Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Jan 26, 2023 • 2min

Qui est le vrai Tintin ?

Qui ne connaît les aventures de Tintin, le célèbre reporter imaginé par Hergé ? Il semblerait que, pour créer son personnage, l'auteur belge se soit inspiré d'un modèle.Tintin ressemblerait en effet à un certain Palle Huld. C'est en voyant une photographie de ce jeune Danois, né en 1912, et mort en 2010, presque centenaire, qu'Hergé aurait eu l'idée du personnage qui allait faire sa renommée.En regardant ce cliché, pris sur la place Rouge de Moscou, en 1928, on aperçoit tout de suite des similitudes entre cet adolescent de 15 ans et le futur Tintin. Il porte en effet des pantalons de golf, un veston boutonné, recouvert d'un ample manteau. Et il est coiffé d'une large casquette.Bref, la tenue même de Tintin, qu'on croirait sorti de ses albums pour venir poser devant l'objectif du photographe. Peu de temps s'est écoulé entre cette photo, qu'elle ait ou non inspiré la création de Tintin, et la première apparition du fameux reporter, le 10 janvier 1929, dans les pages d'un journal belge.Cette photo de Palle Huld a été prise au cours d'un tour du monde qu'effectuait alors le jeune homme. Le périple était organisé par un journal danois, à l'occasion du centenaire de la naissance de Jules Verne.Palle Huld avait été choisi parmi de très nombreux candidats. Interrogé à la fin de sa vie, il pensait que son allure juvénile et ses cheveux roux, peu fréquents au Danemark, lui avaient valu d'être désigné.Apprenti à cette époque, l'adolescent se lance alors, au grand effroi de sa mère, dans une odyssée de plus de 32.000 kilomètres, accomplie en un mois et demi. Il pouvait voyager de la manière qui lui convenait le mieux, sans avoir le droit de prendre l'avion.Ce périple, qui n'était pas sans danger, l'a porté aux quatre coins du monde, de l'Amérique du Nord à la Russie, en passant par le Japon. Au retour, le jeune homme est accueilli en héros. Plus tard, il devient acteur, au théâtre comme au cinéma. Il écrit aussi un livre sur son voyage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 25, 2023 • 2min

Que sont les prêtres-ouvriers ?

Dès le début du XXe siècle, certains prêtres s'engagent, à titre individuel, dans le monde du travail. Ces ecclésiastiques, et ceux qui les suivront, ressentent le besoin de partager, en travaillant à leurs côtés, les problèmes quotidiens des ouvriers.Il leur semble que c'est le meilleur moyen de mettre en pratique les valeurs évangéliques de partage et de fraternité, et de rester ainsi fidèles à l'esprit de leur mission sacerdotale.Ce travail en commun, avec les mineurs ou les dockers, leur paraît d'autant plus important que, durant la Seconde Guerre mondiale, un livre, promis à un grand retentissement, alerte sur la déchristianisation des milieux ouvriers.L'expérience commence, de manière officielle, dès 1942. Après la guerre, de nombreux prêtres-ouvriers travaillent en usine, dans les ports ou sur les chantiers.L'Église a autorisé le mouvement, mais du bout des lèvres. En effet, la hiérarchie catholique éprouve des réticences envers cette expérience des prêtres-ouvriers.En effet, elle leur paraît incompatible avec la neutralité que le prêtre, pasteur de l'ensemble de ses ouailles, doit conserver dans l'exercice de son ministère. Et, de fait, plusieurs prêtres-ouvriers s'engagent dans des syndicats ou même des partis politiques.Ils participent également à des manifestations et à des grèves. Aussi, en 1954, Pie XII encadre-t-il de manière plus stricte cette expérience, réduisant à trois heures quotidiennes le temps que le prêtre peut consacrer à son travail et lui interdisant tout engagement syndical.Attaché à une conception moins engagée du sacerdoce, Jean XXIII mettra même fin à l'expérience en 1959.Le Concile Vatican II, en 1965, change cependant la donne. À sa suite, Paul VI permet à nouveau le travail des prêtres. Ils sont désormais encadrés par la Mission ouvrière, qui regroupe les acteurs de l'évangélisation en milieu ouvrier.L'expérience est d'abord un succès, puisqu'on compte environ 800 prêtres-ouvriers au milieu des années 1970. Mais, par la suite, leur nombre décroît peu à peu. Selon certaines sources, ils seraient environ 300 en 2020, mais, la plupart étant en retraite, il n'en resterait qu'une quinzaine encore en activité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 24, 2023 • 2min

L'année a-t-elle toujours commencé le 1er janvier ?

L'usage de faire commencer l'année le 1er janvier n'est pas nouveau. Il est même très ancien, puisqu'il remonte au premier siècle avant notre ère. En effet, en 45 avant J.-C., Jules César décide d'adopter un nouveau calendrier, fondé sur le soleil, ou plutôt sur les mouvements de la terre par rapport à cet astre.Ce calendrier, composé de 365 jours, commence le 1er janvier et prend le nom de son inventeur. Ce calendrier julien est promis à un bel avenir.En effet, dès le milieu du IVe siècle, l'Église l'adopte. Le 1er janvier correspond, en effet, à une date importante pour elle, la circoncision de Jésus, célébrée huit jours après sa naissance.Même si l'Église, par la voix du Pape, a fixé le début de l'année au 1er janvier, cette date n'est pas toujours acceptée. Au IXe siècle, Charlemagne décide que l'année commencera le 25 décembre, date qui, en l'an 800, marque son couronnement comme Empereur.Par ailleurs, l'année débute le 1er mars dans certaines provinces françaises. En France, cependant, un usage assez général voulait que l'année commence plutôt le jour de Pâques.Il faut attendre 1564 pour que le Roi Charles IX, par l'édit de Roussillon, impose le 1er janvier comme date du début de l'année, et ce sur l'ensemble du territoire français.Dix ans plus tard, en 1584, le Pape Grégoire XIII met en place un nouveau calendrier solaire, le calendrier grégorien qui, pour l'essentiel, reprend la structure du calendrier julien.Ce nouveau calendrier reprend, comme date du début de l'année, le 1er janvier qui, en 1622, est étendu par Rome à l'ensemble des pays catholiques.On sait, par ailleurs, que, dans de nombreux pays, marqués par une culture et une religion différentes, l'année ne commence pas le 1er janvier. Ainsi, le nouvel an islamique, lié aux variations d'un calendrier lunaire, débute souvent en été, alors que dans des pays bouddhistes, comme le Laos ou Sri Lanka, l'année commence entre le 12 et le 15 avril. Et le nouvel an chinois est encore placé à une date différente. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 23, 2023 • 2min

Shakespeare a-t-il vraiment écrit ses pièces ?

L'un des plus grands écrivains de tous les temps, William Shakespeare, est-il vraiment l'auteur de ses pièces ? Pour certains, la question n'est pas aussi incongrue qu'elle peut le paraître.Elle se pose en tous cas depuis près de deux siècles. Ceux qui réfutent à Shakespeare la paternité de ses œuvres mettent en avant un certain nombre d'arguments. Le premier d'entre eux est la quasi absence de documents attestant la rédaction de ces pièces par Shakespeare.Ainsi, il n'existe pas de manuscrits ou de brouillons de ces pièces, ni de notes prises par cet écrivain. Par ailleurs, les sceptiques doutent qu'un homme d'une aussi modeste origine ait pu acquérir les connaissances nécessaires à la rédaction de ses œuvres.Ils se demandent où ce fils de gantier, né en 1564, dans la petite ville de Stratford-upon-Avon, aurait été chercher les informations qui lui ont permis de décrire, avec une grande précision parfois, les règnes de Richard III ou d'Henry V ou comment il aurait acquis les notions juridiques qui apparaissent dans ses pièces.Mais pour nombre de spécialistes et d'universitaires, il n'existe aucune preuve sérieuse d'une telle supercherie littéraire. On a plutôt des raisons de croire que Shakespeare fut bien l'auteur de ses pièces et de ses sonnets.On possède en effet des copies imprimées de certaines pièces de Shakespeare, sur lesquelles figure son nom. Il existe également, au sein de la compagnie théâtrale dont il faisait partie, des traces de son activité d'acteur.Par ailleurs, les détracteurs de Shakespeare n'ont pu se mettre d'accord pour attribuer ses écrits à un autre écrivain. Le très grand nombre d'auteurs auxquels on a pu attribuer l'écriture des pièces de Shakespeare, dont Francis Bacon ou le dramaturge Christopher Marlowe, montre bien, pour ses partisans, la légèreté d'une hypothèse étayée par aucun élément solide.Ils rappellent enfin que le candidat jugé le plus sérieux, Edward de Vere, comte d'Oxford, est mort en 1604, soit des années avant la publication de certains chefs-d'œuvre de Shakespeare, comme "Le Roi Lear" ou "Macbeth". À l'heure actuelle, le débat reste donc ouvert. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 22, 2023 • 2min

Pourquoi le Memorandum de Budapest a-t-il désarmé l'Ukraine ?

En ce début d'année 2023, la guerre entre la Russie et l'Ukraine entre dans son onzième mois. Si les Occidentaux affichent un soutien sans faille à l'Ukraine, notamment en lui livrant de grandes quantités d'armes, les autorités de ce pays ont pu déplorer que ses alliés ne s'engagent pas de manière encore plus active à ses côtés.Pour justifier un tel soutien, elles évoquent parfois un document signé, entre autres, par la Russie, l'Ukraine et certains pays occidentaux. Il s'agit du Mémorandum de Budapest, qui date de 1994.Paraphé par la Russie, les États-Unis et le Royaume-Uni, auxquels s'ajouteront la Chine et la France, ce mémorandum se présente en fait sous la forme de trois accords, conclus respectivement avec l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan.L'objet principal de ce Mémorandum est de prévoir la dénucléarisation de ces trois pays qui, après la disparition de l'URSS, en décembre 1991, ont accédé à l'indépendance.Or il se trouve que l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan possédaient des armes nucléaires sur leur territoire. Les puissances nucléaires, et notamment les États-Unis, voulaient éviter que d'autres pays accèdent à ce type d'armement.Au terme d'une longue période de négociations, ces trois anciennes Républiques soviétiques ont donc accepté de démanteler leurs installations nucléaires offensives et de signer le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, entré en vigueur en 1970.Mais ils ne l'ont pas fait sans contreparties. En échange de la renonciation de ces trois pays aux armes nucléaires, les signataires, et donc la Russie, se sont engagés à respecter l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, de la Biélorussie et du Kazakhstan.En envahissant l'Ukraine, le 24 février 2022, la Russie a donc violé ce Mémorandum de Budapest, dont elle était signataire. Mais le Président ukrainien a aussi accusé les autres signataires de cet accord de ne pas le respecter, en refusant à son pays le soutien militaire que, d'après lui, ce document diplomatique impliquait.En fait, le texte de l'accord ne prévoit pas expressément d'intervention militaire des pays signataires en cas d'agression contre l'Ukraine, surtout si le pays agresseur n'utilise pas l'arme atomique contre elle.. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 19, 2023 • 2min

Pourquoi Jules César est-il surnommé “la femme de tous les maris” ?

Dans l'Antiquité, les mœurs étaient, à certains égards, plus libres qu'elles ne le sont aujourd'hui. Ainsi, aucun jugement moral n'était porté, du moins en principe, contre un citoyen romain attiré par un autre homme ou un jeune adolescent. Cette forme de sexualité était si bien acceptée qu'aucun mot spécifique ne désignait ce que nous appelons aujourd'hui l'"hétérosexualité" et l'"homosexualité". Aussi l'aventure homosexuelle prêtée à Jules César, notamment par Suétone, ne suscita-t-elle que les railleries de ses soldats. Mais, dans ces plaisanteries de caserne, ils prenaient tout aussi bien pour cibles les exploits amoureux plus "classiques" de leurs chefs. Et on sait qu'à cet égard aussi, l'amant de Cléopâtre, et, d'après la rumeur, de bien d'autres femmes, avait une réputation bien établie. Si l'on en croit ce qu'écrit Suétone, dans sa "Vie des douze Césars", Jules César aurait donc eu, dans sa jeunesse, une liaison masculine. Apparemment, on ne lui en connaît pas d'autres. À supposer même que l'aventure attribuée au futur dictateur soit avérée. Cette relation homosexuelle, César l'aurait eu avec Nicomède IV, Roi de Bithynie, une région du nord de l'Anatolie, dans la Turquie actuelle. Vers 80 avant J.-C., le jeune homme, au début de sa carrière, y est envoyé par Rome, qui exerce une sorte de tutelle sur le royaume. Il doit notamment lever une flotte, au bénéfice de l'Empire. Une fois sur place, les relations entre le souverain et le jeune ambassadeur seraient devenues intimes. Aux dires de Cicéron, Nicomède aurait fait conduire César dans sa chambre et l'aurait fait coucher sur son lit. Pour les méchantes langues, il serait même devenu le "prostitué" du Roi. Pourtant, Suétone lui-même reconnaît que rien, dans la vie de César, n'autorise à penser qu'il eut une seule autre liaison du même genre. Ce qui n'empêchera pas les ragots d'aller bon train. Ainsi, rapporte Suétone, on disait que César était "le mari de toutes les femmes et la femme de tous les maris", une claire allusion à sa prétendue bisexualité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 18, 2023 • 2min

Pourquoi la torche olympique a-t-elle une origine nazie ?

Célébrés tous les quatre ans, depuis la renaissance de cette manifestation, en 1896, les jeux olympiques ont leurs traditions. L'allumage et le parcours de la flamme olympique sont l'une des plus connues. En effet, la flamme est embrasée à Athènes, le berceau antique des Jeux, et des athlètes se relaient ensuite pour l'acheminer jusqu'au lieu de la compétition. On entend souvent dire que cette cérémonie s'inspire des usages de l'Antiquité. Et il est vrai que, dans la Grèce antique, un feu sacré était allumé en permanence dans les grands sanctuaires, et notamment celui d'Olympie. Par ailleurs, les costumes portés lors de la cérémonie d'allumage de la flamme olympique s'inspirent des tenues portées, en cette occasion, par les anciens Grecs. L'esprit de l'Antiquité grecque est donc bien présent dans les Jeux modernes.Le cérémonial de la torche olympique, en revanche, ne doit rien à l'Antiquité. On en doit l'idée à Carl Diem, un dignitaire nazi chargé d'organiser les Jeux de Berlin, en 1936. Il s'était d'abord joint à Goebbels pour convaincre Hitler d'accepter la tenue en Allemagne d'une manifestation où le dictateur nazi voyait la main des juifs et des francs-maçons. Les deux hommes surent trouver les arguments susceptibles de persuader le Führer. Faire allumer la flamme à Olympie, puis, de là, la faire venir en Allemagne, c'était rattacher le IIIe Reich à la Grèce, berceau de la civilisation occidentale. Et c'était aussi en souligner l'ascendance aryenne. Par ailleurs, le parcours même de la flamme pouvait être assimilé au mouvement historique qui partait de la Grèce, puis des Empires romain et germanique, pour culminer dans le "Reich de mille ans" annoncé par Hitler. La torche s'inspirait d'une autre flamme qui avait flambé, celle-là, durant les Jeux olympiques de 1928, qui s'étaient tenus à Amsterdam. La fabrication de la torche fut confiée à la firme Krupp, mieux connue pour ses armes. Et c'est d'ailleurs un canon qui fut allumé avec le premier exemplaire de la torche. Un fâcheux symbole pour des olympiades censées représenter la paix entre les peuples. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 17, 2023 • 2min

Qu'est-ce qu'une école démocratique ?

Les écoles dites "démocratiques" sont fondées sur la liberté de choix de son enseignement par l'enfant et sur des valeurs d'égalité, notamment entre l'enseignant et l'élève. De telles théories, associées parfois à des expériences concrètes, ne sont pas nouvelles. À la fin du XVIIe siècle, le philosophe anglais John Locke conseillait déjà de ne rien imposer à l'enfant. Un siècle plus tard, l'"Émile" de Rousseau devait choisir, de lui-même, ce qu'il lui paraissait utile d'apprendre. De leur côté, les enfants fréquentant l'école fondée par Tolstoï sur son domaine étaient libres de venir ou de rester chez eux. Quant à la gestion de la célèbre école de Summerhill, fondée en 1921 en Angleterre, elle était fondée sur de véritables principes démocratiques. Citons encore l'exemple de la "Sudbury Valley School", fondée en 1968, aux États-Unis, où l'on ne proposait aux élèves aucun programme d'enseignement préconçu. L'un des principes directeurs de cet enseignement démocratique est de laisser l'enfant libre de ses choix éducatifs. C'est lui qui décide de ses activités, sans qu'aucun cours, ni aucun programme, lui soient imposés. Il choisit, parmi les activités prévues, celles qui lui plaisent, et peut même en proposer d'autres. Ainsi, les élèves de ces écoles peuvent concevoir et mener à bien, du début à la fin, de véritables projets éducatifs. Il s'agit donc de faire confiance en la curiosité naturelle de l'enfant. Même si rien n'est imposé, les élèves ne sont pas laissés à eux-mêmes. Ils sont encadrés par des adultes qualifiés, qui les aident à donner vie à leurs idées. Pour leur permettre d'éclore, et de se matérialiser, des ressources pédagogiques variées sont mises à la disposition des enfants. Un autre principe de ces écoles démocratiques, nous l'avons vu, c'est l'égale importance, dans le choix des activités ou la gestion de l'établissement, entre l'adulte et l'enfant. Le dialogue et la médiation jouent également un grand rôle dans la résolution des conflits. De tels principes démocratiques n'excluent pas la présence de règles, mais celles-ci, la plupart du temps, ne prévoient pas de punitions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 16, 2023 • 2min

Pourquoi dit-on “tous les chemins mènent à Rome” et “mettre les points sur les i” ?

Quand on prétend que "tous les chemins mènent à Rome", on veut généralement dire par là qu'il existe plusieurs moyens pour parvenir à ses fins. Ce dicton se réfère à la centralité de la ville de Rome, et d'abord dans l'Antiquité où, elle était, comme on sait, la capitale de l'immense Empire romain. C'est d'ailleurs du cœur de cet immense ensemble que partaient les voies qui irriguaient tout l'Empire. Puis Rome est devenue une autre capitale, celle de tous les chrétiens. Et c'est là que, pour prier devant le tombeau de saint Pierre et se faire bénir par son successeur, le Pape, des pèlerins de toute la chrétienté prenaient "tous les chemins qui mènent à Rome".Quand votre interlocuteur "met les points sur les i", c'est qu'il tient à vous dire les choses franchement. Il veut clarifier la situation, de sorte qu'il n'y ait plus aucune confusion possible. Mais, là encore, d'où vient cette expression ? Pour le savoir, il faut remonter au Moyen-Âge. À cette époque, des moines étaient chargés de copier les manuscrits. Avant l'invention de l'imprimerie, c'était la seule manière de mettre ces écrits à la disposition de ceux, encore peu nombreux, qui pouvaient les lire. À cette fin, les copistes utilisaient une écriture spécifique, appelée "gothique". C'était une écriture dense, faite de caractères serrés. Elle n'avait pas été choisie pour son aspect esthétique, mais pour son caractère pratique. Avec ses caractères ramassés et ses abréviations, elle permettait d'écrire vite. Mais elle n'était pas toujours lisible. En effet, certaines lettres, comme le "i", étaient difficiles à déchiffrer. À cette époque, en effet, il n'était pas surmonté d'un point et s'écrivait comme un simple trait vertical. On pouvait donc facilement confondre un "i" avec un "l". Et quand deux "i" se côtoyaient, ce qui arrivait, ils pouvaient prendre l'apparence d'un "u". C'est pour éviter de telles confusions que les copistes décident finalement de surmonter le "i", et aussi le "j", tant qu'ils y étaient, d'un point. Ils venaient de "mettre les points sur les i".  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 15, 2023 • 2min

Qu'est-ce que l'opération Popeye ?

On le voit avec les conflits récents, l'imagination des militaires ne connaît pas de bornes quand il s'agit de concevoir de nouvelles armes ou techniques visant à détruire l'adversaire ou entraver sa progression. C'est le cas de ce qu'on appelle l'ensemencement des nuages. Il est vrai que son inventeur, l'Américain Vincent Schaefer, ne pensait sans doute pas que son procédé de pluie artificielle puisse être exploité à des fins militaires. Il l'a découvert par hasard, en 1946, en constatant qu'un glaçon, tombé dans l'atmosphère d'une chambre froide, transformait son haleine en un nuage chargé de gouttes d'eau. En déversant sur un nuage certaines substances, comme de fines particules de glace, on devait pouvoir activer la condensation des gouttelettes en de véritables gouttes de pluie, prêtes à tomber sur le sol. L'armée ne tarde pas à s'emparer de cette technique. Entre 1947 et 1952, plus de 250 vols expérimentaux sont entrepris, au cours desquels on verse sur les nuages de la glace pilée et de la mousse carbonique. Mais c'est l'iodure d'argent qui est le plus efficace. Certains scientifiques sont alors convaincus qu'il est possible de faire pleuvoir à volonté. D'autres pensent qu'il est inutile de provoquer des pluies qui auraient fini par tomber. Et c'est bien comme une arme que cet ensemencement des nuages est utilisé durant la guerre du Vietnam. En effet, pendant cinq ans, de 1967 à 1972, des avions larguent des tonnes d'iodure d'argent au-dessus des nuages qui surplombent la piste Hô Chi Minh. C'est par cet itinéraire que le Vietnam du Nord ravitaille, en armes et en vivres, les combattants du Sud. Cette opération "Popeye", dont le but est de prolonger la saison des pluies, est conduite dans le plus grand secret. Et pourtant, plus de 2.300 missions sont menées à bien. Mais ces pratiques finissent par être connues, provoquant un scandale aux États-Unis. C'est pour éviter, à l'avenir, de telles manipulations, que, en 1974, une convention internationale interdisant les modifications du climat à des fins militaires est adoptée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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