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Choses à Savoir
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Feb 28, 2024 • 3min
Comment la masturbation se traduit-elle au niveau cérébral ?
Parfois décrié, parfois encensé, l’acte masturbatoire s’observe naturellement chez tous les mammifères. Il est particulièrement développé chez les primates dont l’être humain fait partie. La masturbation a été accusée de provoquer de nombreuses maladies telles que la surdité ou la stérilité. L’on sait aujourd’hui qu’elle ne déclenche aucune pathologie. Ses effets sur le cerveau sont au contraire plutôt bénéfiques.Les zones cérébrales activéesDurant la masturbation, plusieurs zones du cerveau s’activent, avec des conséquences multiples.Le système limbique, impliqué dans la régulation des émotions et le ressenti du plaisir, est fortement stimulé. Incluant l’amygdale et l’hippocampe, il traite notamment les souvenirs associés au plaisir sexuel. C’est lui qui va permettre de booster l’excitation en ramenant à la mémoire les souvenirs de rapports sexuels passés ou d’expériences érotiques plaisantes.L’hypothalamus, lui, régule les comportements sexuels. Il favorise la libération d’hormones qui influencent la libido : oestrogènes et progestérone chez la femme, testostérone chez l’homme. C’est également l’hypothalamus qui consolide le désir et améliore la lubrification ou l’érection durant la masturbation.Le cortex préfrontal est responsable du jugement moral et de la prise de décision. Si la personne qui s’adonne à la masturbation ressent une pression négative envers cette pratique, le cortex peut moduler son désir et limiter sa capacité à vivre correctement l’expérience sexuelle.L’aire tegmentale ventrale, liée au circuit de la récompense, libère de la dopamine durant la masturbation. Ce neurotransmetteur est associé au plaisir et à la motivation. Il renforce le sentiment de satisfaction sexuelle et l’envie de réitérer l’expérience.Le noyau accumbens, également rattaché au circuit de récompense, est activé lors de la libération de dopamine. Il renforce les comportements rattachés à la sensation de plaisir, dont la masturbation.L’insula est une région du cerveau qui traite les émotions et les perceptions corporelles. Elle aide à intégrer les différentes sensations physiques du plaisir sexuel en association avec la réponse émotionnelle. Lorsque la masturbation est vécue dans un contexte positif, elle encode ce rapport en liant les sensations génitales de plaisir à des émotions agréables.Les bénéfices de la masturbation pour le cerveauGrâce à l’activité finement synchronisée de toutes les zones cérébrales, la masturbation exerce des bienfaits avérés pour le cerveau. La libération d’endorphines contribue à soulager le stress et à produire une sensation de bien-être. Cet effet relaxant est à la fois recherché pour améliorer la qualité du sommeil, mais aussi pour bénéficier d’un état de concentration supérieur. En outre, la quête de plaisir étant achevée et soulagée par la masturbation, le cerveau se montre plus disponible pour réaliser d’autres tâches.Il a également été avancé que les pratiques masturbatoires renforçaient le sentiment d’attachement grâce à la libération d’ocytocine. Elles ne sont donc pas du tout incompatibles avec la vie de couple. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 27, 2024 • 3min
Comment les larmes d’une femme agissent sur la libido masculine ?
Voir une femme pleurer n’est agréable pour personne. Mais pour les hommes, les larmes féminines auraient même un effet particulier mis en évidence par plusieurs études. Bien qu’invisibles, les signaux chimiques produits par les pleurs d’une femme font office de communication non verbale. Ils influencent notamment la libido masculine.Le fonctionnement des larmes humainesLes humains produisent plusieurs types de larmes. Parmi elles, les larmes émotionnelles sont libérées en réaction à des émotions intenses. Il peut s’agir aussi bien de tristesse que de joie ou de frustration. Les larmes basales, elles, jouent un rôle biologique précis. Elles servent à hydrater l’œil et à le protéger des agressions. Chaque forme de larme présente une composition chimique différente, qui reflète son objectif.Utiles à la santé oculaire, les larmes servent aussi de moyen de communication non verbale. Elles influencent les réactions et perceptions des autres individus à un niveau subconscient.Résultat de l’étude principale menée sur le sujetPubliée au tout début de l’année 2011 dans la revue Science, l’étude phare qui explore ce sujet a fourni des pistes de réflexion intéressantes. D’après les résultats obtenus, les larmes féminines contiendraient des signaux chimiques spécifiques susceptibles de réduire la testostérone masculine. Les hommes participants étaient exposés, sans le savoir, à des larmes féminines collectées lors d’épisodes émotionnels. Ils visualisaient dans le même temps des images de femmes potentiellement attractives. Leur réaction a montré qu’ils éprouvaient moins d’attirance sexuelle envers les femmes en présence de larmes qu’en présence d’une simple solution saline.Explication biologique possibleD’autres recherches menées participent à l’élaboration d’une réponse quant à ce phénomène. Les larmes émotionnelles des femmes contiendraient des substances chimiques particulières. Celles-ci, détectées inconsciemment par les hommes par le biais de l’odorat, donneraient lieu à des réponses physiologiques telles qu’une baisse de la testostérone, hormone clé de l’attraction sexuelle. L’effet des signaux chimiques pourrait résulter d’une adaptation évolutive dont l’objectif serait de moduler le comportement sexuel masculin en présence de signaux émotionnels féminins. En présence d’une femme qui pleure, la baisse de la testostérone de l’homme favoriserait l’empathie. Elle limiterait les réactions agressives, étroitement liées au taux de l’hormone masculine.Interprétation psychologique et socialeLes humains sont des êtres sociaux, pas uniquement soumis à leur pulsions et instincts primaires. L’interprétation mentale faite des larmes d’une femme joue aussi un rôle sur la libido. Perçues comme un signe de vulnérabilité ou de sensibilité d’un point de vue social, les larmes vont par exemple enclencher une réponse de protection ou de soutien de l’homme. Elles peuvent aussi susciter de l’empathie et le partage de l’émotion. Elles vont rarement conduire l’homme à les interpréter comme une invitation à l’intimité sexuelle. Ce simple cheminement psychologique influencera considérablement l’attirance physique entre les individus, dépendante de l’état émotionnel de chacun. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 26, 2024 • 3min
Pourquoi manger épicé donne chaud ?
La consommation d’un chili ou d’un tajine un peu relevé s’accompagne, chez de nombreuses personnes, d’une sensation marquée de chaleur. La hausse de la température corporelle, bien réelle, se traduit par une transpiration plus abondante. Explorons la physiologie consécutive à la consommation de nourriture épicée pour comprendre ce ressenti soudain de chaleur.Les composés présents dans les épicesLes épices connues pour conférer une hausse de température corporelle contiennent des composés chimiques bien précis. Le piment, par exemple, est riche en capsaïcine. Le poivre noir, lui, contient de la pipérine. Ces molécules interagissent de façon spécifique avec des récepteurs présents dans la bouche et l’estomac.Nommés récepteurs TRPV1, ces derniers enclenchent une série de réponses physiologiques. Lorsqu’un composé d’une épice se lie au récepteur, celui-ci informe le cerveau d’une sensation de brûlure similaire à celle provoquée par la chaleur. Bien qu’il n’y ait pas de source réelle de chaleur externe, le corps réagit comme si c’était le cas. Il active son système nerveux et libère des substances chimiques dans l’organisme pour lutter contre l’agression présumée.Les conséquences de l’activation des récepteurs TRPV1À la suite de l’interaction des molécules des épices avec les récepteurs TRPV1, une cascade de réactions se produit. Le corps libère des neuropeptides, activateurs du système nerveux, qui provoquent une légère inflammation. L’un des symptômes de l’inflammation est justement la hausse de la chaleur, qui aide à dilater les vaisseaux. Le sang circule mieux et plus vite pour propager les globules blancs vers le lieu de l’inflammation.La température corporelle augmente donc sous l’effet cumulé de la réponse inflammatoire et de l’activation du système nerveux. Pour se refroidir, l’organisme libère de la transpiration.La hausse du métabolismeEn plus de l’inflammation, le corps subit parfois une hausse de son métabolisme. La capsaïcine du piment, la pipérine du poivre, les ginsénosides du ginseng amplifient la thermogénèse. Ce processus de régulation de la température interne conduit à une consommation plus élevée de calories, avec une libération plus importante de chaleur dans le corps. Cet effet de courte durée est néanmoins mis en avant par les fabricants de compléments alimentaires destinés à accompagner la perte de poids.Une sensibilité variableDes facteurs génétiques et environnementaux jouent dans la perception plus ou moins marquée de chaleur lors de la consommation d’épices. Les populations habituées dès le plus jeune âge à consommer des plats épicés sont généralement plus tolérantes à leurs effets sur la température corporelle. À l’inverse, les peuplades qui consomment peut d’épices les tolèrent souvent moins bien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 25, 2024 • 2min
Pourquoi voit-on des formes lorsque l’on ferme les yeux ?
Cela peut sembler étonnant lorsqu’on l’évoque, mais fermer les yeux ne nous expose pas au noir. Au contraire, lorsque nos paupières sont closes, nous voyons toutes sortes de formes et de lumières. Celles-ci reprennent même parfois les contours d’objets que nous venons d’observer. À quoi est dû ce phénomène ?Les principes de base de la visionLa vision humaine se base sur la perception de la lumière qui pénètre dans l’œil par la cornée. Le cristallin est une structure qui ajuste la luminosité pour focaliser les images, lesquelles se forment sur la rétine à l’arrière de l’œil. La rétine se charge de transformer les différents stimuli lumineux en signaux électriques, transmis au cerveau par le nerf optique.Au niveau du cerveau, dans le cortex visuel, les signaux sont transformés en images telles que nous les voyons. Cette interaction élaborée entre les composants de l’œil et les neurones est essentielle à la vision. Elle est aussi impliquée dans la représentation de motifs lumineux lorsque nos yeux sont fermés.Les phosphènes : définition et originesL’on appelle phosphènes toutes ces sensations visuelles de lumière qui nous parviennent sans que la lumière n’entre réellement dans l’œil. Elles se manifestent par des taches, des motifs ou des éclairs colorés. Les phosphènes proviennent de l’activation des cellules de la rétine ou de celles situées dans le cortex visuel du cerveau.Ils sont provoqués de deux façons.Les phosphènes mécaniques sont des réponses des cellules qui captent la lumière dans la rétine à une pression. Concrètement, si l’on frotte ses paupières fermées, les cellules interprètent cette pression comme une lumière. Le cerveau reçoit une information mentionnant la présence de lumière, et transforme donc ce signal en images.Les phosphènes induits par d’autres stimuli résultent par exemple de l’usage de psychotropes ou de la présence d’un champ électrique particulier. Le cortex visuel est activé par ces stimuli, et produit des images lumineuses en l’absence de signal nerveux induit par la rétine.L’impact de la lumière résiduelleLes cellules photoréceptrices de la rétine qui ont été activées en regardant une scène lumineuse ne se désactivent pas instantanément. Lorsque l’on ferme les yeux, elles conservent une certaine activité, produisant une lumière résiduelle. Ainsi, les phosphènes sont plus présents quand on vient de regarder une source importante de lumière telle que le soleil. Le cerveau continue à recevoir les informations de la rétine pendant un temps, produisant ces motifs lumineux inspirés de ce que l’on vient de voir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 22, 2024 • 4min
Combien de temps faut-il dormir selon son âge ?
REDIFFUSIONDes grasse-matinées d’adolescent jusqu’à 13 heures le dimanche aux nuits entrecoupées de jeune parent en passant par les réveils aux aurores des séniors, chacun d’entre nous connait tout au long de sa vie des habitudes de sommeil très variées. Si certaines sont régies par les contraintes extérieures ou l’hygiène de vie, d’autres dépendent intrinsèquement de nos besoins physiologiques.Quelle est la quantité exacte de sommeil nécessaire à chaque âge ? Est-elle la même pour tout le monde ?D’après l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, les besoins en sommeil varient selon 6 périodes clé de la vie.À la naissance, le nourrisson dort jusqu’à 20 heures par jourLe bébé qui vient de naitre a besoin d’une quantité très importante de sommeil. Dans les premiers mois de vie, cette durée passe de 20 heures à environ 15 heures par période de 24 heures. Le rythme circadien s’acquiert progressivement, et certains nourrissons dorment d’emblée toute la nuit tandis que d’autres vont encore se réveiller régulièrement entre 20h et 6h après l’âge de 6 mois. Les siestes diurnes complémentaires permettent à l’organisme d’assimiler tous les acquis et au cerveau de se développer harmonieusement.Il y a des bébés petits dormeurs, et d’autres qui ont besoin de davantage de sommeil. Ainsi, à un an, certains tout-petits n’auront plus besoin de faire de sieste, tandis que d’autres dormiront encore l’après-midi jusqu’à 3 ans et plus.Entre 1 et 2 ans, le bébé se cale sur le rythme de ses parentsLes besoins en sommeil d’un enfant de 1 ou 2 ans sont de 11 à 14 heures par 24 heures. Cette durée est parfois atteinte uniquement avec le sommeil de la nuit. Mais, si les parents doivent déposer leur enfant en crèche tôt le matin, ou ont l’habitude de se coucher tard, le rythme du bébé va souvent être décalé. Un tout-petit qui dort 10 heures la nuit aura donc besoin d’une sieste l’après-midi, et parfois encore d’une sieste le matin.Entre 3 et 5 ans, la durée de sommeil varie moinsÀ partir de 3 ans, l’enfant se cale généralement sur une certaine durée de sommeil nocturne, qui atteint 10 à 12 heures en moyenne. Si les heures de la nuit ne sont pas suffisantes, il aura besoin d’une sieste supplémentaire l’après-midi. Les activités de la journée, la lumière extérieure participent à l’établissement d’un rythme circadien clair, avec des nuits complètes et reposantes, et des périodes très actives pendant la journée.De 6 ans jusqu’à l’adolescence, la durée de sommeil reste identiqueL’INSV établit à 10 heures la durée de sommeil nécessaire pendant l’enfance, de 6 ans jusqu’à la puberté. Les nuits sont alors complètes, et l’enfant ne fait plus de sieste, sauf pour rattraper une éventuelle dette de sommeil. Les petits dormeurs se satisfont d’une nuit de 9 heures, tandis que les gros dormeurs ne sont reposés qu’avec 11 heures de sommeil au compteur... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 21, 2024 • 3min
Pourquoi les femmes résistent mieux aux virus ?
REDIFFUSIONLe fait a encore une fois été remarqué pendant la récente épidémie de Coronavirus. En réanimation, les lits d’hôpital étaient occupés plus fréquemment par des patients masculins que féminins. Sur le tableau des décès des suites du Covid-19, la proportion d’hommes atteint 57,8% en France contre 42,2% de femmes, une tendance confirmée dans tous les pays relevés, sauf le Vietnam et la Corée du Sud.Les femmes résistent mieux aux infections que les hommes, et ce point a été à nouveau confirmé par une étude récente, qui ajoute que l’âge n’influence pas ce constat. Une femme de 80 ans sera toujours mieux armée face aux virus qu’un homme du même âge.L’influence des interférons de type 1Grippe, VIH, SARS-Cov2 : qu’ont en commun ces infections ? D’après les statistiques médicales obtenues sur les dernières décennies, les femmes résistent mieux à ces virus que les hommes. Le mécanisme impliqué dans cette différence est connu depuis longtemps, et se base sur une composante génétique.Il faut d’abord savoir qu’en cas d’infection par un virus de type grippe ou Covid-19, certaines cellules du corps détectent la présence de l’indésirable grâce à un récepteur nommé TLR7. Ces cellules relarguent alors dans le sang des molécules antivirales, les cyotkines, dont l’une porte le nom d’interféron de type 1. Puissants et aptes à stopper la réplication du virus, les interférons ont un rôle crucial dans la lutte contre l’infection. Il s’avère que les femmes produisent généralement davantage d’interférons que les hommes lors de la stimulation du récepteur TRL7, pour une bonne raison : le gène qui code ce récepteur est situé sur le chromosome X, que les femmes possèdent en double exemplaire.Les études qui avaient été menées jusqu’à récemment portaient surtout sur des femmes de moins de 60 ans. Mais, en 2022, des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’université Toulouse 3 ont collaboré pour étudier la réponse immunitaire de l’organisme chez les femmes plus âgées... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 20, 2024 • 3min
Pourquoi la calvitie touche davantage les hommes ?
REDIFFUSIONEn valeur absolue, il existe certaines inégalités physiques entre l’homme et la femme, comme le pourcentage de muscle et de graisse dans le corps, l’épaisseur des os ou la souplesse articulaire. La calvitie, quant à elle, touche environ 25% des hommes âgés de moins de 65 ans contre seulement 2% des femmes de la même tranche d’âge.Comment s’expliquent ces différences ? Sont-elles uniquement liées à des aspects génétiques et physiologiques, ou dépendent-elles aussi de facteurs extérieurs ?Le poids de la génétique et des hormones dans l’alopécie androgénétiqueLa calvitie, c’est-à-dire l’absence de cheveux sur une partie plus ou moins importante du cuir chevelu, est généralement liée à une situation d’alopécie androgénétique héréditaire. Celle-ci concerne 70% des hommes tous âges confondus, et se manifeste par la perte progressive des cheveux. Il faut bien la différencier de l’alopécie aigue, qui fait suite à un traitement ou à un empoisonnement, de l’alopécie localisée, consécutive à une radiothérapie ou à des parasites, et de l’alopécie areata, qui est elle plus fréquente chez les femmes et se manifeste par des chutes de cheveux ou de poils en plaques.Ce sont les hormones androgènes qui jouent le rôle le plus important dans la perte des cheveux des suites d’une alopécie androgénétique. Plus précisément, la dihydrotestostérone, dite DHT, produite en grande quantité par l’homme, s’avère responsable d’un rétrécissement des follicules pileux chez les individus qui présentent une sensibilité génétique accrue à cette hormone. Lorsque les follicules sont plus petits, les cheveux disposent d’une durée de vie raccourcie et tombent plus rapidement.Le facteur héréditaire de la calvitie masculine se manifeste par la prévalence élevée de calvitie chez un individu avec des antécédents familiaux. La mère comme le père peuvent transmettre les allèles du gène considéré comme en cause de l’alopécie, mais ce gène s’exprimera plus fortement chez les hommes puisque ces derniers produisent davantage de DHT.D’autres facteurs interviennent dans la calvitie des hommesOutre le poids des gènes, il faut prendre en compte d’autres facteurs qui peuvent influencer le développement de la calvitie chez l’homme. Le stress, d’abord, physique ou émotionnel, conditionne sérieusement la perte de cheveux. En situation stressante, l’organisme libère du cortisol, une hormone qui affaiblit les follicules pileux et peut de la sorte entrainer la chute des cheveux, de façon permanente ou transitoire. Les hommes les plus exposés au stress, ceux qui ont par exemple une situation professionnelle à haute responsabilité, ont plus de risques de développer une alopécie... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 19, 2024 • 3min
Comment éviter le syndrome du nez vide ?
REDIFFUSIONQu’est-ce qui se cache derrière ce drôle de nom ? Le syndrome du nez vide n’est pas très évocateur de ce que ressentent les personnes qui en souffrent. Par nez vide, il faudrait plutôt comprendre nez plein : ce syndrome donne l’impression d’avoir le nez bouché en permanence, et ce même en l’absence de rhume. Il survient souvent après une opération, la turbinectomie, dont l’objectif est justement d’éviter les obstructions respiratoires.Comment se manifeste le syndrome du nez vide ? Quelles sont les conséquences sur la vie des personnes atteintes, et comment résoudre ce problème gênant au quotidien ?Les causes susceptibles d’entrainer un SNVIl faut d’abord savoir que le syndrome du nez vide est iatrogène, c’est-à-dire qu’il survient à la suite d’un acte réalisé par un médecin, le plus souvent de façon chirurgicale. Les causes du SNV concernent donc toutes les chirurgies réalisées au niveau du nez qui peuvent endommager les tissus internes producteurs de mucus, appelés les cornets. L’opération initiale peut avoir pour but d’améliorer la respiration d’un patient atteint de sinusite chronique ou de rhinites à répétition. Elle peut aussi concerner une chirurgie plastique, une cautérisation ou encore une turbinoplastie totale, qui consiste en l’ablation des cornets du nez.Or, les cornets sont des structures très importantes pour le nez, qui aident à réchauffer, filtrer et humidifier l’air lors de l’inspiration. Si l’ablation de ces structures a été trop poussée ou qu’elles ont été abimées lors d’un acte chirurgical, elles ne peuvent plus remplir leurs fonctions.Les conséquences d’un SNV sur la qualité de vie des patientsSécheresse nasale permanente, sensation d‘obstruction des narines, douleurs à la tête et au front, sinusites chroniques, écoulements, croûtes à l’intérieur du nez, difficultés à respirer la nuit, essoufflement chronique, impossibilité à faire du sport : les conséquences du syndrome du nez vide sont graves et nombreuses. Elles induisent parfois la perte de l’odorat et du goût, ou des infections et inflammations à répétition.Forcément, la qualité de vie des personnes touchées s’en ressent. Certaines doivent cesser la pratique d’activités qui leur plaisaient, d’autres perdent l’appétit, l’envie de sortir, le plaisir de bien dormir. Il existe un vrai risque psychologique de développer une dépression, des troubles anxieux et du stress chronique.Comment éviter le SNV ?Face à l’importance des symptômes du SNV, la Haute autorité de santé a publié en 2022 une recommandation de bonnes pratiques pour limiter les risques de développer un syndrome du nez vide après une opération du nez. Elle recommande entre autres de toujours privilégier les gestes chirurgicaux les moins invasifs et de positionner la turbinectomie en dernière intention. Dans ce cas, il est essentiel de préserver le maximum de surface des cornets possible. Le patient doit aussi être bien informé des risques de l’opération... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 18, 2024 • 3min
Comment le sucre favorise le vieillissement précoce ?
REDIFFUSIONInterviewé en 2014 par l’Express Styles, le chef cuisinier Joël Robuchon, titulaire de 32 étoiles au guide Michelin, affirmait : « La santé par l’alimentation, c’est l’enjeu des années à venir. » Et pourtant, d’après l’Inserm, moins de la moitié des adultes et seulement un cinquième des enfants respectaient la recommandation de consommer 5 fruits et légumes par jour en 2017.Parmi les aliments qui posent le plus problème, le sucre revient régulièrement sur la sellette. Critiqué pour son caractère addictif ou cariogène, il est également responsable du vieillissement plus rapide des cellules. Ce phénomène s’explique par deux aspects : la baisse de la sensibilité à l’insuline et la fixation des résidus de sucre sur le collagène de la peau.La glycation, responsable du vieillissement précoce cutanéLes sucres consommés via l’alimentation sont digérés dans l’estomac puis dans les intestins par l’action de différentes enzymes. Selon le type de glucides ingérés, la décomposition des aliments entraine l’apparition de molécules de glucose et de fructose. Le sucre blanc, dit saccharose, est ainsi composé de ces deux monosaccharides. Le problème, c’est que le glucose et le fructose s’associent aux protéines ou aux lipides dans une réaction chimique, la glycation. Celle-ci induit la production d’AGE, des substances connues sous le nom français de produits finaux de glycation.La glycation existe à l’état naturel dans l’organisme. Mais quand le sucre est consommé en excès, elle libère trop d’AGE pour que le corps parvienne à les transformer ou à les éliminer. Ces produits issus du sucre vont alors se fixer sur certaines cellules, en particulier sur les cellules cutanées du collagène et de l’élastine. La structure globale de la peau va être altérée par la présence de ces AGE, qui vont diminuer la souplesse et l’élasticité apportées par le collagène et l’élastine. Les produits finaux de glycation se retrouvent directement dans les aliments qui ont été caramélisés ou grillés. Plus l’alimentation comporte de sucre et d’aliments ayant subi la réaction de Maillard, qui donne cette couleur brune et cette saveur typique, plus il y aura d’AGE dans l’organisme, et plus la peau vieillira rapidement.La glycation touche aussi l’insuline et l’hémoglobineDans le cadre d’une alimentation riche en sucre, la glycation s’attaque à l’hormone insulinique, qui permet de réguler la glycémie donc le taux de sucre dans le sang, ainsi qu’à l’hémoglobine, la protéine responsable du transport de l’oxygène. L’insuline glyquée par des molécules de glucose devient inefficace dans la gestion de la glycémie. Le risque de développer ou d’aggraver un diabète de type 2 est alors très réel. Si la glycémie est mal contrôlée, le sucre circule en excès dans tout le corps, provoquant la glycation des autres cellules, donc leur vieillissement accéléré.D’après les travaux menés pendant les dernières décennies, il est établi que la glycation provoque des lésions des cellules et des tissus, et augmente le vieillissement des vaisseaux sanguins. Elle favorise la dégénérescence des tissus de façon précoce, et ce de façon irréversible lorsqu’un certain stade de glycation est atteint... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 15, 2024 • 2min
Pourquoi ressent-on des démangeaisons et quelle est leur utilité ?
Après une piqûre de moustique ou l’usage d’un produit d’hygiène, lors d’une exposition au froid ou de la consommation de certains aliments : les démangeaisons peuvent se produire à des moments très variés. Comment s’expliquent-elles d’un point de vue biologique ? Ont-elles une utilité pour l’organisme ?Le principe physiologique de la démangeaisonLa sensation de prurit se déclenche toujours au niveau de la peau ou des muqueuses. Sur ces surfaces, des récepteurs cutanés détectent des stimuli jugés comme irritants. Ils transmettent l’information au cerveau par la voie nerveuse. Alerté, le système immunitaire libère diverses substances dont l’histamine. Celle-ci se lie à des récepteurs précis des nerfs cutanés, et déclenche la sensation de démangeaison.La libération d’histamine provoque d’autres réactions de type inflammatoire comme une rougeur de la peau et un gonflement de la zone affectée. Dans les cas de prurit chronique ou sévère, ce processus est exacerbé ou déréglé. La libération excessive ou inappropriée d’histamine et d’autres médiateurs conduit à des démangeaisons régulières en l’absence de danger apparent.Les causes courantes de démangeaisonsLes déclencheurs les plus fréquents d’un prurit sont les irritations cutanées et les réactions allergiques. Elles peuvent être dues à :des piqûres d’insectes comme le moustique, l’abeille, la guêpe ou les puces ;des contacts avec des produits chimiques à l’image du latex, allergène bien connu ;des plantes spécifiques contenant de l’urushiol telles que le sumac vénéneux ;ou encore à l’ingestion d’aliments incluant fruits de mer, arachides, œufs et soja.Certaines conditions médicales s’accompagnent de démangeaisons chroniques caractérisées par une inflammation de la peau. C’est le cas de l’eczéma et du psoriasis. L’environnement peut aussi jouer un rôle majeur. Le soleil, le froid extrême, les produits d’hygiène asséchants sont autant de causes possibles de démangeaisons.À quoi servent les démangeaisons ?L’on pourrait dire que, dans un contexte évolutif, la persistance des démangeaisons a prouvé son intérêt pour la survie. En effet, le prurit signale la présence de parasites ou de substances potentiellement dangereuses à la surface de la peau. En se grattant, l’individu élimine une partie du danger et des infections qui pourraient en découler.Cependant, dans certains cas, les démangeaisons aggravent la situation. Par exemple, elles peuvent contribuer à diffuser le venin dans le système sanguin. Si la peau s’ouvre à cause du grattage, des agents pathogènes peuvent infecter la plaie et conduire à une infection plus grave. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


