

Vlan!
Gregory Pouy
Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.Tendance humaniste.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 5, 2017 • 21min
Vlan #24 Les marques de luxe sont en retard en CRM avec Caroline Lacaille
Caroline Lacaille est responsable CRM de Tiffany & Co à New-York. Tiffany & Co est une très belle marque de luxe et d’ailleurs elle fait partie de celles préférées par les plus jeunes. (https://www.luxurydaily.com/tiffany-tops-list-of-millennial-favorite-jewelers/), Caroline a toujours travaillé dans le CRM, chez 1000 mercis puis chez Nurun (où nous nous sommes rencontrés), ensuite chez BDDO et enfin chez Tiffany & Co. Elle a donc un retour intéressant sur son métier car elle n’a pas toujours travaillé pour des marques de luxe et connaît bien l’évolution du marché. On peut s’accorder pour dire que le challenge du marketing demain va se faire autour de la connaissance consommateurs et par conséquent autour de la données et de la capacité d’une marque à le servir. Le CRM n’est pas un concept nouveau cependant, il s’affine de plus en plus. Toutefois, les marques de luxe n’ont pas su prendre le train au moment ou il était important de le faire et en 2017 sont encore majoritairement à la traine. Un peu par peur, un peu par paresse aussi puisque tout le monde veut posséder un produit (écrire le nom de la marque ici) - en tous cas, beaucoup pensent encore de cette manière. Nous rentrons donc dans le détail avec Caroline qui ne fait pas un état des lieux chez Tiffany & co mais plutôt sur ce qu’elle voit de la réalité de l’industrie aujourd’hui. Données: les marques de luxe ne veulent pas partager leur données A la lecture de ce titre, on pourrait se dire que c’est plutôt une bonne chose tant la défiance dans la gestion de nos données est problématique. Toutefois, elles ne veulent généralement pas les partager avec des acteurs du CRM non plus et par conséquent, essaie de développer en interne les compétences pour gérer leur CRM. Il est assez évident qu’entre trouver les bonnes personnes et avoir les investissements financiers pour faire aussi bien que les acteurs à la pointe du marché, c’est une mission impossible. La conséquence est un retard qui devient réellement problématique. IL faut donc accepter de passer par des tiers naturellement. Les marques de luxe sont assises sur une mine d’or mais… Ca peut paraitre paradoxal mais les consommateurs sont ravis de partager leur données avec des marques de luxe qu’ils respectent. Ils ont donc beaucoup de personnes pertinentes qui entrent dans leur base de données. C’est un avantage considérable et cela est d’autant plus vrai que les consommateurs ont envie d’avoir des nouvelles de ces marques et qu’ils y donneront toujours plus d’attention que pour tout autre type d’entreprise. Le CRM a une vraie dimension de rentabilité, d’augmentation du panier moyen, d’optimisation etc…. Pourtant, cette donnée ne vaut rien si on est incapable de la comprendre, de l’appeler quand on en a besoin. Evidemment, Caroline reste très confiante sur le fait que les marques de luxe évoluent et ce qui semblait impossible hier peut être possible demain et très logique. Néanmoins, elle reste convaincue que les marques de luxe doivent absolument rester précautionneuses des données consommateurs pour conserver l’élégance qu’elles ont toujours eu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 28, 2017 • 25min
Vlan #23 Il faut repenser le modèle relationnel de la banque avec Ronan le Moal
Ronan le Moal est le C.E.O. de Arkea Crédit Mutuel et l'ex-fondateur de Fortuneo banque. Quand j’ai eu l’occasion de le rencontrer il y a plusieurs mois, nous avons eu une discussion passionnante de l’évolution des métiers de la banque. Assez régulièrement, j’ai de mauvaises expériences et, à en croire mes lectures, je ne suis pas le seul et cela concerne plus ou moins tous les établissements bancaires. Quelque part, il y a une dissonance qui s’est installée, un peu comme si la banque était restée bloquée dans un modèle relationnel vieux de 20 ans tandis que les consommateurs ont eux évolué avec leur temps. Une importante partie de ce podcast est dédié à l’évolution culturelle de la banque mais aussi de son business model. Nous parlons également de Blockchain et de cryptomonnaies et en particulier de Bitcoins. A noter sur ce dernier sujet que le podcast a été enregistré cet été. Un podcast passionnant qui touchera nécessairement toutes les personnes qui ont un compte en banque, c’est à dire beaucoup de personnes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 21, 2017 • 22min
Vlan #22 Le futur du commerce #ChinaInside avec Branislav Peric
Branislav Peric est le fondateur d’un nouveau type d’agence, With, et a passé plusieurs années au ecommerce chez l’Oréal Luxe ou il a eu l’occasion de s’intéresser de près à la Chine. La Chine propose un dynamisme extrêmement fort dans l’univers digital. Selon Branislav, la plupart des tendances lourdes viennent de la Chine et le nombriliste des pays historiquement coloniaux fait que nous ne nous intéressons peu à ce pays...à tort. On connait peu son histoire, ses us et coutumes, son économie etc par contre ce qui est certain c’est que la Chine n’est plus du tout un pays émergent mais un pays d’avant garde qui a dépassé les U.S. sur de nombreux plans. La Chine est un pays de commerce culturellement et c’est intéressant d’y observer la manière dont ce dernier évolue justement. Qu’il s’agisse du O2O (offline to online) ou de l’usage du mobile, tout cela sont des réalités en Chine et pas seulement dans les grandes villes mais aussi sur les marchés de fruits et légumes des villes de 2eme ou 3eme niveaux. Ces outils sont totalement rentrés dans les us et coutumes des chinois qui ont accès à un smartphone aujourd’hui. Il semble assez évident pour Branislav que ce que l’on voit en Chine montre la voie de ce qui va se passer en Europe dans les années à venir. La Chine est en train de révolutionner le commerce à plusieurs niveaux mais en particulier avec l’usage des QR codes qui vont connaître une seconde jeunesse dans la mesure où ils vont être nativement reconnus par l’iPhone désormais. Les places de marché sont essentielles Impossible de parler aujourd’hui de commerce sans envisager les places de marché. Ces dernières sont de plus en plus clefs pour les marques et il est essentiel de les intégrer dans une stratégie ecommerce. Pour Branislav, c’est une question de vie ou de mort pour les marques. Il faut avoir une approche holistique, c’est à dire de vendre sur son site, s’intéresser aux places de marché verticales sur votre industrie ainsi qu’aux places de marché plus généralistes. Branislav affime que si le site ecommerce de marque est important dans le parcours d’achat, il ne peut pas suffire. Ainsi, on parle désormais du SXO (search experience optimisation). Pour Branislav, le commerce devient une nouvelle forme de communication mais il est difficile de trouver les bonnes personnes pour le faire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 14, 2017 • 23min
Vlan #21 Transformation digitale : la réalité est loin des effets d’annonce ! avec Emmanuel Vivier
Emmanuel Vivier, co-fondateur du Hub Institute et co-auteur du guide de la transformation digitale, revient sur la réalité de l’évolution des entreprises françaises (grands groupes comme PME ou ETI) à l’ère digitale. D’emblée, Emmanuel constate qu’il y a un fort retard. Ainsi, 70% des PME ou ETI ne voient pas le digital comme une urgence. De leur coté, les grands groupes doivent prendre des décisions structurantes sur des sujets qu’ils ne maitrisent pas et cela n’avance pas à la vitesse nécessaire. Conséquence, même si certaines entreprises ont fait un chemin important, la majorité d’entres elles sont dangereusement en retard. Selon Emmanuel, la transformation digitale se passe en 3 étapes : 1. Une pression des clients 2. Une acculturation à tous les niveaux 3. Une évolution et transformation du business Mais, force est de constater que si tout le monde veut le changement, personne ne veut trop changer car les salariés ont peur de perdre au change. Comme nous l’explique Emmanuel, l’immobilisme vient aussi de manière structurelle du fait que les décisionnaires sont à des postes qu’ils pourraient perdre pour avoir pris des mauvaises décisions, par conséquent, ils préfèrent souvent améliorer de manière incrémentale le business plutôt qu’être les architectes d’un véritable changement. C’est sans doute pour cela qu’Emmanuel est très pessimiste pour la moitié voir les 3/4 des grandes entreprises françaises. Par ailleurs, il commence à y avoir un vrai décalage entre celles qui ont fait un gros mouvement et celles qui n’ont pas commencé. Comme le souligne Emmanuel, une transformation digitale prend en moyenne 7 ans donc le retard peut vraiment prendre une tournure grave pour celles qui n’ont pas réellement enclenché le mouvement. Comment s’y prendre pour bien réussir sa transformation digitale ? La structure est précisée dans le guide de la transformation digitale mais en résumé, il y a 6 étapes essentielles : 1. Le leadership 2. La culture de l’organisation 3. La technologie 4. La data 5. L’expérience Client 6. La performanceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nov 6, 2017 • 21min
Vlan #20 Comment innover dans un monde qui s’accélère ? avec Cécile Poignant
Cécile Poignant est "Trend Forecaster". Elle donne des conférences dans le monde entier afin d’expliquer ce qu'est l’innovation. Alors que les marketers sont chahutés pour innover, c’est important de se poser afin de se demander comment faire. En particulier dans un monde qui bouge en permanence, je constate que beaucoup de marketers ne savent pas par quel bout aborder l'innovation. Le 1er conseil de Cécile est d'être dans un état de curiosité. Cela parait simple mais c'est plus complexe que ça paraît. Imaginez des enfants de 5 ans et leur incroyable état d’émerveillement et d’ouverture au monde. Cécile nous rappelle que la curiosité vient du mot latin “Cure” et que cela implique donc de prendre soin de soi. Ne soyez pas dupes, la curiosité se travaille, c’est une gymnastique de l’esprit. Malheureusement, notre système scolaire formate énormément et empêche d’être curieux. La pire expression dans ce cadre est : “la curiosité est un vilain défaut” alors qu’elle est en réalité, la seule source possible de créativité. Dès lors, si cela n’est pas naturel chez vous, il est important de faire des exercices simples comme de prendre un chemin différent pour rentrer à la maison, d’accepter de se perdre, de lire des magazines sur des sujets que vous ne connaissez pas. Il a été également prouvé qu’il est essentiel de s’ennuyer afin d’être créatif. Une fois ces petits exercices, vous arriverez ensuite à faire des liens qui permettent d’avoir des idées pour votre industrie et de sortir des silos. A noter qu’évidemment les données et le machine learning vont permettre de faire de la prédiction de manière très précise mais cela n’empêche pas la créativité malgré tout. Finalement apprendre et découvrir, c’est avant tout sortir des sentiers battus, ce n’est plus de la simple curiosité mais c’est se questionner en permanence et de ne rien prendre pour acquis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 31, 2017 • 24min
Vlan #19 Troquer le marketing agressif pour l’hospitalité avec Georges Edouard Dias
Georges Edouard Dias est l’ancien directeur digital du groupe l’Oréal, il a ensuite créé Quantstreams, et vient de publier un ouvrage sur l’hospitalité comme évolution nécessaire du marketing. Depuis que je le connais, Georges Edouard a toujours eu des réflexions sur de nombreux sujets et en particulier sur l’amélioration du marketing. Son « Manifeste pour l’hospitalité des marques » explique pourquoi et comment les marques doivent absolument, à l’ère digitale, revenir à cette valeur fondamentale qu’est l’hospitalité. En effet, selon lui, le big data n’a pas livré ses promesses d’un marketing beaucoup plus fin et intelligent et au contraire a fait du marketing une machine à spam. Bien sur, ce n'est pas la faute de la technologie mais des humains l'utilisant (comme toujours). Il est également horrifié de voir que 59% de la donnée collectée en Europe va directement nourrir les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) sans même parler de la perte de valeur associée bien sur (on en parle quand même). Il prône donc tout l’inverse avec un retour de l’humain important dans le marketing. De toutes manières, les entreprises n’ont pas vraiment le choix car la relation marques - consommateurs s’est inversée et c’est plutôt le consommateur qui est le chasseur désormais. Son processus décisionnel a changé avec le web puisqu'il va chercher la réponse précise à son besoin par les moteurs de recherche, faire confiance aux avis consommateurs pour ensuite considérer la marque. Je trouve son approche extrêmement intéressante car le marketing agressif de la majorité des marques, s’il a eu de belles heures, se voit devoir faire face à la défiance des consommateurs, à leurs nouveaux usages (comme mentionné plus haut) mais aussi aux adblockers. Selon lui, il y a 3 valeurs clé pour être une marque hospitalière: 1. La Bienveillance, c’est à dire la capacité de donner avant de recevoir. Il prend à cet égard l’exemple de Khiels dont les vendeurs vous laisseront repartir avec une analyse de votre peau, des échantillons mais sans rien vous vendre (à moins que vous souhaitiez acheter bien sur). En tous cas, c'était le positionnement à l'origine. L’idée est d’apporter de la valeur, de donner de soi même avant de souhaiter générer une transaction financière. 2. L’humanité Georges pense que l’intelligence Artificielle n’a d’intérêt que si elle est le prolongement de l’humain et qu’elle lui permet d’étendre la conversation. Puisque si les marchés sont des conversations alors, la valeur de l’humain est bien de générer du lien 3. Générer de l’intimité L’idée est de se sentir chez soi quand on est reçu par quelqu’un et les marques doivent réussir à reproduire cela. Comme le disait Patricia dans un précédent épisode, ce qui est essentiel et me fera rester fidèle, « c'est que je me sente bien dans les codes de la marque » ou que « les codes de marques me correspondent ». On ne peut pas vivre à une époque ou le développement personnel est si fort et pourtant rester avec des techniques de marketing aussi agressives. Cela implique de repenser le marketing autour de la relation entre les gens, pas de pousser des produits mais bien de servir les gens. Et pourquoi pas aussi d’intégrer les consommateurs avec une logique inclusive des consommateurs dans une forme d'économie collaborative ou en tous cas de co-construction. Enfin, plutôt que de parler des 4P (product, price, place, promotion), il envisage les 4C (conversation, curation, customisation et communion) qui amènent beaucoup plus de valeur pour les consommateurs selon lui. Au cours de ce podcast nous parlons également du retail et de l'évolution nécessaire des magasins et en particulier du rôle des vendeurs pour nourrir cette relation et ce principe d'hospitalité. Ce podcast est particulièrement riche donc, je vous invite à l'écouter mais aussi, si cela vous intéresse, de creuser avec son livre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 24, 2017 • 25min
Van #18 Les meilleures stratégies de présence sur Instagram pour une marque avec Julie Pellet
Julie Pellet, responsable du développement de la marque Instagram pour l’Europe du Sud (France y compris), partage avec nous les meilleurs conseils pour être présent sur Instagram. Vaste question qui est difficile à aborder en 20 minutes et de manière générique mais néanmoins, Julie joue le jeu et délivre beaucoup de conseils très utiles pour les marques. Instagram en quelques chiffres Même si Instagram ne partage pas de chiffres par pays, il est intéressant de noter qu’il y a aujourd’hui dans le monde 800 millions d’utilisateurs dont 500 millions tous les jours. Et plus étonnant, 250 millions utilisent quotidiennement les stories alors que cela n’a été lancé que depuis 1 an. Cette réponse d’Instagram à l’ampleur pris par Snapchat est remarquable et a su capter une part évidente des usages et donc de l’attention des internautes. Par ailleurs, il est important de noter que 100 millions de personnes utilisent tous les jours l’onglet « explore » afin de découvrir de nouveaux contenus ou de chercher du contenu parmi les personnes qu’ils suivent déjà. Les stories Instagram : essentielles pour les marques Comme nous venons de le souligner, les stories ont pris une part prépondérante de l’usage d’Instagram pour plusieurs raisons : D’abord, il y a beaucoup moins de pression a créer du contenu car c’est du quotidien et du vécu, on s’interroge moins sur la qualité et cela permet à tout à chacun de partager. Ensuite bien sur, il s’agit de contenus beaucoup plus frais mais aussi plus authentiques. On sait combien la vie d’instagram n’est pas la vraie vie. Les stories s’approchent beaucoup plus de cette dernière. A noter que 50% des marques présentent sur Instagram ont publié des stories sur la plateforme et 1/3 des stories les plus vues sont celles publiées par des marques. Elles ne sont donc pas à la traine, pas toutes en tous cas. Plusieurs typologies assez logiques pour les stories de marques : backstages, tutoriels et interviews. Et évidemment il y a des personnes ou des marques qui arrivent à utiliser ce nouveau support de manière très créative. Je pense notamment à l’influenceuse Elsa Muse mais Julie Pellet fait notamment référence à la marque Asos qui a pris des photos à 360° d’une chaussure et invite l’internaute à utiliser le « tap » pour faire tourner le produit comme bon lui semble. Quoiqu’il en soit l’idée est ici aussi d’aller chercher l’interaction. Et évidemment pour ceux qui ont plus de 10 000 followers, une interaction supplémentaire est disponible : inviter au swipe-up pour diriger vers un site externe. D’ailleurs, les nouveaux outils créent par la plateforme appuient beaucoup sur l’interaction entre la personne/marque qui publie et celles qui la suivent. Dernièrement, nous avons pu le voir avec les sondages. Lancés il y a 3 semaines, ils font évidemment un « carton » et permettent de prouver une fois de plus que les utilisateurs cherchent cette interaction. 3 conseils pour bien tenir votre flux de contenu sur Instagram Avant de commencer il est important de noter que la grid est essentielle pour croitre votre communauté. En effet, en général avant qu’une personne décide de vous suivre, elle va regarder en un coup d’oeil votre flux à travers votre profil. Ici, les informations principales doivent ressortir. Avoir une unité de couleurs et un positionnement précis par exemple sont primordiaux. On doit comprendre en quelques secondes le genre de contenu que l’on va trouver si on décide de vous suivre. Au lancement d’un compte, on peut aussi déconstruire une image en plusieurs (à travers une application tiers) afin d’avoir un effet visuel. Afin de construire votre feed, Julie note 3 grandes stratégies différentes : - Créer du contenu de marque - Encourager l’U.G.C - Utiliser un compte statiqueHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 17, 2017 • 23min
Vlan #17 Les enjeux du luxe pour 2018 avec Eric Briones
Avec Eric Briones, autrement connu sous le nom de Darkplanneur, nous envisageons les enjeux du secteur du luxe en 2018 et les années à venir. Eric a écrit 3 livres dont 2 sur le luxe: "Génération Y et Luxe" ainsi que "Luxe & Digital", il a eu l'occasion de faire de nombreuses conférences sur le sujet et surtout il est le directeur du planning stratégique chez Publicis et Nous, agence spécialisée sur le luxe. De mon coté, je travaille essentiellement avec des marques de beauté et de luxe donc j’attendais cette conversation avec impatience. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les marques de luxe sont vraiment challengées à l’ère digitale d’autant plus qu’elles ont mis du temps à y aller et qu’elles ont parfois pris le digital pour de simples effets de manche (comprenez effet RP) sans s’occuper des vraies problématiques structurantes comme la base de données, le CRM, les RP et la modification de l'ensemble des métiers, voire de l'offre. Avec Eric nous abordons plusieurs problématiques, le rapport au temps, le rapport aux réseaux sociaux, le rapport des nouvelles générations avec le secteur du luxe. Bonne écoute! "Quality is the new black" pour les marques de luxe Même si le discours ambiant est à dire que le luxe, c’est avant tout l’expérience, Eric affirme qu'il s'agit avant tout d'une question de qualité. De la qualité mais avec un supplément d’âme bien sûr pour qu’elle soit luxueuse. Comme il le souligne justement, le luxe c’est aussi un rapport au temps très différent, et alors que le digital accélère tout et que le style a pris le pas sur la qualité pour de nombreuses maisons, Eric est convaincu que l’on doit revenir à un respect des matières, un respect du travail à la main et que cela doit être expliqué pour être compris par les consommateurs. Les réseaux sociaux et particulièrement Instagram ne permettent pas de montrer parfaitement cette idée de qualité puisqu'à l'inverse, ils sont de plus en plus dans l'instantanéité. Pourtant, selon Eric, il ne faut pas céder aux sirènes du « see now, buy now » qui était surtout un élément de communication dont les marques les plus vindicatives sont largement revenues. S’il y a une tyrannie du « tout tout de suite », le luxe doit résister et éduquer. Néanmoins, le luxe doit pouvoir répondre à cette tension avec une partie des produits ou des expériences bien sur mais il doit surtout apporter de l’humain dans le digital. Finalement même si on reste sur ce principe d'expérience, alors l’attente doit faire partie de l’expérience car l’instantané tue le désir, ors, le luxe c’est avant tout vendre….. du désir. Evidemment les marques de luxe n’ont pas le choix que de vendre de l’expérience et bien sur ces dernières s’y essayent déjà. On le voit en particulier chez LVMH que ce soit sur les vins (MH) ou chez Vuitton avec le voyage. Eric considère que le secteur du luxe a une énergie incroyable et est en pleine réinvention. Evidemment, au cours de ce podcast, on ne parle pas de « digital native » qui est un concept fumeux et ne veut strictement rien dire… Mais, on peut malgré tout envisager les générations et leurs différences. Si les Millennials ont un rapport de fascination aux choses, aux gens, aux marques (à noter que les marques les plus fortes dans le luxe aujourd'hui, comme Gucci, sont les marques qui sont fortes chez les Millennials), les Gen Z ne sont pas du tout dans la même démarche.. Ils sont plus compliqués car ils envisagent l'utile, le bon, le bien. Ils sont presque dans une quête de vérité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 10, 2017 • 22min
Vlan #16 Réinventer sa vie à l'heure de l'hyper connexion avec Thibaut de Saint Maurice
Thibaut de Saint Maurice est professeur de philosophie et a également une rubrique sur France Inter. Le sujet du jour : la déconnexion et la sur-connexion ou comment réinventer sa vie à l'heure de l'hyper connexion. Sujet hautement d’actualité puisque le fondateur du « like » chez Facebook a récemment annoncé que lui-même avait peur de ce qu’il avait créé, tant au niveau personnel que méta (politique en l’occurrence). Il a d’ailleurs décidé de supprimer toutes ses applis afin de reprendre le pouvoir. Il existe même une app qui vous donne des points quand vous restez loin de votre téléphone et donc concentré. Bien sûr, ce n’est pas directement lié au marketing comme peuvent l’être d’autres sujets comme l’Intelligence Artificielle ou l’engagement sur les réseaux sociaux, néanmoins, être marketers, c’est vivre son époque. Vivre son époque implique nécessairement de la comprendre, de prendre un pas de recul dessus. Que celui qui ne s’est jamais posé la question de la sur-connexion me jette la première pierre C’est un sujet qui me passionne : pourquoi choisissons-nous volontairement tous les jours, toutes les minutes, de nous connecter à ces engins de fou que sont les smartphones ? Pourquoi cette dépendance excessive aux interactions ? Comment sortir de ce cercle vicieux au point de vue personnel et sociétal ? Qu’est-ce que cela dit de notre génération mais de l’humain en général ? Voilà le genre de questions que je me pose de manière récurrente sur l'hyper connexion et c’est ce que nous abordons aujourd’hui avec Thibaut. Evidemment, la connexion a beaucoup d’avantages mais il y a aussi cette hyper connexion qui est une servitude volontaire. Ce concept est assez ancien puisqu’Etienne de la Boétie écrivait déjà au XVIème siècle un discours sur le sujet. Sommes-nous vraiment libres si nous acceptons une tyrannie politique ? De la même manière, un peu plus tard, Tocqueville parle de la tyrannie douce de la majorité. Mais ce qui est ressenti, c’est le sentiment personnel d’être face à des machines devant lesquelles on n’arrive pas à résister. Et les chiffres ne trompent pas : Selon le cabinet Deloitte, en moyenne en France nous nous ouvrons notre téléphone 26 fois par jour (50 fois pour les 18-24 ans). Les notifications génèrent de la dopamine (du plaisir) mais vous éloignent du bonheur. Si vous parlez bien anglais, vous adorerez cette vidéo qui différencie plaisir et bonheur d’ailleurs. Comment reconstruire une responsabilité à l’égard de sa propre attention ? La hiérarchie a souvent été gérée à l’extérieur de soi, que ce soit par les médias, les amis ou la famille. Désormais, via mon smartphone, tout arrive au même niveau. Le souci n’est pas nécessairement le téléphone mais la hiérarchie de l’information : mon relevé de banque arrive au même niveau que les informations ou un « like » sur une photo. Grace à notre conscience, on peut décider ce à quoi on prête attention et c’est donc un espace à redécouvrir. Cela permet de voir comment remettre à leur place ces technologies. C’est donc une chance finalement d’avoir à inventer la vie avec ces machines désormais. Car l’Homme est libre de faire ce qu’il souhaite et c’est ce qui le différencie en partie de l’animal. La liberté n’est pas tant de faire ce que l’on veut mais d’assumer ses responsabilités dans un champ des possibles. Cette maîtrise fera la différence entre les individus demain selon Thibaut.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oct 3, 2017 • 24min
Vlan #15 The dirty secrets of the Digital industry with Brian Morrissey
Brian Morrissey is the Editor in Chief of the Digiday Media Group. Je crois qu’il s’agit de l’épisode le plus authentique, où des vérités sont dites ! Finalement, c’est un peu comme si vous rejoigniez une conversation entre deux amis que personne n’écoute. Si vous ne connaissez pas Digiday, je vous invite à vous presser vers ce média autour de nos métiers, qui n’hésite jamais à mettre les pieds dans le plat. Il dispose d'un support spécialisé sur la beauté, la mode, les tendances et le luxe qui se nomme Glossy. Evidemment, Brian est américain, c'est pourquoi la conversation est en anglais, mais vous trouverez ici une retranscription complète de notre échange en français. Cette transcription a été réalisée par Caroline Dezutter. La programmatique est construite pour justifier les mensonges Pendant des années, on a assommé les marketers en leur disant qu’il fallait absolument mettre tous leurs budgets publicité en digital et la réalité est qu’ils ne voient pas vraiment les résultats. A l’inverse, tout cela est très flou, d’autant plus à une période où la programmatique rend les choses encore plus opaques. Comme le souligne Brian Morrissey, la programmatique a été construite de telle manière qu’elle justifie les mensonges. Les marques ne savent plus très bien par qui elles se font truander, mais elles savent qu’elles se font truander. Et d’ailleurs, de manière plus générale, il est sain de se demander si la publicité et construire sa « brand equity » sont réellement une stratégie gagnante à l’ère digitale. Il suffit de regarder comment les GAFA fonctionnent, comment les « indies brands » (comprendre « marques natives sur le digital ») fonctionnent pour se rendre compte que la publicité n’est plus centrale tout simplement parce que les usages ont changé. Désormais, les consommateurs n’attendent plus de voir une pub : ils vont chercher sur Google le produit qui correspond précisément à leurs besoins et font davantage confiance aux avis consommateurs, qu’ils soient anonymes ou qu'ils proviennent d’influenceurs. Les GAFA sont les meilleurs ennemis des marques D’abord quand Google a permis de parier sur les noms de marque et donc d’obliger les marques à surenchérir sur leur propre marque, ce qui n’a pas de sens en réalité si ce n’est pour Google. Côté Facebook, clairement, les pages de marques ont été de vrais chevaux de Troie pour Facebook. En jouant sur l’égo des marketers, les marques ont fait beaucoup de pub pour dire « rejoignez-nous sur Facebook » et ont ainsi crédibilisé Facebook, rendu plus populaire aussi pour finalement voir leur edgerank (capacité à toucher leurs fans) tomber à 0 si ce n’est en faisant de la publicité. La réalité virtuelle et les bots seraient-ils les plus gros buzz word du moment ? A mon sens, la VR est vraiment surmédiatisée et même s’il y a incontestablement des usages évidents pour la réalité virtuelle, toutes les marques ne doivent clairement pas plonger dans cette tendance juste pour être cool ou faire des RP. La réalité est que c’est une expérience souvent pénible et il y a des questions simples de logistique de casques quand on est en boutique par exemple. Sans compter que les consommateurs ne veulent probablement pas être immergés dans votre marque. Brian considère que les bots et donc cette première couche d’Intelligence Artificielle sont beaucoup trop tendance. D’abord parce que ça ne fonctionne jamais très bien, mais aussi parce que les consommateurs préfèreront toujours une expérience avec une vraie personne, dans la mesure du possible.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.


