

Vlan!
Gregory Pouy
Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.Tendance humaniste.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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May 8, 2018 • 25min
Vlan #45 Pourquoi Los Angeles est la ville du futur aux U.S. avec Fabrice Nadjari
Fabrice Nadjari est un entrepreneur français vivant entre Paris et Los Angeles. Je l'ai déjà reçu sur ce podcast pour un sujet tout à fait différent mais vous allez voir qu'il est particulièrement pertinent ici aussi. Je reviens avec lui sur cette ville trop méconnue en France et surtout dont on ignore l’attrait actuel pour les américains. Quand on habite (ou que l’on a habité NYC), on sait à quel point, les new-Yorkais adorent leur ville d’adoption (en général) et se moquent de ceux qui ont choisi de vivre ailleurs. Mais depuis 2 ou 3 ans, pour la première fois, NYC regarde L.A. et on voit de plus en plus de personnes vivant à NYC partir de l’autre coté du pays. A un point tel qu’il est difficile d’ignorer qu’il s’agit d’une tendance et par conséquent que cela mérite de s’y intéresser. Los Angeles est à la parfaite croisée des chemins Comme nous l’explique Fabrice, sur les 5 dernières années, il y a une vraie mutation de Los Angeles. Historiquement, cette ville a été principalement mono industrie autour du divertissement et de Hollywood. Evidemment, comme il le souligne, si on regarde un peu dans le détail, il ne s’agit pas d’une seule industrie mais de plusieurs verticales (effet spéciaux, son, vidéo…) qui ont permis à L.A. de prendre le devant de la scène du divertissement dans le monde entier. Ainsi, il y a encore 10 ans, près de 80% des personnes vivant à L.A. étaient employées de manière directe ou indirecte par Hollywood. Toutefois, il y a eu sur ces dernières années, la convergence de plusieurs phénomènes: D’abord l’arrivée de plusieurs artistes contemporains qui venaient chercher de l’espace car NYC était devenue trop chère. Par ailleurs, une scène technologique s’est développée avec, en fer de lance, Snap mais aussi Netflix ou encore Tesla pour ne citer que les plus connues bien sur. Désormais, il existe une « Silicon Beach » dans laquelle beaucoup d’investisseurs et de start-ups très sérieuses s’installent. Finalement, ce qui est intéressant à L.A., c’est cette rencontre entre la technologie, la créativité, ses capacité de story telling mais également la qualité de vie et la capacité de diffusion de l’information ancienne et moderne via les influenceurs. Les dirigeants européens font encore beaucoup de visites de S.F. et N.Y.C. sans nécessairement savoir que la ville dans laquelle ils méritent de passer du temps aux U.S. est désormais plutôt Los Angeles. Los Angeles: une ville où il fait bon vivre Evidemment, Los Angeles est parfaitement située quand il s’agit d’avoir une qualité de vie idéale. D’abord, vous êtes au bord de la mer mais vous êtes également très proche de la nature, il y fait beau toute l’année. Mais comme si cela ne suffisait pas, c’est une ville très dense mais espacée ce qui implique que les logements sont beaucoup moins chers qu’à NYC ou SF. Fini la vie dans une boite à chaussures. Par ailleurs, comme les gens vivent de manière plutôt dévêtues, ils font également attention à leur physique et leur santé et c’est donc, à l’échelle des U.S., une ville dans laquelle beaucoup de tendances autour d’une vie plus saine et équilibrée démarrent. Cela est donc très pertinent pour les start-ups qui ont compris (et aux U.S. cela a beaucoup d’importance) que la qualité de vie des employés est très liées avec l’attractivité de l’entreprise mais aussi avec la productivité in fine. En France, nous sommes plus suspicieux (à tort) et donc nous pourrions avoir tendance à penser qu’en mettant ses salariés au bord de la plage, ils feraient plutôt bronzette/pétanque qu’autre chose. Comme le souligne Fabrice, L.A. permet de se déconnecter complètement et en 30 minutes d’être en RDV avec le directeur de Netflix. Ce qui en fait nécessairement une ville très particulière.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
Vlan #43 Comprendre la tendance des podcasts avec Matthieu Stefani (https://audmns.com/ntGDztB)
Vlan #65 Pourquoi vivons nous dans une société en défaillance? avec Michael Dandrieux (https://audmns.com/GaiUBcQ)
Vlan #82 Définir un avenir souhaitable pour l'humanité avec Jean-Pierre Goux (https://audmns.com/JuEKvTZ)
Vlan #100 L'humanisme pour réinventer les masculinités avec Mai Hua (https://audmns.com/vUCAnjQ)
Vlan #106 Burning Man: dépasser les préjugés de cet événement unique. Avec Benoit Bergeret (https://audmns.com/CWdqAwN)
Vlan #112 Que peut on apprendre des autres peuples avec Frédéric Lopez (https://audmns.com/CiVAXSb)
Vlan #122 Les violences faîtes aux femmes sont l'affaire de tout.e.s, avec Ghada Hatem Gantzer. (https://audmns.com/OyVXfoW)
#128 Comment penser la société de demain avec Martin Serralta (https://audmns.com/HtvewCP)
#159 Casser les idées préconçues sur le continent Africain avec Odile Goerg (https://audmns.com/hXljCUx)
#160 Comment gérer la violence actuelle de la société? avec Marie Robert (https://audmns.com/oJoWbXn)
Vlan #104 La diversité est morte. Vive l'inclusion avec Camille Aumont Carnel (https://audmns.com/HGneQCu)
#143 Comprendre l'islamisme et le Jihadisme en France avec Hugo Micheron (https://audmns.com/vEWThle)
Vlan #115 Féminisation, sexualité, sacré: comprendre comment évolue notre société avec Michel Maffesoli (https://audmns.com/XLlaZPo)
Vlan #97 La galanterie: comprendre le mythe et les débats avec Alain Viala (https://audmns.com/HCyVfRO)
#163 De quel leader politique la France a besoin? avec Alice Barbe (https://audmns.com/wNmgvDf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

May 1, 2018 • 25min
Vlan #44 Santé, alimentaire et lobbying de l'industrie avec Isabelle Saporta
Bien manger aujourd’hui, c’est devenu un combat, nous voulons tous prendre soin de notre santé par l'alimentaire. Isabelle Saporta est une journaliste mais aussi une auteure spécialisée sur l’industrie agro-alimentaire et sur le bien manger donc. Elle a écrit le livre noir de l’agriculture, vino business ou encore «du courage » et a été à l’école de Jean Pierre Coffe qui l’a mis sous son aile très tôt. Le moins que l’on puisse dire est qu’Isabelle n’a pas sa langue dans sa poche et c’est tant mieux car le sujet de la nourriture nous préoccupe tous. D’ailleurs, c’est pour cela que j’ai voulu la recevoir. Il y a une tendance très forte autour du bien manger. On se pose beaucoup de questions sur ce qu’il y a de mieux pour notre santé sans trop savoir à quel saint se vouer. L’agro-alimentaire: la 1ère industrie de France « Un esprit sain dans un corps sain », nous avons tous cette phrase en tête évidemment même si nous l’avions perdu de vu ces dernières décennies. Le moins que l’on puisse dire c’est que depuis quelques années, on s’y intéresse de plus près. Ainsi, on voit fleurir un peu partout des restaurants Vegan, la tendance Bio s'est durablement installée, l’intolérance au Gluten semble avoir touché une partie importante de la société etc…. De fait, comme le rappelle Isabelle, la nourriture est une question de plus en plus prégnante dans notre société. Les gens veulent bien manger mais ils ne savent plus comment faire. Les normes arrivent dans tous les sens, accompagnées de leurs amis les labels mais aussi des concepts marketing pour finalement arriver à se poser des questions telles que « extracteurs de fruits » ou « blender »… pour finalement y passer 3h sur des forums et autres sites spécialisés (oui c’est du vécu). Il est donc intéressant de se replonger dans cette tendance en particulier en France, pays de « la bouffe » s’il en est. Pour Isabelle, il y a eu une déconnexion évidente entre les consommateurs et leurs assiettes, les courses sont devenues une corvée, manger parfois une simple nécessité, on en arrive même à des enfants plus vraiment capables de discerner un légume d’un autre. Il faut donc que tout le monde (hommes et femmes) retournent aux fourneaux avec plaisir mais aussi peut être mieux éduquer nos enfants à l'école ou au sein même du foyer en allant faire le marché. Les normes sanitaires manquent de logique Evidemment ces normes sont essentielles car elles permettent de manger des aliments sains et doivent nous protéger. Néanmoins, l’industrie agroalimentaire et la politique avec elle ont décidé que la seule solution pour nourrir à bas prix tout le monde devait nécessairement passer par une agriculture intensive et productiviste. Par conséquent, plutôt que de reprendre du bon sens paysan, on ajoute des rustines sur des solutions déjà pas idéales. Par exemple, quand on se rend compte que les porcs sont malheureux dans les fermes intensives, plutôt que de trouver une solution alternative (qui consisterait à les laisser un peu plus en liberté et surtout pas seuls puisque ce sont des animaux sociaux), on leur donne des anti dépresseurs. Idem pour les hommes et les femmes qui travaillent dans ces fermes, tout le monde ou presque est donc sous anti dépresseurs. Isabelle critiquent énormément ces normes qui sont souvent érigées par l’industrie agro-alimentaire pour protéger cette même agriculture intensive. La porte de sortie: éveiller les conscience pour mieux s’alimenter La solution pour bien s’alimenter reste simple: être au plus proche (circuit court ou amap) et manger un produit (bio de préférence) le moins transformé possible. La question par contre est de savoir comment organiser cela de manière plus systématique. Evidemment, selon Isabelle, il faudrait repenser la manière dont sont utilisés les 10 milliards d’Euros versés par la PAC. Finalement, c'est un vrai combat politique que l'on a dans son assiette 3 fois par jour.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
Vlan #53 Le futur de la beauté avec Lubomira Rochet (https://audmns.com/ENdPjcd)
Vlan #61 L’impact sociétal des cryptomonnaies avec Eric Larcheveque (https://audmns.com/nprEvEX)
Vlan #127 A quoi ressemblera la mondialisation post-covid19 (https://audmns.com/RfyqsFr)
#155 La Chine, un modèle pour la France? avec Laurence Lim Dally (https://audmns.com/KVZQsCB)
#145 La finance est-elle l'ennemie de l'écologie? Avec Bertrand Badré (https://audmns.com/LslCRlt)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 24, 2018 • 23min
Vlan #43 Comprendre la tendance des podcasts avec Matthieu Stefani
Matthieu Stefani est un entrepreneur, il est aussi le fondateur du podcast Génération do it yourself à travers lequel il interviewe des personnes qui se sont lancées afin de pouvoir comprendre les secrets de leur réussite. Matthieu est l’une des personnes qui m’a donné envie de créer mon propre podcast, il est donc naturel de le recevoir sur Vlan pour en discuter avec lui. J'avais d'ailleurs moi-même été invité sur son podcast il y a plusieurs mois. Même si le podcast a 10 ans, il se découvre une nouvelle jeunesse et explose un peu partout dans le monde. Les podcasts: le dernier espace pour libérer le ton Comme le souligne Matthieu, les podcasts ont, pendant longtemps, été considérés uniquement comme une manière de rejouer les émissions radio dont on avait pu manquer le direct. Seul Arte a créé un programme indépendant pour les podcasts avec des créations vraiment réussies mais dont on peut regretter la diffusion limitée à des espaces propriétaires. À l'instar des radios libres dans les années 80, les podcasts fleurissent dans l’hexagone et permettent une nouvelle liberté et fraîcheur de ton. Studio 404 a été l’un des précurseurs et d’autres sociétés de production comme Binge ou Nouvelles Écoutes avec le fameux la poudre de la talentueuse Lauren Bastide mènent le pas. D’ailleurs, avec génération XX, Chiffons ou encore Change ma vie, les femmes ont vraiment pris le devant de la scène du podcast en France avec des contenus très pertinents dans leurs domaines respectifs. Comprendre le succès des podcasts Quand on demande à Matthieu la raison du succès des podcasts, il avance plusieurs hypothèses. D’abord évidemment l’attention partagée disponible. Dans un monde où l’attention est en constante stimulation, il devient de plus en plus dur de se frayer un chemin en tant qu’éditeur de contenus mais aussi, en tant que consommateur de se faire une curation efficace. Nous en sommes rendus à ne plus consommer de contenus longs en raison d’un zapping qui devient compulsif. Zapping qui s’explique également par la transformation des news qui ne sont devenues que des copiers-coller de ce que produisent les agences de presse. Pour Matthieu, dont je rejoins l’analyse, les podcasts s’inscrivent dans le temps long, un temps d’analyse, d’intelligence et de savoir. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les auditeurs de podcasts dans leur très grande majorité consomment l’intégralité du podcast qu’ils écoutent que ce dernier dure 10 minutes ou 2h30. Les différentes applications permettent l’écoute en plusieurs fois sans avoir besoin d’être connecté à internet (métro, avion…). Aussi, l’audio est un média très intime comme le souligne Matthieu, cela permet vraiment d’aller plus loin dans la manière d’envisager le contenu. D’ailleurs, les médias et les marques ne s’y trompent pas. Les Echos ont ainsi lancé leur podcast, Canal Plus vient de lancer une série audio et des marques s’intéressent de plus en plus à ce phénomène évidemment, d'où le lancement de Plink. Des conseils pour se lancer Par de là tous les conseils opérationnels, Matthieu reste convaincu que le conseil le plus important est de se lancer d’une manière ou d’une autre. Selon lui, il faut essayer quitte à être à côté et s’améliorer sur le chemin bien entendu. Toutefois, il y a quelques éléments indispensables comme de se trouver un thème. Dans ce cadre, il est important de savoir que les podcasts peuvent être très spécifiques. Par exemple, aux U.S. il y a plusieurs podcasts ayant pour unique sujet une série télévisée comme The Walking deads. Une fois ce thème défini, il faut essayer de trouver des sujets et voir si c’est possible de tenir sur la durée car à l’instar d’un blog, l’audience d’un podcast se construit sur un temps long.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 17, 2018 • 21min
Vlan #42 Les algorithmes au coeur de l’économie de l’attention avec Stéphan Eloise Gras
Stéphan Eloise Gras est docteur en philosophie et en sciences de l’information et fait une thèse sur l’économie de l’attention en particulier sur la musique et les sons. En l’écoutant, on se rend compte que la musique mais plus largement le son sont au coeur de l’économie de l’attention et que surtout, en qualité de média divertissant par excellence, c’est aussi la première industrie à avoir été totalement disruptée par le digital. Dès lors, il est évident qu’il existe des enseignements forts pour les autres médias ou typologie de contenus. Stéphan Eloise en travaillant plus spécifiquement le sujet a eu 2 interrogations majeures: D’abord de comprendre pourquoi on parle mal de la musique en le réduisant à un simple divertissement quand il y a un vrai business derrière mais aussi de mieux définir sa dimension esthétique ainsi que l’émotion qu’elle transmet. Des algorithmes pour vous proposer précisément ce dont vous avez envie Afin de capter l’attention, les industries ont besoin d’avoir un maximum de données sur les individus (like, commentaires, écoutes, consommation de manière générale) afin de générer des profils de goûts. Il est intéressant de noter que comme pour tous les sens, le son n’échappe pas à une analyse profonde de ces derniers. Les neurosciences peuvent véritablement définir ce qui nous fait réagir de manière profonde par exemple de comprendre comment la musique nous affecte. L’algorithme Echo Nest, acheté par Spotify est ainsi capable de croiser des données d’origines acoustiques avec des données d’usage. Cela a d’ailleurs permis le développement d’algorithme permettant d’analyser l’émotion, par exemple dans la voix pour déterminer ce que vous ressentez au moment ou vous parlez. Cela permet d’ailleurs d’avoir des propositions de contenus (musicaux ou autres) en fonction de votre humeur du moment. Au final, comme Stephan Eloise le souligne parfaitement bien, le paradoxe intéressant sur lequel s’appuie les plateformes de streaming est de proposer une expérience unique mais finalement très standardisée. On ne découvre plus rien, on ne retient plus nécessairement le nom des artistes qui passent dans nos playlists, on consomme la musique. Au final, Stéphan Eloise envisage plusieurs éléments essentiels: 1. La musique a vraiment une antériorité sur toutes les autres industries culturelles et on voit venir la fin d’un monde occulo-centré. Avec une analyse plus fine de l’humain, on a vraiment réussi à disséquer ses capacités à regarder, gouter, sentir ou entendre évidemment. En étant la première industrie à être totalement révolutionnée, il est logique que désormais nous revenions à ce média central dans notre attention mais aussi dans nos usages. La voix revient au centre. 2. Il est évident que le web a rendu totalement caduque la quasi intégralité des logiques autour des droits d’auteur et de propriété intellectuelle des contenus en particulier par le développement de l’UGC mais aussi et simplement la reprise et/ou la transformation d’éléments existants. La aussi la musique montre la voie bien entendu. 3. Il existe une force fictionnelle très forte dans le son qui vient d’un certain rapport au corps. Finalement les technologies nous oblige à repenser notre rapport au corps et aux émotions Le son va revenir au centre de l’attention Parce qu’on est de plus en plus dans le marketing expérientiel, nos sens vont être de plus en plus sollicités. Dans cette quête, il est prouvé dans l’histoire des neurosciences que le son et la musique en particulier ont une place centrale pour déclencher de l’émotion et pour parler directement au coeur. Il est donc logique que le son revienne au centre. Toutefois, il ne faut pas associer qualité et expérience selon Stephan Eloise car la manière de définir la qualité peut beaucoup évoluer. La question est de savoir ce que l’on est prêt à accepter et de définir ce qui fait du bien ou ce qui n’en fait plus.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
Vlan #41 L’impact du smartphone sur notre génération avec Stéphane Hugon (https://audmns.com/IRJWlYj)
Vlan #47 Vie privée, données personnelles et RGPD expliqués simplement avec Nina Gosse (https://audmns.com/dwUdbyI)
Vlan #48 Les meilleures stratégies de présence sur Pinterest avec Adrien Boyer (https://audmns.com/LlYOSXN)
Vlan #49 Le Slow web: vers une vision plus éthique d’internet avec Tariq Krim (https://audmns.com/jfEgxAx)
Vlan #64 Comment vos émotions sont-elles manipulées à travers les réseaux sociaux? avec Guy Philippe Goldstein (https://audmns.com/bZIlUdE)
Vlan #68 Les gilets jaunes et l’usage sombre des réseaux sociaux avec Fabrice Epelboin (https://audmns.com/dpDZYvu)
Vlan #107 Peut on faire confiance à "l'avis populaire" sur Internet? avec Nicolas Vanderbiest (https://audmns.com/XBSHLCw)
Vlan #77 Pourquoi vous devriez vous intéresser à l'esport avec Angela Natividad (https://audmns.com/ngplEvZ)
Van #63 Protéger les espèces en danger grâce à l’internet des objets avec Marion Moreau (https://audmns.com/FKYuRmF)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 10, 2018 • 29min
Vlan #41 L’impact du smartphone sur notre génération avec Stéphane Hugon
Stéphane Hugon est sociologue et est le fondateur du cabinet Eranos. Nous envisageons ensemble un outil qui ne nous quitte jamais: notre smartphone. Il y a eu en septembre cet article exceptionnel dans The Atlantic sur les smartphones et j’ai voulu en repartant de cet article reprendre avec Stéphane l’impact que ces derniers pouvaient avoir en particulier dans notre culture française. En bon marketer, je pense que le numérique nous oblige à revenir aux fondamentaux des sciences humaines pour mieux comprendre comment et pourquoi nous agissons. Et bien sur, n'hésitez pas à vous abonner sur Apple podcast pour ne rater aucun épisode. Le smartphone accentue un retour de balancier naturel Si les smartphones sont nos contemporains depuis un peu plus de 10 ans, il est important de repartir du lien entre les personnes et l’objet technique comme élément de médiation entre elles. Comme nous l’explique Stéphane, depuis les années 50, en occident, nous avons une quête très importante d’émancipation individuelle et d’autonomie. Ors, dans l’imaginaire collectif, l’objet technologique nous aide à ne pas subir l’altérité mais aussi à augmenter notre pouvoir sur notre environnement social. Dans ce même mouvement, nous avons eu d’ailleurs eu beaucoup de héros solitaires servis par l’industrie hollywoodienne. Toutefois, selon Stéphane Hugon, nous sommes arrivés à un point de saturation au milieu des années 90 car à force de pousser cette autonomie et de ne pas vouloir subir les autres, nous avons abouti à une peur du vide et de l’ennui. Finalement les lieux où l’on trouvait des éléments d’accomplissement de soi (la famille, le religieux, le travail, la politique et la vie publique) ont été largement chahuté dans cette quête. La conséquence a été un retour de balancier et donc une non-volonté d’échapper à tout ce que l’on fuyait auparavant. Selon Stéphane Hugon, c’est donc ce mouvement de balancier qui explique cette volonté presque maladive de recréer du lien social et donc de trouver sa tribu, sa sphère mais aussi de se recentrer. Aujourd’hui pour devenir quelqu’un, il faut prouver qu’on existe dans le regard de l’autre. D’ailleurs, Stéphane d’expliquer que le Selfie n’est pas vraiment un acte purement narcissique car il ne s’accomplit pleinement que s’il est partagé. C’est donc bien le regard de l’autre et son jugement qui sont essentiels et qui me permettent de devenir moi même. Il y a d’un coté une construction de soi et de l’autre un public de référence auquel on souhaite plaire. Le smartphone est une promesse de l’autre mais…. Le smartphone est donc un outil qui permet de se connecter à l’autre avant tout mais en réalité, on le remarque, les jeunes n’ont jamais été aussi seuls. C’est donc une relation inaccomplie car techniquement le passage à l’acte n’advient presque jamais. Cela maintient donc l’adolescent dans une expérience qui est « en deçà de l’experience ». Cela remet en cause des questions aussi importante que : Qu’est-ce qu’un ami? Qu’est ce que le lien social? Qu’est ce qu’une relation? Ces liens digitalisés amènent finalement à des relations molles selon Stéphane Hugon. Toutefois, ce dernier affirme que cela reste une transition et reste convaincu que les technologies vont nous permettre demain de nous amener à des relations fortes et entières portées par un mouvement long d’un besoin de ré-enracinement avec notre environnement culturel, social et naturel. Le smartphone ne peut et ne doit pas se substituer aux relations sociales il est évidemment essentiel que les jeunes comprennent ces technologies, développent cette culture mais d’un autre coté ca ne doit pas isoler l’adolescent.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
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Apr 3, 2018 • 36min
Vlan #40 Les relations amoureuses à l’ère digitale avec Esther Perel
Esther Perel est thérapeute de couples, conférencières, auteur et est spécialisée dans les relations amoureuses. Esther est une célébrité outre-atlantique avec plus de 20 millions de visionnage de ces TED, ses conférences se remplissent en quelques minutes aux 4 coins de la planète, elle a été élue meilleure conférencière à SXSW 2018 et Alors qu’elle sort son nouveau livre sur l’infidélité « Je t’aime, je te trompe » dans sa version française, nous revenons avec Esther sur plusieurs éléments: Qu’est ce qui a tellement changé dans les relations aujourd’hui? Quels impacts ont les technologies sur les relations amoureuses? Comment évolue le lien homme/femme? Une conversation passionnante avec la papesse de la relation amoureuse. N'hésitez pas à vous abonner à ce podcast sur Apple Podcast bien sur! Nos relations amoureuses ont été bouleversées sur ces dernières années Dans le passé tout était très bien structurée, il y avait de nombreuses règles qu’il s’agisse de notre vie professionnelle, amoureuse, religieuse ou plus largement sociale et chacun les respectait jusqu’à leur mort. De la même manière les rapports entre les hommes et les femmes étaient décidés à l’avance que ce soit pour définir la personne qui nourrit l’enfant, celle qui s’occupe du foyer, celle qui décide du sexe, celle qui ramène l’argent au foyer etc…. Ors, aujourd’hui on se retrouve dans un modèle dans lequel chacun doit prendre des décisions importantes, il y a, en quelque sorte, un trop plein de liberté. Cette liberté amène de l’embarras, de la confusion, de l’incertitude mais aussi de la solitude. Evidemment il n’y a pas de solutions simples mais il existe des paradoxes à équilibrer. Le 1er de ces paradoxe est de comprendre la relation entre moi et l’autre. Est-ce que je mène mes relations en me mettant au centre ou est-ce que je mets les autres et leurs attentes au centre? Et par conséquent, cela permet de répondre à une question plus large qui est de savoir le droit que je souhaite m’octroyer dans la poursuite de mon bonheur. Car je peux le poursuivre même s’il a des conséquences néfastes pour l’autre. Le 2ème est que dans le couple intime, on attend d’une seule personne ce que l’on attendait avant de toute une communauté. C’est à dire que l’on souhaite que la personne nous permette de construire une famille, d’avoir un compagnon, un soutien économique mais désormais on lui demande aussi d’être le meilleur ami, le confident, l’amant etc…au final j’attends d’une seule personne l’ancrage et la stabilité mais aussi l’aventure, la nouveauté, la surprise etc…. la fameuse « âme soeur » qui devient la solution magique de toute la solitude existentielle que l’on peut ressentir. La sexualité a également été bouleversée puisqu’un d’un acte reproductif à un acte récréatif. La sexualité était un atout économique car l’idée était évidemment de faire des enfants qui étaient alors des aides pour le foyer. Nous avons évidemment totalement changé de modèle, Dès lors, le sexe ce n’est pas quelque chose que je fais mais quelque chose que je suis, c’est donc un élément identitaire. En particulier, pour les femmes, le sexe était un devoir conjugal et rien de plus alors que désormais il est un désir, ce qui implique devenir maître de sa volonté. Le sexe est même passé d’un modèle récréatif mais dans une histoire malgré tout à un modèle comodifié pour certain cas, c’est à dire qu’il est pratiqué volontairement des 2 cotés sans qu’il n’y ait d’histoire particulière autour. Le digital dans les relations amoureuses est-il générateur de solitude Comme le souligne Esther, cette recherche de bonheur de son vivant est un concept tout à fait nouveau. Auparavant, la vie était miséricordieuse pour pouvoir accéder au bonheur après sa mort au paradis. Cette notion de la poursuite du bonheur et que l’on se doit d’être heureux est assez recent. Dès lors, la survie de la famille dépend essentiellement du bonheur du couple.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
Vlan #50 Un autre regard sur la sexualité et le plaisir féminin avec Olympe de G (https://audmns.com/blLPhhT)
Vlan #54 Remettre de l'éthique dans le porno avec Olympe de G (https://audmns.com/FhBzTYB)
Vlan #129 Couple, sexe et confinement avec Alain Héril (https://audmns.com/WtjavWo)
#163 De quel leader politique la France a besoin? avec Alice Barbe (https://audmns.com/wNmgvDf)
#161 Comprendre son corps pour maximiser son plaisir avec Chloé Macintosh (https://audmns.com/bpYhEsd)
Vlan #104 La diversité est morte. Vive l'inclusion avec Camille Aumont Carnel (https://audmns.com/HGneQCu)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 27, 2018 • 30min
Vlan #39 La transformation du business model à l’ère digitale avec Eric Ducournau
Eric Ducournau est le PDG du groupe Pierre Fabre Dermo-Cosmétiques et par conséquent, sa vision de la transformation du business model à l’ère digitale est nécessairement intéressante. Cette partie du groupe Pierre Fabre représente 1,4 milliards d’Euros de Chiffre d’Affaires (dont 70% à l’international) avec des marques comme Avène, Klorane, Galénic, Ducray ou encore René Furturer par exemple. Ce que j'ai toujours apprécié chez Eric Ducournau, c'est sa proximité, sa compréhension des challenges sans "digital washing" mais aussi son suivi très opérationnel mais je vous laisse en juger bien sur. La transformation digitale est d'abord culturelle A l’heure ou L’Oréal annonce une acquisition majeure (Modiface) autour de la réalité augmentée et de l'intelligence artificielle, Eric Ducournau du groupe Pierre Fabre mise surtout sur l’humain, les racines de l'entreprise et l'innovation pour le service au clients. Les 2 groupes étant difficilement comparables néanmoins que ce soit par la taille ou par la philosophie. Comme le rappelle Eric Ducournau, au sein du groupe Pierre Fabre, on écoute beaucoup les 8 000 collaborateurs, d’autant plus que chaque marché est très différent l’un de l’autre. On y reçoit également beaucoup les partenaires (pharmaciens, médecins…) qu’ils écoutent également avec attention afin de mieux comprendre les besoins du terrain. La revendication du groupe est d’être beaucoup plus terrien, c'est sans doute pour cela que la marque possède son siège en province car cela donne une culture particulière au groupe. Finalement, dans ce monde hyper communicant, la différence de Pierre Fabre se veut d’être plus authentique. Afin de décloisonner, fluidifier les échanges et de générer plus de collaboration, ils ont également modifié l’espace de travail en s’inspirant largement des espace de « co-working ». Ainsi les collaborateurs peuvent accéder au wifi à l'extérieur mais aussi sur des espaces collaboratifs afin de permettre aux collaborateur de ne pas rester derrière leur bureau toute la journée. Selon Eric Ducournau, cela peut vraiment créer de la valeur ajoutée pour le groupe. Ils ont également décloisonner entre les pays pour s’assurer que les pays puissent apprendre les uns des autres et en particulier de ceux qui sont en avance dans leur digitalisation. Le business model à l’ère digitale Pierre Fabre est avant tout un industriel mais ce qui change fondamentalement aujourd’hui, c’est le fait de s’intéresser de manière beaucoup plus précise au consommateur. Finalement les groupes industriels sont passés d'un modèle B2B2C à B2C sans vraiment l’avoir cherché. La question essentielle pour Eric Ducournau est donc bien d’intégrer les retours des consommateurs dans la création de valeur de chacune des marques. Selon Eric Ducounau, il faut remettre en cause la hiérarchie de la création de valeurs et remettre tout le monde en capacité de créer de la valeur. Il ne s’agit pas seulement de modifier le mode de fonctionnement mais de lâcher prise sur nos habitudes anciennes qui ne fonctionnent plus aujourd’hui. Les marques doivent se mettre en position de risque pour gagner le challenge de la révolution liée à la transformation digitale. D'ailleurs, pour lui, il faut nécessairement décentraliser pour réussir à relever ce challenge. Après une période de mondialisation et de concentration des pouvoirs au siège, les marchés doivent reprendre du pouvoir pour être plus proche des consommateurs. L’essentiel n’est plus vraiment la distribution mais plutôt d’être très en relation avec les attentes des consommateurs. C'est toujours passionnant de parler de business model et de la vision de l'intégration du digital dans un groupe établi depuis des décénies. Eric Ducournau nous prouve qu'on peut être établi et garder sa vélocité, que remettre en question l'ordre établi est évidemment essentiel pour réussir.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 20, 2018 • 24min
Vlan #38 Social Calling - redonner du sens à son travail avec Emilie Vidaud
Emilie Vidaud est journaliste et elle a eu un social calling, c’est à dire un besoin de redonner du sens à son travail. C’est ainsi qu’elle a décidé d’écrire un livre. Ainsi, elle a été interviewé plus d’une centaine d’entrepreneurs sociaux pour finalement choisir de raconter l’histoire de 15 ambassadeurs qui constituent « social calling ». Ce podcast ne devient pas un podcast de développement personnel (je vous rassure) ni de ressources humaines mais je crois qu’un marketer doit absolument comprendre les tendances qui rythment son époque pour être efficace dans son métier. Et puis, dépassant le marketing, finalement ce podcast est à mon image, je suis ravi d’inviter toutes les personnes qui m’inspirent au quotidien donc j’espère que vous apprécierez cette conversation avec Emilie Vidaud. Redonner du sens: un changement de paradigme Selon Emilie, il y a un changement de paradigme fort qui nous vient des U.S. avec une volonté dans les entreprises de ne plus être seulement centrées sur le profit mais aussi de regarder l’impact que l’on peut avoir à une échelle planétaire. D’ailleurs, aux U.S. ou en Allemagne, il existe des formes juridiques d’entreprises qui permettent de créer des associations en faisant du profit. Il y a un acceleration sur les dernières années, mais déjà Marx disait que « le seul travail vivant est celui qui produit du sens », il y a donc un vrai lien entre les 2 depuis des décennies. Mais désormais on remarque que 1 français sur 2 rêve de tout plaquer parce qu’il ne se sent pas à sa place. Pour Emilie, cette quête de sens est liée au digital car ce dernier a décuplé notre accès à la connaissance. Désormais, on se pose beaucoup de questions et nous avons donc une prise de conscience beaucoup plus grande. Et gagner de l’argent ne suffit plus, on a une vraie volonté d’avoir un impact positif sur la société. Selon Emilie, il n’y a ni gentrification ni « genrification » dans cette quête de sens. On peut avoir ce que Emilie nomme « un social calling » quelque soit son origine sociale, sa religion, son genre ou autre, tout dépend de ce que l’on traverse dans la vie bien évidemment. La Génération Z : une génération plus militante Elevée au digital, cette génération se sait pleine de pouvoir pour agir. C’est le défi de la génération Z: faire face au changement climatique et à la raréfaction des ressources. Et si c’est indispensable pour la génération Z, cela a forcément un impact sur les entreprises qui ont besoin de recruter ces personnes. Il y a plusieurs défis pour les dernières. En effet, elles doivent désormais répondre à un triple projet, sociale, économique et sociétal. Elle doivent être dans l’action ce qui veut dire de s’engager avec une obligation de moyen en inscrivant dans leurs statuts leur volonté d’avoir un impact. Une entreprise ne doit plus être au service de ses actionnaires mais aussi et surtout au service de l’Homme et de son environnement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 13, 2018 • 22min
Vlan #37 Les chamans corporate et le futur du travail avec Fabrice Nadjari
Fabrice Nadjari est un stratège de contenus de marques basé en Californie et à ce titre, il s’intéresse à l’anthropologie culturelle dont la quête de spiritualité et par conséquent les chamans et les rites chamaniques. Fabrice constate que comme dans toutes les périodes à forte croissance technologique, on assiste à un retour du religieux et du spirituel. Mais la spiritualité peut être séculaire donc déconnectée des dogmes religieux. On voit également une tendance de fond autour du bien être qui est composée selon Fabrice de 5 éléments essentiels: le bien être physique, le bien être émotionnel, le bien être social, le bien être professionnel et le bien être spirituel. Enfin, on assiste un peu partout à un retour du fait religieux dans nos sociétés dans un contexte ou on se sent déconnecté de soi même et des autres à cause de la technologie. Les Chief Happiness officer ne sont qu’un début…. Plusieurs indicateurs de la montée de la spiritualité dans nos vies et dans le milieu corporate commencent à être visibles: D'abord la croissance du yoga, de la méditation ou encore du pilates dans les entreprises mais selon Fabrice, ces dernières pratiques sont encore douces et forment une sorte de couche superficielle de savoirs millénaires réadaptés aux besoins du cadre moderne. Toutefois, si on gratte un peu, il y a des choses beaucoup plus profondes qui émergent en Californie. Les plantes comme traitement préventif, comme une manière de se connaître mieux, de se connecter et de faire l’expérience de la transcendance. Le microdosing de LSD ou de champignons hallucinogènes est très tendance dans les plus grandes entreprises de la Silicon Valley. Il s’agit de prendre de manière quotidienne une dose très légère de produits qui permettent d’ouvrir les connecteurs de son cerveau sans aller jusqu’à un trip évidemment. Cela permet d’être plus concentré mais aussi plus créatif et efficace parce que plus en phase avec soi même. Vous ne le croyez pas? Ils en parlent même dans le Financial Time! Autre tendance très forte: l’Ahayuesca (plante sacrée des indiens dAmazonie qui permet de faire une plongée en soi) commence à arriver un peu partout en Europe. Comme le précise Fabrice, elle est de plus en plus utilisé par un certain nombre d’esprits éclairés pour essayer de mieux se connaître et d’avancer dans leur quête de la vie. Finalement, on voit déjà des comités de direction faire des expériences d'ahayuesca ensemble et on peut envisager, selon Fabrice, dans un avenir proche l’arrivée de Corporate Chamans, c’est à dire des personnes capables de comprendre et d’incorporer ces sciences millénaires dans l’entreprise afin que les salariés se sentent plus centrés et donc plus efficaces. Finalement ces plantes permettent de prendre de la perspective par rapport aux problèmes que l’on rencontre. Et, si on revient aux 5 éléments essentiels de bien être auxquels Fabrice faisait référence, le yoga et la méditation aide pour les premiers mais les plantes peuvent permettre d’atteindre les autres points. Le futur du travail intégrera vie personnelle et professionnelle Quand on envisage le futur du travail, il est intéressant de noter que l’on distingue de moins en moins vie perso et vie pro. D'ailleurs, les espaces de co-working comme WeWork en sont l’expression. D’un point de vue technologique, on voit aussi que les tendances vont vers de la low tech mais aussi vers un usage des technologies pour nous aider à nous reconnecter à nous même entre le thérapeutique et le holistique. Comme le conclut Fabrice, un dirigeant qui est plus aligné, plus humain, plus emphatique, qui est clair dans sa vision du monde et de son organisation est simplement un meilleur leader. Les organisations ont donc tout intérêt à faciliter ce chemin d'où l'arrivée probable de chamans dans les structures.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mar 6, 2018 • 25min
Vlan #36 Les 10 Impacts organisationnels du marketing d’influence avec Nicolas Chabot
Nicolas Chabot est le Vice Président Europe de Traackr, une plateforme d’IRM (Influencer relationship management) donc une plateforme qui permet de gérer les relations avec les influenceurs. Ils ont créé un white paper avec l’analyste américain Brian Solis pour expliquer les impacts organisationnels du marketing d’influence. Ils ont réalisé que le marketing d’influence prenait de plus en plus de poids dans les marques et que cela participait ou devait pleinement participer à la transformation « digitale » de ces dernières. Le fait de véritablement intégrer les influenceurs dans les stratégies de marques génèrent de nouveaux challenges bien plus complexes que ceux que l’on pourrait envisager à priori. De plus en plus, les annonceurs reprennent en direct les relations avec les influenceurs même si les agences restent très importantes pour la partie créatives évidemment. Voici les 10 points les impacts du marketing d’influence 1. Enjeux financiers: On ne peut plus organiser en fonction des campagnes mais en construisant un programme sur l’année. Il s’agit donc de créer une nouvelle ligne budgétaire sans que cela soit nécessairement adossé à un lancement produit. 2. Collaboration Le marketing d’influence peut toucher plusieurs départements (RP, Social, Marketing, plusieurs marques d’un même groupe, service clients, les boutiques et la vente) et cela génère des enjeux de collaborations internes car il s’agit de proposer à l’influenceur un point d’entrée unique pour une expérience unifiée. 3. Global & Local Dans les grands groupes, les influenceurs ont toujours été géré au niveau local. Mais à présent, les équipes au global voire des zones (Europe, Asie, Afrique, Amérique) commencent à s’intéresser au sujet et à interjeter. Par conséquent, cela génère des complexifications qu’il faut traiter nécessairement. 4. L’intégration dans les stratégies de communication Nicolas reprend l’exemple de Nissan qui a désormais passer le département influence au marketing et opérationnellement, cela a permis de remonter d’un cran la manière d’utiliser ce levier. Cela implique des budgets différents mais aussi une intégration beaucoup plus complète dans la réalité de la marque. 5. Impact au département achats Le budget influenceurs était avant un élément à la marge d’une stratégie de communication mais désormais cela prend une place de plus en plus prépondérante et par conséquent, le département achats doit mieux comprendre ce business. Il faut donc mieux contractualiser et encadrer pour optimiser les investissements. 6. Au département droit Comment les influenceurs annoncent qu’ils sont payés? comment gérer l’authenticité des influenceurs? Quelle est l’implication des marques dans le fait que les influencers disent bien qu’ils ont été payés? Comment je m’assure aussi que les influenceurs ne prennent pas la parole de manière contraire avec une marque? Et si c’est le cas, comment réagir? Tous ces éléments sont de nouveaux challenges pour les marques évidemment. 7. Quelle positionnement de l’agence d’influence? Comment j’intègre une ou plusieurs agences, les MCN et tous ces prestataires qui gravitent autour du marketing d’influence 8. Impact au niveau des R.H. Quelles sont les compétences qui sont nécessaires pour ces nouveaux postes? De plus en plus on voit apparaitre des « VP of Influence », il faut donc se poser la question de ce que cela veut dire précisément. 9. Les données et les tableaux de bords Il y a un vrai besoin d’être plus clair sur les indicateurs clef de succès (K.P.I.) puisqu’on y investit de plus en plus d’argent. 10. L’impact de la technologie A partir du moment ou le programme commence à devenir stratégique pour les marques, il y a beaucoup d’agences mais aussi de technologies nouvelles qui naissent pour accompagner les marques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.


