endroit d'où il est parti. Il sait aussi éviter les cibles factices que les chercheurs mettent sur sa route.Cette expérience semble montrer que ce poisson rouge est capable d'utiliser son aptitude à se diriger dans un tout autre environnement que celui où il évolue d'ordinaire.Les chercheurs israéliens ont ainsi mis en évidence l'étonnante capacité d'adaptation dont pouvaient faire preuve ces poissons. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 31, 2022 • 2min

La géoingénierie solaire doit-elle être utilisée pour refroidir la Terre ?

Les dernières décisions prises par la COP 26, en novembre dernier, pour limiter le réchauffement climatique de la planète ont paru insuffisantes à beaucoup d'observateurs. Aussi de nombreux projets, basés sur le concept de la géo-ingéniérie, voient-ils le jour pour tenter de refroidir la Terre ou de capter le CO2 émis.Des projets très variésEn deux décennies, les émissions de gaz à effet de serre ont été augmentées de plus de 55 %. Par ailleurs, l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C paraît difficile à tenir.C'est pourquoi, un peu partout dans le monde, fleurissent des projets, fondés sur la notion de géo-ingéniérie, et défendus par des équipes de scientifiques et parfois des gouvernements.Certains d'entre eux préconisent d'envoyer, dans la couche supérieure de l'atmosphère, des millions de tonnes de soufre, dont les particules réfléchiraient les rayons du soleil et les renverraient dans l'espace.Compte tenu du caractère toxique du soufre, des chercheurs proposent de le remplacer par du carbonate de calcium. Basées sur l'observation de phénomènes naturels, des scientifiques conseillent encore de répandre de la cendre volcanique sur la mer, afin de piéger le CO2.D'autres projets proposent de rendre les nuages plus réfléchissants ou de reconstituer de la glace dans les zones où elle manque.Des effets indésirablesQuelques-uns de ces projets suscitent les réserves et même l'hostilité de certains experts, qui en dénoncent les dangers.Ils estiment ainsi que la projection, dans la haute atmosphère, de millions de tonnes de soufre pourrait perturber les moussons en Asie et en Afrique. Sans ces pluies, les récoltes seraient compromises, ce qui pourrait ruiner des millions d'agriculteurs et entraîner des problèmes d'approvisionnement.Pour ces experts, ce concept de géo-ingéniérie ne peut être à l'origine de solutions fiables. Il ne peut que décourager les efforts entrepris pour limiter le réchauffement climatique, dans le fallacieux espoir que ces projets règleraient le problème.Les experts demandent la conclusion d'un accord international visant à éviter la naissance et la mise en œuvre de tels projets. Ce qui ne les empêche pas d'encourager la recherche scientifique, mais sur d'autres bases. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 30, 2022 • 2min

Combien d'”étoiles” dans le ciel sont en réalité des satellites ?

Les satellites sont toujours plus nombreux dans le ciel nocturne. Certains prédisent même que, dans un avenir proche, ils représenteront une part non négligeables des points lumineux qu'on pourra y observer. Une telle invasion de l'espace pourrait poser certains problèmes.Des satellites toujours plus nombreuxAujourd'hui, environ 5.000 satellites tournent autour de la Terre. Mais, d'ici quelques années, le ciel pourrait être beaucoup plus encombré. C'est du moins ce que prévoient certains experts, d'après lesquels pas moins de 65.000 satellites pourraient être mis en orbite dans un avenir proche.Cette prédiction repose notamment sur les projets de certaines entreprises, soucieuses d'améliorer la réception d'Internet au moyen des satellites.Ils ne seraient pas lancés isolément, mais organisés dans de vastes ensembles, qui portent le nom de constellations. Mise en commun, l'action de ces satellites serait beaucoup plus efficace.Si ces programmes devaient être mise en œuvre, il se pourrait que, dans quelques années, un point lumineux sur quinze soit un satellite.Les conséquences d'un encombrement du cielUn tel encombrement du ciel serait préjudiciable à bien des égards. En premier lieu, il perturberait les observations des astronomes. En effet, la lumière du Soleil se reflète sur les panneaux des satellites. Il n'est guère d'endroit sur terre qui serait susceptible d'échapper à une telle pollution lumineuse.Par ailleurs, les débris des fusées ayant servi au lancement de ces satellites se positionnent sur une orbite basse déjà bien encombrée. Un tel engorgement ne peut qu'accroître les risques de collision, sans compter les conséquences de possibles impacts sur Terre.Quant aux satellites mis hors service, une partie d'entre eux pourrait être dispersée dans la haute atmosphère. Ce qui, compte tenu de leur composition, pourrait menacer la couche d'ozone qui protège notre planète.Une telle situation est d'autant plus préoccupante qu'aucune disposition particulière ne réglemente la mise en place et la circulation des satellites sur cette orbite basse.Si rien n'est fait pour mettre un peu d'ordre dans cette partie du ciel, les effets néfastes de cette pollution à la fois lumineuse et atmosphérique ne sont pas près de se dissiper. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 27, 2022 • 2min

Quel est le lien entre le champagne et un moteur de fusée ?

Grâce à un processus spécifique, formé d'une double fermentation, le champagne est doté de ses célèbres bulles. Mais cette méthode de vinification explique aussi que le débouchage d'une bouteille de ce vin effervescent s'assimile, d'une certaine manière, au fonctionnement d'un moteur de fusée.Une baisse de la pressionL'ouverture d'une bouteille de champagne provoque une baisse brutale de la pression accumulée dans la bouteille. Il se forme alors de minuscules particules d'eau gelée, qui composent la fumée blanche qu'on voit sortir de la bouteille.Mais le phénomène est encore plus net si la température de la pièce dans laquelle on ouvre la bouteille est plus élevée. En effet, cette augmentation de la température provoque une élévation de la pression du gaz contenu dans la bouteille.Si bien que plus la température de la pièce est élevée plus la détente est forte à l'ouverture de la bouteille.Une vitesse supersoniqueDes chercheurs de l'université de Reims, que l'étude du champagne ne saurait laisser indifférents, ont voulu étudier le phénomène de plus près.Pour mener à bien leur observation, ils se sont équipés d'une caméra capable de voir les choses avec 500 fois plus de précision que l'œil humain. Puis ils ont placé des bouteilles de champagne dans un lieu porté à une température de 30° C.En débouchant les bouteilles, ils ont constaté que la pression engrangée était devenue si puissante que les jets d'air pouvaient être expulsés deux fois plus vite que la vitesse du son. Ce qui, fort heureusement, n'est pas le cas du bouchon !Mais les scientifiques se sont aussi aperçus que le débouchage d'une bouteille de champagne causait un phénomène comparable à celui qui est provoqué par un moteur de fusée.Dans les deux cas, en effet, se forment, du fait de la différence de pression entre les gaz éjectés et l'air ambiant, ce que les scientifiques appellent des disques de Mach.Ces ondes de choc transversales, qui prennent la forme d'un disque bleuté, se forment dans un temps si court (il se mesure en microsecondes) qu'elles demeurent invisibles à l'œil nu. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 26, 2022 • 2min

Y a-t-il une différence entre matière noire et énergie noire ?

Oui. Elles n'ont rien à voir.Commençons par définir la matière noire. Il s'agit d'une catégorie de matière, hypothétique, car son existence n'est pas prouvée. Elle a été émise suite à des observations astrophysiques, portant sur la masse des galaxies ou des amas de galaxies.Une observation effectuée en 1933 par l'astronome suisse Fritz Zwicky. Il surveillait un amas de galaxies afin d'assister à des explosions de supernovae. Il avait alors remarqué que les galaxies se déplaçaient à une très grande vitesse, telle qu'elle devrait normalement éjecter les galaxies elles-mêmes de l'amas. Pourtant, ce n'étaient pas le cas. Les galaxies n'étaient pas éjectées. Pour Fritz Zwicky cela ne pouvait s'expliquer que parce qu'une attraction gravitationnelle plus importante les maintenait proches les unes des autres. Il devait donc exister une masse de matière invisbile, plus importante que celle observable. Il émit alors l'hypothèse d'une "matière noire". En 1970, Vera Rubin confirme cette hypothèse et calcule qu'il manquerait jusqu'à dix fois la masse visible pour retenir ces galaxies.L'énergie noire elle n'a rien à voir.L'existence de l'énergie noire est invoquée afin d'expliquer pourquoi l'Univers est en expansion. Depuis le travail de l'astrophysicien Hubble dans les années 1930, nous savons que l'Univers est effectivement en expansion, c'est à dire que ses objets, les étoiles comme les galaxies s'éloignent les unes des autres. L'univers se dilate comme un ballon.Or cela n'est pas logique si l'on prend en compte la gravitation de tous les astres. L'expansion de l'Univers devrait au contraire ralentir car cette force devrait rapprocher les objets les uns des autres. Depuis une trentainre d'années nous savons que cette xpansion accelere. Pour expliquer ce phénomène des astrophysiciens ont imaginé l'existence d'une "énergie noire" qui lutte, ou mêm einverse les effets de l'attraction gravitationnelle. Une énergie dont, si elle existe, nous ignorons absolument tout. On estime cependant aujourd'hui que l'énergie noire représente les 2/3 de notre Univers, et la mtière noire 25%.  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 25, 2022 • 2min

Qu'est-ce que l'assistance gravitationnelle ?

La force gravitationnelle exercée par les planètes rend difficile le trajet rectiligne de l'une à l'autre, par une sonde ou un autre engin spatial. Et, pour la mener à bien, la dépense de carburant est très importante. Mais le phénomène de l'assistance gravitationnelle peut régler en partie ces problèmes et faciliter de tels trajets.Des voyages dans l'espace difficilesLa gravitation complique les voyages sidéraux. En effet, un engin spatial doit posséder une très grande quantité de carburant pour s'arracher à l'attraction d'une planète. Et cette dépense sera d'autant plus importante que l'engin à propulser est plus volumineux.Aussi doit-on souvent se contenter d'envoyer de petites sondes pour visiter les astres et les planètes du système solaire, et même au-delà. On doit aussi leur faire suivre des trajectoires bien particulières.Il existe cependant un moyen pour envoyer dans l'espace de plus grands engins, tout en économisant du carburant.Une force très utileCe moyen a pour nom l'assistance gravitationnelle. Elle a été découverte, de façon théorique, dès les années 1920. Mais l'idée n'a été développée, dans toutes ses implications pratiques, qu'une quarantaine d'années plus tard. Et c'est en 1974 que l'assistance gravitationnelle a été utilisée, de manière concrète, pour la première fois.Elle consiste à utiliser l'attraction d'un corps céleste pour donner plus de vitesse à un engin spatial. Pour se servir au mieux de ce phénomène, l'engin doit parvenir dans ce que l'on appelle la sphère de Hill.Il s'agit d'une zone dans laquelle une planète (la Terre par exemple) demeure dans l'attraction d'un corps céleste (le Soleil, pour poursuivre notre exemple), malgré la force gravitationnelle exercée par une troisième planète ou étoile (la Lune).En entrant dans la sphère de Hill d'une planète, l'engin spatial prend de la vitesse, mais il en perd en s'éloignant de la planète. Pourtant, le bilan n'est pas nul. Il se produit en fait un échange d'énergie entre la planète et l'engin, qui, du fait de sa masse, profite plus à ce dernier.C'est l'énergie spécifique liée à la rotation de la planète qui donne davantage de vitesse à l'engin spatial, sans dépense supplémentaire de carburant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 24, 2022 • 2min

Le warp drive permet-il de dépasser la vitesse de la lumière ?

Les œuvres de science-fiction nous font rêver à des voyages intersidéraux au terme desquels les cosmonautes poseraient le pied sur des planètes lointaines. Mais de telles entreprises supposeraient de voyager plus vite que la lumière. Avec le "warp drive", les physiciens n'auraient-ils pas trouvé un moyen d'y parvenir ?Une vitesse indépassableDans l'état actuel de la science, la conquête de planètes lointaines semble impossible. Pour atteindre l'étoile la plus proche du système solaire, Proxima du Centaure, qui se trouve à un peu peu plus de 4 années-lumière de la Terre, il faudrait, avec le vaisseau le plus rapide dont nous disposions, plus de 6.500 ans.En effet, les voyageurs de l'espace se heurtent à un obstacle majeur : l'impossibilité de se déplacer plus vite que la lumière. Ce postulat découle de la célèbre théorie de la relativité générale, mise au point par Einstein.Déformer l'espace-tempsDes physiciens auraient cependant trouvé une solution théorique pour la contourner. D'après leurs travaux, en effet, la vitesse de toute particule ne peut excéder la vitesse de la lumière dans l'univers tel qu'il est.Mais il n'en irait pas de même si l'on parvenait à déformer l'espace-temps. Pour poser cette hypothèse, les scientifiques se fondent notamment sur la phase de dilatation fulgurante de l'univers à son début.Dans cette phase, en effet, la distance entre deux points s'est accrue soudain, et de manière considérable, sans que les lois de la relativité générale se trouvent remises en cause.C'est en s'inspirant notamment de ce phénomène que les scientifiques ont imaginé un moyen de propulsion transluminique, c'est-à-dire permettant des déplacements au-delà de la vitesse de la lumière.Pour y parvenir, il faudrait déformer l'espace-temps d'une certaine manière. Le vaisseau serait équipé d''un moteur à distorsion spatiale, le "warp drive", capable de contracter l'espace-temps à l'avant de l'engin, et de le dilater à l'arrière.Mais de nombreux problèmes restent à résoudre. En premier lieu, la masse colossale d'énergie à mobiliser, négative qui plus est, qui pourrait être comparable à celle de l'univers visible. Bref, la construction d'un tel vaisseau n'est pas encore pour demain. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 23, 2022 • 2min

Pourquoi le télescope James Webb est-il très froid ?

Le nouveau télescope James Webb a été lancé le 25 décembre 2021. L'une de ses missions est d'étudier des objets célestes apparus très peu de temps après le Big Bang. Mais, pour assurer le succès de ces observations, il faut placer le télescope à une distance considérable de la Terre et en maintenir une partie à une température extrêmement froide.Un froid extrêmeLe télescope spatial Hubble se déploie à environ 550 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre. Son successeur, le télescope James Webb, évoluera à beaucoup plus haute altitude. Pas moins de 1,5 million de kilomètres le séparera de notre planète.En outre, une partie du télescope sera placée dans des conditions de froid extrême. Il y régnera en effet une température de -223 °C, soit moins que celle de l'azote liquide.Cependant, une autre partie, beaucoup plus chaude, sera tournée vers le Soleil, pour en capter l'énergie nécessaire à son fonctionnement.Un télescope protégé du soleilSi une partie du télescope James Webb doit demeurer aussi froide, c'est pour lui permettre de remplir l'une de ses missions. Elle consiste à observer des étoiles qui se sont formées voilà environ 13,5 milliards d'années, soit à peu près 200 millions d'années seulement après le Big Bang.Or, comme l'univers est en expansion, ces étoiles si anciennes continuent à s'éloigner de nous. Mais la lumière de ces objets célestes si loin de la Terre se décale dans le rouge. C'est ce que les spécialistes appellent l'"effet Doppler".Il s'agit d'une lumière infrarouge, dont les longueurs d'onde sont plus longues que celles de la lumière visible. Or, le télescope Hubble ne pouvait voir, pour l'essentiel, que cette dernière.Son successeur, James Webb, peut percevoir la lumière infrarouge. À condition, cependant, que sa capacité de perception ne soit perturbée ni par la pollution lumineuse de la Terre ni par le Soleil.On obtient ce résultat en plaçant le télescope beaucoup plus haut et en empêchant ses miroirs de capter une luminosité solaire qui pourrait altérer les observations. À l'abri des rayons du Soleil, le télescope est donc maintenu dans un froid intense. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 20, 2022 • 2min

Dans combien d'années l'Homme pourrait-il aller sur Mars ?

Des projets de vols habités et même d'installation de l'homme sur Mars sont en cours. Malgré l'optimisme de certains, les conditions régnant sur la planète rouge ne semblent pas favorables à une présence humaine durable.Des prévisions plus ou moins lointainesSoutenu par le Congrès, l'ex président Trump voulait envoyer un vol habité vers Mars en 2033. Mais la NASA vient de réviser ces prévisions à la baisse. En effet, elle envisage de programmer une première mission sur la planète rouge au mieux en 2037.Ce délai plus long s'expliquerait notamment par le retard dans la mise au point de certains matériels, comme des véhicules de transport ou les dispositifs imaginés pour assurer la survie des astronautes sur Mars.Par ailleurs, ces projets martiens semblent avoir cédé le pas à des missions lunaires, qui devraient avoir lieu dans les toutes prochaines années.De son côté, le patron de SpaceX, Elon Musk, est plus optimiste. Il envisage un premier vol habité en direction de Mars dans cinq ans, et au plus tard dans dix ans. Le futur équipage devrait être emmené sur la planète rouge par la fusée Starship, joyau de la société.Une installation durable impossibleLes retards subis par les programmes de la NASA le montrent bien : les vols habités vers Mars ne semblent pas pour demain. Le premier problème est d'ordre financier. En effet, l'ensemble du projet devrait coûter plus de 200 milliards de dollars.Quant à Elon Musk, il considère qu'on ne peut prétendre aller sur Mars sans dépenser au moins 1.000 milliards de dollars.Par ailleurs, les scientifiques rappellent qu'une installation humaine durable sur la planète rouge se heurterait à trop d'obstacles. Le premier, et non le moindre, est l'absence d'eau liquide.Il y en a eu voilà environ 3 milliards d'années, parce que l'atmosphère de la planète était fort différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Par ailleurs, Mars est exposée à des radiations cosmiques dangereuses pour l'homme.En effet, la planète rouge n'est pas protégée, comme la Terre, par une magnétosphère capable de dévier les particules cosmiques nocives. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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