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Choses à Savoir
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Apr 2, 2023 • 4min
Le surpoids protège-t-il d'un décès prématuré ?
Sous le nom de paradoxe de l’obésité se cache une théorie, relayée par des études scientifiques, selon laquelle le surpoids permettrait de mieux survivre à certaines maladies comme le cancer colorectal ou les troubles cardiovasculaires. Les personnes présentant un IMC, indice de masse corporelle, compris entre 25 et 35, c’est-à-dire les personnes atteintes de surpoids ou d’obésité modérée, semblent connaitre une mortalité inférieure à celle des personnes en obésité morbide ou de poids normal, d’après certains résultats relevés dans la littérature médicale.Être en surpoids est-il réellement protecteur vis-à-vis d’un décès prématuré ? Le paradoxe de l’obésité ne s’explique-t-il pas autrement que par le fait qu’une surcharge pondérale modérée permettrait à l’organisme de mieux supporter les maladies ?Rappel sur la notion d’IMCL’indice de masse corporelle correspond au rapport du poids sur la taille au carré. Il s’agit d’une mesure utilisée dans l’univers médical pour définir si le patient présente un excès de poids ou si, au contraire, il est anormalement maigre. Les valeurs normales de l’IMC sont comprises entre 18 et 25. Toutefois, l’IMC reste un outil à manier avec précaution. Il ne considère que le poids et la taille, et pas le volume de graisse viscérale, la proportion de muscles ou la densité osseuse.Quelles sont les études qui ont identifié un paradoxe de l’obésité ?Alors que les risques de l’obésité pour la santé sont bien identifiés par les services publics et par la société elle-même, plusieurs études ont abouti à des résultats troublants en ce qui concerne le risque de décès prématuré des suites d’une maladie.La première étude porte sur des patients souffrant d’un cancer colorectal. Menée en 2015 par des chercheurs britanniques, cette étude s’intéresse aux chances de survie des personnes en prenant en compte leur IMC. Après les séances de chimiothérapie, il s’avère que les patients présentant une obésité sont plus nombreux à se remettre du cancer que les patients minces ou ayant un IMC dans la norme. Ce paradoxe semble s’expliquer par la façon dont les personnes minces ou de corpulence normale réagissent au traitement par rapport aux personnes en surpoids.Une revue systématique parue en 2016 et orientée sur le paradoxe de l’obésité rassemble 10 études menées sur des personnes souffrant d’un syndrome coronarien aigu ou d’une insuffisance cardiaque. Il en ressort que les personnes en surpoids ou obèses ont plus de chances de s’en sortir après avoir été opérées que les personnes ayant un IMC inférieur à 25. On trouve d’autres études qui corroborent ce paradoxe dans le cas d’une cirrhose, d’une maladie rénale chronique, d’un AVC, d’un diabète de type 2 ou encore d’une pneumonie.Le surpoids, un facteur de santé ?Malgré tous ces résultats à priori concordants sur le fait que le surpoids protège de certains risques de décès prématurés, il faut rappeler que ce ne sont que des exceptions relatives à des expériences bien précises. En règle générale, l’obésité est associée à un risque plus élevé de décès prématuré. Le paradoxe de l’obésité s’explique alors par les facteurs suivants... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 30, 2023 • 3min
Comment éviter le syndrome du nez vide ?
Qu’est-ce qui se cache derrière ce drôle de nom ? Le syndrome du nez vide n’est pas très évocateur de ce que ressentent les personnes qui en souffrent. Par nez vide, il faudrait plutôt comprendre nez plein : ce syndrome donne l’impression d’avoir le nez bouché en permanence, et ce même en l’absence de rhume. Il survient souvent après une opération, la turbinectomie, dont l’objectif est justement d’éviter les obstructions respiratoires.Comment se manifeste le syndrome du nez vide ? Quelles sont les conséquences sur la vie des personnes atteintes, et comment résoudre ce problème gênant au quotidien ?Les causes susceptibles d’entrainer un SNVIl faut d’abord savoir que le syndrome du nez vide est iatrogène, c’est-à-dire qu’il survient à la suite d’un acte réalisé par un médecin, le plus souvent de façon chirurgicale. Les causes du SNV concernent donc toutes les chirurgies réalisées au niveau du nez qui peuvent endommager les tissus internes producteurs de mucus, appelés les cornets. L’opération initiale peut avoir pour but d’améliorer la respiration d’un patient atteint de sinusite chronique ou de rhinites à répétition. Elle peut aussi concerner une chirurgie plastique, une cautérisation ou encore une turbinoplastie totale, qui consiste en l’ablation des cornets du nez.Or, les cornets sont des structures très importantes pour le nez, qui aident à réchauffer, filtrer et humidifier l’air lors de l’inspiration. Si l’ablation de ces structures a été trop poussée ou qu’elles ont été abimées lors d’un acte chirurgical, elles ne peuvent plus remplir leurs fonctions.Les conséquences d’un SNV sur la qualité de vie des patientsSécheresse nasale permanente, sensation d‘obstruction des narines, douleurs à la tête et au front, sinusites chroniques, écoulements, croûtes à l’intérieur du nez, difficultés à respirer la nuit, essoufflement chronique, impossibilité à faire du sport : les conséquences du syndrome du nez vide sont graves et nombreuses. Elles induisent parfois la perte de l’odorat et du goût, ou des infections et inflammations à répétition.Forcément, la qualité de vie des personnes touchées s’en ressent. Certaines doivent cesser la pratique d’activités qui leur plaisaient, d’autres perdent l’appétit, l’envie de sortir, le plaisir de bien dormir. Il existe un vrai risque psychologique de développer une dépression, des troubles anxieux et du stress chronique.Comment éviter le SNV ?Face à l’importance des symptômes du SNV, la Haute autorité de santé a publié en 2022 une recommandation de bonnes pratiques pour limiter les risques de développer un syndrome du nez vide après une opération du nez. Elle recommande entre autres de toujours privilégier les gestes chirurgicaux les moins invasifs et de positionner la turbinectomie en dernière intention. Dans ce cas, il est essentiel de préserver le maximum de surface des cornets possible. Le patient doit aussi être bien informé des risques de l’opération... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 29, 2023 • 3min
Comment le sucre favorise le vieillissement précoce ?
Interviewé en 2014 par l’Express Styles, le chef cuisinier Joël Robuchon, titulaire de 32 étoiles au guide Michelin, affirmait : « La santé par l’alimentation, c’est l’enjeu des années à venir. » Et pourtant, d’après l’Inserm, moins de la moitié des adultes et seulement un cinquième des enfants respectaient la recommandation de consommer 5 fruits et légumes par jour en 2017.Parmi les aliments qui posent le plus problème, le sucre revient régulièrement sur la sellette. Critiqué pour son caractère addictif ou cariogène, il est également responsable du vieillissement plus rapide des cellules. Ce phénomène s’explique par deux aspects : la baisse de la sensibilité à l’insuline et la fixation des résidus de sucre sur le collagène de la peau.La glycation, responsable du vieillissement précoce cutanéLes sucres consommés via l’alimentation sont digérés dans l’estomac puis dans les intestins par l’action de différentes enzymes. Selon le type de glucides ingérés, la décomposition des aliments entraine l’apparition de molécules de glucose et de fructose. Le sucre blanc, dit saccharose, est ainsi composé de ces deux monosaccharides. Le problème, c’est que le glucose et le fructose s’associent aux protéines ou aux lipides dans une réaction chimique, la glycation. Celle-ci induit la production d’AGE, des substances connues sous le nom français de produits finaux de glycation.La glycation existe à l’état naturel dans l’organisme. Mais quand le sucre est consommé en excès, elle libère trop d’AGE pour que le corps parvienne à les transformer ou à les éliminer. Ces produits issus du sucre vont alors se fixer sur certaines cellules, en particulier sur les cellules cutanées du collagène et de l’élastine. La structure globale de la peau va être altérée par la présence de ces AGE, qui vont diminuer la souplesse et l’élasticité apportées par le collagène et l’élastine. Les produits finaux de glycation se retrouvent directement dans les aliments qui ont été caramélisés ou grillés. Plus l’alimentation comporte de sucre et d’aliments ayant subi la réaction de Maillard, qui donne cette couleur brune et cette saveur typique, plus il y aura d’AGE dans l’organisme, et plus la peau vieillira rapidement.La glycation touche aussi l’insuline et l’hémoglobineDans le cadre d’une alimentation riche en sucre, la glycation s’attaque à l’hormone insulinique, qui permet de réguler la glycémie donc le taux de sucre dans le sang, ainsi qu’à l’hémoglobine, la protéine responsable du transport de l’oxygène. L’insuline glyquée par des molécules de glucose devient inefficace dans la gestion de la glycémie. Le risque de développer ou d’aggraver un diabète de type 2 est alors très réel. Si la glycémie est mal contrôlée, le sucre circule en excès dans tout le corps, provoquant la glycation des autres cellules, donc leur vieillissement accéléré.D’après les travaux menés pendant les dernières décennies, il est établi que la glycation provoque des lésions des cellules et des tissus, et augmente le vieillissement des vaisseaux sanguins. Elle favorise la dégénérescence des tissus de façon précoce, et ce de façon irréversible lorsqu’un certain stade de glycation est atteint... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 28, 2023 • 3min
La sonothérapie offre-t-elle de vrais résultats ?
Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------Lorsque la médecine conventionnelle ne suffit pas à résoudre des maux physiques ou psychiques, l’on peut être tenté de se tourner vers toutes sortes de médecines alternatives ou de thérapies. Au-delà de l’effet placebo, qui explique en partie les résultats obtenus avec des techniques non validées par la science, certaines pratiques agissent réellement sur le corps et le mental et soulagent des souffrances ou des inconforts sans effets secondaires.Si l’Ordre des médecins ne reconnait que l'acupuncture, l'homéopathie, la mésothérapie et l'ostéopathie comme médecines alternatives, cela n’empêche pas la sophrologie, la naturopathie ou la réflexologie d’avoir leur lot d’adeptes convaincus des vertus de la pratique. Parmi ces thérapies et médecines douces, la sonothérapie fait intervenir les vibrations sonores pour apaiser le mental, réduire les douleurs chroniques ou modifier l’état de conscience. Quelles sont les indications de la sonothérapie, et quels sont les résultats que l’on peut en attendre ?Le principe de la sonothérapie : transmettre des vibrationsConcrètement, à quoi ressemble une séance de sonothérapie ? Elle peut prendre différentes formes, mais, le plus souvent, la personne est allongée et le thérapeute utilise des instruments ou des objets pour produire des sons plus ou moins graves. Ces vibrations atteignent les os, comme cela a été démontré scientifiquement et utilisé pour la fabrication de casques audio à conduction osseuse. Mais, dans la sonothérapie, l’idée n’est pas seulement d’écouter de la musique ou du bruit. Les vibrations sont censées produire un effet dynamisant ou apaisant sur le corps.Les sons graves influenceraient davantage le bas du corps, tandis que les sons aigus agiraient au niveau du haut du corps et du cerveau. Les techniques mises en œuvre par le thérapeute utilisent la musique, les gongs, les massages, la méditation sur fond sonore, ou encore le traitement avec des diapasons.Quel est l’effet réel de la sonothérapie sur le corps ?Si l’on en croit les amateurs de sonothérapie, cette pratique permettrait d’instaurer bien-être, harmonie de la conscience et réduction des douleurs. Mais ces effets sont-ils avérés ?En pratiquant un électroencéphalogramme, on constate effectivement que la perception de vibrations sonores induit une modification de l’état de conscience, de la même façon que pourrait le faire une séance de méditation. Au niveau physique, il est également connu que les vibrations peuvent procurer de la détente musculaire et favoriser la baisse de douleurs, par exemple dans les vertèbres ou dans les articulations.Mais finalement, le véritable intérêt de la sonothérapie réside surtout dans l’apaisement qu’elle procure. Explicité dans la littérature scientifique depuis le 17ème siècle, le lien entre état mental et guérison peut prendre une proportion très importante, supérieure même à l’efficacité des traitements médicamenteux. Si une personne trouve du réconfort dans la sonothérapie, elle devrait donc pouvoir ajouter cette arme thérapeutique à son arsenal, sans pour autant stopper les autres traitements... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 27, 2023 • 3min
Comment la malbouffe augmente le risque d'allergie ?
Les dangers de la nourriture industrielle sont connus depuis plusieurs décennies. Trop salée, trop sucrée, trop grasse et assaisonnée d’additifs en surnombre, la malbouffe serait responsable à elle-seule d’un décès sur cinq dans le monde, selon une étude publiée en 2017 dans le magazine The Lancet. Les excès alimentaires et, plus précisément, la consommation excessive de nourriture industrielle occasionne des troubles aussi graves que les cancers, les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2.Alors, certes, il faut relativiser ces chiffres en se rappelant que le lien de cause à effet n’est pas si facile à établir, et que les personnes qui se nourrissent mal cumulent souvent les conduites à risque comme la sédentarité, la consommation de cigarettes ou d’alcool. Malgré tout, les dangers de la malbouffe continuent d’être mis en lumière par les études récentes. L’une des dernières recherches sur la question propose une théorie qui a déjà été investiguée auparavant : la junk food favoriserait les allergies chez les enfants qui consomment régulièrement des hamburgers, des sodas et d’autres aliments de ce genre. Explications.Une première étude d’ampleur explicite les liens entre asthme et malbouffeCette première étude est initiée en 1991, et implique un total de 500 000 enfants et adolescents issus d’une centaine de pays différents. Autant dire que les résultats sont pris très au sérieux par la communauté scientifique. Les chercheurs de l’université de Auckland, en Nouvelle-Zélande, étudient le rapport entre l’alimentation et l’occurrence de symptômes respiratoires sévères comme la rhinite allergique, l’eczéma ou l’asthme.Les conclusions établissent un lien très clair entre la consommation régulière de nourriture industrielle de type hamburger et le risque de présenter une forme d’asthme sévère. Au contraire, les enfants et adolescents qui consomment régulièrement des fruits sont associés à un risque moindre de connaitre un symptôme respiratoire sévère. Cette association scientifique, qui n’est pas une preuve définitive, soulève toutefois une problématique intéressante que vont essayer d’explorer d’autres équipes de recherche.En 2019, une étude italienne confirme que la malbouffe est une cause possible d’allergieC’est à Naples, cette fois, que la science révèle les conclusions d’une nouvelle étude menée sur une soixantaine d’enfants. Malgré la taille réduite de l’échantillon, les résultats expriment clairement une association entre la consommation de junk food et le risque d’allergie chez les enfants... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 26, 2023 • 4min
Peut-on remplacer la viande par le tofu sans risque ?
Que vous soyez végétarien, omnivore, flexitarien ou végane, difficile d’échapper à la tendance : le tofu a fait son apparition dans les rayons de tous les supermarchés, en plus d’être devenu une référence incontournable des épiceries bio. Soyeux ou ferme, nature ou fumé, agrémenté de pesto ou mariné au tamari, il fait partie des ingrédients incontournables de la cuisine asiatique. Ces dernières années, il a aussi séduit les grands chefs français que sont Thierry Marx, Christophe Moret et Alain Ducasse.Les atouts nutritionnels du tofu sont indéniables, et c’est bien pour cette raison qu’il provoque un engouement réel auprès des personnes qui veulent réduire leur consommation de viande. Plutôt insipide nature, il se prête à toutes sortes de préparations qui veulent parfois le faire passer pour un substitut carné. Mais le tofu peut-il remplacer la viande dans l’alimentation quotidienne sans risque pour la santé ?Ce qu’apporte la viande, ce qu’apporte le tofuCommençons par comparer les atouts nutritionnels de la viande et du tofu. Côté viande, d’abord, toutes ne sont pas égales puisque la viande de volaille est moins grasse que la viande de bœuf, qui est elle plus riche en fer. Globalement, la viande est riche en protéines à haute valeur biologique, c’est-à-dire que pour 100 grammes de viande, l’organisme reçoit environ 20 grammes de protéines qu’il assimile très bien. La viande contient aussi une bonne proportion de fer héminique, qui est la forme la mieux assimilée par le système digestif humain. Si certains morceaux de viande sont gras, il est assez facile d’ôter les parties concernées avant la cuisson. 100 grammes de bœuf apportent environ la moitié des apports journaliers en vitamine B12 et en zinc, et un cinquième des apports journaliers en fer.Le tofu, lui, est particulièrement faible en calories et en lipides. Il apporte une bonne quantité de protéines, environ 12 grammes par 100 grammes de produit, ce qui ne représente cependant qu’un peu plus de la moitié des apports fournis par la viande. Mais le tofu cache d’autres intérêts nutritionnels : il est riche en calcium et en manganèse, et procure de la vitamine E qui aide à digérer les graisses.La consommation de tofu doit-elle être limitée ?L’une des problématiques qui cible le tofu, c’est sa teneur en phyto-oestrogènes. Ces substances très semblables aux œstrogènes humains peuvent prendre la place de ces hormones sur les récepteurs des cellules et perturber le fonctionnement hormonal. Il faut savoir que certaines personnes sont capables de dégrader les phyto-oestrogènes en équol, un composé qui n’entre plus en concurrence avec les œstrogènes. Cette capacité dépend de l’état du microbiote intestinal, et ne concerne qu’entre un quart et deux tiers de la population.Les effets des phyto-oestrogènes sur la santé sont controversés. Certaines études laissent penser qu’ils sont bénéfiques contre l’ostéoporose et les maladies cardiovasculaires, mais d’autres recherches pointent du doigt le risque de ces substances pour les femmes ayant eu un cancer du sein. Le soja est également responsable de cas de puberté précoce chez les jeunes garçons, il est donc déconseillé avant 3 ans... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 23, 2023 • 3min
Pourquoi la pornographie nuit-elle à la santé sexuelle ?
Le gouvernement français travaille activement à la recherche d’une méthode de certification de l’âge pour bloquer efficacement l’accès aux sites pornographiques par les mineurs. La pornographie est aujourd'hui accessible en un clic, mais à quel prix ? Si elle peut sembler inoffensive, elle engendre de vraies conséquences néfastes sur la santé sexuelle et psychologique. Dans ce podcast, nous allons nous intéresser aux effets de la pornographie sur la santé sexuelle, en mettant en lumière les troubles et les dysfonctions qui peuvent survenir après une consommation élevée de contenu pornographique. Nous aborderons aussi les conséquences psychologiques de ce comportement.La pornographie induit une hyperstimulation sexuelle nociveContrairement à un rapport sexuel avec une personne physique, la masturbation devant un contenu pornographique induit une hyperstimulation sexuelle. Autrement dit, la quantité excessive de stimuli sexuels procurés par le film ou les images induit l’habituation du cerveau à percevoir de nombreux stimuli pour ressentir de l’excitation. Une personne qui consomme régulièrement de la pornographie va se désensibiliser des stimuli normaux. Elle aura du mal à être excitée dans une situation sexuelle normale, son intérêt pour les rapports physiques à deux peut décroître, et elle va se tourner vers des contenus toujours plus stimulants, créant une situation de dépendance.Dans le cadre de cette hyperstimulation, il est possible qu’un utilisateur habitué à la pornographie souffre de dysfonction érectile ou sexuelle et ne parvienne plus à avoir des rapports satisfaisants avec une personne physique.Le dysfonctionnement sexuel lié au porno chez la femme et chez l’hommeLes dysfonctions sexuelles relatives à la consommation régulière de pornographie concernent aussi bien les hommes que les femmes.D’abord, les hommes qui regardent des films pornographiques d’une façon excessive développent une tolérance aux images très explicites, ce qui entraine parfois une baisse de la réponse sexuelle. En situation de rapport classique, ces hommes ont du mal à obtenir et maintenir une érection. Ils peuvent aussi rencontrer des difficultés à éjaculer. De plus, les images pornographiques créent des attentes irréalistes quant à la sexualité réelle : cela contribue à causer une insatisfaction sexuelle concomitante à la dysfonction érectile.De la même façon, les femmes qui regardent régulièrement du porno peuvent connaitre des dysfonctions sexuelles sous la forme de difficulté à connaitre l’orgasme avec un partenaire, de baisse de la lubrification vaginale, et de troubles de la libido. À travers les films, les femmes visualisent des pratiques sexuelles présentées comme normales qui ne correspondent pas à leurs véritables envies. Si elles essaient de s’y conformer, elles peuvent se sentir anxieuses, insatisfaites ou déçues... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 22, 2023 • 3min
Quelles sont les conséquences possibles d’un Covid long ?
D’après des résultats d’enquête publiés en 2022 par Santé Publique France, environ un tiers des personnes contaminées par le SARS-CoV-2, autrement appelé Covid-19, souffrent d’affections post-Covid. Le Covid long se caractérise par des symptômes qui surviennent dans les 3 mois à la suite de l’infection initiale, et qui durent au moins 2 mois. Ces symptômes ne sont pas expliqués par d’autres diagnostics et perturbent la vie quotidienne des patients.Le diagnostic de Covid long se base sur une liste de 25 symptômes parmi lesquels on retrouve la fatigue, l’essoufflement, la toux, la fièvre intermittente, la perte du goût ou de l’odorat, le dysfonctionnement cognitif, le malaise après l’effort et la dépression. Des douleurs articulaires ou musculaires, des troubles digestifs, des troubles du sommeil et de la concentration peuvent aussi affecter la personne.Les conséquences long terme du Covid long touchent différents secteurs. Nous allons aborder ici l’aspect physique, l’aspect psychologique et l’aspect socio-économique de cette affection reconnue par les services de santé publique.Les conséquences physiques du Covid longIl faut bien distinguer les symptômes de l’affection post-Covid-19 de ses conséquences ou séquelles. Les symptômes vont disparaitre au bout de 6 mois, un an ou deux ans pour les cas les plus longs. Il ne subsiste pas de cicatrice sur les organes, et les IRM cérébrales ne révèlent aucun dégât. Les séquelles, en revanche, sont parfois irréversibles.Le Covid-19 touche particulièrement le système respiratoire, et c’est donc au niveau des poumons que les séquelles s’avèrent les plus importantes. Outre des atteintes interstitielles fibrosantes, qui sont des cicatrices formées dans le tissu pulmonaire, les patients diagnostiqués avec un Covid long peuvent aussi connaitre des anomalies membranaires, bronchiolaires et vasculaires. La capacité pulmonaire diminue et la pression artérielle pulmonaire augmente, ce qui induit des risques cardiovasculaires plus élevés.Les douleurs chroniques concernent également les patients qui connaissent une affection post-Covid-19. Localisées au thorax, aux muscles, aux articulations, à l’abdomen ou dans les vaisseaux, les douleurs se traitent au cas par cas et finissent généralement par disparaitre, mais seulement lorsque le patient réussit à trouver la prise en charge adaptée à sa problématique.Enfin, la perte de goût et d’odorat qui persiste après 3 mois nécessite une consultation ORL afin de rééduquer progressivement les muqueuses. Cela prend du temps, mais les patients ont bon espoir de récupérer leurs facultés sensorielles.Les conséquences psychologiques du Covid longL’impact psychologique d’un Covid long ne doit jamais être négligé. La baisse soudaine de la qualité de vie, pour une durée qui excède parfois une année, affecte la santé mentale des personnes touchées par l’affection post-Covid-19. L’incapacité à pouvoir mener les activités quotidiennes habituelles engendre du stress, de l’anxiété, de la dépression, voire du stress post-traumatique susceptible de subsister longtemps après l’infection initiale.Chez celles et ceux qui souffraient de maladies mentales ou d’affections psychologiques avant d’être contaminés par le coronavirus, une vigilance accrue s’impose afin de guetter des signes d’aggravation des troubles, ou l’apparition de nouveaux symptômes psychologiques... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 21, 2023 • 3min
Comment expliquer que la taille moyenne du pénis a augmenté ?
C’est un sujet qui prête à sourire, et pourtant, l’augmentation de la taille moyenne du sexe masculin ces dernières décennies n’est pas un bon signe pour l’espèce humaine. De façon concomitante avec la baisse de fertilité masculine via un amoindrissement du niveau de testostérone et du nombre de spermatozoïdes, la hausse de la taille du pénis reflète une modification rapide du développement humain qui pourrait être liée à des facteurs dangereux pour la santé.Mais reprenons à zéro.L’étude qui est à l’origine de ce constatLe 14 février 2023, une date qui semble avoir été sélectionnée avec humour pour publier une telle étude, des chercheurs de l’université de Stanford partagent les résultats obtenus après 29 années d’observation et de recueil de données sur la longueur du sexe masculin. L’étude est loin d’être anodine puisqu’elle s’est déroulée sur presque trois décennies, avec un échantillon de 55761 hommes.Professeur d’urologie et auteur principal de l’étude, le Dr Michael Eisenberg s’attendait à obtenir des résultats très différents. À l’image des spermatozoïdes dont le nombre se fait de plus en plus faible, et des niveaux de testostérone qui baissent largement chez les hommes, il était attendu que la longueur moyenne du pénis subisse le même sort et diminue également.Or, c’est tout l’inverse qui s’est passé. Sur cette période de 29 ans, la longueur moyenne du pénis en érection a augmenté de 24%, passant de 12 cm en 1992 à plus de 15 cm en 2021.Pourquoi ce résultat est-il inquiétant pour l’espèce humaine ?On pourrait penser que l’augmentation de la taille du sexe masculin est principalement due à l’évolution. Les hommes dotés d’un sexe de taille plus importante peuvent avoir une activité sexuelle plus développée, en raison d’un taux de testostérone supérieur ou d’une plus grande confiance en leurs capacités. Cela expliquerait alors que les paramètres génétiques codant pour un pénis plus long seraient davantage transmis, avec une descendance plus nombreuse pour les hommes ayant un sexe particulièrement développé.Cependant, cette explication est largement insuffisante pour expliquer la rapidité à laquelle le pénis a changé sur une période aussi courte. Les chercheurs ayant publié l’étude craignent qu’une modification aussi rapide d’une caractéristique humaine soit due à des composants extérieurs qui présentent un fort impact sur l’évolution anatomique de l’Homme. Les pesticides, les contaminants chimiques contenus dans les produits de soin et d’hygiène pourraient être responsables de l’augmentation de la longueur moyenne du pénis.Si, en soit, cette donnée ne parait pas alarmante, il faut la considérer à une autre échelle. Savoir que notre environnement peut modifier notre corps d’une façon aussi importante et aussi rapide devrait nous alerter sur les risques que les contaminants et pesticides peuvent avoir sur d’autres parties de l’organisme. Des études ont déjà prouvé que les produits chimiques perturbent les hormones et détériorent la santé reproductive.Quel bien des pénis plus longs feraient-ils à l’espèce humaine s’ils étaient accompagnés d’une baisse de la fertilité ? Probablement aucun. Dans tous les cas, la recherche doit encore étudier la question afin de comprendre l’origine exacte de cette modification, ses éventuelles répercussions et les moyens de la freiner si nécessaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 2023 • 3min
L'origine ethnique influence-t-elle les facteurs de risque de décès ?
Les inégalités en matière de santé constituent un sujet préoccupant au sein de notre société. Et si l’origine ethnique était elle-même un facteur déterminant des risques de mortalité ? Plusieurs études ont en effet montré des différences significatives dans les taux de maladie chronique et de décès prématuré selon les groupes ethniques.Quels sont les facteurs qui contribuent à ces disparités ? Existe-t-il des politiques de santé dont le but est de réduire ces inégalités ? Analysons en détails l’impact de l’origine ethnique sur les facteurs de risque de décès pour mieux comprendre les enjeux de santé publique et d’égalité d’accès aux soins.Les liens avérés entre facteur de risque de décès et origine ethniqueUne étude publiée en 2019 dans la revue médicale The Lancet s’est intéressée à la mortalité parmi les groupes ethniques américains. Les résultats ont démontré que les Afro-Américains et les Américains d’origine hispanique présentent un risque de mortalité plus élevé que les Blancs américains pour un certain nombre de maladies. Parmi celles-ci, on peut noter les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers.D’autres études tendent à mettre en lumière l’occurrence disproportionnée de certaines maladies chroniques au sein de minorités ethniques comme le diabète, l’hypertension ou les maladies cardiovasculaires.Pourquoi certaines ethnies développent davantage de risques de décès pour ces maladies ?Les facteurs qui expliquent ces différences entre ethnies sont nombreux et variés. L’âge, le sexe, le niveau de revenu, le niveau d’éducation, le statut socio-économique et la situation géographique offrent une première lecture quant à l’occurrence de certaines maladies au sein d’ethnies minoritaires. Les habitudes alimentaires, la pollution, le mode de vie, les conditions de travail constituent d’autres facteurs qui influencent la mortalité et s’avèrent différents selon les ethnies considérées. Il ne faut pas oublier non plus l’accès limité aux soins, le manque d’informations sur la santé et l’hygiène de vie délétère qui touchent davantage les Afro-Américains, les Hispaniques, les Américains d’origine asiatique et des îles du Pacifique. Ces facteurs contribuent au développement de maladies chroniques et mortelles comme le diabète, les maladies respiratoires ou cardiovasculaires.L’influence des gênes dans l’apparition d’une maladie au sein d’une ethnieEn-dehors de tous les facteurs environnementaux, sociaux et démographiques, certaines maladies présentent une prévalence plus élevée chez des ethnies particulières à cause de facteurs génétiques. Par exemple, la drépanocytose, une maladie grave du sang, s’avère plus courante chez les personnes d’ascendance africaine, méditerranéenne et du Moyen-Orient.La thalassémie, une maladie génétique héréditaire responsable d’une anémie sévère, se retrouve aussi plus souvent chez les personnes d’ascendance méditerranéenne, asiatique et africaine.Les politiques de santé qui visent à réduire ces inégalitésCertains pays mettent en place des programmes de dépistage précoce pour les maladies chroniques les plus courantes chez les groupes ethniques à risque. D’autres politiques visent à renforcer la sensibilisation aux facteurs de risque des maladies chroniques, et à encourager les modes de vie sains dans les communautés les plus touchées.Enfin, les inégalités de risques de décès peuvent aussi être lissées en améliorant l’accès à l’éducation et à l’emploi, en réduisant la pauvreté et en améliorant les conditions de vie des ethnies concernées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


