

Choses à Savoir - Culture générale
Choses à Savoir
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Mentioned books

May 15, 2023 • 2min
Pourquoi vit-on plus vieux en ville qu'à la campagne ?
Il semble qu'on vive plus vieux en ville qu'à la campagne. C'est du moins ce qui ressort d'une enquête de 2020, dont les résultats ont été actualisés. Si l'on en croit cette étude, un homme né à la campagne vivrait, en moyenne, jusqu'à 78,8 ans, contre 80,2 ans pour un homme né en ville.Soit un écart de 1,4 an. Pour les femmes, ces chiffres sont respectivement de 84,9 ans et de 85,7 ans. Cet écart a eu tendance à se creuser depuis une trentaine d'années, la campagne étant même le lieu de plus de 14.200 décès supplémentaires, par rapport à ceux intervenus en ville.On observe cependant un léger resserrement entre 2019 et 2021, puisque durant cette courte période, l'écart d'espérance de vie, entre villes et campagnes, est passé de 2,2 pour les hommes et 0,9 pour les femmes à 1,4 et 0,8. L'épidémie de Covid a en effet provoqué davantage de décès dans des villes plus densément peuplées que les campagnes.On pourrait penser, a priori, que la ville, plus polluée, est un milieu moins sain que la campagne. C'est sans doute vrai, mais cela n'empêche pas les citadins d'être mieux soignés que les habitants des campagnes. C'est surtout cette meilleure offre de soins qui explique les différences constatées en matière d'espérance de vie.En effet, 96 % des citadins peuvent se rendre aux urgences d'un hôpital, ou d'une clinique en moins d'une demi-heure, alors que ce n'est le cas que pour 79 % des ruraux.Dans l'ensemble, l'accès aux soins est plus aisé en ville. La campagne, de son côté, souffre d'un déficit de soins de l'ordre de 20 %. Certains d'entre eux, comme les dialyses ou les séances de chimiothérapie, sont plus rares que d'autres à la campagne.Par ailleurs, les médecins généralistes y sont vieillissants, puisque la moitié des praticiens ruraux a plus de 55 ans. Certains professionnels de santé, comme les infirmiers ou les kinésithérapeutes, sont aussi moins présents en milieu rural, ce qui rend plus difficile le suivi des patients atteints de maladies chroniques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 14, 2023 • 2min
Pourquoi a-t-on parfois envie d'aller aux toilettes en entrant dans une librairie ?
Avez-vous déjà ressenti, en entrant dans une librairie, le besoin d'aller à la selle ? Si tel est le cas, vous éprouvez la même chose qu'une jeune Japonaise du nom de Mariko Aoki qui, dans un article paru en 1985, décrivait ce curieux phénomène.Outre le besoin impérieux de se diriger vers les toilettes, la jeune femme ressentait d'autres symptômes, comme une certaine pâleur, des frissons ou même des sueurs froides.Après la parution de l'article, de nombreux lecteurs écrivent à son auteur pour indiquer qu'ils éprouvent exactement les mêmes sensations en pénétrant dans une librairie. Au point qu'on a fini par donner à cet ensemble de symptômes le nom de "phénomène Mariko Aoki".Pourquoi certaines personnes se comportent-elles ainsi dans une librairie ? Pour tâcher de le comprendre, on a échafaudé plusieurs hypothèses.Certains ont rappelé les rapports étroits existant entre le cerveau et les intestins, sans expliquer cependant par quel mécanisme cette connexion se traduirait par l'envie qu'éprouveraient certains clients de librairie de se diriger sans attendre vers les toilettes.On a aussi évoqué l'odeur du papier ou de l'encre d'imprimerie. Mais Mariko Aoki elle-même a indiqué qu'elle avait travaillé dans une imprimerie sans jamais ressentir de tels symptômes. Elle n'avait d'ailleurs pas plus envie d'aller à la selle quand elle se rendait à la bibliothèque.Il a aussi été question de la position adoptée pour prendre et feuilleter les livres. On a en effet tendance à se courber, ce qui pourrait peut-être faciliter le transit intestinal.On a aussi parlé, dans le même ordre d'idées, de cette manière de lire, de haut en bas bien sûr, telle page du livre ou son résumé. L'ambiance de la librairie rappellerait aux lecteurs celle de leur domicile, créant ainsi une association d'idées entre l'atmosphère feutrée de son chez-soi et la présence de toilettes.Autant d'hypothèses qui, pour l'instant, ne sont confirmées par aucune étude scientifique. En attendant, cet étrange phénomène devrait inciter toutes les librairies à se doter de toilettes facilement accessibles. Une manière comme une autre de fidéliser ses clients. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 11, 2023 • 2min
Pourquoi dit-on un jean « denim » ?
Vêtement de travail au départ, le "jean" est devenu la pièce essentielle de nos tenues quotidiennes. Mais il arrive aussi qu'on qualifie ce pantalon de "denim", sans toujours faire de différences entre ces termes.Or, le "jean" fait référence, à proprement parler, à un tissu très solide, fait notamment de laine, de coton et de lin, appelé "futaine de Gênes". C'est en effet dans cette ville que ces robustes vêtements étaient fabriqués.Quant au "denim", il résulte de la contraction de deux mots, "de Nîmes". C'est en effet dans cette ville du Gard qu'est élaborée, dès le XVIIe siècle, une toile très résistante, appelée "sergé de Nîmes", en raison de son mode de fabrication.On utilise d'abord de la laine et de la soie pour fabriquer ce tissu, puis on les remplace peu à peu par le coton.De nombreux fabricants de "denim" sont protestants, cette religion étant très répandue dans les Cévennes et la région de Nîmes. Après la révocation de l'édit de Nantes, en 1685, qui bannit les protestants du Royaume, beaucoup quittent la France et se réfugient en Angleterre.À partir de la fin du XVIIIe siècle, qui voit l'émergence de la révolution industrielle au Royaume-Uni, la production de ces vêtements va beaucoup se développer.Ils sont aussi fabriqués aux États-Unis dès le début du XIXe siècle. Là, deux fabricants, qui devaient créer une marque emblématique de jeans, Levi et Strauss, utilisent la toile de Nîmes et ajoutent des rivets à leurs pantalons. Le jean tel que nous le connaissons était né.Il faut cependant rappeler que, pour les puristes, il existe quelques différences entre le "jean" et le "denim". En principe, en effet, le tissu utilisé pour fabriquer les pantalons "denim" n'est pas teinté de la même façon.Aussi le "denim" a-t-il tendance à se délaver de façon naturelle. Par ailleurs, il est un peu moins rigide que le "jean", et donc plus agréable à porter. Mais c'est une affaire de goût, certains préférant le contact du "jean". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 10, 2023 • 2min
Qui est « Roland le péteur » ?
Le pet et ses diverses manifestations ont toujours alimenté un répertoire de blagues scatologiques, qui avait le don de réjouir des auditoires souvent tout acquis. L'hilarité peut aussi provenir de l'irruption soudaine de ce bruit incongru.Mais certains ont fait du pet un art véritable. De tous temps, en effet, et dans de nombreuses cultures, les pétomanes ont diverti le public de leurs performances sonores.D'autres ont fait partie de ces bouffons chargés d'amuser les Rois. Ce fut notamment le cas d'un personnage nommé Roland "le petour" ou "le péteur". Il aurait vécu au XIIe siècle et servi d'amuseur à un Roi d'Angleterre, dont on suppose qu'il s'agissait d'Henri II, à moins que ce ne fût Henri Ier.En effet, si ce Roland apparaît bien dans certains registres de comptes, il est difficile de savoir à quelle époque exacte il a vécu.Quoi qu'il en soit, il semble que ce personnage singulier ait rempli, à la Cour du Roi, une fonction essentielle. En effet, il devait, au moment de Noël, effectuer, devant son auditoire, une figure complexe, qui se composait, dans le même mouvement, d'un saut, d'un sifflement et, bien sûr, d'un pet.Il faut croire que ce spectacle, pourtant bref, était très apprécié du public d'alors. En effet, cette seule fonction, exécutée fidèlement tous les ans, valut à "Roland le Péteur" la propriété d'un vaste manoir et de 12 hectares de terres.Les goûts évoluant, on finit cependant par trouver son exhibition déplacée et on lui confisqua ses biens. Pourtant, le pet n'était pas seulement considéré comme un objet de plaisanterie au Moyen-Âge.En effet, cette manifestation physiologique, qui se traduit par le stockage et l'évacuation de gaz, était considérée comme une marque de décomposition organique. Le pet était donc associé à la mort.Or, on sait à quel point les hommes de cette époque étaient imprégnés par l'idée de la mort er par tout ce qui pouvait rappeler ce processus de délitement, qui finissait par conduire vers elle tous les êtres vivants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 9, 2023 • 2min
Pourquoi les chats ont-ils été indispensables à Venise ?
Les chats ne sont pas réputés aimer l'eau. Et pourtant ils étaient légion dans une ville dont les canaux sont célèbres dans le monde entier. Venise, car c'est de la cité des Doges qu'il est question, en aurait compté, au début des années 1960, jusqu'à 60.000.Il y a en beaucoup moins aujourd'hui, quelques centaines selon certaines estimations. Mais Venise a longtemps été l'une des villes où la proportion de ces petits félins, par rapport au nombre d'habitants, était la plus importante au monde.Comment expliquer cet engouement pour les chats ? Ils n'ont pas vraiment été recherchés comme animaux de compagnie, les Vénitiens leur préférant souvent les chiens.Ce que les habitants de Venise apprécient surtout chez ces félins domestiques, c'est leur capacité à chasser les rats. Ces rongeurs, en effet, étaient les ennemis déclarés des Vénitiens.Des marchands d'abord, dont ils endommageaient les cargaisons. C'est pourquoi, dès le XIIIe siècle, chaque navire devait embarquer au moins un chat, chargé de protéger la marchandise contre la dent des rongeurs.Mais ce sont aussi les rats qui transmettent la peste. En les chassant, les chats protègent les habitants contre la maladie qui, au milieu du XIVe siècle, fait des ravages dans toute l'Europe.Et quand une nouvelle épidémie de peste éclate au début du XVIIe siècle, on va chercher des chats en Syrie, ces animaux étant réputés plus agressifs et mieux armés contre les rats.Au début du XIXe siècle, les rats pullulent dans les rues de Venise. Là encore, les habitants font confiance aux chats pour en débarrasser la ville. Ils ont fini par devenir de véritables porte-bonheur, et les soldats de la Grande Guerre se font photographier avec eux avant de partir au front.Mais cette époque est révolue ; les chats errants n'ont plus droit de cité dans les rues de la ville. Du fait des campagnes de stérilisation successives, leur nombre a beaucoup baissé. Et les quelques centaines qui avaient trouvé refuge dans la petite île de San Clemente, dans la lagune, sont à leur tour menacés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 8, 2023 • 2min
Pourquoi le Concorde s'allongeait-il en vol ?
Voilà 54 ans, le 2 mars 1969, le Concorde se lançait dans son premier vol d'essai. Cet appareil longiligne, à la silhouette fuselée, volera jusqu'en 2003.Parmi les caractéristiques du Concorde, qui le distinguaient d'autres avions commerciaux, on peut noter son allongement en vol. En effet, si l'appareil au sol mesurait 62,19 m, il pouvait s'étirer en vol de 2 à 50 cm supplémentaires.Comment expliquer un tel phénomène ? A priori, on pourrait croire que cet allongement était dû au nez de l'avion. En effet, les ingénieurs avaient doté le Concorde d'un nez basculant.Au décollage comme à l'atterrissage, ce nez se repliait, ce qui permettait au pilote d'avoir une vue entièrement dégagée sur la piste. Une fois en vol, le nez de l'avion se relevait, pour se placer dans le prolongement de l'appareil. Mais cette particularité est sans rapport avec l'allongement du Concorde en vol.En effet, cet étirement de l'avion en vol est dû à la dilatation de certains matériaux, celle-ci provenant de la chaleur. Ce qui, à première vue, peut paraître étonnant.En effet, on sait que la température s'abaisse fortement avec l'altitude. Ainsi, quand le Concorde atteignait son altitude de croisière de 60.000 pieds, soit 18.290 mètres, il faisait -57°C à l'extérieur.Comment, dans ces conditions, parler d'un phénomène dû à la chaleur ? L'explication réside dans la vitesse de l'appareil. Chacun sait, en effet, que le Concorde était un avion supersonique, capable de voler à mach 2,02, soit 2.350 km/h, ce qui était sa vitesse de croisière.Or, à une telle vitesse, la température de la carlingue pouvait rapidement monter à quelque 130°C. De quoi allonger l'avion de quelques dizaines de centimètres, cet étirement, souvent de 20 cm à mach 2, variant selon la vitesse de l'appareil. Un phénomène qui ne compromettait nullement la sécurité des passagers.Une fois revenu au sol, l'avion retrouvait sa taille normale. Cette dilatation des matériaux cessait d'ailleurs de se manifester dès que la vitesse de l'appareil redescendait au-dessous de celle du son. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 7, 2023 • 2min
Quelle différence y a-t-il entre un whisky, un scotch et un bourbon ?
Par leur apparence, leur goût et leur mode de fabrication, le whisky, le scotch et le bourbon peuvent présenter certains points communs. Au point qu'on peut peut avoir parfois du mal à les distinguer.Or, ces spiritueux sont différents à bien des égards. La provenance est la première chose qui les distingue. En effet, le whisky, au départ, était fabriqué en Écosse et en Irlande.Dès la fin du XVIIIe siècle, cependant, beaucoup d'Écossais et d'Irlandais émigrent aux États-Unis. Ils continueront à y fabriquer le whisky, profitant des ressources naturelles offertes par leur pays d'adoption.Quant au scotch, c'est un produit du terroir écossais. Il ne peut être fabriqué que là. Enfin, le bourbon est surtout confectionné aux États-Unis, son nom lui venant d'un comté du Kentucky, où il fut produit, pour la première fois, à la fin du XVIIIe siècle.Ces trois spiritueux sont fabriqués à partir de certaines céréales. Leur emploi, qui varie selon chaque boisson, représente une autre différence entre elles.Le whisky, comme les deux autres boissons, est élaboré à partir d'un mélange, le "mash bill", composé de blé, de seigle, de maïs et d'orge. De toutes ces céréales, le seigle est souvent la plus importante. Si le whisky en contient au mois 51 %, il a droit à l'appellation de "rye whisky", ou "whisky de seigle".C'est le maïs qui est la céréale dominante dans la composition du bourbon. Pour avoir droit à cette appellation, il doit en contenir au moins 51 %. Enfin, l'orge maltée, c'est-à-dire germée et séchée dans un four, est la céréale de base du scotch.En règle générale, les trois spiritueux sont soumis à une double distillation. Au terme du processus, le bourbon, contrairement aux deux autres alcools, ne peut plus subir aucune modification de goût ou de coloration.Par ailleurs, le processus de vieillissement de ces boissons, souvent dans des fûts de chêne, n'est pas tout à fait comparable. Enfin, le whisky a un goût souvent plus doux, le bourbon est un peu plus sucré, et le scotch se distingue par sa saveur légèrement fumée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 4, 2023 • 2min
Quelle heure est-il sur la Lune ?
La Lune continue de susciter l'intérêt des agences spatiales. Le programme Artémis, mis au point par la NASA, a prévu d'y faire à nouveau marcher des astronautes dès l'année prochaine.Mais ces missions lunaires ne seront un véritable succès que si elles sont le fruit d'une coopération entre les diverses agences spatiales. Or, elle suppose certains arrangements, comme, par exemple, un accord sur une heure commune.En effet, on peut se demander sur quelle heure les astronautes, une fois sur la Lune, devront régler leurs montres. Première solution : on pourrait, comme sur la Terre, tenir compte de la durée du jour pour définir les heures.Mais, sur notre satellite, le Soleil brille durant 14 jours. Un temps bien long pour des astronautes habitués à un rythme de 24 heures.Pour évaluer l'heure une fois sur la Lune, une référence plus commode serait le temps universel coordonné, ou UTC en anglais. En effet, il s'agit là d'un temps stable, sans rapport avec la rotation de la Terre sur elle-même.Et ce temps est d'autant plus fiable qu'il est contrôlé par des horloges astronomiques, dont on connaît la précision. Ce serait un parfait instrument si l'ensemble de notre monde était toujours régi par les lois de Newton.Or, depuis les lois d'Einstein sur la relativité restreinte, puis la relativité générale, une variable aussi capitale que le temps leur échappe en partie. Désormais, le temps n'est plus absolu, mais relatif.De fait, le temps diffère en fonction de la vitesse de celui qui le mesure, mais aussi de la proximité d'une masse, comme une planète par exemple, intervenant dans la gravitation.Or, la masse gravitationnelle de la Terre étant très différente de celle de la Lune, les heures indiquées par deux horloges installées sur l'une et l'autre ne tarderaient pas à se décaler.En effet, l'horloge présente sur la Lune gagnerait plus de 55 microsecondes toutes les 24 heures. C'est peu, à première vue, mais suffisant pour compromettre des missions qui doivent être réglées avec une très grande précision. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 3, 2023 • 2min
Qu'est-ce que le label anti-mafia « addiopizzo » ?
On sait qu'en Sicile, la mafia locale, baptisée "Cosa Nostra", demeure très puissante. Elle profite de la peur qu'elle inspire pour obliger les commerçants et les entrepreneurs à lui verser un "pizzo".En échange, la mafia leur garantit sa "protection". Mais ce "pizzo" n'est pas seulement une sorte de taxe. Sous ce terme générique, se glissent souvent des paiements en nature. Ainsi, les membres de la mafia se servent gratuitement dans les boutiques soumises au "pizzo", ou peuvent obliger le commerçant à faire appel à tel ou tel fournisseur.Pour certains Siciliens, la coupe était pleine. Ils ont donc décidé de refuser de payer le "pizzo".Ils ont donc fondé, en 2004, une association dont le nom était tout un programme. Elle s'appelle en effet "Addiopizzo", autrement dit "adieu au pizzo". Ses membres se sont mis à coller des stickers "addiopizzo" un peu partout sur les murs de Palerme. Ces autocollants proclamaient qu'un peuple soumis à la mafia perdait par là-même sa dignité.Et ce mouvement remporte un succès notable. À Palerme, 700 commerçants et entrepreneurs ont décidé de défier la mafia en refusant de la payer et en affichant un autocollant "addiopizzo" sur la devanture de leurs magasins et entreprises. À Catane, ils sont une centaine à suivre le mouvement.Forts de ce succès, les militants anti-mafia ne relâchent pas leur pression sur Cosa Nostra. Ils viennent ainsi de peindre, sur les murs de Palerme, une fresque en l'honneur du juge Borsellino, tué, en juillet 1992, dans un attentat commandité par la mafia.De même, des journées anti-racket sont organisées, au cours desquelles les habitants sont invités à soutenir les commerçants dans leur lutte contre la mafia. C'est d'ailleurs ce que font, d'ores et déjà, la municipalité, les magistrats et la police.Pour l'instant, Cosa Nostra reste sur la réserve. Soucieuse de ne pas alimenter la polémique, elle n'a pas, pour l'instant, organisé d'opérations de représailles ni même tenté d'intimider les principaux activistes anti-mafia. Mais son attitude sera-t-elle toujours aussi modérée ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 2, 2023 • 2min
Que mangeaient les Gaulois ?
Pour certains écrivains, notamment au XVIIIe siècle, les Gaulois sont un peuple aux mœurs frustes, que les Romains, dans le sillage de Jules César, auraient éveillé à la civilisation.Or, certains indices, comme le contenu de leur assiette, montrent que les Gaulois étaient, au contraire, un peuple évolué. S'ils mangeaient de la viande, ce n'était pas seulement celle des animaux qu'ils chassaient.À première vue, on n'imagine guère Obélix en éleveur de bovins, de moutons ou de porcs. Et pourtant, les Gaulois ne passaient pas leur temps à poursuivre des sangliers, ils élevaient aussi des animaux dont ils consommaient la viande. Ils en faisaient aussi de la charcuterie.En effet, ils savaient déjà préparer le jambon ou l'andouillette. Ces animaux d'élevage, comme les chèvres ou les vaches, leur donnaient aussi du lait.Mais les Gaulois étaient aussi des agriculteurs. Aussi, des céréales comme le blé, l'orge ou le millet formaient-elles la base de leur alimentation. Ils mangeaient plutôt des galettes, de seigle ou d'orge, que du pain. Ils savaient aussi faires des crêpes ou de la bouillie. Des légumineuses, comme les lentilles oui les pois, agrémentaient aussi leurs menus.De nombreux légumes, comme les choux, les navets, les courges ou les rutabagas, poussaient dans de véritables jardins potagers. Ils savaient les cuisiner de plusieurs manières.On le sait, les Gaulois fabriquaient une sorte de bière, la cervoise. Mais ils buvaient aussi du vin, qu'ils importaient surtout d'Italie. Ils étaient aussi friands d'hydromel ; il s'agit d'une boisson alcoolisée, obtenue grâce à la fermentation du miel.Les Gaulois consommaient aussi du poisson, conservé dans le sel. Les salaisons concernaient aussi les produits de la charcuterie.Ils aimaient aussi les fruits et les baies. Ainsi se régalaient-ils de pommes, de framboises, de noisettes ou de prunes. Ils utilisèrent aussi l'huile d'olive, mais plus tard, au moment de l'occupation romaine. Mais ils connaissaient d'autres condiments, comme la moutarde, l'ail ou même le vinaigre.Et on doit sans doute certaines recettes aux Gaulois, comme le petit salé aux lentilles ou le pot-au-feu, toujours appréciées par les gourmands. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


