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Choses à Savoir
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Feb 14, 2024 • 3min
Quels sont les effets psychiques de la solitude forcée ?
Loin de l’image apaisante des retraites spirituelles, la solitude forcée est subie par 1 personne sur 10 en France, d’après une étude menée en 2023. Cette situation n’est pas sans risque, surtout pour les profils déjà affaiblis psychiquement ou socialement.Un impact psychologique immédiatPlus de stress et plus d’anxiété, c’est ce qui touche les personnes forcées de s’isoler pour des raisons médicales, pratiques ou indépendantes de leur volonté. Se trouvant dans l’incertitude et sans soutien social, ces personnes peuvent connaitre une détresse émotionnelle assez intense. Les sentiments de tristesse susceptibles d’émerger en l’absence de contact sont exacerbés par l’absence de toute interaction de réconfort avec un proche.La personne qui se retrouve isolée de façon forcée subit une altération de ses fonctions cognitives. Elle ne pense et ne raisonne plus de la même manière. Elle va par exemple percevoir son environnement négativement, avoir des idées confuses et un fort sentiment d’impuissance par rapport à la situation.Sur un terrain d’antécédents psychiatriques, la solitude peut renforcer des débuts de paranoïa ou d’angoisses intenses. Chez d’autres individus, elle conduit au contraire à une dépression marquée avec une perte d’appétit ou de sommeil et un manque général d’envie de faire des activités plaisantes.Les conséquences sur le long termeUne solitude imposée de courte durée comme lors d’un confinement de quelques jours est rarement dommageable sur le long terme, bien que désagréable et parfois très mal vécue. En revanche, si la situation se répète ou se prolonge, de véritables conséquences se remarquent sur la santé mentale de la personne. Le risque de développer une dépression est fortement accru. Les troubles affectant le sommeil et les angoisses peuvent s’installer de façon prolongée. L’estime de soi est également touchée : la personne se sent inférieure ou manquant de valeur car elle ne reçoit plus les retours indispensables de ses pairs.Des effets sur les interactions socialesComme cela a été le cas après les longs confinements du Covid, le retour à la vie sociale est délicat après une période d’isolement forcé. Les personnes concernées éprouvent plus de difficultés à interagir avec des inconnus, et peuvent se sentir déconnectés ou mal à l’aise dans des situations autrefois habituelles. La perte des compétences sociales et de la confiance induit également une réintégration complexe dans la société, notamment dans les secteurs professionnels où tout évolue très vite. Ainsi, après un arrêt maladie de longue durée, une personne pourra avoir du mal à reprendre son poste et à se sentir toujours compétente dans l’application de ses tâches. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 13, 2024 • 2min
Quels sont les remèdes efficaces contre le mal de transport ?
Qu’il est désagréable de se sentir nauséeux en voiture ou à bord d’un bateau. Heureusement pour les personnes sensibles au mal de transport, il existe un panel de solutions efficaces parmi lesquelles piocher pour prévenir le malaise.Les médicaments anti-nauséeuxCertains médicaments antihistaminiques s’avèrent très efficaces contre le mal de transport. Ils s’utilisent en prévention ou en guérison lors des trajets. Le dimenhydrinate, par exemple, bloque les signaux envoyés au cerveau qui déclenchent la nausée et les vomissements. La méclizine inhibe quant à elle les récepteurs d’histamine dans le système nerveux central. Les sensations de vertige et de nausée sont alors réduites. Ces traitements fonctionnent grâce à leur action sur le système vestibulaire de l’oreille interne, impliqué dans l’équilibre et le mouvement. Ils se prennent généralement une heure avant le début du voyage. Mais ils s’accompagnent d’effets secondaires importants comme la fatigue ou les troubles de la vision, incompatibles avec la conduite.Le gingembreConseillé aux femmes enceintes pour lutter contre les nausées matinales, le gingembre s’avère également utile contre le mal de transport. Il contient des composés tels que le gingérol et le shogaol, lesquels agissent au niveau digestif et cérébral pour contrer le malaise. Concrètement, le gingembre réduit l’activité excessive de l’estomac souvent déclenchée par les voyages agités. Il module également les signaux de nausée envoyés au cerveau. Le gingembre se consomme au choix frais, en capsule, en teinture, en tisane ou sous forme de cristaux. Il est contre-indiqué aux personnes souffrant de calculs biliaires.L’acupressionSous la forme de bracelets avec une petite boule située sur le poignet, l’acupression soulage certaines personnes atteintes de mal de transport. Elle exerce une pression sur un point d’acupuncture spécifique, nommé Nei-Kuan ou point P6. Les atouts de ce remède sont à la fois sa facilité et son absence d’effet secondaire. Il peut être utilisé par les enfants, les femmes enceintes ou les deuxièmes conducteurs sans aucun risque.Les lunettes équilibrantesToutes récentes, les lunettes contre le mal de transport contiennent du liquide bleu en périphérie de la monture. Celui-ci se déplace selon les mouvements du porteur et recrée une ligne d’horizon artificielle. Le cerveau perçoit moins de désaccord sensoriel entre ce qu’il voit et ce qu’il ressent. En synchronisant les informations visuelles et de mouvement, les lunettes atténuent considérablement les symptômes du mal de transport chez certaines personnes. Elles sont sans effet secondaire mais nécessitent d’être portées durant tout le trajet pour bien fonctionner. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 12, 2024 • 3min
Pourquoi a-t-on parfois des sueurs nocturnes ?
Occasionnelles ou régulières, les sueurs nocturnes s’avèrent assez désagréables quand elles perturbent le sommeil. Elles résultent de différentes causes, qui peuvent être évitables ou pathologiques.Qu’est-ce qui induit la production de transpiration la nuit ?La thermorégulation du corps est le système qui permet de maintenir une température stable. Il protège les organes vitaux de la surchauffe ou du froid. Il fait intervenir différentes hormones comme les œstrogènes et la testostérone, et s’appuie aussi sur l’action du système nerveux. Lorsque l’on dort, le corps effectue des transitions entre plusieurs cycles. La température est à son plus bas pendant le sommeil profond. Durant les cycles de sommeil paradoxal, la régulation n’est pas aussi importante et peut induire des variations marquées de température corporelle en fonction d’autres facteurs.Les causes courantes des sueurs nocturnesLa chaleur de la pièce ou de la literie constitue l’élément le plus courant des sueurs nocturnes. Une chambre fermée et chauffée, ou des couvertures trop épaisses vont favoriser la montée en température du corps. Pour maintenir le sommeil profond, l’organisme devra alors mettre en place la libération de transpiration dans le but de rafraichir le corps.La consommation d’aliments gras est également susceptible d’induire des sueurs pendant la nuit. Le système digestif doit fournir plus d’énergie pour métaboliser les lipides, ce qui se traduit par une chaleur corporelle élevée. Les épices et la caféine font aussi partie des aliments qui excitent le système nerveux et peuvent provoquer de la transpiration nocturne.En cas de stress, d’anxiété ou de dépression chronique, il est possible de connaitre des épisodes de sueurs pendant le sommeil. Ces derniers découlent parfois des médicaments pris pour atténuer le trouble mental, mais peuvent aussi résulter de l’agitation psychique qui se manifeste physiquement lors des périodes de repos.Lors de changements hormonaux comme la grossesse ou la ménopause, il n’est pas rare que la femme subisse des bouffées de chaleur nocturnes à cause d’une thermorégulation moins efficace.Comment diagnostiquer des sueurs nocturnes pathologiques ?Une transpiration excessive sans cause apparente ou qui affecte considérablement le sommeil doit alerter. Elle peut indiquer une infection virale ou bactérienne, un trouble hormonal, mais aussi un cancer comme une leucémie ou une maladie auto-immune de type lupus. Le médecin se charge alors de répertorier les autres symptômes afin de prescrire les examens complémentaires nécessaires.Prévenir les sueurs nocturnesPour éviter de transpirer la nuit, garder votre chambre fraîche, autour de 18°C. Bannissez l’alcool ou les repas lourds le soir, et adaptez votre literie à vos propres sensations. Si la cause des sueurs est psychique, vous pouvez tenter la relaxation ou la sophrologie avant de dormir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 11, 2024 • 2min
Pourquoi prendre une douche froide le matin ?
Avis aux courageux : prendre une douche froide le matin est source de nombreux bienfaits pour la santé. Cette pratique adoptée par de nombreux chefs d’entreprises ou influenceurs agit aussi bien sur le physique que sur le mental.La circulation sanguine s’amélioreEn réaction au contact de l’eau froide, les vaisseaux sanguins superficiels se contractent. Cette vasoconstriction aide à préserver la chaleur de l’organisme. Elle limite le flux sanguin en surface de la peau pour le rediriger vers les organes vitaux comme les poumons ou le cœur. La vasoconstriction a pour effet de stimuler le cœur qui pompe plus efficacement dans le but de réguler la température corporelle. L’amélioration de la circulation sanguine entraine une meilleure distribution de l’oxygène dans les organes et les muscles, tout en favorisant l’élimination des déchets métaboliques.L’immunité se renforceLe choc thermique que produit la douche froide active le système immunitaire. Celui-ci produit alors des globules blancs en masse, comme les lymphocytes ou les neutrophiles. Ces cellules prépondérantes dans la lutte contre les infections aident l’organisme à mieux se défendre en cas d’atteinte par des pathogènes.L’énergie et la vigilance atteignent des seuils élevésVous avez besoin d’un coup de fouet pour commencer votre journée ? La douche froid procure une décharge soudaine d’adrénaline, une hausse de la fréquence cardiaque et de la fréquence respiratoire. Les personnes qui pratiquent ce rituel se sentent plus vives, avec l’esprit plus clair et acéré après la douche.L’effet du froid sur le stressLes douches froides sont connues pour leur effet d’adaptation au stress. En d’autres termes, procurer ce petit stress quotidien au corps et au mental permet de mieux appréhender les situations angoissantes du futur. L’effet se ressent sur la résistance mentale générale et aide à gérer plus efficacement les difficultés qui se présentent dans la journée.Le froid aide à perdre de la graisseComme le froid active la graisse brune, spécialisée dans la production de chaleur, il contribue à augmenter la dépense énergétique. Couplée à une alimentation adaptée, la douche froide peut aider à brûler davantage de calories. Elle contribue aussi à améliorer l’humeur en stimulant la production d’endorphines. Cette caractéristique est intéressante pour conserver le moral durant une période de régime ou de restriction alimentaire.La récupération musculaire est boostéeLes sportifs connaissent les bienfaits de la douche froide sur la récupération musculaire. En limitant l’inflammation post-entrainement, cette pratique réduit l’apparition de courbatures et aide le corps à se débarrasser des toxines libérées par le sport. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 10, 2024 • 1min
Je vous parle de mon nouveau podcast: La folle épopée
Pour écouter La folle épopée:Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/la-folle-%C3%A9pop%C3%A9e/id1727649957Spotify:https://open.spotify.com/show/74el11FIusukqlTkEMPstjDeezer:https://deezer.com/show/1000659242 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 8, 2024 • 4min
Comment et quand l’organisme peut-il produire de la chaleur ?
Le processus permettant au corps de réguler sa chaleur interne s’appelle la thermorégulation. Par le biais de différents systèmes biologiques, l’organisme peut produire de la chaleur pour contrer les effets de l’environnement, mais aussi pour optimiser son combat contre les microbes.Les mécanismes qui produisent de la chaleurL’un des moyens les plus basiques de produire de la chaleur pour le corps est d’utiliser les nutriments qu’il ingère par voie digestive. Lorsque des protéines, des lipides et des glucides transitent dans l’estomac et les intestins, des réactions métaboliques se produisent. Elles aident à décomposer les molécules pour en retirer les éléments vitaux. Ces réactions libèrent une certaine quantité d’énergie, elle-même convertie en chaleur. Vous le remarquez sans doute lorsque vous mangez beaucoup : votre corps semble gagner quelques degrés de plus.Un deuxième mécanisme permet à l’organisme de produire du chaud. Il se produit surtout en cas de température extérieure basse. La thermogénèse musculaire se déclenche alors sous la forme de frissonnements, des contractions rapides des muscles qui génèrent de la chaleur en augmentant le métabolisme. La thermogénèse peut aussi se dérouler sans frissons. Elle ne dépend alors pas de l’activité musculaire, mais de réactions qui ont lieu dans le tissu adipeux. Les graisses dites brunes et beiges sont capables de convertir de l’énergie fournie par les aliments en chaleur. Les tissus bruns, plus particulièrement, contiennent des protéines nommées thermogénines. Elles incitent les cellules à produire de la chaleur au lieu de la stocker sous forme énergétique. Les nourrissons ont une proportion importante de graisse brune, qui les aide à maintenir une température corporelle suffisante.Un troisième mécanisme, la fièvre, induit la production de chaleur massive. C’est une réaction immunitaire face à une infection ou une maladie. Le corps libère alors des substances pyrogènes, lesquelles agissent sur l’hypothalamus. Ce centre de régulation général module le point de consigne : la température corporelle augmente afin d’aider à la destruction des agents pathogènes.Le métabolisme de base et ses variationsTout individu dispose de son propre métabolisme de base. Il s’agit d’un nombre en calories qui définit ce dont le corps a besoin, au minimum, pour assurer ses fonctions vitales. Plus ce métabolisme est élevé, plus les cellules brûlent de calories, plus elles génèrent de chaleur. Pour cette raison, les personnes ayant une masse musculaire importante ont tendance à avoir plus facilement chaud que celles qui ont un poids faible. Mais les personnes qui présentent un taux de graisse élevé ne bénéficient pas de cet atout, la graisse consommant moins de calories que les muscles.Les hommes sont également avantagés sur cet aspect, avec un métabolisme de base généralement plus élevé. L’avancée en âge peut modifier le métabolisme, notamment à cause de la perte musculaire et de bouleversements hormonaux.Le rôle majeur des hormonesLa thermorégulation dépend en grande partie des hormones libérées dans l’organisme. La thyroxine, par exemple, est produite par la glande thyroïde. Aussi appelée T4, elle accroit le métabolisme et améliore la production de chaleur en influençant la vitesse d’utilisation de l’énergie par les cellules.L’adrénaline, produite dans les glandes surrénales, stimule quant à elle la thermogénèse en permettant la dégradation plus importante du tissu graisseux. Elle peut également provoquer des frissonnements en réaction au stress ou au froid.En cas de perturbation hormonale, la qualité de la thermorégulation est affectée. C’est ce qui se produit lors d’une hypothyroïdie ou d’une hyperthyroïdie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 7, 2024 • 2min
Pourquoi les bébés ont davantage d’os que les adultes ?
Le squelette d’un adulte comporte en moyenne 206 os. Or, les bébés en ont environ 270 à la naissance. Cette surprenante différence s’explique par l’immaturité du développement osseux. Certains os, séparés par des cartilages ou des tissus durant l’enfance, vont se souder et fusionner avant l’âge adulte.Le développement des os chez les bébésMême si la formation des os débute dès la 10ème semaine de grossesse chez le fœtus, le squelette d’un bébé qui nait est loin d’être entièrement développé. La plupart des os du nourrisson sont constitués de cartilage souple, un tissu particulièrement malléable et plus flexible que les os d’adulte. Cette caractéristique permet au bébé de supporter la pression exercée sur lui lors de l’accouchement. Elle lui sert également à éviter de se blesser lorsqu’il développe sa motricité.Au bout des os les plus longs de l’enfant se trouvent des cartilages de croissance, les plaques épiphysaires. Elles vont permettre à certains os de s’étendre durant la petite enfance puis l’adolescence. Les cartilages de croissance séparent le corps de l’os de ses extrémités, ce qui produit un os en trois parties au lieu d’un os unique. D’autres os ne sont pas soudés chez le bébé : ils fusionnent plus tard dans la vie afin de créer des structures uniques chez l’adulte.La fusion osseuseLe cas le plus marquant est sans doute celui du crâne. Chez le nourrisson, cet os est constitué de plusieurs plaques qui peuvent légèrement se déplacer. Elles sont reliées entre elles par du tissu que l’on nomme « sutures ». L’absence de fusion entre les différents os crâniens présente un intérêt double. D’abord, la tête du bébé peut se déformer pour mieux s’engager dans le bassin de la mère avant l’accouchement. D’autre part, cette flexibilité favorise le développement du cerveau, très rapide au cours des premiers mois de vie. Le crâne du nourrisson devient généralement une entité complète avant les deux ans de l’enfant.En ce qui concerne les os longs, la fusion peut être beaucoup plus lente. Durant l’adolescence, les cartilages de croissance qui séparent les épiphyses, extrémités de l’os, des diaphyses, parties centrales des os, se solidifient. L’on parle alors d’ossification. Le jeune adulte, lorsqu’il a fini de grandir, présente des os longs complets dans les membres. Le fémur ou le tibia, par exemple, deviennent des os uniques, ce qui explique le nombre réduit d’os après la période de croissance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 6, 2024 • 3min
Comment les souvenirs sont-ils stockés sur la mémoire à long terme ?
Il est admis que nous possédons deux grands types de mémoire. La mémoire de travail est celle qui nous permet de retenir des informations pendant quelques secondes, un code par exemple. La mémoire à long terme est quant à elle remarquable. Elle stocke des souvenirs complexes sur des durées qui peuvent atteindre des dizaines d’années.La formation des souvenirsPour être retenus dans la mémoire à long terme, les évènements, odeurs ou sons doivent d’abord être encodés. Cela signifie que le cerveau va se représenter l’information sous une forme qu’il peut retenir. Par exemple, si vous réussissez votre permis de conduire, le cerveau va s’attacher à repérer les éléments qu’il peut stocker facilement en rapport avec cet évènement. Selon les personnes, ces données seront davantage orientées sur le visuel, sur le toucher, sur les mots ou sur l’olfactif. L’encodage va aussi favoriser la récupération rapide du souvenir lorsque c’est nécessaire.Les zones du cerveau concernéesLes lobes temporaux, situés de part et d’autre du crâne, sont impliqués dans le traitement de toutes les informations sensorielles. Ils récupèrent les données fournies par les yeux, les oreilles ou la peau et les transforment en signaux capables d’être encodés.L’hippocampe, petite structure cérébrale dont la forme ressemble à celle de l’animal, est quant à lui indispensable pour encoder dans la mémoire à long terme. Il rassemble les différents aspects d’une expérience pour en créer un souvenir épisodique, qui présente une certaine cohérence.Amas de différents noyaux en forme d’amandes, l’amygdale se concentre sur les émotions. Elle va renforcer l’encodage d’évènements qui ont été accompagnés d’émotions fortes comme la peur, la colère ou la joie.Toutes ces structures agissent en synergie. C’est-à-dire que si l’une d’elles présente des défaillances, la mémoire au long terme en sera compromise, comme c’est le cas pour certaines maladies dégénératives ou affections neurologiques.La consolidation et le renforcement des souvenirsCe n’est qu’avec la consolidation que les souvenirs sont renforcés et stabilisés dans le cortex cérébral, familièrement appelé « la matière grise ». Le sommeil participe significativement à cette étape. Durant les phases de sommeil profond, qui occasionnent des mouvements oculaires rapides, le cerveau réorganise les souvenirs. Il renforce et intègre ceux qui ont généré le plus d’intérêt et d’émotions.La répétition œuvre aussi en faveur du renforcement des souvenirs sur le long terme. Réviser certaines notions ou pratiquer de façon répétée certains mouvements facilite l’accès ultérieur aux souvenirs. C’est d’ailleurs de cette manière que l’on peut refaire du vélo des années après avoir arrêté sans difficulté.Parmi les autres éléments qui aident les souvenirs à rester encodés longtemps, il faut mentionner :le degré d’attention, l’absence d’interférences sous forme de nouvelles informations qui surpassent les souvenirs,l’utilisation des techniques de mémorisation comme les acronymes ou les rimes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 5, 2024 • 3min
Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter de fumer ?
Pour écouter ce podcast via:Apple Podcasts:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-a-savoir-sante/id1062748833?mt=2Spotify:https://open.spotify.com/show/726fvUQjirlVlD1AhOxetdDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/51304---------------------Alors que le tabac constitue le tout premier facteur de risque évitable de développer un cancer, presque un tiers des Français majeurs continue à fumer. Si la nicotine entraine une dépendance physique qu’il faut contrer lors du sevrage, ce n’est pas l’unique raison. D’autres facteurs contribuent à rendre l’arrêt de la cigarette très difficile.Une composition chimique étudiée pour le plaisirPourquoi autant de personnes fument-elles régulièrement alors que les premières cigarettes sont souvent perçues comme désagréables ? Au-delà de toutes les substances chimiques intégrées dans ces produits, la présence de nicotine est la principale responsable du plaisir ressenti à fumer. Dans le cerveau, la nicotine se lie à des récepteurs présents sur un neurotransmetteur, l’acétylcholine. Elle agit alors sur la libération de différentes substances dont la dopamine, bien connue sous le nom d’hormone du plaisir. Concrètement, à chaque fois que l’individu fume, il active le circuit de la récompense et obtient une sensation agréable de détente et de bien-être.Sur le long terme, la nicotine induit des changements physiologiques au niveau du cerveau. La dépendance physique s’installe et aggrave la difficulté à arrêter la cigarette. L’organisme s’habitue en effet aux niveaux élevés de dopamine : leur baisse entraine des symptômes de sevrage tels que de l’anxiété, de l’irritabilité, des troubles du sommeil et de la concentration. Les fumeurs dépendants ressentent aussi une forte envie de consommer de la nicotine.Des facteurs psychologiques importantsSouvent, l’acte de fumer est intégré dans une routine. Il peut être associé à des moments de détente, par exemple pendant une pause au travail, ou à des activités plaisantes, telles qu’un apéritif entre amis. L’association psychologique entre la cigarette et les routines est forte. Elle déclenche l’envie de fumer à certains moments, même après avoir surmonté le sevrage physique.D’autre part, le tabagisme est souvent utilisé comme palliatif contre le stress, l’anxiété ou d’autres émotions fortes. Le fumeur ne se trouve en capacité d’arrêter la cigarette que s’il parvient à développer des stratégies pour faire face à tous ces ressentis sans tabac.D’autres éléments perturbent l’arrêt de la cigaretteAu sein des cercles sociaux, fumer s’apparente parfois à une activité collective qui colporte avec elle des images de détente, de sophistication ou d’attitude rebelle. Cesser la cigarette est alors d’autant plus difficile que l’entourage n’y aide pas, ou s’y oppose carrément.Parmi les défis à relever, le fumeur qui souhaite se sevrer doit aussi faire face à la peur de grossir. Il est donc crucial, pour réussir à arrêter de fumer, d’opter pour une prise en charge très globale qui prend tous ces éléments en considération. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 4, 2024 • 3min
Pourquoi le stress entrave-t-il la digestion ?
Le stress nous pousse parfois à manger en excès ou, au contraire, il nous coupe complètement l’appétit. Il s’agit d’une réponse naturelle de l’organisme face à une menace perçue : le corps se prépare à lutter ou à fuir. Cette réaction n’est pas sans conséquence au niveau biologique. Elle influence notamment le déroulement de la digestion.Les effets du stress sur le système digestifEn prévision d’un éventuel combat, l’organisme soumis au stress met en place différentes stratégies. Il active le système nerveux sympathique, responsable de la réponse de fuite ou de lutte lorsqu’une situation inquiétante est perçue. La priorité du corps est alors de répondre à la menace efficacement. Pour se faire, les ressources sont principalement attribuées aux fonctions musculaires, cérébrales et cardiaques. La digestion, non essentielle sur l’instant, est limitée. La production de salive et d’enzymes digestives baisse considérablement, ce qui affecte la possibilité de dégradation des nutriments. Le bol alimentaire est mal décomposé, occasionnant des lourdeurs ou des symptômes d’indigestion.D’autre part, le stress affecte aussi la motilité gastro-intestinale, c’est-à-dire les mouvements des muscles digestifs pour propulser la nourriture à travers l’estomac et les intestins. Ralentis ou irréguliers à cause du stress, ces mouvements gênent le déroulement d’une bonne digestion. Ils peuvent provoquer diarrhée, constipation et sensation de pesanteur dans l’abdomen.L’axe cerveau-intestin et son importance dans la gestion du stressLe cerveau et l’intestin sont connectés de différentes façons, profondes et bidirectionnelles. Tout stress psychologique affecte potentiellement la fonction intestinale, et tout désordre digestif se répercute sur la qualité du fonctionnement psychique et cognitif.Par exemple, un stress chronique est susceptible de perturber l’équilibre de la flore digestive, aggravant les troubles tels que le syndrome de l’intestin irritable. Les hormones libérées en réaction au stress dont le cortisol altèrent quant à elles les bactéries logées dans l’intestin. L’absorption des nutriments devient moins efficace.Conséquences du stress sur les comportements alimentairesPour s’apaiser, une personne stressée aura tendance à se tourner vers des aliments réconfortants, mais très riches en graisses et en sucres rapides. Consommés en excès, ces derniers rendent la digestion encore plus difficile, avec des ballonnements, des crampes ou des remontées acides. Les personnes qui souffrent d’ulcères ou de reflux sont particulièrement affectées par les situations stressantes. L’inconfort qu’elles ressentent à la digestion peut même les mener à consommer encore plus d’aliments, entretenant le cercle vicieux.D’autres troubles peuvent aussi apparaitre à cause du stress tels que l’anorexie, qui aggrave à son tour les symptômes digestifs en créant des carences et une lenteur du transit. En cas de maladie du système digestif, il est très important d’apprendre à gérer le stress par des techniques spécifiques pour éviter qu’il n’aggrave la situation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


