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Choses à Savoir
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Mar 19, 2023 • 3min
Quels sont les accidents les plus fréquents lors d'un rapport sexuel ?
Bien que les incidents qui se déroulent derrière les portes d’une chambre restent souvent tabous, il peut être bon de savoir que les rapports sexuels exposent à des risques de blessure ou de traumatisme. Une étude américaine publiée en 2014 s’intéressait aux motifs d’admission des hommes présentant une blessure génitale au service des urgences. Les résultats montrent que les quelques accidents liés à des rapports sexuels étaient souvent liés à des pratiques non conventionnelles. Dans tous les cas, le fait de connaitre les risques d’accident les plus fréquents lors d’un rapport sexuel participe à limiter leur occurrence grâce à l’adoption de mesures de prévention. Nous allons découvrir ici trois catégories qui regroupent les accidents les plus fréquents pendant un rapport sexuel.Les blessures et les traumatismes des parties génitalesParmi les traumatismes les plus courants, les saignements génitaux concernent principalement les femmes. Il peut y avoir un saignement lors d’une pénétration si celle-ci est réalisée sans préliminaire, sans lubrification suffisante ou avec force. Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres et saignent facilement sans forcément ressentir de douleurs. D’autres personnes, au contraire, auront mal pendant la pénétration sans connaitre de saignement. C’est notamment le cas des femmes qui souffrent de vaginisme : leurs muscles sont si contractés que toute pénétration devient très douloureuse.En ce qui concerne les fractures et entorses, c’est au tour des hommes d’être plus concernés. Plutôt rare, la fracture du pénis survient lors d’un rapport brutal ou d’un changement de position rapide, ou encore en cas d’anomalie anatomique. Elle est très douloureuse et nécessite une intervention chirurgicale. Les hommes peuvent aussi connaitre des entorses des testicules ou du périnée pendant une pratique sexuelle non conventionnelle.Les accidents avec des jouets sexuelsTout le monde connait l’histoire de la personne qui se rend aux urgences avec une saucisse ou un légume coincé au mauvais endroit. L’utilisation des jouets sexuels s’étant largement démocratisée, celles et ceux qui veulent pimenter leurs relations se tournent désormais vers des accessoires plus sécurisés. Il n’en reste pas moins que les sextoys sont responsables d’une majeure partie des accidents lors de rapports sexuels.D’abord, les jouets sexuels mal entretenus ou de mauvaise qualité peuvent engendrer des irritations, voire des abrasions des tissus génitaux. Il est important de sélectionner des sextoys certifiés aux normes européennes, conçus dans des matériaux respectueux de l’anatomie intime.Ensuite, l’utilisation excessive ou imprudente d’un jouet sexuel conduit parfois à différents traumatismes tels que des douleurs, des déchirures, des ecchymoses ou des fractures. Dans ce cas, les conséquences vont de la simple égratignure provisoire au prolapsus des organes génitaux ou du rectum à travers les orifices naturels, lequel peut conduire à une incontinence permanente.Les accidents liés à des positions acrobatiques... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 16, 2023 • 3min
Pourquoi les commérages sont-ils jugés bons pour la santé ?
Les commérages ont plutôt mauvaise presse. On les associe volontiers à la médisance, à la jalousie et à l’ennui. Pourtant, le fait de partager des faits ou des idées avec d’autres personnes participe à maintenir et former des liens sociaux. Ce n’est pas tout : les personnes qui pratiquent le commérage bénéficient également d’autres avantages pour leur santé physique et mentale. Il s’agit simplement de bien faire attention à ne pas tomber dans des pratiques délétères telles que le harcèlement ou la diffamation.Les commérages présentent des bénéfices sur les rapports sociauxQu’est-ce qui est plus efficace pour rapprocher deux collègues que de partager quelques indiscrétions sur leur employeur ou leurs clients ? Comment créer un lien avec ses nouveaux voisins plus facilement qu’en leur parlant du secret de l’ancien propriétaire ou des pratiques étranges du facteur ? Depuis la nuit de temps, les hommes et les femmes échangent au sujet de leur perception du monde. C’est ce qui permet de confronter son point de vue aux autres, de se sentir moins seul et de partager une connivence avec l’interlocuteur. Peu importe finalement la teneur des propos, et moins encore que les deux commères soient d’accord ou non. Ce qui compte, c’est la proximité que cet échange induit, très favorable à la création d’une relation de confiance -puisque l’autre a osé exprimer son avis ou partager des informations indiscrètes. Une étude menée à Berkeley relate que les commérages aident à renforcer la cohésion de groupe et la coopération entre individus.Les ragots servent aussi à favoriser la résilience émotionnelle. En faisant part de son expérience et de son ressenti, la personne qui participe aux commérages se soulage des traumatismes ou des inconforts vécus. Par exemple, aller raconter à sa voisine que le voisin vous fait de l’œil pourrait vous aider à mieux réagir face à cette situation désagréable.Les commérages aident aussi à réguler le stress et l’anxiétéVous vous inquiétez de cet homme qui traine devant votre immeuble et semble avoir de mauvaises intentions ? Le fait de partager ce doute avec quelqu’un vous permettra probablement d’apaiser vos angoisses et de vous sentir plus fort, plus soutenu lorsque vous croiserez l’individu.Moins de stress, moins d’anxiété sont bénéfiques à la santé physique et mentale. Le stress est en effet connu pour augmenter le risque d’inflammation de l’organisme, et le risque de développer des maladies comme le cancer ou les troubles cardiovasculaires. En verbalisant des angoisses, des insécurités, des questionnements, les personnes adeptes des ragots évitent de ruminer ces pensées seules. En les évacuant, elles les éliminent aussi de leur tête et de leur corps.Les limites à poser pour que le commérage reste bon pour la santéLes ragots devraient toujours rester un moyen de se vider la tête ou de se rapprocher d’une personne, et ne pas dépasser ce cadre. Il est tout à fait possible de partager des observations sans foncer tête baissée dans les préjugés et le ressentiment. Les commérages peuvent prendre la forme de fantasmes, d’histoires que l’on construit à deux pour le plaisir, mais ils ne doivent pas devenir négatifs au risque de se transformer en harcèlement ou en diffamation.En restant bienveillant, en adoptant le ton de l’humour ou du second degré, partager un ragot avec son voisin ou sa collègue permet de dénouer les tensions et d’améliorer la relation, sans que personne ne souffre de ces commérages. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 15, 2023 • 3min
Y a-t-il des aliments à calories négatives, qui font maigrir ?
Du régime miracle au complément alimentaire qui fait perdre du poids, les personnes qui souhaitent maigrir sont souvent prêtes à tout pour éliminer quelques kilos. Mais cette perspective enthousiasmante ne devrait pas mettre en danger l’organisme, ce que font beaucoup de régimes restrictifs. L’Anses faisait part en 2010 d’une expertise pointant du doigt les régimes alimentaires pratiqués sans suivi médical, qui entrainent par exemple une reprise de poids rapide, une fonte musculaire ou une baisse de la qualité osseuse.Une alimentation équilibrée et variée couplée à une activité physique représente l’une des clés pour perdre du poids lentement et durablement. Est-il cependant possible de mettre dans son assiette certains aliments qui aideraient à éliminer de la graisse ? Les aliments à calories négatives existent-ils, et si oui, dans quelle mesure sont-ils efficaces pour perdre du poids ?Comment un aliment pourrait-il faire perdre des calories ?L’idée qu’un aliment n’apporte aucune calorie est facile à comprendre. L’eau, par exemple, ne fournit aucun nutriment (bien qu’elle regorge de minéraux et de molécules indispensables à l’organisme). Cependant, il parait difficile d’imaginer qu’un aliment contenant des calories puisse en faire perdre à l’organisme. D’où provient cette théorie, et que vaut-elle ?Lorsque l’on évoque les aliments à calories négatives, on prend en fait en considération l’énergie nécessaire au corps pour métaboliser et digérer ces aliments. Si cette dépense calorique est plus importante que ce qu’apporte l’aliment, on arrive à un résultat négatif : le fait de manger cet aliment fera dépenser davantage d’énergie à l’organisme qu’il n’en obtient avec l’aliment.Ainsi, tout en favorisant leur satiété par le remplissage de l’estomac, les personnes qui consomment ces aliments pourraient perdre du poids en mangeant moins au total et en brûlant plus de calories. La théorie des calories négatives est cependant très discutée.La réalité scientifique des aliments à calories négativesIl n’existe pas d’étude sérieuse qui corrobore l’idée des aliments à calories négatives. Plutôt que de parler d’aliments à calories négatives, il serait plus juste de parler d’aliments satiétogènes à faible charge calorique. Ces aliments sont riches en eau et en fibres, ils participent donc à la satiété rapide, ce qui évite de manger beaucoup de calories lors d’un repas. Les épinards, les brocolis, les concombres, les citrons, les oranges, les salades, les fraises font notamment partie de ces aliments faibles en calories et riches en fibres et en eau. Les intégrer régulièrement au menu peut aider à abaisser le total calorique du repas, tout en garantissant de bons apports en vitamines.Même si l’organisme dépense des calories en digérant ces aliments, la quantité est si infime qu’elle n’influe pas directement la perte de poids. En effet, il faut environ un déficit de 7000 calories pour perdre un kilo de graisse. D’après Geoffrey Livesey, nutritionniste, le coût calorique de la digestion est de 5 à 25% de l’apport calorique de l’aliment. Pour un bol de fraises qui apporte environ 50 calories, la digestion peut brûler environ 3 à 14 calories. On est très loin des 7000 calories requises, même en consommant des fraises à tous les repas !Des végétaux, oui, mais aussi des protéinesLes légumes et les fruits apportent certes des éléments essentiels au corps, mais il ne faut pas oublier l’importance des protéines pour le maintien de la masse musculaire. Finalement, pour maigrir, il est bien plus intéressant de composer des assiettes équilibrées en faisant la part belle aux fibres et aux protéines, plutôt que de s’astreindre à manger un certain type d’aliment, sous peine de voir s’installer de la frustration et de subir l’effet yoyo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 14, 2023 • 3min
Le Blue Monday existe-t-il vraiment ?
En début d’année, deux mots se retrouvent dans les bouches de tous les journalistes d’actualité : les soldes, et le Blue Monday. Si les premières sont plutôt source de réjouissances pour les consommateurs, malgré le contexte économique difficile, le second évoque une période beaucoup plus triste. Le Blue Monday serait en effet le jour le plus déprimant de l’année.Qui a créé ce concept, et sur quoi repose-t-il ? Le Blue Monday existe-t-il vraiment ? Comment combattre la baisse de morale qui survient fréquemment aux alentours de cette période ?Le Blue Monday a été inventé à des fins commercialesC’est en tous cas ce que l’on peut supposer. En effet, l’expression du Blue Monday a été créée par une agence de communication, qui a demandé à des universitaires de signer le communiqué de presse en échange d’une rémunération. Psychologue à Cardiff, le Dr Cliff Arnall a proposé une formule qui permettrait d’établir la date de ce jour supposé come le plus déprimant de l’année.Il faut cependant savoir que le communiqué de presse contenant la notion du Blue Monday a servi à une campagne publicitaire pour l’agence de voyages Sky Travel, afin de promouvoir des voyages pendant la période hivernale. Établi au troisième lundi du mois de janvier, le Blue Monday a été à la fois critiqué et exploité à des fins de sensibilisations pour la santé mentale.Ce qui est vrai dans le Blue MondayLa notion de Blue Monday s’appuie sur différents constats qui établissent l’augmentation du risque d’être déprimé à cette période de l’année, notamment :- la fin des fêtes de fin d’année ;- la reprise du travail après le week-end ;- les dettes accumulées avec les achats de Noël et les dépenses de début d’année ;- le temps, généralement froid et peu ensoleillé ;- la distance par rapport aux vacances suivantes, notamment pour les salariés.L’avis de la science sur le Blue MondayLes études qui ont cherché à établir la véracité ou non de la formule du Dr Cliff Arnall ne partagent pas la même opinion. Certaines, sponsorisées par des industriels intéressés par la promotion de produits autour de la santé mentale, sont d’ailleurs critiquées par le corps scientifique. D’autres font preuve d’une méthodologie hasardeuse ou d’un échantillonnage trop faible. Finalement, il n’y a pas de vraie preuve que le Blue Monday est ou n’est pas le jour le plus déprimant de l’année.Comment retrouver le moral si l’on est sujet à la déprime en janvier ?Les personnes qui sont touchées par des signes de déprime aux alentours de la date supposée du Blue Monday peuvent mettre en place un certain nombre de stratégies afin de conserver le moral. D’abord, il est important de vérifier l’absence de carence en vitamine D. En 2007, 40% des adultes faisaient preuve d’un déficit modéré à sévère en vitamine D, ce qui s’explique notamment par le manque d’exposition au soleil à la période hivernale. Or, une carence en vitamine D peut aggraver l’anxiété et la dépression.D’autre part, certaines personnes ont proposé de se focaliser plutôt sur le Yellow Tuesday, un jour programmé au mois de juin, qui représenterait le jour le plus heureux de l’année. Il faut se rappeler que la formule du Dr Cliff Arnall ne repose sur aucun élément scientifique, et qu’il a lui-même admis qu’elle n’avait pas de sens. Il est alors plus intéressant de se focaliser sur les évènements positifs, de prévoir des réunions de famille ou des soirées entre amis, de mettre en place des projets sur le long terme et de prendre un temps pour soi à chaque fois que nécessaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 13, 2023 • 3min
Pourquoi la chirurgie bariatrique augmente-t-elle le taux de risque de suicide ?
Proposée aux personnes souffrant d’obésité sévère, la chirurgie bariatrique constitue souvent l’opération de la dernière chance pour celles et ceux qui n’ont pas réussi à perdre de poids autrement. Cette intervention est source d’amélioration de la santé physique, puisqu’elle permet d’abaisser rapidement le poids vers des valeurs plus saines, et de réduire dans le même temps les risques cardiovasculaires, d’hypertension ou de diabète qui concernent les personnes obèses.Ce que l’on sait moins, en revanche, c’est que la chirurgie bariatrique entraine des effets complexes sur l’état de santé mentale. En effet, une étude publiée en 2020 conclut que le risque de suicide d’une personne obèse est deux fois supérieur après une opération de chirurgie bariatrique que si elle ne subit pas subi l’opération. Comment s’explique ce résultat à priori contradictoire avec l’idée que maigrir améliore le bien-être physique et mental ?Le principe de la chirurgie bariatriqueCe type d’intervention chirurgicale vise à réduire la taille de l’estomac et à modifier le fonctionnement du système digestif. Le but est simple : réduire la quantité de nourriture ingérée par le patient et augmenter la sensation de satiété.Parmi les méthodes les plus courantes, on retrouve la sleeve, qui consiste à retirer une partie de l’estomac en laissant seulement un court passage pour les aliments, et le bypass, qui consiste à relier l’estomac directement à l’intestin grêle en court-circuitant une bonne partie du trajet du bol alimentaire. La gastrectomie omega combine à la fois le bypass et la sleeve.Le but de ces interventions est principalement d’améliorer la santé globale de l’individu, car l’excès de poids induit une majoration des risques de décès prématurés. Cependant, il faut savoir que les risques psychologiques liés à la chirurgie bariatrique sont loin d’être anodins.Pourquoi le risque de suicide augmente après une chirurgie de l’obésité ?Plusieurs raisons peuvent expliquer l’augmentation du risque de suicide à la suite d’une intervention bariatrique dans le but de perdre du poids.En premier lieu, les personnes souffrant d’obésité ont d’emblée plus de risques de connaitre des dépressions ou des troubles psychiatriques par rapport à la population normale. La revue Obesity Surgery a ainsi évalué la prévalence de la dépression des patients au stade d’obésité morbide à 40% environ.D’autre part, la chirurgie bariatrique induit des changements importants, donc des effets psychologiques majeurs sur les patients. La difficulté de faire face aux bouleversements du mode de vie et du régime alimentaire s’accompagne parfois d’anxiété, de frustration, de colère, d’un sentiment de dépendance ou de perte de contrôle, d’incompréhension ou d’éloignement avec l’entourage. Toujours selon Obesity Surgery, 20% des patients ayant été opéré connaissent une dépression dans l’année suivant l’intervention.Enfin, il ne faut pas négliger la part hormonale. En effet, les niveaux de sérotonine sont susceptibles de chuter après une intervention de chirurgie bariatrique, ce qui occasionne un impact profond sur l’humeur et le comportement.Un accompagnement régulier pour limiter les risques psychologiquesLes personnes qui subissent une chirurgie bariatrique devraient s’assurer de bénéficier d’un suivi psychologique pendant au moins un an après l’opération. Le dialogue en amont de la chirurgie avec un psychologue ou un médecin peut aussi aider à anticiper les bouleversements qui résultent de cette intervention, tant au niveau physique qu’émotionnel, hormonal ou relationnel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 12, 2023 • 2min
Pourquoi les publicités pour les laits infantiles 1er âge sont-elles interdites ?
Depuis plusieurs années, les publicités pour les laits infantiles 1er âge sont interdites en France et dans d'autres pays. Mais pourquoi cette interdiction a-t-elle été mise en place ? Existe-il un risque pour la santé des nourrissons qui consomment ce type de lait ? Décryptons ensemble les raisons qui expliquent pourquoi les fabricants de lait infantile premier âge ne peuvent plus diffuser de publicité au sujet de leurs produits.Le lait maternisé n’est pas similaire au lait maternelIl faut savoir que, comme le stipule l’OMS, le meilleur aliment pour un nourrisson est le lait de sa propre mère. Les préparations de lait maternisées commercialisées n’égalent de loin pas la qualité du lait maternel, dont la composition s’adapte au jour le jour aux besoins du bébé.D’autre part, le lait maternel contient des bactéries bénéfiques au système immunitaire de l’enfant, ainsi que des anticorps et des nutriments dans des quantités précisément conformes aux besoins du nourrisson. Le lait maternisé constitue un aliment de qualité moindre, qui ne devrait donc pas être promulgué. Il est trop riche en sels minéraux, et contient des protéines en excès par rapport au lait humain. Il faut aussi noter que l’utilisation de lait infantile chez les nourrissons de moins de 6 mois expose ces derniers à des risques d’inconfort digestif et d’allergie aux protéines de lait de vache.L’interdiction des publicités pour les laits 1er âge permet donc d’éviter toute confusion dans l’esprit des parents. Le lait maternel reste l’aliment le plus adapté au bébé.Le Gouvernement souhaite promouvoir l’allaitement maternelLa publicité présente l’inconvénient majeur d’exercer une pression, consciente ou non, sur les mères et les pères. Elle pourrait laisser entendre que le lait maternisé est plus sûr, plus pratique pour nourrir son bébé. Le Gouvernement français souhaite au contraire mettre en avant tous les bénéfices liés à l’allaitement tels que la réduction des risques pour bébé de contracter une infection, ou l’amélioration de ses capacités cognitives par rapport à un bébé nourri au lait artificiel. L’interdiction des publicités va donc dans ce sens.En éliminant tout panneau ou tout clip publicitaire relatif au lait 1er âge, la France veut éviter la présence de biais dans le choix d’allaiter ou non de la mère. Si celle-ci décide de donner du lait maternisé à son enfant, ce doit être une décision personnelle et non une résultante de la pression publicitaire.Quelles sont les alternatives au lait 1er âge pour un nourrisson ?Qu’il s’agisse d’un choix ou d’une contrainte, en cas d’hospitalisation d’un bébé prématuré par exemple, environ un tiers des mères qui accouchent en France n’allaitent pas leur enfant à la naissance. Cela ne signifie pas forcément que le nourrisson boit du lait 1er âge. Il existe d’autres possibilités, comme celle de tirer son lait et de le donner au biberon ou à la seringue, ou bien de donner du lait issu d’un lactarium à son bébé. L’enfant profite alors de tous les bienfaits du lait maternel même s’il ne peut pas téter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 2023 • 1min
Nouveau podcast: Choses à Savoir Actu
Je vous propose de découvrir le podcast Actu, un récap' quotidien de l'actualité en moins de 7 minutes:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 9, 2023 • 3min
À quelle heure faire du sport pour brûler le plus de graisse ?
Lorsqu’on se lance dans un programme d’entrainement sportif pour se tonifier ou que l’on prend de bonnes résolutions pour perdre du poids, il est normal de vouloir obtenir les meilleurs résultats possibles. Si le type d’entrainement, l’intensité des séances et leur fréquence ont un impact important sur le volume de graisse éliminé, l’heure à laquelle le sport est pratiqué change-t-il la façon dont le corps utilise ses graisses pour produire de l’énergie ?Une étude menée sur des souris émet une certaine hypothèseAfin d’étudier le fonctionnement métabolique du corps après une séance de sport à différents horaires de la journée, une équipe de chercheurs danois s’est attelée à entrainer des souris. L’un des groupes de souris était stimulé physiquement sur ce qui correspond à la fin de matinée dans nos plannings humains, et l’autre groupe de souris devait se dépenser sur une plage horaire correspondant à nos fins de journées.Sans aucun lien avec ce que les souris avaient consommé avant leur séance, il est apparu que le groupe du matin brûlait plus efficacement les graisses que celui du soir. Concrètement, l’activité physique pratiquée en fin de matinée stimulait davantage les gènes impliqués dans le déstockage du tissu graisseux.Faut-il en déduire que, pour perdre de la graisse, il faut caler sa séance de sport juste avant le déjeuner ?L’heure idéale pour brûler des graisses dépend aussi d’autres facteursCe n’est pas si simple. Déjà, le modèle des souris ne correspond pas dans son intégralité au fonctionnement de l’organisme humain. Il faudrait donc des études complémentaires menées sur des individus humains avant de corroborer les résultats.D’autre part, la fonte de graisses lors d’une séance de sport dépend aussi de l’intensité et de la durée de la séance. Or, si vous n’êtes pas en forme, vous écourterez probablement votre séance et travaillerez moins dur que lorsque vous êtes au maximum de vos capacités physiques. Il est alors intéressant de placer une séance de sport à un moment de la journée où vous débordez d’énergie. Les résultats sur la fonte du tissu graisseux seront probablement plus parlants.On peut aussi s’appuyer sur le fonctionnement hormonal de l’organisme afin de planifier des séances de sport efficaces, qui aident à brûler les graisses. Le glucagon, par exemple, est une hormone secrétée lorsque le corps est en hypoglycémie. Il aide à puiser dans les graisses pour fournir de l’énergie à l’organisme. Il est particulièrement présent dans le sang en fin de matinée, puisque le corps a digéré et utilisé les calories fournies par le petit-déjeuner.Pour d’autres personnes, le créneau horaire de 17/18h correspond mieux à leurs contraintes et à leur besoin de se défouler après une journée de travail. Dans ce cas, c’est sans doute le meilleur moment pour planifier une bonne séance de sport.Les autres facteurs efficaces pour brûler de la graisse corporelle avec le sportVoici les éléments clé qui permettent de rendre le sport plus efficace pour brûler de la graisse :- variez le type de séances et de mouvements pour que le corps ne s’habitue pas ;- misez surtout sur du travail cardio, avec des séances d’intensité modérée et de longue durée ;- n’oubliez pas le renforcement musculaire, car un corps musclé va brûler davantage de graisses pour le même poids ;- adoptez un comportement moins sédentaire au quotidien en prenant les escaliers, en marchant au lieu de prendre les transports ;- ajoutez des séances de fractionné ou de HIIT si vous les supportez pour puiser dans les graisses en profondeur, en prenant soin de respecter vos sensations de fatigue et de douleur ;- adaptez votre alimentation, car le sport ne suffit pas, il faut aussi manger équilibré pour perdre de la graisse corporelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 8, 2023 • 3min
La thérapie par le rire est-elle vraiment efficace ?
La gélothérapie, ou thérapie par le rire, est une discipline plutôt récente -le terme apparait au 21ème siècle. Longtemps diabolisé par l’Église, le rire commence seulement à être considéré comme bénéfique à l’organisme au siècle des Lumières. Légalement introduit en 1991 dans les hôpitaux par le biais des clowns hospitaliers, ce mécanisme souvent incontrôlable présente différents intérêts pour les personnes malades.Les effets du rire sur le corpsUne bonne crise de fou rire procure un nombre incroyable d’effets positifs à l’organisme. D’abord, lorsque l’on rit, l’hypothalamus libère des endorphines, ces fameuses hormones du plaisir, qui contribuent à détendre le corps tout entier. Le cœur s’accélère, contribuant à dilater davantage les artères, ce qui favorise l’oxygénation des organes. Du côté des poumons, l’air expulsé pendant le rire atteint une vitesse de 100 km/h : tout le système respiratoire bénéficie ainsi d’une vraie purge.Les abdominaux se contractent, à tel point qu’un rire prolongé peut occasionner quelques crampes. Mais surtout, la contraction musculaire à cet endroit favorise le massage des organes digestifs. Le rire serait-il un remède naturel contre la constipation et les ballonnements ? On peut sérieusement émettre l’hypothèse.Toute la partie inférieure du corps se relâche sous l’effet de l’onde provoquée par le rire. Les jambes, les cuisses se détendent profondément. Les sphincters aussi, ce qui peut occasionner une pressante envie d’aller aux toilettes !Que permet de traiter la thérapie par le rire ?Une étude du Dr Berk menée en 2009 sur des personnes diabétiques a révélé que le visionnage de vidéos humoristiques permettait, en complément des traitements classiques, de réduire de 66% la présence de protéines C-réactives nocives, contre seulement 26% dans le groupe témoin. Les sujets qui ont regardé 30 minutes de vidéos d’humour en complément de leur traitement profitent aussi d’une baisse de l’inflammation corporelle, d’une hausse du bon cholestérol HDL et d’une baisse du niveau de stress.Le Dr Miller, qui a conduit une étude au sujet des conséquences du rire sur la santé cardiovasculaire, relate les effets du visionnage d’un film drôle sur la circulation sanguine. 19 des 20 personnes testées ont vu leur volume sanguin augmenter de 22% pendant qu’elles riaient. L’action directe de ce changement sur l'endothélium, paroi interne des vaisseaux sanguins, est similaire à celle produite par une activité physique intense, avec tous les bénéfices cardiovasculaires liés.D’une façon plus générale, le rire est utilisé dans un milieu hospitalier ou médicalisé afin de contribuer à abaisser le stress et à améliorer l’humeur des patients. Les effets sont réels : la bonne humeur est nécessaire pour stimuler les défenses immunitaires, ce qui permet à l’organisme de mieux se défendre contre les infections contractées. La thérapie par le rire s’avère particulièrement efficace dans le milieu pédiatrique.Le rire aide aussi les soignants à se montrer plus humainsEn échangeant quelques mots d’humour avec un patient ou un collègue, les soignants aussi tirent parti de la thérapie par le rire. Les relations se nouent plus facilement sur une note légère, et un fou rire peut s’avérer salvateur dans le but d’évacuer un stress ou une grosse angoisse avant de rendre visite à un nouveau patient. Sans perdre de vue le respect des individus fragilisés comme les personnes âgées, les soignants ont tout à gagner à participer aux séances de thérapie du rire telles qu’il en existe dans de nombreux hôpitaux français. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 7, 2023 • 3min
Quelles sont les maladies les plus dangereuses pour une femme enceinte ?
Pendant les 9 mois que durent la gestation humaine, il existe un certain nombre de maladies susceptibles de porter préjudice à la femme enceinte et/ou au fœtus. La future mère s’avère en effet plus vulnérable face aux virus et aux bactéries, et le risque de complication est souvent plus élevé.Les maladies chroniques qui existent avant la grossesse ou se développent au cours de cette dernière font aussi partie des dangers menaçant le bon déroulement de la gestation. Découvrons ensemble les pathologies les plus dangereuses pour une femme enceinte, et les risques qu’elles représentent pour la santé du futur bébé.Les maladies infectieuses qui menacent la femme enceinte et le fœtusDans cette première partie seront abordées les maladies infectieuses qui peuvent mettre en danger la femme en cours de grossesse et son bébé.Les infections CMV, à cytomégalovirus, se transmettent principalement par la salive et les fluides corporels tels que les larmes ou le sang. Si la femme enceinte contracte cette infection, les risques de complications pour le fœtus incluent des malformations congénitales, des problèmes de surdité ou de cécité, ainsi qu’une insuffisance hépatique et une microcéphalie.La rubéole, infection relativement bénigne lorsqu’elle est attrapée par un enfant, peut en revanche s’avérer très grave pour le futur bébé. Parmi les potentielles complications, on note des anomalies cardiaques, des cataractes et des problèmes de développement. Les femmes enceintes non immunisées doivent à tout prix éviter le contact avec les personnes contaminées.L’une des infections dont les futures mères entendent le plus parler est la toxoplasmose. Transmise par le contact avec des excréments de chat, cette infection est susceptible d’induire des malformations congénitales et une encéphalite du nourrisson. Pour l’éviter, il faut se tenir à distance des litières de félins, bien laver les légumes en contact avec la terre et cuire la viande à cœur.Transmis par les moustiques mais aussi par contact sexuel avec des partenaires infectés, le virus Zika contracté pendant la grossesse peut engendrer des symptômes de microcéphalie et différentes anomalies congénitales.La grippe, enfin, menace les personnes fragilisées dont la femme enceinte, qui dispose d’un système immunitaire plus faible que la normale. On conseille le vaccin aux femmes qui débutent une grossesse pour éviter des complications comme la pneumonie, la septicémie ou la mort du fœtus.Les pathologies chroniques à risque pour la femme enceinte et le fœtusDans cette deuxième partie, l’accent est mis sur les maladies qui existent avant la grossesse, et qui peuvent occasionner des complications pour la mère ou le fœtus.Qu’il soit gestationnel, donc acquis en cours de grossesse, ou chronique, le diabète expose le bébé à des risques importants tels qu’une naissance prématurée, un diabète néonatal ou un poids trop élevé à la naissance nécessitant une césarienne.L’hypertension est également à haut risque pour la future mère et son enfant. Elle peut induire une prééclampsie, qui constitue une urgence vitale, ou favoriser l’apparition de maladies cardiaques chez la mère.Les femmes qui ont développé un lupus avant leur grossesse sont exposées à des risques de fausse couche, d’accouchement prématuré et de prééclampsie. Le fœtus peut aussi souffrir d’un retard de croissance.Enfin, l’épilepsie occasionne également différents risques de complications pour la mère et le bébé.Dans tous les cas où la femme enceinte souffre d’une maladie chronique, une surveillance accrue est généralement mise en place. Les médecins doivent aussi établir la pertinence de poursuivre ou non le traitement médicamenteux le cas échéant, en sachant que les médicaments peuvent représenter un danger pour le nourrisson en devenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


