Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
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Jan 12, 2023 • 2min

Quel pays européen est le plus gros consommateur mondial d'alcool ?

D'après les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé, le plus gros consommateur mondial d'alcool est la Moldavie. On consommerait en effet, dans ce petit pays européen, coincé entre l'Ukraine et la Roumanie, un peu plus de 18 litres d'alcool par personne et par an.Soit trois fois plus que la moyenne mondiale, qui s'établit à un peu plus de 6 litres par personne et par an. Il est vrai que le rapport des Moldaves au vin remonte à la plus haute Antiquité.Les premières vignes auraient été plantées près de 3.000 ans avant notre ère. Les Grecs et les Romains appréciaient beaucoup le vin moldave. Après des siècles de domination ottomane, où l'alcool est prohibé, la Moldavie, qui fait partie de l'Empire des tsars depuis 1812, fournit en vin la Russie, puis l'URSS.Aujourd'hui, le vin moldave, qui fournit 20% du PIB et représente environ un tiers des exportations, est surtout vendu à l'étranger.Une telle consommation d'alcool ne peut qu'avoir de graves conséquences sur la santé des Moldaves. D'autant que, comme la quasi-totalité du vin est exportée, ils boivent surtout une eau-de-vie locale, fabriquée par les très nombreux bouilleurs de cru.Il s'agit d'un alcool très fort et d'une qualité parfois douteuse. Ainsi, en Moldavie une personne sur 1.000 meurt d'une cirrhose du foie, soit 6 fois plus qu'en France. Et les accidents de la route liés à une consommation excessive d'alcool sont aussi très nombreux.De ce fait, on estime que, dans le pays, un homme sur 5 mourrait à cause de l'alcool. En effet, les hommes boivent plus que les femmes; ce qui explique que leur espérance de vie moyenne est de 66 ans, contre 75 ans pour leurs compagnes.Dans les années 1980, les autorités soviétiques avaient tenté de prohiber l'alcool. Les seuls résultats avaient été une baisse des revenus de l'État et une plus grande circulation de l'alcool artisanal.Depuis une dizaine d'années, les autorités moldaves essaient de faire baisser cette consommation d'alcool, par l'instauration de taxes mais aussi par une campagne d'information et de prévention. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 11, 2023 • 2min

Pourquoi met-on un “x” à la fin de certains mots au pluriel en “ou” ?

Les Français d'un certain âge se souviennent encore de cette liste de sept mots se terminant par "ou". En effet, ils ont appris par cœur, à l'école primaire, que les mots bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou et pou prenaient un "x" et non un "s" au pluriel.Une fois de plus dans la langue française, une règle avait des exceptions. Dont seul le recours à la mémoire permettait de se souvenir. Malgré tout, peut-on expliquer la terminaison en "x" de ces mots ?Pour cela, il faut remonter au Moyen-Âge, époque pendant laquelle s'est poursuivie l'élaboration de notre langue, notamment à l'écrit. Dans ce domaine, l'usage était souvent fixé, de manière involontaire, par les moines chargés de recopier les manuscrits.Pour comprendre ce qui s'est passé avec nos sept mots en "ou", et le rôle des moines copistes dans cette histoire, il faut rappeler un usage de la langue de l'époque. En effet, on n'écrivait pas des "chevals", au pluriel, mais des "chevaus".De fait, la consonne "l", placée devant le "s" du pluriel, devenait un "u". On écrivait aussi un "genouil", au singulier, et des "genous", au pluriel, ou encore un "chevel", au singulier, et des "cheveus", au pluriel.Les moines avaient beaucoup de travail. On imagine en effet le temps nécessaire à la copie d'un manuscrit. Aussi avaient-ils l'habitude, pour aller plus vite, d'utiliser des abréviations.Celle qu'ils employaient pour le groupe "us" ressemblait beaucoup au "x". Aussi, les copistes finirent-ils par écrire, au pluriel, "genox", "hibox" ou encore "chox". Mais, pour prendre l'exemple du premier de ces mots, on le prononçait toujours comme s'il avait été écrit "genoux".Par ailleurs, on oublia rapidement que le "x" était une abréviation, mise pour "us". On finit donc par rétablir le "u". Désormais, on n'écrivit donc plus "genous" mais "genoux".Par contre, les spécialistes eux-mêmes ne savent pas vraiment pourquoi l'usage limita cette marque du pluriel, qui dérogeait à la règle, à seulement sept mots. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 10, 2023 • 2min

Qu'est-ce que la “ville du quart d'heure” ?

Née, depuis les débuts du XXe siècle, des travaux de plusieurs urbanistes, le concept de "ville du quart d'heure" est le plus souvent attribué à l'universitaire franco-colombien Carlos Moreno.Il désigne une ville dans laquelle tous les services seraient accessibles en 15 minutes, depuis son domicile, à pied ou à vélo. Ainsi, un citadin doit pouvoir, dans ce laps de temps, accéder à son lieu de travail, un supermarché, une école, un lieu de soin et de distraction.Ce qui modifierait complètement la disposition urbaine. Un centre-ville unique, rassemblant tous ces services, ou des quartiers spécialisés dans certains d'entre eux, seraient remplacés par des zones, bien réparties sur le territoires urbain, où toutes ces fonctions coexisteraient.D'après ses défenseurs, cette nouvelle conception de la ville aurait bien des vertus. Elle contribuerait à limiter les déplacements pendulaires, ce qui permettrait de fluidifier la circulation et de désengorger les transports en commun.Elle conduirait aussi à une autre conception du travail, déjà expérimentée à l'occasion de la pandémie de Covid. Elle repose sur la constatation suivante : il est plus logique de travailler chez soi, ou près de chez soi, quand c'est possible, que de traverser la ville pour s'asseoir devant un ordinateur.Cette redistribution des services, dans l'ensemble de la ville, pourrait aussi s'appuyer sur une meilleure utilisation de bâtiments qui, souvent, sont loin d'être utilisés à 100 %.Certains locaux pourraient ainsi être employés à d'autres fins. Les écoles, par exemple, pourraient accueillir des activités culturelles pendant le week-end.D'ores et déjà, ce concept de "ville du quart d'heure" a séduit bien des édiles. C'est le cas de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a commencé à l'appliquer, au sortir de la récente crise sanitaire.D'autres villes, à travers le monde, comme Dublin, Milan, Singapour ou encore Ottawa, ont pris des mesures destinées à rapprocher les principaux services des habitants.Certains pensent cependant que l'éclatement de la ville en quartiers polyvalents pourraient accroître les disparités urbaines et provoquer une sorte d'"esprit de clocher" à l'échelle de chacune de ces zones. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 9, 2023 • 2min

Quels sont les 6 symboles figurant sur la statue de la Liberté ?

Œuvre du sculpteur français Auguste Bartholdi, à laquelle participa Gustave Eiffel, la célèbre statue de la Liberté fut offerte aux États-Unis par la France et inaugurée en octobre 1886. Depuis, elle est devenue l'un des emblèmes du pays.L'observateur attentif pourra déceler, sur ce monument, un certain nombre de symboles, dont on ne connaît pas toujours la signification. Ainsi, les pointes constituant la couronne de la statue représenteraient, selon les versions, les 7 continents ou les 7 océans du globe.Par ailleurs, la date inscrite, en chiffres romains, sur la tablette tenue par la statue est celle de la déclaration d'indépendance des États-Unis, le 4 juillet 1776. Les chaînes brisées, au pied de la statue, symbolisent l'abolition de l'esclavage.De leur côté, les 25 fenêtres du monument seraient en relation avec les 25 pierres gemmes présentes sur terre. La torche tenue par la statue, avec sa flamme, se réfère, d'après certaines versions, au siècle des Lumières.C'est d'ailleurs vers l'Europe, où ce mouvement s'est développé, qu'est tourné le regard de la statue.Mais, avec la statue de la Liberté, le visiteur n'est pas au bout de ses surprises. En contemplant son visage, il ne sait sans doute pas que Bartholdi, pour le sculpter, s'est inspiré de celui de sa propre mère.Il serait aussi surpris d'apprendre que la couleur de la statue a changé avec le temps. Au départ, en effet, elle était plutôt rouge, cette teinte se transformant, au fil des années, en un vert bleuté.On le sait, la statue est un cadeau de la France. Mais elle est d'abord présentée en entier à l'ambassadeur des États-Unis, avant d'être démontée, puis chargée dans des caisses à destination du Nouveau monde, où elle sera remontée.Au départ, et jusqu'en 1906, la statue de la Liberté a aussi servi de phare. Cependant, elle n'éclairait pas assez les bateaux pour que l'expérience soit poursuivie.Dernière anecdote enfin : jusqu'à ce qu'une explosion, en 1916, n'endommage une partie de la statue, la torche était également accessible aux visiteurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 8, 2023 • 2min

Qu'est-ce qu'un “incunable” ?

Certains livres sont plus précieux que d'autres. Mais les "incunables" sont sans doute ceux auxquels les bibliophiles attachent le plus de prix. Ce terme désigne des livres imprimés entre l'invention de l'imprimerie, vers 1450, et la fin du XVe siècle.Pour mériter cette appellation, un livre doit donc avoir été publié avant le 1er janvier 1501. La date retenue comporte une part d'arbitraire, les ouvrages imprimés en 1501, par exemple, ne différant en rien de ceux publiés l'année précédente.Le mot "incunable" est tiré d'un mot latin signifiant "berceau". Il se réfère donc aux débuts de l'imprimerie. Les spécialistes, aujourd'hui, pensent que le terme a été utilisé, pour la première fois, par le philologue hollandais Hadrianus Junius, dans un ouvrage écrit en 1569.Il y aurait aujourd'hui entre 30.000 et 32.000 incunables. Parmi eux, on compte environ 35 % d'éditions italiennes, les incunables germaniques représentant 34 % du total et les exemplaires français 18 %.Ces livres ont une très grande valeur. C'est ainsi que les bibles imprimées par Gutenberg lui-même, en 1455 et 1456, valent plusieurs millions d'euros.Les incunables sont souvent des livres religieux, des bibles en premier lieu, ou des versions de manuscrits du Moyen-Âge portant sur la religion. Il peut s'agir aussi de psautiers, comme le "Psalmorum Codex", publié en 1457, qui est le premier ouvrage imprimé en couleurs.Il doit aussi sa renommée à la régularité de son impression et au dessin délicat de ses lettrines ornées. Mais on imprime aussi des livres profanes, comme "La chronique de Nuremberg", en 1493.Autre incunable, un exemplaire de "La légende dorée", de Jacques de Voragine. Sorti de l'imprimerie de Lyon, en 1476, il est considéré comme l'un des premiers livres imprimés français.Ces premiers livres imprimés paraissent sans la page de titre, où figurent notamment le nom de l'auteur et le titre de l'ouvrage. Les imprimeurs la feront figurer peu à peu, comme la pagination. Ces incunables sont imprimés en caractères gothiques, puis romains, et comprennent de superbes illustrations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 5, 2023 • 2min

Que signifient les numéros sur les maillots au football ?

Alors que débute la coupe du monde de football, au Qatar, les supporters s'apprêtent à soutenir leurs joueurs favoris. Ils les désignent bien sûr par leurs noms, mais aussi par le numéro inscrit sur leur maillot.Cette pratique, qu'on doit aux Anglais, remonte à 1928. Lors d'une rencontre opposant deux équipes anglaises, cette année-là, les joueurs arborent, pour la première fois, des numéros sur leurs maillots.Ils vont de 1 à 11, le nombre de joueurs, dans une équipe, ne dépassant pas ce seuil. Le 1 revient au gardien de buts, les attaquants se réservent les numéros compris entre 7 et 11 et ainsi de suite.Cette pratique se généralise en Angleterre en 1939, et s'étend aux compétitions européennes en 1947. À l'occasion de la coupe du monde de football, en 1954, la Fédération internationale de football association (FIFA) décide que les joueurs pourront choisir d'autres numéros que ceux compris entre 1 et 11.À partir de cette date, le choix devient donc plus large, mais il n'est pas totalement libre pour autant. Ainsi, en France, les joueurs doivent choisir des numéros allant de 1 à 30.Par ailleurs, les numéros 1, 16 et 30 sont réservés au gardien de buts. En outre, le numéro 33 sera attribué à un remplaçant de dernière minute. Les compétitions françaises n'offrent donc qu'une marge de manœuvre assez limitée aux joueurs.Dans d'autres pays, ou dans des championnats européens, le choix est plus grand. Ainsi, Bixente Lizarazu, jouant au Bayern de Munich, a adopté le numéro 69, en référence à son année de naissance et à sa taille.De son côté, le joueur chilien Ivan Zamorano, qui intégrait l'Inter Milan, aurait voulu prendre le numéro 9. Ce numéro étant déjà celui d'un certain Ronaldo, le footballeur résout le problème en affichant le numéro 18, les deux chiffre étant séparés par le signe "+".Certains numéros, comme le 10, sont plus difficiles à porter, car ils ont été choisis par des joueurs célèbres, comme Pelé, Maradona ou Zidane. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 3, 2023 • 2min

Pourquoi ne faut-il pas utiliser l’eau chaude du robinet pour cuisiner ?

Selon une récente enquête, près de 9 Français sur 10 déclarent avoir confiance dans l'eau du robinet. Ils la considèrent en effet comme le produit le plus contrôlé qui soit. Et de fait, l'eau est surveillée de très près.Mais cette confiance leur fait prendre parfois des habitudes imprudentes. Comme celle d'utiliser l'eau chaude du robinet pour un usage alimentaire. Ainsi, une récente étude montre que près des deux tiers des Français utiliseraient cette eau chaude pour préparer du thé ou une tisane ou pour faire cuire des pâtes ou du riz.En effet, une telle utilisation est bien tentante, car elle permet d'aller plus vite en besogne. Et c'est bien cette rapidité qui est surtout invoquée pour cet emploi particulier de l'eau chaude du robinet.Or cette utilisation de l'eau chaude est une très mauvaise idée. En effet, elle comporte des risques pour la santé. De fait, l'eau chaude qui coule du robinet provient du ballon, où elle a longtemps stagné.Les bactéries ont donc eu le temps d'y proliférer. Elle peut contenir d'autres éléments toxiques, comme des résidus de plomb. 2 à 3 millions de Français ont encore des canalisations en plomb, dans lesquelles circulent de minuscules fragments de ce métal.Or, la chaleur de l'eau favorise la présence de ce métal, surtout si les canalisations sont en mauvais état. En effet, on trouvera deux fois de plomb dans une eau à 25°C que dans une eau à 15°C.Pour préparer un thé ou faire cuire des pâtes, il faut donc utiliser de l'eau froide et la faire bouillir. Ce qui réduira de façon notable la présence de plomb ou de bactéries.Pour faire la cuisine, l'eau froide est donc bien préférable à l'eau chaude. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'elle ne comporte aucun risque pour la santé. En effet, la qualité de l'eau du robinet variant selon les endroits, elle peut contenir, parfois, des traces de pesticides ou d'autres polluants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 2, 2023 • 2min

Un prêtre peut-il être député ?

Aux yeux de la loi, un ecclésiastique est un citoyen comme les autres. Si, en raison du respect de la laïcité et de la neutralité du service public, il serait difficile à un prêtre d'enseigner dans une école laïque, le Conseil d'État a jugé qu'il pouvait présider une université.Par conséquent, rien n'interdit à un prêtre de briguer une fonction élective. Pour le Conseil d'État, notamment, l'accès aux fonctions publiques ne saurait se faire en fonction des croyances. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, d'ailleurs, trois ecclésiastiques sont devenus députés.À commencer par le célèbre abbé Pierre, de son vrai nom Henri Grouès, élu député de la Meurthe-et-Moselle de 1946 à 1951. On se souvient aussi du truculent chanoine Kir, député-maire de Dijon de 1945 à 1967, et doyen d'âge de l'Assemblée nationale.Enfin, on peut citer le cas de l'abbé Hervé Laudrin, député du Morbihan de 1958 à 1977.Mais si la société civile ne voit pas d'inconvénients à ce qu'un prêtre devienne député, ou sénateur, il n'en va pas de même pour l'Église elle-même.En effet, elle a finalement jugé que la mission du prêtre et le statut d'élu étaient incompatibles. Dans le Code de droit canonique, qui régit l'Église catholique, il est bien précisé qu'un prêtre ne peut pas remplir des fonctions qui supposent "une participation à l'exercice du pouvoir civil".La mission même du prêtre doit le maintenir au-dessus de la mêlée politique. Représentant de l'ensemble des fidèles, il a une mission "catholique", autrement dit universelle.Ce qui, aux dires des autorités religieuses, lui interdit de s'affilier à un parti ou à un syndicat et de participer à la compétition électorale. Sauf en des cas bien précis, repris par le Code de droit canonique et un document spécifique, édité, en 1994, par la Congrégation pour le clergé.Pour qu'un prêtre se présente à une fonction élective, la députation par exemple, il faut que les droits de l'Église soient menacés, ou que le "bien commun" l'exige, et qu'il soit autorisé à le faire par son évêque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Dec 23, 2022 • 37sec

Bonnes fêtes de fin d'année !

Rendez-vous le 2 janvier pour la reprise ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Dec 22, 2022 • 2min

Quelle est la différence entre "prémices" et "prémisses" ?

Certains mots prêtent à confusion, notamment lorsqu'ils sont homonymes. Quand on les entend, par conséquent, on ne peut faire de différence entre eux que par le sens que leur prête le locuteur.À l'écrit, en revanche, les choses sont plus claires, puisque ces mots n'ont pas la même orthographe. Penchons-nous sur le cas de deux de ces homonymes : "prémices" et "prémisses".Il est plus compliqué par le fait que ces mots sont non seulement homonymes, mais ont un sens assez voisin. "Prémices" vient du latin "primitiae", qui veut dire "premier". Il s'emploie toujours au pluriel.Il désigne les premiers produits d'une récolte que, dans l'Antiquité, on offrait en sacrifice aux dieux. Par extension, le mot s'emploie dans le sens de "signes avant-coureurs". Ainsi, on dira : "ces bourrasques sont les prémices de l'orage".Le mot "prémisses" a une étymologie différente. En effet, il est tiré du latin "praemissus", mot qui vient lui-même du verbe "praemittere", qui veut dire "annoncer".Contrairement à son homonyme, "prémices", le mot "prémisses" est usité aussi bien au singulier qu'au pluriel. C'est un terme du langage scolaire ou universitaire, qui désigne les deux premières propositions d'un syllogisme.Un syllogisme est un raisonnement composé de trois parties, dont la dernière, la conclusion, dérive des deux premières. Autrement dit, les prémisses s'un syllogisme annoncent, en quelque sorte, sa conclusion.Aussi ce terme quitte-t-il parfois le domaine de la logique pour prendre un sens plus courant. On l'utilisera ainsi pour désigner tout argument dont découle une conséquence. Ainsi, on parlera des "prémisses" d'une théorie, en désignant, par ce mot, les hypothèses qui la fondent, et qui emportent certaines conséquences.On le voit, ces deux mots ont un sens d'"annonce" ou de "prélude". Ces significations assez proches, on l'a dit, n'aident guère à leur compréhension. Et ce d'autant plus que ce sont des mots appartenant au langage soutenu, peu utilisés à l'oral. Ce qui fait que, quand on les rencontre dans un texte, on peut avoir de la peine à les distinguer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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