Choses à Savoir SANTE

Choses à Savoir
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Nov 20, 2022 • 3min

Pourquoi certaines personnes mangent-elles beaucoup sans grossir ?

Alors qu'en France, plus d'un adulte sur 10 est en situation d'obésité, certaines personnes semblent au contraire capables d'avaler de grosses quantités de nourriture sans prendre un seul gramme. Ce phénomène difficile à croire pour celles et ceux qui tentent en vain de perdre quelques kilos n'est pas si facile à vivre au quotidien. Soupçonnées d'anorexie, ces personnes aimeraient souvent gagner quelques kilos de muscle ou de graisse bien localisée pour donner le change et se sentir mieux dans leur peau. Car la maigreur, au même titre que l'obésité, est une zone de poids extrême sujette aux nombreux préjugés dans notre société.Au-delà de toute maladie ou activité intense qui pourrait entrainer un amaigrissement récurrent, comment ces personnes maigres de nature parviennent-elles à rester minces en toutes circonstances ?Première hypothèse : une dépense métabolique plus importanteLe métabolisme de base est l'ensemble des mécanismes qui permettent à notre corps de se déplacer, de se nourrir, de se reproduire, bref, de survivre. Selon les périodes de la vie et la situation de chacun, le métabolisme peut être plus ou moins rapide. Après une période de régime, par exemple, le métabolisme est très ralenti car le corps se met en mode famine et dépense le moins d'énergie possible, ce qui explique pourquoi il est difficile de maintenir son poids après des privations alimentaires.Chez d'autres personnes, en revanche, le métabolisme basal est très élevé. Le corps au repos brûle beaucoup d'énergie, alors qu'une personne au métabolisme lent avec le même niveau d'activité consommera moins de calories quotidiennes.Quelqu'un qui possède un métabolisme élevé aura besoin de manger beaucoup afin de satisfaire les besoins calorifiques de son organisme.Deuxième hypothèse : une différence de constitution graisseuseLe saviez-vous ? Il existe deux types de graisse différents présents dans l'organisme, dont les fonctions ne sont pas identiques. La graisse blanche, la plus connue, est celle qui permet de conserver l'énergie et de prendre du poids. La graisse brune, elle, a le rôle strictement inverse. Elle génère de la chaleur afin de dépenser de l'énergie supplémentaire. On retrouve ce type de graisse chez les bébés, mais aussi chez certaines personnes qui présentent une maigreur constitutionnelle, c'est-à-dire sans explication particulière.Une étude menée par le CHU de Saint-Etienne relate que les zones de graisse brune des personnes maigres produisent davantage de chaleur que le reste de leur corps. Cela pourrait expliquer la difficulté de ces personnes à prendre du poids. La proportion de graisse brune dans le corps serait génétique, ce qui expliquerait également que la maigreur constitutionnelle se retrouve régulièrement d'une génération à une autre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 17, 2022 • 3min

Les hommes deviennent-ils de plus en plus bêtes ?

Qu'il s'agisse de discours de plusieurs heures, de livres entiers d'Histoire ou de tirades à rallonge et de poèmes sans fin, l'Homme a su faire preuve par le passé d'une mémoire conséquente. C'est ainsi que nous sont parvenus les récits d'Homère et d'autres grands auteurs, lorsque l'écriture était réservée aux plus riches des citoyens.Aujourd'hui, les élèves se contentent d'apprendre une ou deux strophes d'un poème connu, alors que les petits écoliers de l'Antiquité devaient réciter des pages entières sans faillir. Est-ce la preuve que l'intelligence de l'Homme s'amoindrit ? Les technologies sont-elles responsables de ce phénomène ? Les générations futures vont-elles être de plus en plus bêtes ?La science pense que l'Homme a atteint son QI maximalAlors que le quotient intellectuel avait subi une augmentation flagrante après la Seconde Guerre mondiale, ce marqueur utilisé pour comparer l'intelligence semble indiquer un rebond inverse les 20 dernières années. Le QI moyen des Français a ainsi baissé de presque 4 points entre 1999 et 2008.Les scientifiques avancent l'hypothèse que cette fluctuation indique seulement que l'Homme a atteint son QI maximal. Les quelques points de variation ne seraient alors pas significatifs, ou bien s'expliqueraient par la dysgénie.La dysgénie, une possible responsable de la baisse du QI moyenSi l'on se penche sur l'hypothèse avancée par certains chercheurs, dont Lynn et Harley, la baisse du quotient intellectuel peut être imputable à la dysgénie. Ce terme évoque le fait que les personnes ayant un QI élevé tendent à avoir moins d'enfants que les personnes avec un QI plus faible. In fine, la population compterait donc de plus en plus de profils avec un QI moyen ou faible.Cette thèse n'est toutefois pas admise par tous les chercheurs, et d'autres facteurs peuvent expliquer la diminution de l'intelligence globale des populations des pays développés.Les différentes causes qui expliquent que l'Homme devient moins intelligentParmi les nombreux facteurs qui jouent sur le développement de l'intelligence, il faut mettre en avant l'importance d'une structure familiale équilibrée, celle d'un environnement stimulant pour la créativité, mais aussi l'importance de l'alimentation saine et de la lecture régulière.Or, l'abondance de nourriture dans les pays développés va à l'encontre du suivi d'un régime équilibré, puisque les aliments gras et sucrés attirent davantage les populations jeunes que les aliments sains. Chez les familles moins aisées, c'est aussi la malbouffe qui est la plus accessible financièrement.En outre, la prévalence de la télévision et des écrans incite à des loisirs passifs qui ne stimulent pas l'intelligence au même titre que la lecture de romans, le bricolage manuel ou les sorties à l'extérieur.Qu'en est-il de l'intelligence de nos descendants ?Si l'Homme a effectivement atteint son potentiel maximal d'intelligence, les futures générations resteront à ce même stade ou régresseront, en fonction de la qualité des stimulations proposées par l'environnement et de l'alimentation. Cette hypothèse irait dans le même sens que le plafonnement de la longévité, affecté par les conditions de vie et le sédentarisme fréquent dans les pays développés.Il ne faut cependant pas oublier que l'intelligence se manifeste de multiples façons autres que par le QI. L'Homme a donc encore de la marge de progression pour continuer à évoluer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 16, 2022 • 2min

Pourquoi l'hypnose est-elle parfois pratiquée en chirurgie ?

Ces dernières décennies, une étrange pratique s'est répandue dans les salles d'opération. On peut par exemple voir un patient opéré d'une tumeur au cerveau parfaitement réveillé, alors que ce type d'intervention se pratique normalement sous anesthésie générale. Idem pour des opérations du cœur, des hystéroscopies, des fibroscopies et d'autres actes plus ou moins invasifs. Quel est le secret derrière ces pratiques qui évitent d'endormir totalement le patient ? Ni magique, ni tout à fait médical, l'hypnose est la technique qui s'invite de plus en plus dans le monde de l'hôpital, toujours pour le bénéfice des patients.Comment se déroule une opération sous hypnose ?L'hypnose est utilisée en remplacement ou en complément des médicaments anesthésiants. Tout le reste de la procédure opératoire est à peu près le même. Avant, pendant et après que le chirurgien réalise les gestes prévus, l'anesthésiste formé en hypnose accompagne le patient afin de lui permettre d'atteindre un état d'immobilité et de quiétude total.Il va ainsi stimuler son imagination en lui faisant des propositions, par exemple "Imaginez un paysage apaisant, bordé d'une rivière et surplombé de montagnes.". L'hypnotiseur va également rassurer la personne opérée avec des incitations formelles, comme "Détendez-vous, tout se passera bien". Le praticien surveille l'état du patient tout au long de l'opération, et peut demander une interruption s'il a besoin d'accompagner à nouveau la personne vers davantage de détente. Une fois que le chirurgien a terminé, l'anesthésiste invite le patient à reprendre contact avec ses sensations en douceur.Est-ce que l'hypnose permet vraiment de ne pas sentir la douleur ?Lorsque le cerveau entre dans un état de transe, il évite effectivement l'interprétation des signaux nerveux de la douleur. Cependant, cela ne fonctionne que sur des douleurs peu intenses. Si le patient éprouve une gêne qui l'empêche de se détendre, l'anesthésiste propose alors d'administrer une petite quantité de médicament pour l'aider à se relaxer pleinement.L'hypnose est utilisée pour des opérations telles que les chirurgies plastiques, l'extraction de dents, l'ablation de l'utérus ou de la thyroïde, les opérations mammaires, les hernies et certaines résections de tumeur. Dans le cas de chirurgies invasives avec ouverture du sternum ou intervention au niveau digestif, l'anesthésie générale reste de mise.Opération sous hypnose : un choix personnelCertaines personnes à la santé fragile ont tout intérêt à choisir l'hypnose pour éviter l'injection de médicaments et les risques qui y sont liés. D'autres patients préfèreront s'endormir totalement pendant l'acte chirurgical. Quel que soit le cas de figure, si l'hypnose est proposée, elle n'est jamais imposée car la participation volontaire de la personne est nécessaire à sa réussite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 15, 2022 • 2min

Comment les chirurgiens reconstruisent-ils l'hymen ?

Fine membrane située à l'entrée du vagin, l'hymen se rompt généralement lors des premiers rapports sexuels, mais il arrive qu'il se déchire sous le coup d'un choc, ou lors d'une intervention chirurgicale par voie naturelle. Une fois que l'hymen est rompu, il ne se reconstruit pas sans acte réalisé de la main de l'Homme. Cette opération peut être souhaitée par des jeunes filles ayant été abusées sexuellement, qui ont subi des interventions précoces au niveau vaginal ou qui veulent retrouver un hymen intact avant le mariage. On diffère donc les opérations dites esthétiques des opérations dites réparatrices.Première étape : consulter un chirurgien plasticienToute personne qui souhaite subir un hyménoplastie se rend d'abord en consultation auprès d'un médecin spécialisé dans la chirurgie plastique intime. Lors de cet entretien, le chirurgien explique les conditions de l'opération à la patiente, et lui expose les tarifs pratiqués. Il faut savoir que l'hyménoplastie est presque toujours réglée intégralement par la patiente, car la Sécurité Sociale ne prend pas en charge les actes de chirurgie esthétique. Le coût varie entre 1500 et 2000 euros environ.La patiente dispose d'au moins 15 jours de réflexion avant de se faire opérer. Toutes les informations qu'elle livre au médecin sont couvertes par le secret médical.Deuxième étape : la reconstruction de l'hymen par le chirurgienComment le chirurgien plasticien effectue-t-il une reconstruction de l'hymen, cette membrane si fragile ? Il existe deux procédés, qui sont sélectionnés ou non en fonction de la situation anatomique de la patienteSoit l'hymen s'est déchiré mais il reste suffisamment de reliquats autour du vagin pour le reconstruire. Dans ce cas, le docteur utilise ces restes qu'il suture afin de refermer la membrane. Soit les restes d'hymen ne suffisent pas à recréer l'anneau original autour de l'ouverture du vagin. Le chirurgien prélève alors d'autres muqueuses pour former le nouvel hymen.Toute l'opération est rapide, et dure une trentaine de minutes, sous anesthésie locale ou générale. Les fils se résorbent d'eux-mêmes après deux semaines environ. La chirurgie est réalisée en ambulatoire, c'est-à-dire que la patiente est admise le matin et rentre chez elle le soir.Troisième étape : contrôle et cicatrisation de l'hymenLa patiente peut marcher dès la sortie de la clinique, et aucun pansement n'est appliqué. Un dernier contrôle effectué par le chirurgien au bout de quelques jours permettra de vérifier que la cicatrisation s'est bien établie. Il est conseillé d'attendre 3 semaines avant de faire du sport ou d'avoir un rapport sexuel. Lors de ce dernier, l'hymen va alors se briser à nouveau, occasionnant de possibles saignements de la même façon qu'un hymen vierge. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 14, 2022 • 3min

L'examen vaginal gynécologique est-il toujours indiqué ?

Chez le gynécologue, l'examen vaginal est monnaie courante. Il est fréquent qu'à peine arrivée dans le cabinet du spécialiste, la patiente se voit invitée à se déshabiller entièrement et à se positionner sur le siège d'examen, parfois même avant d'avoir exposé le motif de sa visite. Cet examen intime présenté comme anodin et obligatoire fait partie du quotidien des gynécologues. Et pourtant, d'après une étude menée par l'association Osez le féminisme en 2008, plus de 80% des femmes ayant consulté un gynécologue ont ressenti un jour une gêne liée à un examen médical.En-dehors des cas avérés de viol pratiqués par des médecins sur les patientes, comment mieux encadrer la pratique des examens vaginaux pour qu'ils soient bien vécus par les femmes ? La réponse passe d'abord par la diminution de ces actes dès que la situation ne les exige pas.En quoi consiste un examen vaginal gynécologique ?L'examen pelvien tel que décrit par le Manuel Merck de diagnostic et thérapeutique, le très populaire MSD, consiste en un examen des organes reproducteurs externes et internes, et éventuellement du rectum. Le gynécologue commence par regarder les parties externes de l'appareil génital féminin, puis il introduit un spéculum dans le vagin afin d'examiner le vagin et l'utérus. Il poursuit l'examen en plaçant ses doigts à la place de l'outil afin de palper les parois vaginales et les ovaires.Malgré l'aspect désagréable de ces différentes pressions, la patiente ne doit pas éprouver de douleur. Il est également obligatoire de recueillir son consentement, par voie orale ou écrite.Ce qui pose problème : le non-consentement et l'inutilité de l'actePris dans leur cortège de patientes, les gynécologues oublient parfois d'informer la patiente de son droit de refuser l'examen. Ces dernières, pour peu qu'elles soient mal informées ou jeunes, n'osent pas exprimer leur ressenti et subissent des actes menés de façon mécanique, voire douloureuse.Ce qui révolte également les associations défendant les droits des femmes, c'est la régularité avec laquelle l'examen vaginal est fait, alors qu'il n'y a pas toujours d'indication médicale à le réaliser. Les gynécologues peuvent trouver cela plus pratique, moins contraignant que de devoir questionner leur patiente sur les gênes et particularités qu'elle ressent au quotidien.Quand l'examen vaginal est-il obligatoire ?La patiente est toujours en droit de refuser l'examen vaginal. Toutefois, cet examen reste fortement conseillé dans certains cas, car il permet de détecter précocement des débuts d'endométriose ou des kystes. Il est prévu de réaliser un toucher vaginal en cas de règles douloureuses, de saignements anormaux ou dans le cadre d'un dépistage du cancer du col de l'utérus. Pour la prescription d'une contraception ou lors d'une première consultation gynécologique, si aucun symptôme particulier n'est rapporté, l'examen vaginal est jugé inutile. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 13, 2022 • 2min

Est-il possible de se coincer les yeux en louchant ?

C'est le genre de phrases que les adultes aiment dire aux enfants lorsqu'ils surprennent ces derniers à faire des grimaces : "Arrête de loucher, tes yeux vont rester bloqués !". Outre le fait qu'une telle remarque n'a jamais empêché un bon farceur de s'amuser, est-il réellement possible de coincer ses yeux pendant une tentative d'imitation de Michel Modo dans la Grande Vadrouille ?Que se passe-t-il lorsque l'on essaie de loucher ?Chaque œil est entouré de 6 muscles, qui, dans une action coordonnée, dirigent le globe oculaire en fonction de la direction vers laquelle nous souhaitons regarder. L'action de loucher force les muscles à agir dans une direction opposée et non dépendante des muscles de l'autre œil, ce qui explique pourquoi ce phénomène est difficile à pratiquer. Un enfant qui tente de loucher va intimer l'ordre à ses muscles d'agir d'une façon contraire. Avec l'habitude, cette action sera plus aisée.En revanche, il n'y a aucune raison pour que les yeux restent bloqués dans la position qui leur est imposée. À l'inverse, les muscles vont plutôt tenter de retourner rapidement dans leur état d'origine, plus confortable, et symétrique. Loucher exagérément ou régulièrement peut néanmoins produire une certaine tension, qui occasionnera de la fatigue ou de l'inconfort au niveau des yeux.Loucher trop souvent n'est toutefois pas recommandéSi les yeux ne vont donc pas rester coincés dans cette position capable de dérider les personnages les plus sévères, elle n'est pour autant pas recommandée, surtout chez les enfants. Loucher trop souvent peut perturber le développement de l'oculomotricité, cette faculté qui permet à l'œil de conserver une vision binoculaire plus efficace grâce à la symétrie des mouvements des yeux.Si vous constatez que votre enfant a tendance à loucher exagérément de façon régulière, vous pouvez l'emmener consulter un ophtalmologue ou un orthoptiste afin de vérifier qu'il ne développe pas une forme de strabisme. Cette pathologie qui fait involontairement loucher se corrige dans de nombreux cas, lorsqu'elle est prise en charge assez tôt. Le docteur Philippe De Gottrau, chef de l'hôpital ophtalmique de Fribourg, évoque la limite des 6/7 ans, un âge après lequel la vision est définitivement fixée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 10, 2022 • 2min

Les courants d'airs favorisent-ils vraiment les torticolis ?

Dans la chaleur étouffante d'un bureau exposé plein sud, en plein mois de juillet, vous trouvez particulièrement agréable cette petite brise envoyée par la climatisation ou le ventilateur, qui caresse votre dos. Idem lorsque, coincé en voiture dans les inévitables embouteillages de retour de vacances, vous allumez l'air conditionné et savourez la fraîcheur qui envahit l'habitacle.Mais le lendemain, vous voici bien embêté : vous souffrez d'un torticolis handicapant et ne parvenez plus à tourner la tête d'un côté ni à l'incliner de l'autre ! Les courants d'air sont-ils responsables de ce désagréable phénomène musculaire ? Ont-ils créé ou aggravé la situation qui a mené au torticolis ?Le terme de torticolis s'applique de façon assez générale à une douleur survenue au-niveau du cou, due à un spasme musculaire. C'est donc à cause d'une contraction des muscles que la tête se retrouve bloquée dans une position, ne parvenant plus à se tourner dans un sens sans occasionner de vives douleurs.Souvent, la personne atteinte de torticolis ne peut pas regarder d'un côté, et ne peut pas pencher sa tête du côté opposé. Parmi les différents muscles du cou et de la nuque, c'est le muscle sterno-cléido-mastoïdien, le plus gros, qui est généralement atteint. La douleur peut irradier jusque dans les trapèzes, voire dans les épaules et les bras.Il y a le cas où vous le sentez sur le coup : un faux mouvement en voulant regarder trop vite en arrière, ou bien un claquement qui se produit dans la nuque pendant que vous faites du sport. Le torticolis se manifeste aussi après avoir dormi dans une mauvaise position, en avion par exemple, ou avec un oreiller inadapté. Le muscle contracté pour maintenir la tête reste bloqué au réveil.Mais parfois, le torticolis s'invite progressivement, générant une tension de plus en plus douloureuse dans la nuque. Les courants d'air peuvent être responsables de ce phénomène. Si vous travaillez avec un ventilateur dirigé dans votre dos, votre cou va se raidir sans que vous en preniez tout de suite conscience. Le froid occasionné localement par le courant d'air entraine la contraction musculaire. Si la climatisation perdure dans votre nuque, le muscle va peu à peu se tendre et il ne parviendra plus à retrouver sa position décontractée. C'est le torticolis dû au courant d'air.Pour retrouver un peu de mobilité et éviter d'empirer le torticolis, l'idéal est d'appliquer un foulard rigidifié avec du papier journal autour du cou, et de chauffer la zone à l'aide d'un sèche-cheveux ou en prenant une douche bien chaude. Réitérée dans la journée, la chaleur va permettre au muscle de lentement se détendre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 9, 2022 • 2min

Qu'est-ce que la cathisophobie ?

Des peurs très diverses peuvent s'emparer de l'esprit humain. Certaines sont si inattendues qu'elles paraissent très surprenantes à ceux qui ne les éprouvent pas. C'est le cas de la cathisophobie.Ce terme est forgé à partir de deux mots grecs. Le premier, "khâtisis", désigne l'"action de s'asseoir", et le second, "phobos", la peur. Les gens souffrant de cathisophobie ont donc peur de s'asseoir.Dès qu'ils doivent s'asseoir sur une chaise, ou un fauteuil, ils commencent à montrer des signes de nervosité. Ils s'agitent et se mettent à transpirer. La gêne peut empirer, conduisant à de véritables crises de panique.Chez certains, cette phobie est associée à tous les sièges, alors que, chez d'autres, elle ne se déclenche qu'à la vue d'un certain type de chaise.Pourquoi une personne peut-elle avoir peur d'une chaise au point de se sentir mal ? Comme dans d'autres phobies, cette peur irraisonnée est souvent liée à un événement traumatique, qui peut remonter à l'enfance.Ainsi, la personne phobique a pu se voir infliger, étant enfant, une punition consistant à rester assise très longtemps ou dans des conditions pénibles. De même, elle a pu assister, alors qu'elle était assise, à un événement difficile à supporter.Dès lors, le fait même de s'asseoir déclenche par la suite, de manière irrépressible, un sentiment de malaise et même de peur. On imagine à quel point une telle sensation peut être gênante dans une vie quotidienne où chacun a de multiples occasions de s'asseoir, dans le bus, le train ou la salle d'attente d'un médecin ou d'un service administratif.La thérapie comportementale et cognitive peut être très utile aux personnes souffrant de cathisophobie. Elle leur permet d'abord de parler de leur souffrance ce qui, compte tenu de sa nature, n'est guère facile. Les proches, en effet, ont du mal à la comprendre.Grâce à cette méthode de soin, elles peuvent prendre conscience de l'origine de leurs maux. Dès lors, elles s'aperçoivent que la peur qu'elles éprouvent est causée par des idées erronées. Par ailleurs, certains médicaments peuvent soulager l'anxiété ressentie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 8, 2022 • 2min

Le pénis est-il proportionnel à une autre partie du corps ?

Peut-on deviner la taille du sexe masculin en regardant le nez, les doigts ou une autre partie de l'anatomie d'un homme ? Cette question alimente autant d'études scientifiques que de fantasmes. Une étude menée à Kyoto sur des cadavres masculins atteste ainsi qu'avoir un nez proéminent augmente la chance d'avoir un pénis supérieur à la moyenne de 29%, lorsque le membre est étiré pour simuler la situation érectile.Ces résultats semblent conforter l'ancien adage "Qui a bon nez a bon membre". Mais les limites de cette étude, menée exclusivement sur des personnes décédées et japonaises, ne permettent pas de tirer une conclusion claire. Parmi les autres allégations rapportant un lien entre la taille du pénis et une partie du corps, laquelle serait la plus fiable ?C'est dans le ventre de sa mère que le foetus est exposé aux conditions qui vont influencer la taille de son sexe. En effet, la présence de testostérone dans l'utérus augmente celle transmise au petit être en devenir. Or, plus l'enfant dispose de testostérone dans son organisme, plus son pénis va croître jusqu'à la fin de l'adolescence.D'ailleurs, les personnes qui ont un micropénis peuvent être traitées par des injections de testostérone. Il faut savoir que cette hormone dite masculine (bien que les femmes en produisent aussi) intervient également dans la taille des doigts, et plus précisément de celle de l'index et de l'annulaire. Alors, peut-on déterminer la taille du pénis en fonction de celle des doigts ?En médecine, il existe une formule qui consiste à diviser la taille de l'index, 2D, par celle de l'annulaire, 4D. Ce rapport est appelé indice de Maning. Plus ce rapport est faible, plus l'individu a été exposé à la testostérone in utero, plus il y a de chances que son pénis soit de taille conséquente.Attention, toutefois, cette donnée est à prendre avec des pincettes et ne devrait pas être considérée comme une règle absolue. Le stade de développement final du sexe masculin dépend d'autres caractéristiques, dont la génétique, et le rapport 2D:4D n'indique qu'une possibilité par rapport à une moyenne. Finalement, le meilleur moyen de s'assurer de la taille du membre d'un potentiel partenaire est peut-être de lui demander, ou d'aller vérifier soi-même... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 7, 2022 • 2min

Pourquoi devient-on plus petit en vieillissant ?

On le sait, le corps commence à amorcer son processus de vieillissement dès la trentaine passée. Les cheveux blancs, les premières rides en sont les témoins les plus flagrants. Et si la prise de poids est fréquente et admise avec l'âge, la perte de centimètres de taille interroge davantage. Comment se fait-il que l'on devienne plus petit au fur et à mesure que l'on avance dans les années ?Si la longueur des os des jambes reste sensiblement la même pendant toute la vie, ce n'est pas le cas de la longueur de la colonne vertébrale. Celle-ci étant constituée de plusieurs petits os reliés entre eux, les vertèbres, elle est soumise au phénomène de tassement. Cet effet est dû à la perte de densité de l'os avec l'âge, connue sous le nom d'ostéoporose. Les vertèbres deviennent plus poreuses et s'écrasent les unes sur les autres, occasionnant la perte de centimètres au niveau de la taille.Il faut savoir que les femmes souffrent davantage d'ostéoporose, et perdent donc plus de centimètres que les hommes -8 en moyenne contre 5 pour la gent masculine.La baisse de densité des os n'explique pas entièrement pourquoi l'on rapetisse en vieillissant. Un autre phénomène se met en place après quelques décennies de vie. La sarcopénie désigne le fait de perdre du muscle, un effet du vieillissement très courant. Un dos moins musclé et moins soutenu va se voûter, occasionnant forcément une taille de plus en plus petite.Pour limiter la perte de centimètres ou essayer de regagner sa taille de jeune adulte, il faut pouvoir agir sur les deux causes évoquées précédemment. En ce qui concerne les muscles, la consommation suffisante de protéines et l'exercice peuvent limiter considérablement la sarcopénie. Pour ce qui est de l'ostéoporose, il faut garantir un apport suffisant en calcium dans l'alimentation, une exposition régulière au soleil pour de bons apports en vitamine D et de l'exercice physique journalier pour entretenir la densité des os.L'Assurance Maladie conseille aussi de limiter la consommation d'alcool et de tabac, qui aggravent l'ostéoporose. Enfin, le maintien d'un poids stable évite de fragiliser davantage les os, donc de perdre trop de centimètres de taille en vieillissant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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