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Choses à Savoir
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Apr 16, 2023 • 3min
Quelles sont les différences physiologiques entre l'homme et la femme ?
D’un point de vue génétique, l’homme et la femme se ressemblent beaucoup. Leur ADN est similaire à hauteur d’environ 98,5%. Pourtant, la simple présence d’un chromosome Y ou d’un deuxième chromosome X s’avère prépondérante dans le développement physique et anatomique de l’humain. Ainsi, à l’âge adulte, les hommes et les femmes présentent des différences physiologiques relativement marquantes.Muscles et graisses : une répartition inégaleSi la femme la plus forte du monde est toujours plus forte que l’homme le plus faible du monde, l’évolution a plutôt favorisé l’homme en ce qui concerne le développement musculaire. Concrètement, les muscles de la partie supérieure du corps de la femme n’atteignent en moyenne que la moitié de la puissance de ceux de l’homme. En ce qui concerne le bas du corps, les muscles féminins sont généralement 20% moins puissants que ceux de l’homme.En revanche, et pour des raisons liées à sa capacité à enfanter, la femme stocke davantage de graisses. Elle présente une majoration d’environ 10% de cellules graisseuses par rapport à l’homme, et la répartition de ces graisses est située majoritairement au niveau des hanches et des cuisses tandis que la graisse masculine s’accumule plutôt sur le ventre. Ces différences sont tout simplement liées aux hormones.Les mêmes hormones, à des taux très différentsL’homme comme la femme produit des hormones qui régissent ses comportements et son développement anatomique. Trois hormones, en particulier, sont responsables des caractéristiques sexuelles majeures telles que le développement des organes sexuels, de la pilosité et de la voix à l’adolescence.La testostérone, présente en faible quantité chez la femme, est prépondérante chez l’homme. On estime le taux de testostérone chez l’homme adulte entre 3 et 8 microgrammes par litre, contre 0,1 à 0,9 chez la femme adulte. La variation est telle entre les deux sexes qu’elle constitue un critère de détermination pour la possibilité de participer ou non à une compétition féminine. En effet, la testostérone induit des changements physiologiques majeurs comme l’augmentation de la pilosité et de la masse musculaire par rapport à la masse de graisse.La femme produit quant à elle une quantité importante de progestérone et d’œstrogène, deux hormones qui lui permettent notamment de porter un bébé, d’allaiter, et de connaitre des cycles menstruels réguliers jusqu’à la ménopause.Au sujet des os et des articulationsLe squelette de l’homme ressemble à celui de la femme dans sa globalité. Pourtant, en prêtant attention aux détails, il est possible de repérer des différences singulières. Les femmes, par exemple, présentent des os plus fins et plus légers, donc moins denses, que les hommes. Mais leurs articulations offrent davantage de souplesse, une caractéristique qui s’avère intéressante pour donner la vie, puisque le bassin doit alors s’écarter pour laisser passer le bébé. D’ailleurs, c’est le bassin qui permet d’identifier avec précision un squelette d’homme ou de femme : l’os féminin est plus large et de moindre hauteur que l’os masculin.Les hommes paraissent plus jeunes plus longtempsOutre la société qui se montre parfois dure avec les femmes lorsqu’elles vieillissent, un autre facteur peut expliquer que les hommes matures connaissent un certain succès. Leur peau, plus épaisse et plus grasse, contient davantage de collagène, une substance réputée pour conserver l’élasticité de l’épiderme et ralentir l’apparition de rides. D’un point de vue physiologique, donc, l’homme dispose d’un avantage en ce qui concerne l’apparence de la peau. Mais celui-ci peut être annulé par une mauvaise hygiène de vie comprenant la consommation d’alcool, de nourriture industrielle et de tabac.En conclusion, les différences physiologiques entre l’homme et la femme tiennent à plusieurs caractéristiques, dictées par la génétique, et comprennent des variations de proportion de masse musculaire, de constitution osseuse et de qualité de la peau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 2023 • 4min
Combien de temps faut-il dormir selon son âge ?
Des grasse-matinées d’adolescent jusqu’à 13 heures le dimanche aux nuits entrecoupées de jeune parent en passant par les réveils aux aurores des séniors, chacun d’entre nous connait tout au long de sa vie des habitudes de sommeil très variées. Si certaines sont régies par les contraintes extérieures ou l’hygiène de vie, d’autres dépendent intrinsèquement de nos besoins physiologiques.Quelle est la quantité exacte de sommeil nécessaire à chaque âge ? Est-elle la même pour tout le monde ?D’après l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, les besoins en sommeil varient selon 6 périodes clé de la vie.À la naissance, le nourrisson dort jusqu’à 20 heures par jourLe bébé qui vient de naitre a besoin d’une quantité très importante de sommeil. Dans les premiers mois de vie, cette durée passe de 20 heures à environ 15 heures par période de 24 heures. Le rythme circadien s’acquiert progressivement, et certains nourrissons dorment d’emblée toute la nuit tandis que d’autres vont encore se réveiller régulièrement entre 20h et 6h après l’âge de 6 mois. Les siestes diurnes complémentaires permettent à l’organisme d’assimiler tous les acquis et au cerveau de se développer harmonieusement.Il y a des bébés petits dormeurs, et d’autres qui ont besoin de davantage de sommeil. Ainsi, à un an, certains tout-petits n’auront plus besoin de faire de sieste, tandis que d’autres dormiront encore l’après-midi jusqu’à 3 ans et plus.Entre 1 et 2 ans, le bébé se cale sur le rythme de ses parentsLes besoins en sommeil d’un enfant de 1 ou 2 ans sont de 11 à 14 heures par 24 heures. Cette durée est parfois atteinte uniquement avec le sommeil de la nuit. Mais, si les parents doivent déposer leur enfant en crèche tôt le matin, ou ont l’habitude de se coucher tard, le rythme du bébé va souvent être décalé. Un tout-petit qui dort 10 heures la nuit aura donc besoin d’une sieste l’après-midi, et parfois encore d’une sieste le matin.Entre 3 et 5 ans, la durée de sommeil varie moinsÀ partir de 3 ans, l’enfant se cale généralement sur une certaine durée de sommeil nocturne, qui atteint 10 à 12 heures en moyenne. Si les heures de la nuit ne sont pas suffisantes, il aura besoin d’une sieste supplémentaire l’après-midi. Les activités de la journée, la lumière extérieure participent à l’établissement d’un rythme circadien clair, avec des nuits complètes et reposantes, et des périodes très actives pendant la journée.De 6 ans jusqu’à l’adolescence, la durée de sommeil reste identiqueL’INSV établit à 10 heures la durée de sommeil nécessaire pendant l’enfance, de 6 ans jusqu’à la puberté. Les nuits sont alors complètes, et l’enfant ne fait plus de sieste, sauf pour rattraper une éventuelle dette de sommeil. Les petits dormeurs se satisfont d’une nuit de 9 heures, tandis que les gros dormeurs ne sont reposés qu’avec 11 heures de sommeil au compteur... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 12, 2023 • 3min
Pourquoi les femmes résistent mieux aux virus ?
Le fait a encore une fois été remarqué pendant la récente épidémie de Coronavirus. En réanimation, les lits d’hôpital étaient occupés plus fréquemment par des patients masculins que féminins. Sur le tableau des décès des suites du Covid-19, la proportion d’hommes atteint 57,8% en France contre 42,2% de femmes, une tendance confirmée dans tous les pays relevés, sauf le Vietnam et la Corée du Sud.Les femmes résistent mieux aux infections que les hommes, et ce point a été à nouveau confirmé par une étude récente, qui ajoute que l’âge n’influence pas ce constat. Une femme de 80 ans sera toujours mieux armée face aux virus qu’un homme du même âge.L’influence des interférons de type 1Grippe, VIH, SARS-Cov2 : qu’ont en commun ces infections ? D’après les statistiques médicales obtenues sur les dernières décennies, les femmes résistent mieux à ces virus que les hommes. Le mécanisme impliqué dans cette différence est connu depuis longtemps, et se base sur une composante génétique.Il faut d’abord savoir qu’en cas d’infection par un virus de type grippe ou Covid-19, certaines cellules du corps détectent la présence de l’indésirable grâce à un récepteur nommé TLR7. Ces cellules relarguent alors dans le sang des molécules antivirales, les cyotkines, dont l’une porte le nom d’interféron de type 1. Puissants et aptes à stopper la réplication du virus, les interférons ont un rôle crucial dans la lutte contre l’infection. Il s’avère que les femmes produisent généralement davantage d’interférons que les hommes lors de la stimulation du récepteur TRL7, pour une bonne raison : le gène qui code ce récepteur est situé sur le chromosome X, que les femmes possèdent en double exemplaire.Les études qui avaient été menées jusqu’à récemment portaient surtout sur des femmes de moins de 60 ans. Mais, en 2022, des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’université Toulouse 3 ont collaboré pour étudier la réponse immunitaire de l’organisme chez les femmes plus âgées... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 2023 • 3min
Pourquoi la fièvre est utile en cas d'infection ?
Vous avez la migraine, des courbatures, l’impression d’avoir chaud et froid en même temps. Vous dégainez votre thermomètre et prenez votre température. L’écran indique 38°C, et votre sang ne fait qu’un tour : vite, un médicament pour faire baisser la fièvre !Ce réflexe commun à la plupart des personnes (et même des médecins !) se justifie dans la mesure où l’on connait les constantes vitales normales de l’humain, à savoir, en ce qui concerne la température, entre 36,1 et 37,8°C chez l’adulte. Dès lors que le thermomètre nous indique que nous dépassons la moyenne, nous voulons à tout prix faire redescendre la fièvre, par crainte d’une infection par exemple. Or, il s’avère que la fièvre est justement très utile pour combattre les virus.Vous allez comprendre pourquoi, lorsque la fièvre est bien tolérée, chez l’enfant comme chez l’adulte, il n’est pas toujours nécessaire de la faire baisser.C’est quoi, la fièvre ?Les médecins considèrent qu’un patient est fiévreux lorsque sa température corporelle dépasse les 38°C. Entre 37,5 et 37,9°C, on parle plutôt de fébricule, une fièvre légère à surveiller qui peut être due à l’activité physique, à un vaccin ou à une exposition au soleil.Attention, la température de 38°C correspond à une température prise par voie rectale, la plus fiable, et au repos. Concrètement, la personne est assise ou allongée depuis une dizaine de minutes, sans rien faire, lorsque la mesure est prise. Si la température est prise sous le bras, sur la tempe ou dans l’oreille, il faut moduler la valeur obtenue en fonction des indications du fabricant, en ajoutant généralement 0,6°C.D’après le manuel MSD, ouvrage de référence dans le milieu médical, la fièvre consiste en une température corporelle plus élevée que la normale, qui a lieu lorsque l’hypothalamus réinitialise la température de base du corps à un niveau plus élevé. Comme sur un chauffage, le thermostat est fixé à un seuil supérieur, donc le corps agit de façon à ce que la température augmente jusqu’à la limite indiquée. La fièvre est ainsi un mécanisme mis en place par l’organisme lui-même, dont les objectifs sont pluriels... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 10, 2023 • 4min
Pourquoi y a-t-il plus de transgenres « fille vers garçon » que l’inverse ?
Longtemps identifiée comme pathologique et recensée dans la CIM-10, classification internationale des maladies 10ème révision, sous le nom de transsexualité, la transidentité apparait dans la 11ème version de ladite classification sous le terme « incongruence de genre ». Les personnes concernées par cet état se sentent en décalage avec leur sexe biologique, et peuvent souffrir de dysphorie de genre lorsque les répercussions de ce décalage se font douloureusement sentir dans la vie quotidienne.Grâce à la libération de la parole, à une meilleure compréhension des personnes transgenres par la société, de plus en plus de jeunes hommes et de jeunes femmes assument leur transidentité, jusqu’à se lancer dans des transitions physiques complètes. On remarque toutefois que le nombre de personnes qui souhaitent passer du genre féminin vers le genre masculin sont plus nombreuses que celles qui souhaitent faire la transition inverse, alors que ce n’était pas le cas auparavant. Comment s’explique cette différence ?Des données scientifiques qui confortent l’impression généraleEn septembre 2022, un important symposium organisé par la WPATH, World Professional Association for Transgender Health, a mis en lumière des révélations que les cliniciens en contact avec les jeunes transgenres avaient soupçonnées. Le nombre d’adolescents transgenres nés filles (AFAB) et effectuant une transition vers le genre masculin est plus élevé que le nombre d’adolescents transgenres nés garçons (AMAB) menant une transition vers le genre féminin.La tendance n’a pas toujours été telle. Une clinique spécialisée de Londres a retracé le pourcentage de trans AFAB au fil des années. De 44% des personnes accueillies en 2009, il est passé à plus de 73% en 2018. Ces données sont confortées par celles d’une autre clinique spécialisée implantée à Amsterdam. D’une façon générale, et en s’appuyant sur des rapports publiés par la Suède ou le Canada au sujet des personnes transgenres, il apparait que les personnes les plus jeunes, de moins de 25 ans, sont davantage AFAB, tandis que les personnes les plus âgées sont davantage AMAB. Cette évolution s’explique surtout par le contexte sociétal.La société a d’abord favorisé les femmes transgenresCela fait plusieurs décennies que l'assistance médicale à la transition féminisante existe. Dès les années 50, en s’appuyant sur des travaux menés dans les années 20 par l’allemand Magnus Hirschfeld, des médecins américains et français se sont attelés à la vaginoplastie, pour permettre à des personnes nées hommes de devenir biologiquement des femmes... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 2023 • 3min
À quoi sert un patient expert ?
Aussi appelé patient partenaire ou patient ressource, le patient-expert est une personne qui est atteinte d’une maladie chronique, et qui a pu développer, du fait de cette maladie au long terme, une connaissance particulière de son trouble et des moyens de mieux vivre avec.Acteur de sa propre santé, le patient-expert choisit de se mettre au service des autres personnes atteintes de la même maladie en tant que personne ressource. Il n’est pas médecin, mais il est spécialiste de sa maladie et peut de fait accompagner les personnes qui souffrent des mêmes symptômes, les conseiller ou les épauler tout au long de leur parcours.Qui peut devenir patient-expert, et comment ?Toute personne souffrant d’une maladie chronique et souhaitant mettre son expérience au profit des autres malades peut devenir patient-expert. Il faut obtenir un certificat d’éducation thérapeutique du patient, accessible en 40 heures de formation.Le recours aux patients-experts s’est beaucoup développé ces dernières années, dans un esprit de prévention des complications liées aux maladies comme le diabète ou le sida. Depuis la loi Kourchner en 2002, qui aborde la notion de patient-expert, puis avec les recommandations de la HAS en 2007 sur la sollicitation des patients dans l’éducation thérapeutique des patients (ETP), le patient-expert a pris une place plus importante dans le processus de guérison ou de traitement des maladies au long terme.Certains patients-experts choisissent de se former de façon plus intensive à l’université ou au sein d’associations. Dans tous les cas, ces personnes savent qu’elles vont intervenir auprès d’autres malades à but non lucratif. Elles sont alors recrutées par les hôpitaux, les laboratoires pharmaceutiques, les associations de patients pour animer des ateliers, soutenir des personnes en difficulté, prodiguer des conseils ou donner leur avis sur l’efficacité et les effets secondaires d’un traitement.Les bénéfices apportés par le patient-expertContrairement au soignant, le patient-expert est entièrement concerné par la maladie. Il connait les étapes par lesquelles passe chaque personne qui la contracte, il vit de lui-même les symptômes qui y sont associés. Il est donc au plus proche de ce que vit chaque autre patient, et peut de fait beaucoup mieux entendre et comprendre les doléances de chacun.Grâce à son expérience de la maladie, le patient-expert a développé des astuces pour mieux vivre avec les symptômes. Il côtoie tout un réseau d’autres malades et professionnels, et se tient au courant des dernières avancées ou des conseils prodigués d’un côté comme de l’autre. Sans jamais poser de diagnostic ou proposer de traitement, le patient-expert intervient pour soutenir les malades, les guider, les aider à apprivoiser la maladie, à mieux l’accepter et, surtout, à se sentir moins seul. Il est un véritable relais pour les proches et les soignants.Un patient-expert sollicité par une équipe de recherche pourra également permettre de valider un protocole, d’ajuster des consignes si elles semblent incompatibles avec la maladie. Son retour sur sa maladie et ses problématiques sera très précieux pour les scientifiques qui ont parfois du mal à se mettre à la place des patients.Les patients-experts sont donc tout aussi bénéfiques aux personnes atteintes d’une maladie chronique qu’aux équipes soignantes et aux chercheurs qui se consacrent à l’étude de la maladie en question. Ils offrent une perspective unique et très documentée de la maladie chronique, tout en soutenant les personnes qui ont du mal à vivre avec. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 6, 2023 • 3min
Comment le stress fait-il vieillir l'organisme plus vite ?
Responsable de la hausse des risques de maladie cardiovasculaire et de déclin cognitif précoce, le stress n’a pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs. Bien qu’il puisse s’avérer positif dans certaines situations de la vie en déclenchant une mise en action, le stress devient vite délétère lorsqu’il s’installe de façon permanente. Une personne qui vit une période de vie difficile, avec beaucoup de pression et de contraintes, a souvent l’air plus âgée. C’est maintenant un fait avéré : le stress fait vieillir l’organisme plus vite, et d’une façon parfois irréversible.Les télomères, des marqueurs du vieillissement précoce des cellulesPour savoir comment le stress agit sur l’organisme, et s’il fait véritablement vieillir nos cellules, des chercheurs se sont intéressés aux télomères. C’est le nom que l’on donne à l’extrémité des chromosomes, une zone constituée d’ADN et de protéines qui joue un rôle protecteur par rapport à l’information génétique. Concrètement, les télomères maintiennent la structure du chromosome et évitent que, lors de la réplication des gènes, l’ADN soit effiloché donc modifié. Au fil des réplications, les télomères raccourcissent jusqu’à disparaitre. On parle alors de sénescence de la cellule : les fonctions de celle-ci commencent à se dégrader, induisant un vieillissement qui aboutit à la mort de la cellule.Les télomères raccourcissent naturellement au fur et à mesure des années, mais leur raccourcissement trop rapide ou provoqué par des causes extérieures est un signe concret de vieillissement précoce. Une étude menée en 2014 sur les effets du stress chronique pendant un an sur 239 femmes établit que le cumul d’évènements à potentiel stressant induit une diminution significative de la longueur des télomères. Il est donc prouvé que le stress régulier est délétère pour la santé, et provoque un raccourcissement précoce des télomères, donc un vieillissement plus rapide des cellules.Le stress contribue à la formation de radicaux libresOutre le fait que le stress chronique peut agir sur l’ADN même des cellules, il participe aussi au vieillissement précoce de l’organisme par un mécanisme plus connu du grand public. L’oxydation ou stress oxydatif résulte d’un déséquilibre entre la présence de radicaux libres et celle d’antioxydants dans l’organisme. Rappelons d’abord ici en quoi consiste un radical libre. Cet atome ou molécule dispose d’un électron en plus ou en moins, qui va le ou la rendre instable. Or, une molécule ou un atome instable n’a qu’un seul but : capter ou céder un électron afin de retrouver l’équilibre. Les mouvements désorganisés du radical libre créent des réactions en chaîne qui peuvent affecter considérablement les cellules. Le corps contient des antioxydants apportés notamment par l’alimentation, qui contribuent à désactiver les radicaux libres pour qu’ils ne produisent pas de dommages dans l’organisme. Seulement, si le nombre de radicaux libres est trop élevé, les antioxydants ne suffisent plus à contrer la situation... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 2023 • 4min
Pourquoi la calvitie touche davantage les hommes ?
Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------En valeur absolue, il existe certaines inégalités physiques entre l’homme et la femme, comme le pourcentage de muscle et de graisse dans le corps, l’épaisseur des os ou la souplesse articulaire. La calvitie, quant à elle, touche environ 25% des hommes âgés de moins de 65 ans contre seulement 2% des femmes de la même tranche d’âge.Comment s’expliquent ces différences ? Sont-elles uniquement liées à des aspects génétiques et physiologiques, ou dépendent-elles aussi de facteurs extérieurs ?Le poids de la génétique et des hormones dans l’alopécie androgénétiqueLa calvitie, c’est-à-dire l’absence de cheveux sur une partie plus ou moins importante du cuir chevelu, est généralement liée à une situation d’alopécie androgénétique héréditaire. Celle-ci concerne 70% des hommes tous âges confondus, et se manifeste par la perte progressive des cheveux. Il faut bien la différencier de l’alopécie aigue, qui fait suite à un traitement ou à un empoisonnement, de l’alopécie localisée, consécutive à une radiothérapie ou à des parasites, et de l’alopécie areata, qui est elle plus fréquente chez les femmes et se manifeste par des chutes de cheveux ou de poils en plaques.Ce sont les hormones androgènes qui jouent le rôle le plus important dans la perte des cheveux des suites d’une alopécie androgénétique. Plus précisément, la dihydrotestostérone, dite DHT, produite en grande quantité par l’homme, s’avère responsable d’un rétrécissement des follicules pileux chez les individus qui présentent une sensibilité génétique accrue à cette hormone. Lorsque les follicules sont plus petits, les cheveux disposent d’une durée de vie raccourcie et tombent plus rapidement.Le facteur héréditaire de la calvitie masculine se manifeste par la prévalence élevée de calvitie chez un individu avec des antécédents familiaux. La mère comme le père peuvent transmettre les allèles du gène considéré comme en cause de l’alopécie, mais ce gène s’exprimera plus fortement chez les hommes puisque ces derniers produisent davantage de DHT.D’autres facteurs interviennent dans la calvitie des hommesOutre le poids des gènes, il faut prendre en compte d’autres facteurs qui peuvent influencer le développement de la calvitie chez l’homme. Le stress, d’abord, physique ou émotionnel, conditionne sérieusement la perte de cheveux. En situation stressante, l’organisme libère du cortisol, une hormone qui affaiblit les follicules pileux et peut de la sorte entrainer la chute des cheveux, de façon permanente ou transitoire. Les hommes les plus exposés au stress, ceux qui ont par exemple une situation professionnelle à haute responsabilité, ont plus de risques de développer une alopécie... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 4, 2023 • 3min
Quelles sont les causes du somnambulisme chez l'enfant ?
Très impressionnant mais rarement dangereux, le somnambulisme se caractérise chez l’enfant par des épisodes de déambulation, des activités ou des comportements inhabituels qui surviennent pendant le sommeil profond. Ses causes sont multifactorielles et englobent des facteurs biologiques, génétiques, environnementaux et psychosociaux.Les causes biologiques ou génétiques du somnambulisme infantileOn considère que la plupart des épisodes de somnambulisme ont lieu pendant la phase de sommeil paradoxal. C’est durant cette période de sommeil profond que certains neurotransmetteurs prennent un rôle crucial. La dopamine et la sérotonine, notamment, induisent une régulation du sommeil et de l’activité neuronale. Or, ces neurotransmetteurs sont sensibles au stress, aux troubles psychiatriques, aux hormones et aux médicaments psychoactifs. Si leur équilibre est perturbé par l’un ou l’autre de ces facteurs, il est possible que l’enfant connaisse des périodes de somnambulisme.D’autre part, les études montrent qu’il existe une prédisposition génétique au somnambulisme. Ainsi, les enfants ayant des antécédents familiaux de troubles du sommeil sont plus susceptibles de devenir somnambules.Enfin, si le somnambulisme s’avère plus fréquent chez les enfants que chez les adultes, c’est probablement en raison du degré de maturation différent du cerveau. La régulation du sommeil serait moins efficace chez certains enfants, du fait d’un développement neurologique incomplet, ce qui contribuerait au risque de connaitre des épisodes de somnambulisme.Les causes psychosociales et environnementales du somnambulismeSur un terrain génétique ou biologique prédisposé au somnambulisme, des facteurs participent à déclencher des crises chez les enfants. Le stress et l’anxiété font ainsi partie des conditions favorables au somnambulisme. Un conflit familial, des problèmes à l’école, des bouleversements dans la vie de l’enfant se répercutent forcément sur le fonctionnement du cerveau.Parmi les autres facteurs contribuant au somnambulisme de l’enfant, on note le manque de sommeil, l’irrégularité des horaires de coucher, l’occurrence élevée de réveils nocturnes, ainsi que l’utilisation en excès des écrans avant de dormir. Le sommeil paradoxal étant perturbé, les enfants sujets à de tels comportements développent plus facilement des conduites de somnambulisme.Le contexte familial et les évènements qui jalonnent la vie de l’enfant jouent un rôle majeur dans la qualité du sommeil. Un enfant qui vient de connaitre un épisode choquant comme un décès, une séparation ou un accident grave, est plus à risque de devenir somnambule, du fait de son sommeil perturbé. Lorsque le contexte familial est instable ou conflictuel, les troubles du sommeil se font aussi plus importants chez les enfants... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 3, 2023 • 3min
Pourquoi les bébés ont souvent les yeux bleus à la naissance ?
Ça y est, bébé est né ! Après les traditionnelles questions du poids et de la taille, celle de la couleur de yeux suit de près celle de la couleur des cheveux. Bébé aura-t-il les beaux yeux verts de maman, ou les yeux brun foncé de papa ? En fait, il y a de fortes chances pour qu’un enfant qui vient de naitre ait les yeux bleus. Il ne les gardera pas forcément de cette couleur, puisque seulement 10% de la population mondiale présente cette caractéristique.Quelle est la raison qui fait que les bébés ont souvent les yeux de couleur bleue lorsqu’ils naissent ?Le rôle de la génétique dans la pigmentation de l’irisCe sont les gênes qui prédisent en grande partie la couleur que va prendre l’iris de l’œil. Plus précisément, les gênes OCA2 et HERC2 participent à produire et transporter la mélanine. Ce pigment naturellement présent dans l’organisme donne leur couleur aux cheveux, à la peau et, donc, aux yeux.Chez le nouveau-né, la production de mélanine diffère de celle d’un adulte. En effet, à la naissance, les cellules responsables de la production de mélanine, les mélanocytes, ne sont pas encore tout à fait fonctionnelles. La quantité de mélanine présente dans l’iris est assez faible. Or, il faut savoir que c’est justement la mélanine qui est responsable de la couleur marron des yeux. En son absence, les fibres de collagène de l’iris reflètent les longueurs d’onde courtes du spectre de la lumière, dont le bleu. Selon l’éclairage, les yeux des nourrissons paraissent ainsi souvent d’un bleu plus ou moins clair.Mais lorsque bébé grandit, la synthèse de mélanine augmente. La couleur des yeux est alors modifiée en fonction de la quantité de mélanine qui s’accumule dans l’iris.Comment évolue la couleur des yeux chez le bébé ?Outre la génétique, certains facteurs environnementaux influencent l’évolution de la couleur des yeux de bébé. Les modifications ont lieu dans les premiers mois, voire dans les premières années de vie de l’enfant.L’exposition à la lumière naturelle est par exemple susceptible d’augmenter la production de mélanine chez le nourrisson. Ainsi, les bébés qui naissent dans des pays avec un fort ensoleillement ont souvent les yeux plus foncés. D’autre part, des traitements médicaux, des maladies ou des blessures peuvent aussi influencer les changements de couleur d’iris de l’enfant.Qu’en est-il des bébés qui n’ont pas les yeux bleus... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


