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Choses à Savoir
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Nov 6, 2022 • 3min
L'ordre des aliments ingérés peut-il aider à maigrir ?
En France, pays de la gastronomie par excellence, on ne plaisante pas avec le repas, surtout lorsque ce dernier se déroule en bonne compagnie, chez soi ou dans un restaurant. Après l'apéritif et sa cohorte de biscuits salés ou de cacahuètes vient l'entrée, typiquement composée de crudités, puis le plat principal et son accompagnement. Le plateau de fromage s'accompagne de pain et de fruits, tandis que le dessert clôture le repas avec une touche sucrée.Si vous êtes dans une optique de perte de poids, vous redoutez peut-être ces grandes tablées qui affolent la glycémie. Pourtant, il est possible de se régaler et de se faire plaisir tout en maigrissant, à condition de manger les aliments dans le bon ordre. C'est en tous cas ce que préconise Jessie Inchauspé, chercheuse en biochimie, et spécialiste de la glycémie.La glycémie correspond au taux de sucre présent dans le sang. Comprise entre 0.70 et 1 gramme par litre à jeun chez les personnes non diabétiques, elle s'élève après les repas du fait de l'assimilation des glucides par l'organisme. Lorsque la glycémie est élevée, le corps produit de l'insuline, qui commande le stockage des sucres en excès dans les cellules adipeuses. En résumé, plus la glycémie est élevée, plus l'insuline est produite, plus le corps stocke de graisse.Les personnes qui doivent gérer un diabète de type 1 ou de type 2 le savent bien : tous les aliments ne se valent pas en ce qui concerne l'impact sur la glycémie. Une pomme de terre bien cuite fait exploser le taux de sucre dans le sang, tandis qu'un grand saladier de salade ou un yaourt nature ne le modifient presque pas.Pour maigrir efficacement, il faudrait donc éviter tous les aliments qui font monter la glycémie en flèche comme les gâteaux, les féculents, les fruits ou le chocolat. Un pari difficile à tenir, qui risque d'engendrer des frustrations et des compensations.Instagrammeuse, mais surtout chercheuse passionnée de diététique, Jessie Inchauspé a compilé des centaines de résultats d'étude à sa propre expérience pour constater ceci : les aliments n'ont pas le même effet sur la glycémie selon l'ordre dans lequel ils sont consommés.Alors, pour maigrir en continuant à se faire plaisir, comment faut-il s'alimenter ? De façon générale, commencez toujours par des légumes, additionnés à l'envi de graisses et de vinaigre. Poursuivez par les protéines et les lipides, puis finissez par les féculents et les autres sucres. De cette façon, les glucides sont freinés par les fibres et nutriments précédemment ingérés, ce qui entraine une hausse bien plus modérée de la glycémie. Jessie Inchauspé propose également d'autres pistes pour maigrir plus facilement, à découvrir sur son compte, Glucose Goddess. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 3, 2022 • 2min
Quelles personnes n'ont pas le droit de prendre l'avion ?
Pour écouter le podcast Faits Divers de Choses à Savoir:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bDeezer:https://deezer.com/show/3871907Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D-------------------------------Il n'existe pas d'interdiction absolue de prendre l'avion, ce qui, bien entendu, pourrait être considéré comme une discrimination injustifiée. En revanche, un vol peut être déconseillé à certaines personnes.C'est d'abord une question d'âge et de santé. Ainsi, il est formellement déconseillé de faire voyager un nouveau-né en avion. Un tel voyage serait dangereux pour un nourrisson âgé de moins de deux jours. En fait, il vaut mieux attendre qu'il ait une semaine avant d'envisager ce vol.Par ailleurs, un voyage en avion n'est pas recommandé aux personnes souffrant de certaines affections. C'est notamment le cas de certaines maladies cardiovasculaires ou respiratoires, ou encore de certaines affections du sinus ou de l'oreille.De même, une personne ayant pratiqué la plongée, avec des bouteilles, doit éviter de prendre l'avion dans les 24 heures qui suivent. Enfin, selon le type de grossesse, une femme ne sera autorisée à voyager en avion que jusqu'à la fin de la 28e ou de la 36e semaine de grossesse.Dans ce cas, l'interdiction de voyager en avion est justifiée, car elle repose sur un impératif de santé.Discrimination en fonction du poids ?Certaines personnes ont cependant l'impression d'être victimes d'une forme de ségrégation. On rapporte en effet le témoignage de personnes en surpoids auxquelles la compagnie aérienne a d'abord demandé de payer le prix de deux sièges.Pour se justifier, la compagnie invoque la taille des sièges, trop étroits pour permettre à des personnes corpulentes de s'y asseoir. On pourrait considérer que ces personnes sont victimes d'une inégalité de traitement.Certaines compagnies n'hésitent d'ailleurs à refuser l'accès aux avions aux personnes en surpoids. Dans d'autres cas, les passagers sont placés dans l'avion en fonction de leur poids, et ce pour mieux équilibrer l'avion.Pratiques assez douteuses, qui peuvent être jugées discriminatoires par certains. Il est vrai que l'adaptation des sièges et des ceintures de sécurité se heurte à des questions de profit. Et il est peu probable que l'exemple des compagnies canadiennes, qui prévoient deux sièges pour les personnes corpulentes mais n'en facturent qu'un, soit suivi par d'autres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 2, 2022 • 2min
Pourquoi les femmes se blessent-elles plus au travail que les hommes ?
L'Anact, Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, a récemment mis l'accent sur une étude inquiétante, qui annonce la hausse des accidents au travail chez les femmes à hauteur de 42%. À l'inverse, les hommes présentent une baisse de 27% des accidents ayant lieu au cours de l'exercice professionnel.Qu'est-ce qui peut justifier de tels résultats ? Pourquoi les femmes sont-elles de plus en plus nombreuses à subir des accidents du travail ?Des équipements non adaptés pour les femmes qui travaillent dans le BTPLes métiers à prédominance masculine comme ceux du bâtiment attirent de plus en plus de femmes, mais la politique de protection peine à suivre la cadence. Dans ces milieux professionnels à risque, les équipements individuels sont souvent obligatoires. Malheureusement, ils sont pensés avant tout pour des hommes, et ne protègent pas aussi efficacement les femmes des risques d'écrasement, d'abrasion, de déchirure ou de choc.Ainsi, entre 2001 et 2019, le nombre d'accidents de travail dans le BTP a baissé de 30% chez les hommes tout en augmentant de 85% pour les femmes.La sous-évaluation des risques dans les secteurs dits fémininsSanté, social, intérim, nettoyage, commerce sont autant de domaines qui présentent une proportion d'effectifs féminins élevés. Or, dans ces milieux professionnels, les risques sont souvent sous-évalués, ce qui entraine une moindre protection du personnel. À la clé, on dénombre donc davantage d'accidents du travail.Les points qui doivent être revus pour la santé des femmes au travailSouvent, ce sont des surfaces trop hautes prévues pour des hommes, des machines non adaptées à la morphologie féminine, des cadences calées sur des rythmes masculins qui sont source de risque d'accident pour les femmes. Par exemple, certaines femmes doivent porter des charges allant jusqu'à 30 kilos, la limite fixée par le Code du Travail, alors que celle des hommes atteint 55 kilos. Il faudrait alors réévaluer les besoins des professionnelles dans leur environnement, et ajuster si nécessaire les équipements ou les façons de travailler.L'adaptation des vêtements à la silhouette féminine est également cruciale pour garantir le confort et la sécurité dans le cadre du travail. C'est ce qu'ont bien compris les fabricants de combinaisons pour agriculteurs, qui proposent désormais des combinaisons spécifiquement dédiées aux femmes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 1, 2022 • 2min
Le Nutri-score est-il vraiment fiable pour choisir un aliment sain ?
Principalement apposé sur des produits transformés, le Nutri-score a pour vocation d'aider les consommateurs à choisir les alternatives les plus saines grâce à un classement par lettre et par couleur. La lettre A, de couleur vert foncé, indique le choix à priori le meilleur pour la santé parmi la gamme, tandis que la lettre E, en rouge, indique le produit qu'il faut consommer avec le plus de parcimonie.Si le Nutri-score semblait prometteur lors de sa mise en œuvre en 2014, il a suscité un certain nombre de critiques et reste facultatif pour les industriels de l'agro-alimentaire. Peut-on vraiment s'y fier dans le but de manger mieux ?Ce que le Nutri-score prend en compteLe Nutri-score établit, pour une portion de 100 ml ou de 100 grammes de produit, la présence d'éléments positifs pour la santé et celle d'éléments négatifs. Parmi les ingrédients qui améliorent la note, on trouve donc les fibres, les protéines, les végétaux, mais aussi les huiles de noix et d'olive. Les mauvais élèves, ceux qui font baisser la note du Nutri-score, sont les calories, les acides gras saturés, les sucres et le sel.Ce qui n'est pas comptabilisé par le Nutri-scoreDans ce calcul, le Nutri-score ne s'intéresse jamais à la présence d'additifs, dont un grand nombre sont recensés comme potentiellement néfastes pour la santé. La notation ne fluctue pas non plus en fonction du degré de transformation du produit ou de la présence avérée de pesticides. C'est ce que lui reprochent certains consommateurs, qui préfèrent continuer à lire les listes d'ingrédients plutôt que de se fier au logo coloré apposé seulement par les entreprises qui le souhaitent.En outre, des produits qui peuvent être bons pour la santé en petite quantité, comme les oléagineux, se trouvent pénalisés par le classement à cause de leur forte teneur en graisses et en calories. Des évolutions vont donc être conduites sur l'algorithme du Nutri-score pour le rendre encore plus fiable.Les changements prévus pour le Nutri-score en 2023Pour se montrer plus cohérent face aux recommandations nationales de santé, le Nutri-score va évoluer d'ici 2023. Il sanctionnera par exemple plus sévèrement les produits très sucrés ou très salés, comme les céréales de petit déjeuner, et ceux riches en acides gras saturés comme la viande rouge. Les poissons gras et certaines huiles jugées meilleures pour l'organisme que d'autres seront quant à eux dotés d'un score plus favorable, afin d'inciter le consommateur à les choisir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 2022 • 2min
Qu'est-ce que le syndrome du Docteur Folamour ?
Drôle de nom pour une maladie ! On croirait cette dernière tout droit sortie du "Malade imaginaire". Pourtant, le syndrome du docteur Folamour, aussi appelé syndrome de la main étrangère, est un trouble bien connu dans l'univers neuropsychiatrique.Rare mais on ne peut plus gênant, ce syndrome entraine des mouvements non conscients d'un des membres supérieurs chez les personnes qui en souffrent. Il peut faire suite à une chirurgie du cerveau, ou bien apparaitre chez des patients ayant connu un accident vasculaire cérébral.Comment se manifeste le syndrome du docteur Folamour ?Dans le film "Docteur Folamour" qui a donné son surnom au syndrome, l'un des personnages principaux n'a plus aucun contrôle sur son bras droit. Ce dernier essaie ainsi de l'étrangler, et adresse des saluts nazis à qui mieux mieux pendant qu'il parle. Sans forcément aller vers de telles extrémités, le syndrome de la main étrangère s'exprime par une incapacité du sujet à contrôler les gestes de l'une de ses mains, tandis qu'il maitrise parfaitement son autre membre.La main incontrôlable peut par exemple saisir des objets à proximité de son propriétaire sans que celui-ci ne le souhaite. Dans des cas plus complexes, la main va même jusqu'à agresser son propriétaire en le pinçant ou en le griffant.D'où vient ce trouble de la main étrangère ?Le syndrome du docteur Folamour n'est pas inné, il apparait suite à l'endommagement d'une partie du cerveau qui relie les deux hémisphères entre eux, le corps calleux. La lésion peut provenir d'une infection, d'une tumeur, mais aussi d'une intervention menée sur le cerveau, par exemple pour tenter de soulager des crises d'épilepsie importantes.Le premier cas rapporté de syndrome de la main étrangère date de 1908. Il concerne une femme ayant subi un AVC, qui ne parvenait plus à contrôler sa main gauche. D'après ses dires, c'est comme si quelqu'un d'autre ordonnait à sa main de faire des mouvements qu'elle-même n'aurait pas voulu.D'abord suspectée de paranoïa, la patiente fut ensuite observée plus en détail. Le neuropsychiatre put constater que la main incontrôlable conservait des réflexes spontanés, et que la patiente pouvait, au prix d'efforts importants, lui faire réaliser certaines actions. Il déduisit de ses observations que l'AVC avait produit une affection du corps calleux, occasionnant le syndrome. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 2022 • 2min
Comment survivre à une chute de plusieurs étages ?
Personne n'a envie de se retrouver en chute libre depuis le 40ème étage d'un immeuble, ou de réaliser que son parachute ne s'est pas ouvert et ne s'ouvrira pas au saut d'un avion. Sur le papier, ces deux situations semblent mener droit à la mort, sans autre issue possible.En réalité, et bien que les chances soient infimes, il est possible de survivre à une chute libre de plusieurs dizaines ou centaines de mètres de hauteur. Plus la distance au sol est importante, plus la vitesse atteinte va augmenter, jusqu'à une certaine limite, mais plus la personne aura le temps et l'espace pour réagir avant l'impact.Premier objectif : ralentir à tout prix la vitesse de chuteLa vitesse maximale atteinte lors d'une chute dépend du poids de la personne, des frottements de l'air et donc de la position adoptée. La moyenne de cette vitesse est d'environ 200 km par heure. À une telle vitesse, l'impact au sol est forcément extrêmement dommageable. L'idée est donc de chercher à ralentir cette vitesse par tous les moyens possibles pendant la chute libre.Si la chute a lieu le long d'une pente, comme une falaise ou une façade d'immeuble, il faut essayer d'agripper des obstacles au passage, ce qui permet de décharger une partie de l'énergie cinétique.Si la chute se produit depuis un avion, la position à adopter est celle des parachutistes : ventre face au sol, relevez la tête et arquez votre dos, les jambes écartées et les pieds levés vers le ciel.Deuxième objectif : diminuer la force de l'impact au solUne personne qui saute en parachute peut normalement s'orienter pendant sa chute afin de trouver un sol capable d'absorber une partie de l'impact. La neige, le sol fraîchement retourné, les marais ou les zones arborées font partie des terrains les plus propices à l'atterrissage. L'eau peut réduire considérablement la force de la chute, mais seulement si la distance au sol est inférieure à 45 mètres. Dans le cas contraire, elle se montre dure comme du béton. De plus, si vous tombez dans les pommes, vous risquez de vous noyer.La meilleure position à avoir lors de l'impact nécessite de relâcher ses muscles. Les genoux pliés, légèrement penché en avant et les bras protégeant votre tête, vous devriez toucher le sol avec vos pieds en premier. Ensuite, si le terrain le permet, le fait de rouler ou de basculer sur le côté aidera à limiter la force de l'impact. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 27, 2022 • 3min
Qu'est-ce que l'hippocratisme digital ?
Pour écouter l'histoire de Bernard Arnault sur Comment j'ai bâti un empire:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D----------------------------------C'est le fameux médecin grec Hippocrate qui, au 4ème siècle avant J-C, décrit le tout premier ce symptôme qui porte désormais son nom. L'hippocratisme digital se caractérise par une déformation de l'ongle et du doigt, généralement liée à une maladie respiratoire ou cardiaque, mais qui peut aussi être d'origine digestive ou hépatique.À quoi ressemblent les mains des personnes atteintes d'hippocratisme digital ?L'une des expressions utilisées pour décrire les mains des personnes qui souffrent de cette atteinte est assez parlante. On dit de ces dernières qu'elles présentent des doigts en baguettes de tambour. Pour comprendre comment s'opère ce phénomène, il faut regarder plus en détails la forme des ongles.Normalement, l'angle formé par l'ongle par rapport au doigt est d'environ 160°. L'ongle pointe donc vers le haut de la main. En cas d'hippocratisme digital, l'angle est supérieur à 180°. L'ongle pointe alors vers le bas, soit vers la paume de la main. La dernière phalange du doigt est plus épaisse et plus gonflée, occasionnant cette impression de baguette de tambour avec une extrémité ronde et plus grosse que le reste du doigt.Les maladies couramment liées à l'hippocratisme digitalC'est le faible taux d'oxygénation du sang qui semble responsable de l'hippocratisme digital. Les maladies qui entrainent une mauvaise circulation ou une mauvaise oxygénation des tissus sont donc les plus à même d'entrainer ce symptôme. Parmi les maladies typiquement liées à l'hippocratisme, il faut citer la cardiopathie congénitale, malformation cardiaque qui occasionne le mélange du sang oxygéné et non oxygéné, les maladies respiratoires chroniques comme le cancer du poumon ou la mucoviscidose et les maladies du foie. Une inflammation des intestins semble aussi s'avérer une cause possible de l'apparition de l'hippocratisme digital.Dans certains cas, la grossesse ou l'infection par le VIH entraine également ce gonflement des premières phalanges.Comment se traite l'hippocratisme digital ?Actuellement, les traitements ne permettent pas de résoudre directement l'anomalie des ongles et des doigts. Une évolution positive de la maladie responsable du trouble peut entrainer la diminution des symptômes. Si des douleurs existent et que la maladie n'est pas immédiatement curable, comme dans le cas d'un cancer du poumon inopérable, le médecin peut proposer la section du nerf vague, susceptible de rendre l'hippocratisme digital mieux toléré. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 26, 2022 • 3min
Peut-on se soigner avec des virus ?
Pour écouter le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-----------------------------------------Les virus, on tend à s'en méfier. À leur simple évocation, les Français adoptent volontiers masque FFP2, gel hydroalcoolique et distanciation sociale, la faute en partie aux derniers évènements sanitaires qui ont accru la méfiance générale contre les épidémies.Et si, pour changer, les virus se mettaient à notre service et contribuaient à nous soigner ? L'idée ne date pas d'hier. Populaire au début du 20ème siècle, puis oubliée après le succès des antibiotiques, la phagothérapie revient peu à peu sur la scène médicale. Elle dispose en effet de certains atouts par rapport aux antibiotiques, mais sa mise en œuvre n'est pas forcément si simple.En quoi consiste la phagothérapie ?C'est le biologiste français Félix d'Hérelle qui découvre, après moults expériences, le principe de la phagothérapie. Il parvient en effet à guérir de la dysenterie des populations infectées en leur injectant un virus capable d'éliminer les bacilles dysentériques. Le taux de réussite est flagrant : sur les 10 000 premiers cas, seul un patient ne répond pas au traitement.Concrètement, la phagothérapie consiste à injecter dans l'organisme d'une personne infectée par une bactérie un virus capable de détruire ladite bactérie. Les virus bactériophages lytiques, appelés plus simplement phages, ne représentent aucun danger pour l'homme puisqu'ils ne s'attaquent qu'aux bactéries.Pour obtenir des virus en quantité suffisante à la guérison, il faut prélever les bactéries responsables de l'infection et les mettre en contact avec différents phages en laboratoire. Le phage capable d'infecter la bactérie va se multiplier à l'intérieur de cette dernière. À la mort de la bactérie, les phages vont se répandre dans le milieu de culture. Ils seront donc plus nombreux que les autres virus, et pourront être récupérés pour être introduits dans l'organisme du patient.Pourquoi la phagothérapie intéresse-t-elle à nouveau les médecins ?La découverte des antibiotiques a révolutionné la médecine en permettant le traitement rapide et généralisé de populations atteintes d'infections. Cependant, l'usage trop vaste de l'antibiothérapie a entrainé le développement de bactéries plus résistantes, contre lesquelles il devient difficile de trouver un remède précis.Les virus phages, au contraire, sont très nombreux. Il y en a donc toujours une sorte capable d'éradiquer une bactérie, même si celle-ci a muté.Les contraintes de la phagothérapieSi ce type de traitement peine à s'installer en France, c'est parce qu'il est réalisé sur-mesure. Or, prescrire une phagothérapie individualisée est à la fois complexe, puisqu'il faut mener les expériences permettant de définir le bon phage à utiliser, et contraignant, puisque la règlementation impose la vérification de l'innocuité et de la qualité de chaque traitement.Les recherches sur le sujet sont actuellement en plein essor. L'Inserm a notamment obtenu un financement conséquent pour créer une base de données de phages, et une équipe de chercheurs de Montpellier met en place un système permettant de tester l'efficacité des phages sur chaque bactérie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 25, 2022 • 2min
Comment le coeur réagit-il à l'immersion du visage dans l'eau froide ?
Le visage n'est pas la partie la plus facile à immerger lorsque l'on rentre dans une piscine ou une étendue d'eau froide. Recevoir de l'eau fraîche sur le visage peut même faire l'effet d'une claque. En effet, certains récepteurs bien spécifiques, situés notamment dans les cavités du nez, se montrent très sensibles à la température.Chez les mammifères, la réaction de l'organisme à l'immersion du visage dans de l'eau froide s'appelle le réflexe d'immersion. Ce dernier conduit à une adaptation du corps afin de permettre de rester sans oxygène plus longtemps sous l'eau. C'est un réflexe très présent chez les dauphins ou les loutres, mais qui s'applique aussi dans une moindre mesure chez l'homme.Comment le corps, et plus particulièrement le cœur, réagissent-ils au réflexe d'immersion ?Les conditions pour que le réflexe d'immersion se déclencheD'abord, il faut savoir que le réflexe d'immersion ne se met en place que dans certaines conditions. La première concerne la baisse de température au niveau du visage, captée par les récepteurs spécifiques. Si les membres seuls sont immergés dans l'eau froide, le réflexe n'intervient pas.Ensuite, l'eau doit être à une température inférieure à 21°C. Dans le cas contraire, l'organisme n'assimile pas l'immersion et ne met donc pas en place de réflexe particulier.Si vous vous aspergez le visage d'eau fraîche le matin, votre corps peut s'engager dans un réflexe d'immersion, alors qu'un bain glacé sans immerger votre tête de produira pas cet effet.Les trois conséquences du réflexe d'immersionLa principale et première conséquence du contact de l'eau froide sur le visage touche le cœur. Ce dernier abaisse considérablement son rythme cardiaque. Chez les animaux marins, la fréquence peut atteindre une baisse de 90% du rythme cardiaque habituel ! Chez l'homme, la diminution tourne plutôt autour de 10, 20 ou 25%.La deuxième conséquence est la vasoconstriction des extrémités des membres. Les capillaires s'amincissent et ne laissent plus passer le sang, afin de réserver l'oxygène circulant aux organes vitaux dont le cœur. Comme les humains stockent peu d'oxygène dans leurs muscles, la vasoconstriction périphérique amène rapidement des crampes. Les mammifères marins, eux, conservent leur mobilité musculaire lors du réflexe d'immersion. C'est ce qui leur permet de se déplacer en profondeur.En cas de pression extrême, pour un plongeur immergé à plus de 50 mètres par exemple, tous les capillaires des membres se bloquent afin de faire affluer le sang vers les poumons et le cœur. Cela permet de protéger les organes de l'écrasement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 24, 2022 • 2min
Faut-il faire du sport quand on est malade ?
Vous aviez prévu d'aller courir 5 kilomètres avec un collègue, de vous rendre à votre cours de zumba hebdomadaire ou de vous accorder quelques longueurs à la piscine, mais voilà : vous êtes malade. Alors que certains se saisissent volontiers de l'excuse pour rester au chaud et se reposer, d'autres s'avèrent réellement contrariés à l'idée de sauter leur séance de sport.Quelle est la meilleure option en termes de santé et de résultat ? Faut-il faire du sport lorsqu'on est malade ?Faire confiance à son ressentiTout le monde ne réagit pas de la même façon à la maladie. Si vous êtes épuisé, que vous n'aspirez qu'à dormir et que vous vous sentez globalement affaibli, mieux vaut repousser la séance de sport prévue. Si au contraire, vous n'êtes que légèrement incommodé par votre nez qui coule ou par votre gorge qui pique, vous pouvez envisager d'honorer votre rendez-vous, en adaptant votre effort à vos capacités.Quel sport pratiquer en cas de rhume léger ?Afin de ne pas faire empirer votre état et de ne pas fatiguer votre corps déjà affaibli, choisissez une activité d'intensité faible ou modérée. Ce n'est pas le moment de tenter de battre votre record au 100 mètres ni de prévoir une séance de HIIT ou de fractionné.Pensez aussi aux personnes que vous pourriez contaminer, qui sont peut-être plus fragiles que vous. Dans la mesure du possible, mieux vaut éviter la salle de sport, son matériel partagé et son air confiné. Pour déboucher le nez, l'air frais est idéal : organisez une petite marche, voire un jogging de faible intensité dans un endroit agréable et arboré.Si vous restez chez vous, pourquoi ne pas en profiter pour pratiquer le stretching ? Le yoga comporte aussi des exercices de respirations qui vous aideront à décongestionner vos voies nasales en douceur.En cas de fièvre, mieux vaut éviter l'effort physiqueLa fièvre témoigne du combat mené par le corps contre la maladie, un état qui lui demande beaucoup d'énergie. Le stress engendré par le sport affaiblit le système immunitaire et réduit sa capacité à réagir.D'autre part, la fièvre engendre une potentielle déshydratation, aggravée par la transpiration pendant l'effort. Les conséquences d'une activité physique soutenue pendant une maladie invalidante peuvent être durables. Durant les années 90, des chercheurs ont ainsi observé une sorte de fatigue chronique chez des athlètes qui avaient poursuivi leur entrainement tout en ayant la grippe, parfois plusieurs années après l'évènement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


