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Choses à Savoir
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Mar 6, 2023 • 3min
L'épidémie de Covid-19 aura-t-elle une fin ?
L’un des évènements qui aura le plus marqué le monde en ce début de 21ème siècle est certainement la pandémie de Covid-19. Si le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) faisait déjà des ravages en Asie dans sa première version en 2003, le coronavirus 2 a tué plusieurs millions de personnes réparties sur tous les continents. Les conséquences économiques, sociales et politiques de la pandémie de Covid-19 sont sans précédent depuis la Seconde guerre mondiale. Les populations ont ainsi connu des périodes de confinement plus ou moins strictes, des vagues de vaccination rapprochées, des pénuries de denrées alimentaires, mais aussi de nombreux décès parmi leur entourage. Si l’épidémie semble s’être calmée en ce début d’année 2023, faut-il pour autant espérer que le Covid-19 touche à sa fin ?Petit rappel de l’historique du coronavirus 2L’apparition du SRAS (ou SARS-CoV 1 en anglais) en 2003 puis celle du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, MERS, en 2012, laissait craindre aux scientifiques l’imminence d’une importante épidémie de coronavirus. Effectivement, c’est à l’automne 2019 que remonte le patient zéro, c’est-à-dire le premier patient identifié comme porteur du Covid-19. À Wuhan, dans une province chinoise, les hospitalisations s’intensifient au cours du mois de décembre, jusqu’à gagner le reste de la Chine en janvier 2020.Face aux 10 000 cas répertoriés, avec plus de 200 décès, OMS déclare l’état d’urgence de santé publique de portée internationale, un fait particulièrement rare. Entre janvier et février 2020, des cas de Covid sont déclarés au-delà des frontières chinoises. Dès lors, l’augmentation des nouveaux cas atteint un rythme très élevé au niveau international. Le 11 mars 2020, l’OMS atteste de la présence d’une pandémie et met en place des consignes sanitaires afin de renforcer l’hygiène de prévention et de limiter la saturation des services hospitaliers.Parmi les 200 pays et plus touchés par la pandémie, un certain nombre impose alors un confinement aux populations dans le but de réduire la contamination. En France, ce premier confinement dure du 17 mars au 11 mai 2020. Le deuxième confinement a lieu du 30 octobre au 15 décembre 2020, du fait des nouvelles vagues de contamination présentes en Europe. Il faut attendre le 27 décembre 2020 pour que le vaccin apparaisse et permette d’assouplir progressivement les contraintes sanitaires.Les vagues du Covid-19Que ce soit par le non-respect des gestes barrières, par la fragilisation de l’immunité collective ou par les mutations du coronavirus 2, les vagues de contamination au Covid-19 se sont succédées. Entre mars 2020 et janvier 2023, les scientifiques s’accordent à dire qu’il y a eu 9 vagues d’épidémie en France, marquées par la saturation des services d’urgence et de soins intensifs.En février 2023, les épidémiologistes attestent d’une stabilisation du virus à une intensité relativement faible. Les décès et les nouveaux cas diminuent. Cela ne signifie pas pour autant que l’épidémie de Covid-19 est terminée. D’après les chercheurs, le coronavirus 2 fait preuve d’une adaptabilité importante, ce qui provoque l’apparition fréquente de mutants et sous-mutants, plus résistants. Comme la grippe, le Covid-19 va sans doute devenir une affection saisonnière dont les personnes fragiles ou immunodéprimées devront se protéger.Le directeur général de l’OMS exprimait d’ailleurs en décembre 2022 le souhait de mettre un terme à l’état d’urgence sanitaire « à un moment donné, l’année prochaine ». 2023 devrait donc signifier non pas la fin de l’épidémie de coronavirus, mais du moins l’assouplissement de certaines contraintes sanitaires, en gardant à l’esprit qu’un nouveau variant dangereux pourrait toujours apparaitre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 2023 • 3min
Quelles sont les différences entre syndrome d'Asperger et autisme ?
Le trouble du spectre autistique englobe une diversité de troubles neurodéveloppementaux caractérisés par des difficultés sociales, comportementales et de communication. Parmi ces troubles, le syndrome d'Asperger constitue une forme d'autisme qui se distingue par des compétences verbales supérieures à la moyenne et un intérêt marqué pour des sujets bien spécifiques.Même si le syndrome d'Asperger est considéré comme un type d’autisme, plusieurs différences notables existe entre ces deux troubles. C'est ce que nous allons explorer dans ce podcast en identifiant notamment les variations de comportements et de compétences propre à chaque trouble.Les caractéristiques de l’autisme et du syndrome d’AspergerTrouble du spectre autistique large, l'autisme inclut diverses manifestations de difficultés dans les sphères sociales, comportementales et de communication. Lors du diagnostic, le médecin va notamment rechercher des problèmes dans les techniques de communication verbales et non verbales, des difficultés quant à l'établissement de lien avec les autres personnes et la présence de comportements stéréotypés ou répétitifs. On retrouve chez certaines personnes autistes une sensibilité sensorielle particulière ou des centres d'intérêt bien précis.Les personnes atteintes du syndrome d'Asperger éprouvent également des difficultés sociales et de communication, ainsi que des passions développées pour des intérêts restreints et des comportements stéréotypés. Si les personnes diagnostiquées Asperger sont capables de communiquer avec un langage assez typique, cela peut leur poser un problème pour interagir avec les autres personnes. Elles vont notamment avoir du mal à identifier certains signaux sociaux verbaux ou non verbaux.Ce qui différencie l’Asperger de l’autismeLà où le syndrome d'Asperger se différencie véritablement de l'autisme, c'est dans la capacité des personnes Asperger à développer des compétences verbales supérieures à la moyenne. Bien qu'elles aient du mal à saisir les subtilités des échanges verbaux et les sous-entendus, elles sont tout à fait capables de comprendre les règles sociales explicites comme le fait de se dire bonjour, de s'excuser ou de laisser sa place à une personne âgée. En revanche, les personnes Asperger font rarement preuve de second degré, ce qui les expose à une incompréhension fréquente des dialogues humoristiques.Les personnes qui souffrent d'un trouble du spectre autistique éprouvent des difficultés dans la communication, qu'elle soit verbale ou non verbale. On retrouve souvent un retard de langage, des difficultés à interpréter les expressions faciales ou le ton de la voix, et des problèmes pour intégrer des règles implicites de comportement en société.Les personnes atteintes du syndrome d’Asperger sont-elles des génies ?L’image renvoyée par le cinéma -dont le célèbre Rain Man- conforte l’idée populaire que les personnes touchées par Asperger bénéficient de capacités cérébrales extraordinaires. Effectivement, du fait d’un fonctionnement neuronal affecté, certains sujets qui développent un syndrome d’Asperger font preuve d’une mémoire exceptionnelle, ou de connaissances très approfondies en mathématiques.Mais la douance dans un domaine n’est pas un symptôme spécifique au diagnostic d’Asperger, et certaines personnes Asperger n’ont pas de facultés particulières. En revanche, toutes connaissent des difficultés dans la communication et l’adaptation au changement, de la même façon que les personnes autistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 2023 • 2min
Ecouter de la musique permet-il d'entretenir le cerveau ?
Processus normal de vieillissement, le déclin cognitif affecte la mémoire, la capacité à prendre des décisions et celle à résoudre des problèmes. Ce phénomène est en outre accéléré lorsque la personne âgée souffre d'une maladie telle qu’Alzheimer. Heureusement, il existe des moyens de freiner et de limiter le déclin cognitif. La musique fait partie de ces loisirs qui contribuent à maintenir la qualité du fonctionnement cérébral. Quels sont les mécanismes qui expliquent l'intérêt de la musique pour entretenir la santé du cerveau?Freiner le déclin cognitif, un objectif primordial pour la qualité de vie des séniorsLe déclin cognitif engendre souvent une baisse de la qualité de vie chez la personne âgée. Lorsque celle-ci présente des problèmes de mémoire, de concentration ou des difficultés à prendre des décisions quotidiennes, elle peut se renfermer sur elle-même et éviter les situations inconfortables comme les réunions de famille, les discussions avec des amis, ou même la pratique de loisirs à l'extérieur.La qualité de fonctionnement du cerveau va donc fortement influencer le bien-être du sénior. Pour freiner le déclin cognitif chez des patients âgés ou ayant subi des traumatismes cérébraux, certaines thérapies utilisent la musique. En effet de nombreuses études prouvent que la musique regorge de bienfaits pour le cerveau.Les effets positifs de la musique sur le cerveauQue ce soit par l'écoute et la restitution de parole ou de mélodie, par la capacité de la musique à susciter des émotions ou par son effet de renforcement sur les connexions neuronales, la musique stimule la mémoire et aide à lutter contre la dégénérescence des neurones.Elle intervient aussi au niveau du lobe temporal, une partie du cerveau impliquée dans la perception et la reconnaissance musicales. En stimulant ces régions cérébrales, la musique améliore la fonction cognitive globale.L'effet anxiolytique et antistress de la musique n'est plus à démontrer. La simple écoute d'un morceau de musique, peu importe le genre, agit directement sur la production de neurotransmetteurs. Grâce à l'augmentation de la libération de la dopamine et de la noradrénaline, la personne se sent apaisée. Or, l’on sait que la sérénité et l'apaisement jouent un rôle crucial sur les fonctions cognitives.Enfin, la musique intervient également au niveau de la plasticité cérébrale. Même chez les personnes d'un âge avancé, elle aide à produire et à renforcer les connexions neuronales, ce qui contribue à limiter le déclin cognitif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 1, 2023 • 2min
Les rêves ont-ils un impact sur la santé ?
Chez les personnes stressées ou anxieuses, l’univers onirique représente une soupape pour laisser s’écouler les angoisses et les préoccupations. Même si ces angoisses se manifestent sous la forme de cauchemars, elles aident le cerveau à se libérer de scénarios qui n’arriveront sans doute pas. Au réveil, la personne qui a rêvé peut se sentir soulagée de retrouver sa vie réelle.Les rêves constituent aussi un espace dans lequel le cerveau expérimente. Il va produire des scénarios d’attachement envers certaines personnes, ou de haine envers d’autres. Il effectue ainsi le tri au sein de ses propres émotions et peut résoudre des problématiques inconscientes dont nous prenons seulement conscience au réveil.Enfin, la créativité est souvent exacerbée par les rêves. Combien d’inventeurs, d’artistes, d’écrivains, de musiciens ont trouvé l’inspiration dans leur vie onirique ? Le cerveau n’est alors plus limité par la conscience, ce qui lui permet d’explorer des idées très différentes, et parfois de trouver des solutions qui n’auraient jamais vu le jour autrement.Les aspects négatifs des rêves sur la santéMalgré tous ces bienfaits produits par les rêves, d’autres aspects de la vie onirique s’avèrent plus négatifs pour la santé, notamment mentale.Des cauchemars répétés et récurrents vont ainsi occasionner un sommeil de mauvaise qualité, une piètre récupération la nuit, des angoisses et de la dépression. On retrouve notamment ce phénomène chez les personnes qui vivent des stress post-traumatiques.En cas d’insomnie liée à la crainte de faire des cauchemars, les répercussions physiques se ressentent sous la forme de douleurs musculaires, de migraines, de difficultés à se concentrer dans la journée ou encore de fatigue importante pouvant occasionner l’apparition de maladies chroniques.Lorsque les rêves et cauchemars deviennent trop envahissants et menacent le bon déroulé de la vie réelle, il faut se tourner vers un professionnel afin de comprendre pourquoi la vie onirique est si perturbée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 28, 2023 • 2min
Pourquoi caresser un chat est si apaisant ?
La popularité des chats sur Internet est à l’image de leur notoriété dans le monde réel. Si les chats sont connus pour leur caractère souvent lunatique, leurs facéties et leur adresse, ils sont aussi capables de nous faire du bien en ronronnant sur nos genoux. Et ce n’est pas qu’une histoire d’attachement : il est bien prouvé que caresser un chat est source de nombreux bénéfices pour la santé physique et mentale.Pour réduire votre stress et votre tension, caressez un chat !Connaissez-vous la dopamine, la sérotonine et l’ocytocine ? Ces trois substances produites par le corps favorisent la relaxation, la détente, le bien-être et l’apaisement. Lorsque vous caressez un chat, la libération de ces hormones augmente. C’est à la fois très utile pour abaisser le niveau de stress et pour réguler la tension artérielle. Sur le plus long terme, moins de stress signifie aussi moins de risque de maladie cardiovasculaire, une bonne raison pour adopter un chaton dès à présent !Le corps tend à répondre favorablement aux caresses prodiguées à un félin consentant. Le rythme cardiaque diminue, la respiration ralentit et le cerveau bénéfice de tout un ensemble de réactions chimiques qui induisent contentement et plaisir.Caresser un chat vous aide à gérer vos émotionsLe contact physique avec un animal comme le chat peut aider les personnes traumatisées à mieux vivre le rapprochement corporel, et surtout à en tirer du bien-être. On dit aussi volontiers des chats qu’ils absorbent nos émotions et nous aident à nous en libérer. Sans forcément leur attribuer autant de mérites, il est possible de mieux gérer une sensation de solitude ou de mal-être en accordant de l’attention et des caresses à un chat.Et qu’en est-il de la ron-ron thérapie ?Il ne s’agit pas d’un terme fantaisiste inventé par des amoureux de l’espèce Felis silvestris catus, l’actuel chat domestique. La ron-ron thérapie existe depuis la nuit des temps. Vers l’an 600, les médecins imitaient le ronronnement du chat pour aider les malades à guérir. Effectivement, un chat blessé récupère plus rapidement de ses blessures qu’un autre animal grâce à sa faculté à s’auto-apaiser par le ronronnement.Certaines personnes sont réceptives à cette thérapie, d’autres non. Pour ceux qui aiment les chats, cela peut valoir le coup d’essayer. Récemment, des classes et des maisons de retraite ont intégré des félins à leur environnement afin d’aider les enfants et les personnes âgées à se concentrer ou à se détendre. En cas de coup de mou, donc, installez-vous dans un fauteuil avec votre chat sur les genoux : l’effet bénéfique devrait être rapide et aussi efficace qu’une séance de méditation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 27, 2023 • 2min
Quel est le lien entre les maladies parodontales et le risque d'AVC ?
Le terme de maladie parodontale désigne toute affection qui concerne la gencive, l’os ou l’une des structures impliquées dans la formation des dents. Les plus courantes sont la gingivite et la parodontite. Traitées à temps, ces maladies peuvent se résoudre assez facilement. En revanche, si la personne tarde à consulter un dentiste, le développement de la maladie va engendrer un inconfort élevé et plusieurs risques accrus, dont celui de connaitre un accident vasculaire cérébral.Le lien entre AVC et maladie parodontale est encore en cours d’exploration, mais les études récentes semblent confirmer que les patients souffrant d’une maladie parodontale sont plus à risque de connaitre un AVC.Comment se manifeste un AVC ?L’accident vasculaire cérébral ou AVC est un phénomène potentiellement très grave. L’irrigation du cerveau est soudainement stoppée, par exemple par un caillot présent dans un vaisseau. Le manque d’oxygène cause des dégâts rapides et irréversibles au niveau des neurones. On considère d’ailleurs l’AVC comme l’une des causes principales de décès et de handicap dans le monde.Quels sont les signes d’une maladie parodontale ?Touchant la sphère de la bouche, des dents et des gencives, la maladie parodontale se manifeste sous différentes formes : des gencives douloureuses, gonflées, qui saignent ou qui rougissent, une haleine désagréable, des dents qui bougent ou encore une récession gingivale. Souvent, plusieurs symptômes coexistent.Les personnes ayant une plaque bactérienne développée, un diabète, une alimentation déséquilibrée ou une maladie systémique sont plus susceptibles de souffrir de maladies parodontales. C’est le dentiste ou l’hygiéniste dentaire qui évalue la santé de la gencive et de l’os, et établit le diagnostic.Les liens qui existent entre AVC et maladie parodontaleParmi les études menées sur les liens entre AVC et maladie parodontale, plusieurs résultats sont ressortis. Les chercheurs établissent par exemple l’hypothèse que les bactéries produites lors d’infections parodontales peuvent être responsables d’une inflammation de l’organisme sous-jacente, elle-même susceptible d’augmenter le risque d’AVC.Ces mêmes bactéries pourraient d’autre part former des plaques d’athérome au niveau des artères. Or, l’obstruction des vaisseaux sanguins augmente potentiellement le risque d’AVC.Il faut encore développer les axes de recherche afin de comprendre les liens exacts qui existent entre le risque d’accident vasculaire cérébral et les maladies parodontales. Les spécialistes recommandent toutefois un suivi régulier de la santé bucco-dentaire pour toutes les personnes, et plus précisément pour celles qui ont des risques importants de connaitre un AVC. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 26, 2023 • 3min
Pourquoi certaines bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques ?
Particulièrement préoccupante pour le corps médical, la résistance des bactéries aux antibiotiques menace l’efficacité de certains traitements qui permettent de combattre des infections potentiellement graves. La capacité des bactéries à survivre et à se reproduire même dans un environnement contenant des antibiotiques induit en effet que les maladies autrefois facilement traitées deviennent plus résistantes et plus longues à soigner. Le risque de gravité des symptômes, voire de mortalité chez les personnes fragiles, augmente au sein de la société.Les campagnes de prévention contre l’utilisation systématique des antibiotiques ne portent pas aussi bien leurs fruits que prévus. Mais quel est le vrai risque à trop utiliser des antibiotiques ? Pourquoi certaines bactéries développent-elles une résistance face à ces traitements, et comment freiner ce phénomène ?Les principales causes de l’antibiorésistanceEn tout premier lieu, on a identifié comme cause majeure d’antibiorésistance l’usage excessif, inapproprié ou systématique des antibiotiques pour traiter certaines pathologies. Les médecins des dernières décennies comptaient en effet largement sur ce traitement réputé pour son efficacité afin de soulager rapidement les patients. Or, plus les antibiotiques sont utilisés, plus les bactéries résistantes se développent car l’environnement est plus favorable à leur présence.Lorsque les bactéries se reproduisent, elles transmettent un matériel génétique qui contient notamment la résistance ou non à certains traitements. De la même façon, plus l’environnement contient d’antibiotique, plus les bactéries porteuses de gênes favorables à l’antibiorésistance ont de chances de se développer, de se reproduire et de se disséminer. Grâce à l’échange de gênes entre les bactéries, de nouvelles bactéries deviennent même résistantes à plusieurs traitements en même temps.Tout comme l’espèce humaine s’est adaptée au fil de son évolution, les bactéries développent de nouveaux mécanismes de défense et de résistance pour survivre aux environnements hostiles. Comme le cycle de vie et de reproduction des bactéries est souvent bien plus court que celui de l’homme, on peut observer l’apparition de nouvelles compétences sur un laps de temps réduit, ce qui favorise l’adaptation des bactéries aux traitements utilisés en masse.Les risques liés à la résistance des bactéries aux antibiotiquesTrois risques peuvent être identifiés par rapport à l’antibiorésistance. D’abord, il s’agit d’une menace pour la santé publique car les infections deviennent plus difficiles à soigner. Elles se répandent davantage et touchent les personnes immunodéprimées, les enfants et les personnes âgées avec des conséquences pouvant être fatales.Ensuite, une personne atteinte d’une infection aura plus de mal à guérir si le traitement proposé n’engendre aucun impact sur les bactéries responsables. Il faudra alors tâtonner et trouver d’autres traitements, ce qui implique un temps de maladie allongé.Enfin, le coût des soins de santé augmente forcément du fait de congés maladie plus longs, de la recherche nécessaire pour élaborer de nouveaux traitements et d’hospitalisations plus nombreuses.Comment lutter contre l’antibiorésistance ?D’abord, les antibiotiques doivent être utilisés à leur juste mesure, c’est-à-dire contre les infections bactériennes uniquement, et non contre les virus. Cela implique que le médecin vérifie au préalable la présence de ces bactéries. Un rhume, par exemple, est souvent dû à un virus et se soigne sans antibiotiques. En cas de surinfection bactérienne, en revanche, l’usage d’antibiotiques peut être préconisé.D’autre part, les chercheurs doivent poursuivre leurs expérimentations afin de développer des traitements efficaces contre les nouvelles formes de bactéries. Si le public est sensibilisé à l’importance de freiner l’antibiorésistance, ces nouveaux traitements auront plus de chance d’être efficaces sur le long terme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 2023 • 3min
La constipation chronique entraine-t-elle des risques sur le long terme ?
Très désagréable à vivre pour les personnes qui en souffrent, la constipation chronique est un phénomène qui s’étale sur plusieurs mois. Le diagnostic est généralement posé après 6 mois de constipation engendrant un inconfort élevé pour la personne.Quelles sont les conséquences d’une constipation récurrente ? Y a-t-il des risques pour la santé au long terme à ne pas aller à la selle pendant plusieurs jours ?Les différents types de constipationLes gastro-entérologues distinguent trois types de constipation. La constipation fonctionnelle, dite de transit, concerne des difficultés d’avancée du bol digestif au niveau du côlon, qui est en fait le gros intestin. La constipation distale, elle, se manifeste par des difficultés d’évacuation des selles, avec par exemple une impossibilité à pratiquer le relâchement du sphincter anal. Enfin, les deux types de constipation peuvent être associés lors d’une constipation chronique.Quelles sont les causes d’une constipation chronique ?Parmi les raisons les plus courantes d’une constipation qui dure plusieurs mois, on note : une alimentation trop faible en calories (régime amaigrissant) ou en fibres (manque d’apports végétaux), une sédentarité importante, un changement de mode de vie ou de rythme, une grossesse en cours, une prise de médicaments occasionnant des effets secondaires.D’autres causes sont parfois recherchées. Si la personne présente des saignements dans les selles, la présence d’une tumeur est à craindre. Les patients souffrant de Parkinson, de sclérose en plaques, d’hypothyroïdie, de diabète ou de maladies psychiatriques développent aussi potentiellement des symptômes de constipation chronique.Enfin, la constipation se fait plus fréquente chez les personnes âgées. En cas d’absence de cause particulière, la constipation est dite idiopathique.Les risques d’une constipation chronique sur la santé à court termeUne personne régulièrement constipée développera éventuellement des angoisses à l’idée de se déplacer, d’aller aux toilettes chez elle ou ailleurs, de voyager en station assise pendant longtemps ou simplement de côtoyer d’autres personnes. Les manifestations physiques de la constipation créent de l’inconfort, voire de la douleur et parfois de la honte avec des ballonnements, des gaz, des crampes.Les risques d’une constipation chronique sur le long termeSi la constipation se poursuit pendant longtemps, d’autres risques apparaissent pour la santé. Les selles très dures présentes dans l’intestin peuvent endommager les parois du côlon et de l’anus lors de l’expulsion. La constipation chronique va souvent de pair avec le développement d’hémorroïdes ou de fissures anales.Le système digestif étant mis à mal par la constipation, un déséquilibre du microbiote peut s’installer, ce qui contribue à fragiliser le système immunitaire et augmente l’inflammation de l’organisme. Des liens ont été évoqués entre constipation chronique et dépression ou anxiété. Enfin, ce trouble pourrait induire des risques plus importants de développer un diabète 2, un cancer ou un syndrome métabolique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 22, 2023 • 2min
Pourquoi les règles peuvent devenir plus douloureuses en hiver ?
Les menstruations sont réputées pour occasionner des douleurs abdominales plus ou moins intenses aux femmes qui ont atteint la puberté. Ces douleurs varient selon les profils : certaines jeunes filles souffrent énormément dès les premières règles, tandis que d'autres ne connaissent qu'un léger mal de ventre durant cette période.Une circonstance particulière peut aggraver l'intensité des douleurs chez toutes les femmes réglées. D'après un sondage réalisé par Intima, une marque de soins féminins, environ un tiers des jeunes filles et des femmes trouve que les douleurs des règles s'amplifient en hiver. Comment expliquer un tel changement ?3 théories expliquant que les règles sont plus douloureuses en hiverIl n'y a pas à proprement parler d'étude sur la question, mais le corps médical dispose de ses théories. Parmi les explications possibles à l'augmentation de la douleur au moment des règles hivernales, trois causes reviennent fréquemment dans la bouche des médecins.D'abord, le froid agit directement sur les vaisseaux sanguins, en stimulant leur constriction. La circulation du sang devient plus difficile, ce qui peut entrainer une hausse des douleurs musculaires. Les muscles ne reçoivent plus assez d'oxygène pour travailler normalement, et les crampes s'accentuent.Deuxièmement, la sédentarité induite par la saison froide contribue à détériorer l'humeur. Et il est bien connu que lorsque l'on voit les choses en noir, on a plus de mal à supporter l'inconfort. Les femmes ayant leurs règles ont ainsi l'impression d'avoir plus mal que lorsqu'elles peuvent sortir et s'adonner à d'autres activités pour se changer les idées.Enfin, le manque de soleil favorise la carence en vitamine D et en dopamine. Or, c'est justement grâce à ces deux hormones que le corps ressent du plaisir, de la bonne humeur et de la motivation. Moins de soleil signifie donc moins de plaisir, et une perception accrue de la douleur. D'après une étude de 2010, la faible exposition au soleil contribue à réduire la production de FSH, une hormone impliquée dans l'ovulation. Les cycles deviennent plus longs ou plus irréguliers.Comment mieux supporter les douleurs de règles en hiver ?Pour atténuer le phénomène qui induit une douleur de règles plus importante en hiver, il est intéressant de miser sur des sources de chaleur et de bien-être comme les couvertures chauffantes, les bouillotes et les bains chauds. Si la douleur persiste, il ne faut pas hésiter à demander un médicament en pharmacie contre les crampes menstruelles. Pour finir, une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant et une bonne hydratation contribuent à améliorer le fonctionnement optimal de l'organisme, donc à diminuer les douleurs des règles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 21, 2023 • 2min
Pourquoi certaines personnes ont des oreilles décollées ?
Oreilles en chou-fleur, oreilles déformées : lorsque les oreilles s'éloignent du crâne, on parle aussi plus couramment d'oreilles décollées. Ce phénomène, loin d'être rare, concernerait environ 5% de la population française.Si le fait d'avoir des oreilles décollées n'a généralement pas de répercussion sur la qualité de l'audition, il est susceptible de créer une gêne physique et un manque de confiance en soi. Les enfants qui ont les oreilles décollées sont en effet facilement sujets des moqueries. Parvenus à l'âge adulte, ils éviteront les coupes de cheveux qui laissent apparaitre les oreilles et se sentiront mal à l'aise avec cette partie de leur anatomie. Heureusement, il existe des solutions chirurgicales efficaces pour ceux qui ne parviennent plus à vivre avec leur complexe.Mais finalement, d'où vient ce phénomène d'oreilles décollées ? Pourquoi touche-t-il certaines personnes et pas d'autres ?L'origine congénitale, la cause la plus fréquente des oreilles décolléesLes oreilles décollées proviennent le plus souvent d'une origine congénitale. Cela signifie qu'elles sont présentes dans l'état dès la naissance, pour des raisons génétiques ou environnementales. Il faut savoir que la forme des organes dépend en partie des gênes transmis par les parents. Si l'un des parents ou des grands-parents présente des oreilles décollées, les chances que l'enfant ou le petit-enfant dispose de la même forme d'oreille sont plus élevées.Les différences anatomiques sur la forme des oreillesToutes les oreilles ne se ressemblent pas, et s'il existe des oreilles plus éloignées que d'autres du crâne, il en existe aussi qui s'avèrent presque collées à la tête. Les variations anatomiques présentes au sein de l'espèce humaine expliquent que certaines personnes possèdent des formes d'oreilles différentes, sans que cela ne soit particulièrement lié à une raison précise.Certains traumatismes provoquent un décollement des oreillesUn choc à la tête survenu dans l'enfance ou des agressions répétées sur les oreilles sont capables de modifier considérablement l'apparence de ces organes. À l'image des rugbymen qui arborent des oreilles gonflées par les frottements et les compressions vécues lors des mêlées, les personnes qui subissent des traumatismes crâniens ou des blessures aux oreilles peuvent en conserver des séquelles visibles sous la forme d'oreilles décollées.Quand les oreilles décollées s'accompagnent d'autres symptômesCertains troubles d'origine génétique induisent des malformations de l'oreille. La microtia, par exemple, se caractérise par une oreille de taille réduite et ourlée. Cette affection s'accompagne de troubles de l'attention, d'une atrésie du canal auditif et de retards dans l'acquisition du langage.Le syndrome de Goldenhar induit également de possibles malformations au niveau de l'oreille, qui peuvent éloigner le pavillon du crâne et donner le sentiment d'oreilles décollées. Ce syndrome est bien souvent accompagné d'autres malformations pouvant apparaitre au niveau des mâchoires, des yeux, des tempes et d'autres parties osseuses ou molles du corps. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


