Vlan!

Gregory Pouy
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Feb 27, 2018 • 26min

Vlan #35 L’impact de la Blockchain et des crypto monnaies sur le marketing avec Frédéric Montagnon

Frédéric Montagnon est un entrepreneur, « expert » sur la blockchain et les cryptomonnaies. Il a dernièrement fondé Legolas Exchange, une plateforme d’échange de crypto monnaies professionnelle et transparente. Depuis l’avènement d’Internet, j’ai rarement vu un sujet autant polarisé entre ceux qui expliquent que c’est le futur d’Internet et ceux qui vous disent que tout cela n’est qu’une vaste blague qui retombera comme une crêpe molle. Mon avis est que la Blockchain est la prochaine immense révolution à venir et il s’agit bien de comprendre ce qui est en train de se passer. Internet était la révolution de l’information, la blockchain sera la révolution des transactions et des contrats Finalement si on prend un peu de recul, Internet est une manière de révolutionner l’information puisque l’on est capable en la divisant par petits paquets de la transférer n’importe où très rapidement et sans trop d’échec (aujourd’hui). Par information, on entends: email, paiement, photos, vidéos etc…. La blockchain s’attaque à un autre élément fondateur: les transactions et les contrats. Aujourd’hui un contrat est un document ou une série de documents (tickets de caisse, contrat de garantie, certificat d’authenticité…) mais que l’on perd facilement, que l’on peut falsifier facilement, qu’on ne peut pas vraiment transmettre aisément non plus. La blockchain c’est un base de données où l’on va stocker des informations de contrats avec la garantie d’une date et d’un contenu, le tout en s’assurant que cela soit non falsifiable dans le temps. L’exemple que reprend Frédéric dans le podcast est l’achat de médicaments par exemple et le besoin de vérifier que ce ne sont pas des contrefaçons. Un besoin vital dans de nombreux pays Via la blockchain, je vais pouvoir vérifier que le numéro a bien été donné par un laboratoire, que le produit doit bien se trouver dans la pharmacie dans laquelle je suis actuellement, la date de création et de péremption et qu’il n’a pas été copié par quelqu’un d’autre. Bref, c’est l’assurance d’une représentation numérique d’un objet physique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Feb 20, 2018 • 23min

Vlan #34 Innovation en Afrique: mythes et réalités avec Stephan Eloise Gras

Stephan Eloise Gras est docteur en science de l’information et docteur en philosophie mais elle a également crée l’Oreille, un bureau d’innovation sur l’ Afrique. Et puis, elle a crée une conférence, Africa for Tech il y a quelques années (oui elle fait beaucoup de choses et elle est brillante). Je parle souvent du désintérêt pour la Chine mais l’Afrique est également l’un de ces zones que l’on connait mal voire que l'on regarde un peu de haut. Les médias nous en donne une image unique, celle de pays uniformes, ruinés, dépendants, sous le joug d’un dictateur et qui n’arrivent pas à s’aider eux même. La réalité est évidemment bien plus complexe et donc intéressante. Cela peut sembler étrange de parler d’innovation en Afrique sur un podcast marketing mais dans ma conception de notre métier, un marketer doit avoir une bonne compréhension du monde dans lequel il vit afin de faire son métier correctement.  L’innovation frugale en Afrique: un modèle à suivre C’est la thèse de Stephane Eloise en tous cas: l’occident doit apprendre des modèles d’innovation africains, moins consommateurs en ressource et en capitaux s’il veut faire face aux challenges qui l’attendent: le réchauffement climatique, les migrations, l’accès à l’eau et l’énergie entre autres. Il y a 3 éléments fondateurs dans l’innovation africaine: 1. Un modèle non individualiste et profondément communautaire 2. Une innovation frugale: faire mieux avec moins 3. Une propriété intellectuelle totalement remise en question Afrique: l’invention d’un autre modèle décentralisé Il y a 54 pays en Afriques avec 3 zones d’innovation majeures: - Afrique de l’est: le Kenya en tête de pont puisque Mpesa y est né en 2007 (1ère monnaie mobile) et ce qui a valu au pays l’installation du centre de R&D mondial d’IBM. Mais aussi, en Afrique de l’Est anglophone on pourra noté également la Tanzanie mais aussi l’Ouganda. - L’Afrique du sud créé un bloc particulier à elle toute seule bien sur. Elle a des liens très forts avec la Chine en particulier - L’Afrique de l’Ouest avec le Nigeria qui est considéré par la C.I.A. comme le 1er pays du monde d’ici 2050 en terme de dynamisme. L’idée n’est pas d’encenser l’innovation africaine car la situation locale est loin d’être parfaite mais on est obligé de considérer ce qui s’y passe et apprendre d’eux car ils sont parfois plus en avance que nous simplement. Il faut absolument décentrer notre regard de l’occident. Afrique: le réservoir de croissance d’ici quelques années On n'y pense pas nécessairement en ces termes mais avec un continent qui représentera 30% de la population mondiale d’ici 7 ans dont 65% de moins de 25 ans, il est évident, que l’Afrique va être le réservoir de croissance et d’employés d’ici quelques années. D’ailleurs, il est intéressant de noter l’émergence d’une classe moyenne dans de nombreux pays du continent. Il y a une émergence de la décentralisation des réseaux, la blockchain en est l’une des ouvrières les plus déterminées (podcast à venir). Comme le souligne Stephan Eloise, il faut regarder en Afrique pour imaginer le monde de demain, un monde décentralisé, frugal, plus communautaire et responsableHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Feb 13, 2018 • 24min

Vlan #33 Youtube dans les yeux d’un Youtuber de 20 ans avec Hugo Travers

Hugo Travers a 20 ans et est Youtuber et avec sa chaîne Youtube « Hugo Decrypte » il partage des news tous les jours pour un public adolescent. Il y totalise un peu plus de 200 000 followers. Hugo n’est pas nouveau dans les médias, il avait créé radio Londres a 15 ans déjà mais a toujours décidé de traiter de sujets sérieux à travers ses supports. Il revient sur l’incompréhension des marques sur les adolescents. Etre inscrit sur Facebook ne veut pas dire l’utiliser Une étude a été publiée aujourd’hui pour la GB qui explique que Snapchat est passé devant Facebook pour les jeunes. Facebook qui voit le nombre de départs de la plateforme grandir dans les pays matures au profit d'instagram (moindre mal) et de Snapchat surtout, toujours privilégié par les jeunes (au moins les vieux n'y sont pas). Vous vous souvenez peut être que l'on avait abordé la problématique de la génération Z dans un épisode précédent de Vlan. Mais même si de nombreux adolescents sont sur la plateforme cela ne veut certainement pas dire qu’ils l’utilisent comme le rappelle Hugo. Les adolescents d’aujourd’hui, cette fameuse génération Z, utilise d’abord Youtube, Instagram ou Snapchat avant de penser à Facebook qu'ils utilisent surtout pour Messenger finalement. Ce qui semble évident c’est qu’il est essentiel d’investir ces « nouveaux » supports pour ce qui concerne la politique ou des informations plus sérieuses car malheureusement les médias traditionnels ont du mal à comprendre leurs modes de fonctionnement et ne respectent pas les codes en vigueur et par conséquent sont un peu marginalisés de ces plateformes. Respecter les codes de Youtube et ne pas faire du jeunisme C’est marrant comme les personnes de 40 ans sont déjà majoritairement trop vieilles pour réellement comprendre l’usage des plateformes par les plus jeunes. Il n’y a rien à faire, on est toujours le vieux con de ses adolescents (je me compte dedans). Comme l’explique Hugo, il utilise principalement Instagram par exemple pour passer 5 informations, c’est à dire pour répercuter avec un format natif ses news de la journée. Il obtient ainsi près de 1 000 commentaires par publication ce qui est assez dingue quand on a que 30 000 abonnés. Alors qu’en observant les usages des médias traditionnels, ce qu’il constate c’est qu’ils utilisent encore la plateforme pour sa raison première: mettre des photos. « Recalé » comme on dirait en classe. Ne pas faire du jeunisme, c’est aussi comprendre qu’on peut parler aux jeunes avec des éléments sérieux, sans faire de blague ou sans avoir un ton supposé « jeune », la solution qui semble la plus pertinente reste de faire confiance et de laisser les manettes à une personne jeune elle même qui va respecter les codes de sa génération à sa manière. Au moins l’assurance de ne pas être à coté de la plaque. Par exemple, Hugo montre sur sa chaîne sa manière de traiter l’informations ce qui évite la défiance qui existe aujourd’hui vis à vis des médias plus traditionnels. Aussi il joue avec les éléments participatifs du web social en demandant à ses followers ce qu’ils souhaitent voir traiter, ce qu’ils pensent des news etc… Aussi, il a lancé son propre chatbot qu’il a conçu avec un ami à lui sans aucun investissement. Enfin, dans la manière dont il parle sur ses vidéos, il fait beaucoup de répétitions, il rappelle les basiques etc… Il considère aussi que le retour des personnes qui le suivent sont constructives même quand elles sont négatives. Il fait donc évoluer sa manière de traiter le contenu en fonction de ces derniers même s’il fait très attention de ne pas avoir de biais trop forts en particulier pour ce qui concerne la politique française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Feb 6, 2018 • 28min

Vlan #32 Le machine learning: une clef pour optimiser vos campagnes avec David Bessis

David Bessis est mathématicien et le fondateur de Tiny Clues, une solution de machine learning non supervisé multicouches. Ne partez pas tout de suite, David va vous expliquer de manière simple et intelligible que cette forme de machine learning est pertinente pour votre marque jusqu'à pouvoir vraiment améliorer votre plan marketing annuel en rendant vos données bien plus intelligibles. Intelligence artificielle: on devrait plutôt parler d’intuition artificielle D’abord quelques explications de la part de David « Le machine learning c’est le nom de la discipline qui s’occupe des algorithmes qui apprennent à partir des données », à ne pas confondre avec l'intelligence artificielle dont la définition est plus floue selon lui. Toutefois, il existe une sémantique latente, c’est-à-dire des algorithmes capables de comprendre le sens des choses alors que nous ne l’avons pas fait entrer à l’origine. Par exemple, définir des biais sociaux en fonction du sexe ou du prénom. Pas que la machine ait des biais ici mais plutôt qu’elle reproduit nos modèles sociétaux, les consommations étant différentes dans les faits entre hommes et femmes ou entres les typologies de prénoms. L’algorithme capable de créer une sociologie pertinente par rapport à ce que nous connaissons est, par essence, intelligente. Finalement l’intelligence artificielle reproduit ce qu’intuitivement nous avons déjà envisagé, et ce, dans un niveau de détail totalement bluffant. Simplement, elle le fait de manière indépendante et permet de cibler ensuite les clients automatiquement ou presque.... Le machine learning : la clef pour optimiser vos campagnes marketing D’abord un élément important qu’affirme David, c’est qu’il n’y a pas besoin d’attendre d’avoir une base de données parfaitement propres pour pouvoir opérer du machine learning. Evidemment la base de données est un élément fondamental à quiconque s’intéresse à ces sujets mais cependant, selon lui, essayer d’avoir une base de données totalement propre est un travail d’orfèvre qui ne voit jamais de fin et pourrait décourager plus d’un marketer devant l’immensité de la tâche et le budget lié. Sans aller jusqu’à des extrémités ou la base de données donnerait des éléments faussés ou biaisés, on peut se permettre d’avoir un certain nombre d’inexactitudes dans sa base de données pour la processer.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jan 30, 2018 • 21min

Vlan #31 La micro-influence et le futur de l'engagement avec Thomas Owadenko

Thomas Owadenko est le fondateur d’Octoly, une plateforme technologique spécialisée sur la micro-influence. Avec Thomas, nous revenons sur les différents acteurs du marché, le rôle de l’influence dans une stratégie marketing et plus spécifiquement de la micro influence mais aussi des évolutions du marché en particulier en regardant ce qui se passe en Chine et chez les GAFA. Et donc évidemment de l'engagement. Comprendre le rôle de la micro-influence Il y a différents types d’influenceurs de la « micro-influence » jusqu’à la célébrité et une myriade de prestataires: de la simple liste de personnes connues, aux agences créatives en passant par les plateformes technologiques jusqu’aux outils d’IRM (influencer relationship Management). La micro-influence est un marché relativement nouveau qui consiste à aller toucher une multitude de personnes ayant moins de 10 000 abonnés (plutôt 50 000 aux U.S.) en leur proposant de faire des revues de produits. Pour Thomas, l’engagement est beaucoup plus fort chez les micro-influenceurs parce qu’en réalité, ces personnes sont plus proches des personnes qui les suivent. L’impact de l’influence sur le business Les influenceurs ont fait tomber les barrières des grands médias et donc aujourd’hui tout le monde peut réussir à promouvoir un produit ou un service. Cela représente donc un changement de paradigme majeur dans lequel Amazon s’est engouffré en permettant à tout influenceur de créer sa boutique sur Amazon dans un modèle d’affiliation. Amazon n’invente rien car en Chine, le marché est déjà beaucoup plus mature. Comme Thomas le mentionne, sur Tao-Bao, les influenceurs ont leurs marques, leurs boutiques, vendent en live streaming à travers des systèmes de gamification. D’ailleurs, pour le 11 novembre 2017 prononcé « eleven eleven » (le black Friday Chinois dédié aux célibataires) le volume de transaction a atteint 22 milliards de dollars sur 1 seule journée. Ce qui est notable, c’est que sur les 30 marques beauté/mode, 7 des plus importantes marques étaient celles d’influenceurs. Concrêtement, on voit donc l’impact que peuvent avoir les influenceurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jan 16, 2018 • 21min

Vlan #29 Le marketing manipule-t-il nos désirs? avec Thibaut de Saint-Maurice

Le marketing ne créé pas le désir L’humanité n’est pas très différente des autres especes animales si on raisonne en termes de besoin. Ce qui fait de nous notre différence, c’est bien le désir, nous sommes des êtres désirants et désireux d’être désirés. Le désir permet de s’arracher, d’aller plus loin. Nous ne sommes pas des êtres rationnels, nous fonctionnons à la pulsion de nos désirs. Finalement vivre, c’est désirer que ce soit conscient ou inconscient. Comme le rappelle Thibaut, il est essentiel de distinguer ses désirs et ce à quoi ils nous font aspirer. Distinguer entre désir et besoin mais aussi distinguer entre bonheur et bien être ou encore entre plaisir et bonheur. La société de consommation nous donne des injonctions au confort La société de consommation nous invite à vivre dans le confort matériel donc d’avoir les produits dernier cri. Mais il est vrai qu’on peut se questionner de ce dont on a besoin pour accéder au confort que l’on désire. Finalement si la consommation de produit peut me permettre d’accéder à un bien-être et si je prends du plaisir à cela, ce n’est pas un souci. Ce n’est pas mal de rechercher des sensations agréables après tout. Comme le rappelle Thibaut il y a une quête infinie à la sensation agréable mais y céder un peu ne doit pas être un souci même dans une société judéo-chrétienne qui a toujours eu de la suspicion face au plaisir et aux sensations agréables. Evidemment il est alors essentiel de ne pas confondre bonheur et bien être car l’accumulation de bien ne peut pas rendre heureux. La société de consommation est un système de manipulation de signes C’est Baudrillard qui analyse cela dans son ouvrage « la société de consommation » en 1968. La publicité ne créé pas nécessairement des besoins mais elle a compris que nous étions des êtres désirants et donc elle utilise les codes pour concentrer l’énergie sur tel ou tel objet. C’est l’humain qui désire pas la publicité qui le créé. L’Homme n’a pas besoin de la publicité pour faire face à sa propre condition d’être désirant. La publicité n’est finalement pas un créateur de désir mais un simple révélateur habile. Par contre, les marketers sont des manipulateurs de désirs bien sûr. Toutefois, les consommateurs ne sont pas idiots et apprennent, s’adaptent au fur et à mesure sur les nouveaux formats publicitaire même si c’est plus ou moins rapide en fonction de chacun évidemment. On a envie, si les marques y mettent les formes, qu’elles envoient les bons signaux, les bons systèmes de valeurs, qu’elles nous séduisent car cela veut alors dit que nous sommes séduisants par ces dernières et cela renforce l’image que l’on a de soi. Qui n’a jamais fait l’expérience d’être fier d’être ciblé par Chanel, Dior ou Ferrari pour autre chose qu’un parfum qui, on le sait tous, s’adresse à la masse ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jan 9, 2018 • 22min

Vlan #28 Créer un mouvement communautaire mondial à partir d’un hashtag avec Youmna ChamCham

Youmna ChamCham est la co-fondatrice de Live Love, un mouvement communautaire qui s’est établi dans 25 villes et qui a entrainé des milliers voire des millions de personnes à partir d’un simple hashtag.  Je suis ravi de débuter l’année sur une touche positive et dans ce en quoi je crois le plus profondément, c’est à dire l’engagement social.  Youmna a définitivement un profil atypique puisque du Liban, où elle a passé presque toute son enfance dans une émission TV, elle est arrivée à Los Angeles faire ses études et de là décider de redorer le blason de son pays en lançant le hashtag #livelovebeirut.  L'idée pour elle était de se dire qu’il fallait être fier de son pays mais aussi que c’était essentiel de montrer d’autres aspects beaucoup plus positifs de ce que pouvait être le Liban. Au Liban comme dans de nombreux pays, à force d’avoir des mauvaises nouvelles, à force d’être dans un pays en guerre, il n’y avait beaucoup moins d’espoir, ce hashtag est arrivé comme une bouffée d’air frais pour la jeunesse locale.  Quelques années plus tard, cela a permis de développer de manière significative le tourisme dans le pays, à redonner de la fierté à la jeunesse, mais c'est également devenu la campagne nationale. Et puis, ils ont crée un partenariat avec l’ONU, et surtout ils ont été le moteur de beaucoup d’actions pour le bien de la planète.  Alors comment à partir d’un simple hashtag lancé par une étudiante depuis L.A., peut on réussir à créer un mouvement communautaire mondial?  Il ne faut pas débuter avec un business plan mais avec ses tripes Le premier conseil de Youmna est de ne surtout pas commencer avec un « business plan » mais bien d’écouter ses tripes et voir ce qui a envie de sortir et de s’exprimer. Chez elle, c’était l’amour de son pays, la volonté de créer un bulle d’air à travers une image de vie qui reflète la jeunesse, l’espoir et de trouver des solutions avec la société civile. Les Milenials ont cette volonté de trouver des solutions et cette génération ne compte plus vraiment sur l’état pour le faire mais plutôt sur elle même pour faire avancer les choses.  Revenir dans la vraie vie est également essentiel. Ainsi, associé au hashtag, ils ont rapidement crée un bracelet. Ils ont évidemment commencé à publier des photos en le mettant en scène mais ils ont également distribué le bracelet aux gens cool de Beyrouth en leur demandant simplement 3 choses: 1. Trouver du beau 2. Prendre une photo  3. Partager sur Instagram en montrant le bracelet et en inscrivant le hashtag  Ils ont très rapidement été propulsé dans les festivals, dans les fêtes et tout le monde voulaient posséder le bracelet. La conséquence a été de propulser le hashtag jusqu’à générer 1 million de « likes » en l’espace de 6 mois. Passer du « story telling » au « story doing » De manière assez logique l’idée n’a pas été simplement d’être dans des messages positifs uniquement mais aussi d’agir et d’inviter tout le monde à agir sur 3 verticales clairement définies: aider à préserver la nature, les communautés et la culture. Ils sont donc passés du « social media » aux « social actions ». #Livelove a rapidement généré beaucoup de tourisme (souvent même à l’intérieur du pays) pour développer ce que Youmna appelle du "volonturism". Par exemple, en reportant une photo de plage sale sur Instagram, ils ont réussi à 1 semaine, 300 personnes pour venir nettoyer cette plage. Et depuis lors, ils ont décidé d’avoir au moins 1 action coup de poing par mois - cela peut consister à repeindre des immeubles, nettoyer le fond des océans, à planter une foret, ect…en s’appuyant sur des associations locales et sur les marques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 26, 2017 • 19min

Vlan #27 Comprendre le marketing d'influence dans les Emirats avec Coralie Kerbellec

Coralie Kerbellec travaille chez The entertainers, l'application la plus tendance du Moyen Orient ou elle dirige les contenus réseaux sociaux et la relation influenceurs. Avec Coralie nous parlons donc rapidement de Dubai ou elle habite puis de la manière dont les relations les influenceurs au niveau local fonctionneHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 19, 2017 • 24min

Vlan #26 Les recettes d'Adobe pour une transformation réussie avec Christophe Maree

Christophe Maree est responsable marketing Europe du Sud pour Adobe. Comme le soulignait Lubomira Rochet, C.D.O. du groupe l’Oréal dans l’épisode 10 de Vlan, la transformation business Adobe est l’une des plus exceptionnelles qui ait été faite ces dernières années. Elle est d’autant plus remarquable que le groupe comptait à l’époque 14 000 salariés (17 000 aujourd’hui) et qu’elle a été parfaitement réussie. Dans la mesure ou je travaille régulièrement avec des grands groupes, j’ai l’habitude d’entendre des personnes que dire « tu sais nous sommes une grosse machine, c’est difficile à faire bouger ». D’ailleurs, beaucoup d’experts ont tendance à penser que les grands groupes n’arriveront pas à être suffisamment agile pour rester debout face à la vague (tsunami?) qu’implique l’évolution nécessaire via le digital. Adobe est la preuve par l’exemple que l’on peut y arriver. La transformation d’Adobe Adobe a l’origine vendait des logiciels sur des Cd-Rom qui permettaient à ceux qui les achetaient de les posséder à « vie ». Evidemment quand on achète un logiciel c’est ce que l’on attend de ce dernier. Mais quel intérêt de posséder un logiciel aussi longtemps s’il n’est pas mis à jour? A une époque ou tout bouge à vitesse grand V, cette proposition de valeur est devenue obslète. Sans compter le piratage des logiciels dont Adobe a beaucoup souffert. Photoshop était sans doute l’un des logiciels les plus piratés au monde. Afin de proposer une meilleure expérience clients, ils sont passés sur un mode « cloud » avec un abonnement au logiciel et donc une mise à jour « permanente » de ces derniers. Cela implique donc de passer d’un mode « B2B2C » (achat à travers des revendeurs) à un mode B2C ou direct to consumer. Cela peut sembler léger comme évolution mais c’est véritablement une transformation en profondeur pour Adobe. D’abord, ce ne sont pas le même métiers et ce ne sont pas les mêmes lignes budgétaires non plus, le business model change et la relation client aussi… Les conseils pour une transformation « digitale » réussie 1. Faire en sorte que ce soit l’ensemble de l’entreprise qui fasse le changement 2. Changer quand tout va encore bien en sachant écouter les signaux faibles 3. Oser avoir une vision audacieuse et l’opérer 4. Résister aux pressions des clients et ne pas réagir trop rapidement 5. Etre transparent avec les analystes financiers et leur donner de la visibilité sur la stratégie même s’il y a une baisse d’activité à prévoir 6. Bien accompagner en interne pour amener le changement au niveau de tous les collaborateurs en cascadant l’information pour que chacun devienne l’acteur du changement 7. Ne pas rester seul, il faut être accompagné des bonnes compétences pour réussir dans les bons délais sans dépenser trop d’argent 8. Acquérir les bonnes compétences au fur et à mesure de l’évolution du marché 9. Il faut avoir une histoire claire à raconter 10. Faire du changement une culture permanenteHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Dec 12, 2017 • 22min

Vlan #25 Le marketing est-il forcément synonyme de "mensonges"? avec Mai Hua

Mai Hua a de multiple casquettes et si elle a commencé dans le marketing, elle est aujourd’hui à travers son blog dans une quête de vérité. Mais comment associer marketing et quête de vérité? Le marketing est un des métiers les plus détesté en France et un peu partout, souvent synonyme de "bullshit"... C’est une vraie tendance profonde que celle du développement personnel et il est impossible de ne pas se poser la question du nouveau consumérisme. Ou plutôt comment intégrer ces nouveaux consommateurs dans sa réflexion de marketer? L’assomage publicitaire ne semble pas être la meilleure réponse… Dans la mesure ou Mai a surtout évolué dans le milieu de la cosmétique, on reste centré, dans cette conversation, sur ce secteur et entre 2 fous rires, il faut bien dire que l’on dérive un peu sur le féminin/masculin et sur le rapport homme/femme. On parle également énormément de la beauté, de la manière dont les marques doivent l’envisager aujourd’hui. Le marketing, c’est très bien...si c'est bien fait Le marketing c’est de développer et de proposer des produits de qualité à des personnes pour lesquelles cela sera pertinent. Dans cette mesure là, on ne peut pas associé le marketing avec « mensonge », c'est même plutôt chouette. Personnellement, la manière dont je pratique le marketing est très lié à l’amour des gens et donc aux sciences connexes comme la sociologie ou la philosophie mais c’est vrai que la tendance du marché n’est pas forcément celle là et pire encore, on peut être dans cette quête au niveau personnel et endossé un tout autre habit une fois au travail. Mais quoiqu’il en soit, selon Mai, le marketing étant basé sur des études et le niveau de conscience des personnes s’élevant, il va y avoir de moins en moins de place pour du marketing du blabla. Le souci est que la société est basée sur beaucoup de contre vérités en particulier sur la beauté, sur la relation homme-femme, le bonheur, le succès etc… Sujets dont on parle durant ces 20 minutes de podcast. La schizophrénie des marketers Evidemment aucun marketers n’a d’intention d’instrumentaliser les femmes mais par contre, une fois qu’ils mettent leur habit de marketers, en tous cas pour certains d’entre eux, il y a une dissonance qui se créé entre eux et eux même. Cela s’explique car on est dans une période de changement important ou on apprend que beaucoup de choses que l’on a appris sont fausses. Selon Mai, le marketing va devoir se réformer pour coller avec la société et après tout cela reste le rôle du marketing. Par exemple pour la beauté, ce n’est plus tant une questions de molécules et de formulation mais d’une idée de la beauté, des tutoriels aussi. Il n’y a plus « une beauté » que la marque imposerait, on peut avoir mille visages aujourd’hui et les marques doivent suivre cette tendance. C’est sans doute l’une des plus importantes révolution dans le secteur. Car ce sont des questions modernes pour des femmes du 21ème siècle. Cet épisode de podcast est passionnant je trouve même s’il est un peu décousu, il amène énormément d’insight sur cette tendance du développement personnel et surtout sur cette transformation nécessaire du marketing, pas pour plus de digital ou de data mais à l’inverse pour plus d’humains, pour une acceptation de l’évolution de nouvelles vérités, pour de nouvelles histoires à raconter. Toutes les marques n’arrivent pas à faire cette transition de manière authentiques mais celles qui y arriveront (les petites marques indépendantes montrent l’exemple) domineront le marché demain.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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