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Choses à Savoir
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Mar 13, 2024 • 2min
Quels sont les risques de dormir 4h par nuit comme Gabriel Attal ?
Si l’on en croit les communications faites par les grands journaux français, certains hommes politiques font le choix de ne s’octroyer que de très petites quantités de sommeil. Outre le président Emmanuel Macron, qui dormirait seulement 3 heures par nuit, le Figaro et le Parisien ont rapporté que le premier ministre Gabriel Attal pouvait enchainer les nuits blanches, quitte à se rattraper le week-end. Cette pratique n’est pourtant pas sans risque pour la santé.Les besoins humains en sommeil d’après les expertsRéduire son temps de sommeil n’est pas forcément un bon calcul pour être efficace, d’après la science. Les experts sur la question recommandent au contraire de s’offrir entre 7 et 9 heures de repos par nuit. Ces indications reposent sur de multiples études et constats scientifiques qui prouvent que le sommeil est essentiel au fonctionnement optimal de l’homme.Il existe certes une variabilité individuelle dans ces besoins de repos. Certaines personnes se sentent performantes après des nuits légèrement plus courtes que d’autres. Mais dormir seulement 4 heures par nuit de façon régulière est susceptible d’aller à l’encontre des besoins de l’organisme. Les répercussions sont plurielles.Les risques sur le court termeLe manque de sommeil affecte la fonction cérébrale en diminuant les capacités cognitives, l’attention et la concentration. Cette condition module aussi la productivité et augmente le temps nécessaire pour accomplir les tâches habituelles.À cause de la somnolence induite par la fatigue, les nuits trop courtes peuvent augmenter les risques d’accident, notamment sur la route, et d’erreurs au travail. Avec des réflexes plus lents, la capacité à réagir en cas d’urgence est compromise.L’humeur subit directement le manque de sommeil. Les personnes en dette de repos sont plus irritables, sujettes aux sautes d’humeur et moins tolérantes au stress.Les risques sur le long termeLe fonctionnement du système immunitaire repose en grande partie sur sa faculté à s’organiser durant le sommeil. Un manque de repos contribue à affaiblir les défenses de l’organisme, laissant la personne plus vulnérable aux maladies et infections.Les études prouvent aussi le lien entre le manque de sommeil et le risque accru de développer des maladies chroniques. Une dette de sommeil peut augmenter le risque de développer un diabète de type 2, une obésité ou une maladie cardiovasculaire. En perturbant les hormones, le manque de repos favorise en effet le gain de poids et l’insulinorésistance.Pour finir, manquer de sommeil sur une longue période expose l’individu concerné à des risques plus élevés de troubles mentaux. Les petits dormeurs peuvent ainsi connaitre des épisodes de dépression et d’anxiété à cause d’une régulation émotionnelle moins performante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 12, 2024 • 3min
Comment expliquer la présence importante de crétinisme dans les Alpes ?
C’est un terme désuet, mais qui fut longtemps utilisé en France pour définir un ensemble de symptômes touchant principalement des habitants de régions montagneuses. Le crétinisme, aujourd’hui plus connu sous le nom d‘hypothyroïdie congénitale, résulte d’un ensemble de facteurs environnementaux et diététiques.L’histoire du crétinisme dans les AlpesLes premières observations du crétinisme dans les Alpes datent de plusieurs siècles. À cette époque, le terme de crétin est purement médical, sans connotation négative. Il désigne des personnes qui subissent un retard mental accompagné, dans le cas du crétinisme endémique, d’une augmentation du volume de la thyroïde. Nommé goître, ce phénomène se caractérise par un gonflement du cou, visible sous la forme d’une ou deux boules présentes entre le menton et la poitrine.Au cours du 19ème siècle, de nombreuses théories tentent d’expliquer pourquoi tant d’habitants des montagnes présentent ces symptômes. Air trop humide ou trop épais, os du crâne mal formés, alimentation inadaptée, eau de source trop riche en minéraux, présence de vers intestinaux : les chercheurs ne manquent pas d’idées, mais aucune ne semble correspondre à l’ensemble des cas.Ce n’est qu’en 1910 que David Marine prouve le lien entre le goître endémique et la faible consommation d’iode, d’abord sur des poissons, ensuite sur des écoliers vivant en montagne. L’ajout systématique d’iode dans le sel de table va alors permettre de faire significativement baisser la prévalence de la maladie.Pourquoi les habitants des Alpes sont les plus touchés ?Si les cas de goître endémique sont désormais plus rares, il existait encore plusieurs milliers de crétins dans les Alpes au milieu du 19ème siècle. Les Pyrénées, les Vosges, le Jura et le Massif central s’avèrent aussi concernés par ces symptômes.Le manque d’iode causant le crétinisme s’explique le plus souvent par une particularité des sols de haute montagne. Lessivés par des phénomènes comme la fonte des glaciers, les crues, les fortes pluies et les inondations, ces sols sont dépourvus d’iode. L’eau bue dans ces contrées et les aliments issus du sol s’avèrent dès lors très pauvres en ce minéral essentiel. Les animaux élevés sur les terres ainsi que leurs sous-produits comme le lait manquent eux aussi d’iode. De la même façon, des cas d’hypothyroïdie congénitale ont été relevés auprès de populations vivant dans les vallées du Gange, un fleuve connu pour ses importantes crues.Du fait des moindres échanges pratiqués avec les populations des Alpes jusqu’à récemment, la nourriture consommée était essentiellement locale. Cela explique pourquoi le crétinisme était particulièrement développé dans ces zones de la France. Au contraire, les régions proches de la mer, fortes consommatrices de produits iodés comme les fruits de mer, souffrent très rarement de cette affection. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 11, 2024 • 3min
Pourquoi le taux de fécondité baisse-t-il en France depuis plusieurs années ?
De la même façon que dans de nombreux autres pays développés, le taux de fécondité baisse notablement en France ces dernières années. Il s’agit d’une tendance qui suscite l’attention des pouvoirs publics et des chercheurs, car elle n’est pas sans conséquence.Une vue d’ensemble de la fécondité en FranceSouvent citée comme un exemple par son taux de fécondité élevé, la France vit une érosion progressive de cette position. Si, jusqu’au début des années 2000, l’Hexagone enregistrait encore l’un des taux les plus élevés d’Europe, la tendance actuelle montre une convergence vers la moyenne européenne basse. L’Insee nous rapporte ainsi que le taux de fécondité français était à 2,9 enfants par femme en 1950, et qu’il n’est plus qu’à 1,9 enfants par femme en 2019.En sachant que le seuil de renouvellement de la population est de 2,1 enfants par femme, l’on comprend mieux l’inquiétude que soulève cette baisse de la fécondité. Un taux plus bas implique une population qui vieillit, avec davantage de personnes âgées dépendantes et moins de personnes jeunes actives.Des facteurs démographiquesLa hausse de l’âge moyen des femmes lors de leur première maternité reflète la tendance à reporter les naissances. Celle-ci va de pair avec la volonté de nombreuses femmes de poursuivre d’abord leur carrière professionnelle ou leurs projets personnels. L’âge avancé à la maternité limite forcément la fenêtre de fertilité, et par extension, le nombre d’enfants qu’une femme peut avoir.Des facteurs socio-économiquesLe chômage, les crises sanitaires et écologiques, l’insécurité financière sont autant de facteurs qui influencent les décisions de report de procréation. En période d’incertitude économique, les couples limitent le nombre d’enfants, en craignant de ne pas pouvoir leur fournir un niveau de vie adapté.Le coût de la vie, en hausse, et les difficultés d’accès au logement dans les grandes villes constituent d’autres obstacles à la parentalité. L’éducation et la garde des enfants coûtent de plus en plus cher, ce qui dissuade certains couples de fonder une famille ou de l’agrandir.Des facteurs culturels et sociauxLes normes sociales et les valeurs familiales ont évolué. La pression de la société est moindre sur les modèles familiaux diversifiés, notamment sur les couples qui choisissent de ne pas avoir d’enfant. Cette diversification des parcours de vie impacte aussi la baisse de la fécondité.Des facteurs génétiques et environnementauxIl faut mentionner, comme cause de la baisse du taux de fécondité en France, la hausse de la stérilité des individus. Cette tendance se manifeste dans de nombreux pays. Elle est causée par plusieurs facteurs comme l’exposition aux toxines et aux polluants, l’adoption de modes de vie délétères, et la prévalence accrue de troubles médicaux tels que le syndrome des ovaires polykystiques ou la baisse de qualité du sperme.D’après les estimations, la baisse des naissances en France pourrait se poursuivre et donner lieu à des débats politiques complexes pour trouver des solutions au vieillissement de la population. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 10, 2024 • 2min
Pourquoi certaines crèches font dormir les bébés dehors ?
Éminente pédiatre à l’origine de la pédagogie Lóczy, Emmi Pikler était une fervente défenseuse de la sieste en extérieur. Cette pratique, jugée presque aberrante dans les pays occidentaux, fait pourtant partie des habitudes des pays nordiques. Elle commence à être adoptée, petit à petit, par des structures françaises convaincues de ses bienfaits, comme la crèche Jean de la Fontaine à Brest.D’où vient la sieste en plein air ?Si nos ancêtres faisaient parfois dormir les bébés dehors par nécessité ou par manque de place, la pratique est devenue plus réfléchie il y a quelques siècles. En Suède, en Finlande et en Norvège, les populations ont constaté que les bébés qui dormaient à l’extérieur semblaient plus apaisés et souffraient moins d’infections respiratoires. Progressivement, les poussettes se sont alignées devant les crèches, mais aussi devant les maisons, les parents plaçant volontairement leur enfant à l’extérieur durant son sommeil.Cette coutume est désormais parfaitement établie, à tel point que les parents laissent souvent dormir leurs enfants à l’extérieur tous ensemble, pendant qu’ils se réunissent au chaud pour partager une boisson ou discuter.Dans la pouponnière créée par Emmi Pikler dans les années 50, de tout-petits bébés accueillis dès leur naissance dormaient eux aussi à l’extérieur. L’intégralité des siestes était réalisée sur la terrasse, et ce quelle que soit la météo. La réussite de la pédagogie menée par la pédiatre a contribué à populariser cette pratique.Les bienfaits concrets pour la santéAu-delà des observations empiriques menées par les parents ou les établissements, la sieste en extérieur a donné lieu à diverses études. Ces dernières mettent en évidence que l’air frais disponible dehors peut aider à diminuer la fréquence des infections des voies respiratoires supérieures. Ceci s’explique par le fait que l’air d’un lieu confiné comme une maison ou un appartement est riche en allergènes et en polluants. Ces substances fragilisent l’organisme du bébé. Au contraire, l’air extérieur contient une variété de microbes qui stimulent le système immunitaire et lui permettent de se préparer à affronter une gamme plus élargie d’agents pathogènes.D’autre part, dormir dans un environnement naturel favorise un sommeil plus profond et plus réparateur. Les enfants qui dorment bien ont plus de chance d’obtenir un développement cognitif complet et une croissance harmonieuse.L’exposition régulière à l’extérieur encourage enfin les plus jeunes à développer leur curiosité et leur sens de l’exploration. Elle renforce le lien entre les enfants et l’environnement, ce qui a des effets positifs durables sur la santé mentale et émotionnelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 7, 2024 • 2min
Comment agissent les antioxydants dans l'organisme ?
Les antioxydants sont des molécules bénéfiques qui assurent la défense du corps contre les dommages oxydatifs. Ces derniers, provoqués par les radicaux libres, peuvent endommager gravement les cellules et les tissus. Un niveau suffisant d’antioxydant est lié à une meilleure santé. Découvrons comment ces molécules agissent au niveau de l’organisme.La provenance des antioxydantsL’on peut distinguer deux catégories d’antioxydants. Les endogènes sont produits par le corps. Ils s‘agit en partie d’enzymes qui décomposent puis éliminent les radicaux libres. Les antioxydants exogènes sont fournis par l’alimentation. Ils prennent la forme de vitamines, de minéraux et de phytonutriments que l’on retrouve dans les végétaux.Parmi les antioxydants connus, l’on peut citer :La vitamine C, présente dans les agrumes, les baies et les légumes verts ;La vitamine E, présente dans les noix et les graines ;Le bêta-carotène, que l’on trouve dans les carottes, les citrouilles et les patates douces ;Le sélénium, présent dans les fruits de mer, les œufs et les céréales complètes.Le stress oxydatifLe corps humain contient un certain nombre de radicaux libres. Il s’agit de molécules instables, auxquelles il manque un électron, qui cherchent à tout prix à s’accoupler avec un autre électron. Dans cette quête, les radicaux libres peuvent créer des dommages conséquents aux autres cellules, mais aussi à l’ADN et aux protéines.Les radicaux libres sont libérés lors des processus métaboliques normaux tels que la respiration cellulaire. Mais ils se créent également en présence de facteurs externes comme la pollution, les radiations, la fumée de tabac ou l’abondance de sucres et de graisses dans l’alimentation.L’action des antioxydants sur les radicaux libresLes antioxydants sont capables de neutraliser les radicaux libres. Pour ce faire, ils stabilisent les molécules instables en leur fournissant l’électron manquant, sans devenir eux-mêmes des radicaux libres. En effet, quand une molécule arrache un électron à une autre molécule, elle induit une instabilité chez cette dernière qui va à son tour rechercher un électron, provoquant une chaîne de réaction oxydative. Les antioxydants aident à interrompre cette chaine délétère pour les structures cellulaires.Bienfaits pour la santéLa recherche prouve que les antioxydants jouent un rôle clé dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Ils inhibent l’oxydation du mauvais cholestérol et évitent la formation de plaques dans les artères. Les antioxydants protègent aussi les neurones des dommages oxydatifs et, à ce titre, des maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 6, 2024 • 3min
Pourquoi les aliments fermentés sont-ils bons pour la santé ?
Très à la mode depuis quelques années, les recettes d’aliments fermentés existent pourtant depuis des millénaires. Le kéfir, le yaourt, la choucroute ou encore le kimchi présentent un intérêt double. Ils conservent les aliments plus longtemps, mais ils en améliorent aussi le goût, la valeur nutritionnelle et la digestibilité.Le principe de la fermentationL’on définit la fermentation par un processus métabolique qui transforme les glucides en alcool ou en acide organique. Les sucres et amidons contenus dans les aliments se métamorphosent sous l’action de micro-organismes. Ils se conservent ensuite beaucoup mieux. La fermentation a lieu dans des conditions anaérobies, c’est-à-dire dans un environnement dépourvu d’oxygène.Pour faire fermenter des ingrédients, il est possible d’utiliser plusieurs molécules. La fermentation lactique, très courante, se réalise avec des bactéries lactiques qui transforment les sucres en acide lactique. C’est le cas du yaourt. La fermentation alcoolique utilise des levures pour convertir les sucres des céréales ou des fruits en alcool. Elle est courante dans la production de vin et de bière. Enfin, la fermentation acétique implique des bactéries qui transforment l’alcool éthylique en acide acétique. Ce processus permet de fabriquer du vinaigre.Les bienfaits des aliments fermentés pour la santéLe premier avantage de la fermentation est de rendre plus disponibles les nutriments des aliments. En effet, le processus décompose certaines parties difficiles à digérer comme les phytates des céréales et des légumineuses. Leur prédigestion permet de libérer les minéraux essentiels qu’elles contiennent telles que le fer, le zinc et le calcium.Pendant la fermentation, les aliments sont enrichis en vitamines et minéraux. Les bactéries lactiques et les levures produisent ainsi des vitamines du groupe B durant la fermentation. Celles-ci sont essentielles à l’équilibre du métabolisme et du système nerveux. Les micro-organismes libèrent aussi de la vitamine K au contact de certains aliments, une vitamine cruciale pour la santé des os et la bonne coagulation du sang.Au niveau digestif, la fermentation des aliments est particulièrement bénéfique. En effet, le yaourt, les crudités fermentées ou le vinaigre contribuent à stimuler la croissance des probiotiques dans l’intestin. Ces micro-organismes maintiennent la santé de la flore intestinale, renforçant l’immunité et la digestion. Ils soutiennent aussi la barrière intestinale en évitant l’intrusion par des agents pathogènes. Pour finir, les probiotiques aident à décomposer les fibres alimentaires présentes dans l’intestin.Prévenir les maladiesLes recherches montrent que les aliments fermentés agissent aussi sur la prévention des maladies sur le long terme. Leurs composés bioactifs aident à réguler la glycémie, à limiter les niveaux sanguins de cholestérol et à gérer le poids corporel. Ils peuvent même contribuer à réduire l’état inflammatoire, un facteur clé pour prévenir des maladies chroniques comme le diabète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 2024 • 3min
Les règles des femmes peuvent-elles se synchroniser ?
C’est en 1971 que la psychologue Martha McClintock introduit le concept, qui prend alors son nom. L’effet McClintock résulte d’observations empiriques menées sur des étudiantes qui partageaient un dortoir. L’hypothèse avancée est la suivante : les cycles menstruels des femmes qui vivent ensemble se synchronisent de façon naturelle, par exemple par le biais de phéromones. Mais les recherches plus récentes ne semblent pas corroborer ce mythe.Rappels sur le cycle menstruelUn cycle menstruel habituel dure 28 jours et se caractérise par trois grandes phases. La phase folliculaire permet de former l’ovule. L’ovulation résulte en l’éjection du gamète vers l’utérus. La phase lutéale s’installe ensuite jusqu’aux règles. Ce sont les œstrogènes et la progestérone, deux hormones dites féminines, qui régulent le déroulement de ce cycle.Première étude marquanteMartha McClintock publie donc en 1971 une première étude qui soutient l’idée de la synchronisation des cycles menstruels. En examinant les cycles de 135 étudiantes logées en dortoir, elle a relevé une tendance à l’uniformisation des cycles au fil du temps. La psychologue en conclut que le contact étroit entre les femmes conduit à une convergence des phases menstruelles. Elle identifie les phéromones comme potentielles responsables de cette synchronisation.Les phéromones sont des substances chimiques libérées par les individus. Elles transmettent des informations qui permettent de réguler les comportements de façon inconsciente, par exemple en transmettant un signal de danger ou de disponibilité sexuelle. Chez les humains, l’effet des phéromones est controversé car notre sensibilité aux odeurs est très faible par rapport à la plupart des autres espèces.Les limites de l’étude de McClintockLes travaux menés par Marta McClintock ont été vivement critiqués, de même que d’autres études semblables qui ont suivi. Les scientifiques leur ont ainsi reproché des biais statistiques, qui entrainent l’interprétation erronée de coïncidences naturelles. Ils ont soulevé le choix de méthodologie relevant d’un auto-rapport par les participantes. Cette technique induit une perception subjective et influençable des femmes par rapport à leur vécu des règles. Enfin, la généralisation d’une observation faite dans un contexte très précis est contraire à l’approche scientifique rigoureuse.Les études récentes sur la synchronisation des règlesPour déterminer si oui ou non les cycles menstruels pouvaient se synchroniser, d’autres recherches ont été menées avec une méthodologie plus fiable et des analyses statistiques avancées. Les chercheurs ont ainsi utilisé des technologies numériques pour suivre les cycles plutôt que de demander aux participantes de remplir des formulaires.Les résultats actuels maintiennent que, même si des cas de synchronisation anecdotiques existent, il n’y a pas de preuve suffisante pour attester du caractère systématique de ce phénomène. En fait, les cycles menstruels des femmes varient naturellement selon plusieurs facteurs. Il est donc normal qu’il y ait des périodes de chevauchement temporaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 4, 2024 • 3min
Pourquoi les cheveux tombent-ils durant une chimio ?
L’un des effets secondaires fréquents de la chimiothérapie est l’alopécie. Cette chute des poils et des cheveux affecte considérablement l’apparence physique des patients. Il est important d’en comprendre le mécanisme pour s’y préparer.La chimiothérapie : principe de fonctionnementLors d’une chimiothérapie, le patient reçoit des médicaments qui freinent ou empêchent la division cellulaire. Le traitement cible surtout les cellules à division rapide, une caractéristique commune des cellules cancéreuse. Mais la chimio n’est pas sélective. Elle affecte aussi des cellules saines telles que les follicules pileux.Parmi les différentes chimiothérapies, certaines sont plus susceptibles d’entrainer la chute des cheveux. C’est le cas de celles utilisant la vincristine, impliquée dans le traitement d’un large éventail de cancers, ou de celles misant sur le paclitaxel, employé contre le cancer du sein. La doxorubicine, permettant de traiter certaines leucémies, est également connue pour favoriser la chute des cheveux. Les combinaisons médicamenteuses retenues par les médecins jouent donc un rôle important dans le risque d’alopécie pendant la chimiothérapie.La chute des cheveux durant la chimioLes follicules pileux constituent la base du cheveu. Ils permettent sa croissance et possèdent un taux de renouvellement cellulaire élevé. Or les médicaments de la chimiothérapie agissent justement sur les cellules qui se divisent rapidement. Les follicules sont donc très vulnérables à leur action. Endommagés par le traitement, ils ne fonctionnent plus correctement. Les cheveux poussent moins vite ou tombent des suites de l’atteinte de leur base cellulaire.Plus la chimio est longue et fortement dosée, plus le risque de perte de cheveux est important. La santé générale de l’individu, sa texture de cheveux ou son âge peuvent aussi influencer la susceptibilité à connaitre une alopécie lors d’une chimiothérapie.Prévenir la chute des cheveuxPour limiter l’alopécie pendant le traitement, plusieurs stratégies sont possibles. L’utilisation de casques réfrigérants limite par exemple la quantité de médicament qui atteint les follicules pileux. En stimulant la contraction des vaisseaux sanguins, le froid freine la circulation sanguine donc celle des composés du traitement vers les follicules. Les casques doivent être appliqués systématiquement lors de l’administration de la chimio. Ils ne fournissent pas une garantie certaine contre la chute de cheveux, mais ils peuvent la limiter.Les personnes qui suivent une chimiothérapie devraient utiliser des produits capillaires doux et éviter tout traitement chimique agressif, dans le but de préserver la chevelure. Avant le traitement, elles peuvent adopter une coupe de cheveux courte pour se préparer à la chute éventuelle. La repousse sera ensuite stimulée avec des produits nourrissants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 3, 2024 • 3min
Est-il possible d'être obèse et en bonne santé ?
Les organismes de santé publique mettent régulièrement l’accent sur les risques engendrés par l’obésité. En 2012, 15% de la population française était concernée par cette pathologie, reconnue comme maladie chronique depuis 1977. Pourtant, le mouvement Body Positive affirme au contraire qu’il est possible d’avoir des formes développées tout en étant en bonne santé. Il est essentiel de faire la part des choses entre la nécessité d’abolir des diktats de minceur dangereux, et la réalité physiologique vécue par les personnes obèses.Comprendre l’obésitéMédicalement, l’on classe les personnes dans différentes catégories selon leur IMC, indice de masse corporelle. Celui-ci calcule le rapport du poids sur la taille au carré. Un IMC compris entre 25 et 30 est défini par le surpoids, tandis qu’un IMC supérieur à 30 correspond à l’obésité. Ce calcul ne vaut pas pour les sportifs qui ont un poids élevé avec un pourcentage important de muscles.L’obésité peut être modérée, sévère ou morbide selon le résultat obtenu. Elle résulte souvent d’une multitude de facteurs interconnectés. Parmi eux, la génétique exerce une influence considérable en modulant le métabolisme et la tendance à stocker les graisses. L’environnement et le mode de vie jouent également un rôle crucial dans le développement de la masse grasse.Définition de la santé métaboliqueÊtre en bonne santé signifie ne pas présenter de désordres métaboliques au niveau de l’organisme. Tous les systèmes corporels fonctionnent et assurent l’équilibre. La santé métabolique aide à prévenir les maladies telles que le diabète de type 2, les atteintes cardiovasculaires ou les troubles hormonaux.Les indicateurs qui caractérisent une bonne santé métabolique sont pluriels et incluent une glycémie stable, une tension artérielle normale, des niveaux de cholestérol sains et des niveaux bas de marqueurs d’inflammation.Le phénotype MHODans les années 80, des chercheurs ont mis en évidence des personnes obèses qui ne déclaraient pas plus de maladies cardiovasculaires que les personnes avec un IMC normal. Ils ont nommé ces profils MHO ou OMS en français, pour obésité métaboliquement saine. Cela signifie que, malgré leur surpoids considérable, ces personnes ne présentent ni résistance à l’insuline, ni hypertension, ni inflammation chronique.Les professionnels sont actuellement partagés sur la question. Certains assurent que l’obésité seule ne suffit pas à déterminer une mauvaise santé. Il faudrait davantage se baser sur des indicateurs métaboliques comme la glycémie ou le taux de cholestérol. D’autres estiment que l’état métabolique sain des phénotypes MHO ne dure pas, et qu’il évolue forcément vers des désordres métaboliques avec le temps.Ce que l’on sait, c’est que, même en l’absence de facteurs alarmants, la personne obèse se trouve plus à risque de développer certaines pathologies dans le futur. La réduction du poids reste essentielle pour améliorer le pronostic, par exemple au sujet des douleurs articulaires ou de l’apparition de cancer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 29, 2024 • 3min
Comment fonctionne le vaccin contre la grippe ?
Très contagieuse, la grippe provoque chaque année 10 000 décès en France, d’après l’Institut Pasteur. Causée par le virus Influenza, elle peut être contrée grâce à la vaccination. Celle-ci est particulièrement préconisée pour les personnes à risques de complications ou fréquentant de tels publics.Le principe de la vaccinationL’objectif du vaccin est de préparer le système immunitaire de la personne à reconnaitre et combattre certains agents pathogènes. Pour ce faire, l’on injecte dans le corps une version affaiblie du virus ou des agents pathogènes tués, ou encore des fragments d’agents pathogènes. Le système immunitaire produit alors des anticorps spécifiques au virus ou à la bactérie en question. Si la personne est contaminée, son organisme reconnait l’agent pathogène et réagit rapidement, ce qui évite que la maladie ne se déclare.En l’absence de vaccin, le système immunitaire a besoin de plus de temps pour produire les anticorps spécifiques. Cette latence permet à la maladie de s’installer.Les composants du vaccin contre la grippeLe vaccin protégeant de la grippe contient des souches virales qui sont sélectionnées chaque année par les autorités sanitaires mondiales. Elles correspondent aux souches les plus susceptibles de circuler durant la saison propice à la grippe. Le vaccin contient ces souches sous forme de fragments de virus inactivés ou de virus entiers affaiblis.Les adjuvants présents dans le mélange aident le corps à répondre de façon plus efficace au vaccin. Les conservateurs, eux, permettent de stabiliser le vaccin et d’assurer la sécurité des personnes qui le reçoivent.Le vaccin contre la grippe peut être trivalent, avec deux souches de type A et une souche de type B, ou quadrivalent avec une souche supplémentaire de type B pour une protection plus large.Fonctionnement du vaccin contre la grippeLorsque le vaccin antigrippe est injecté à une personne, son système immunitaire réagit. Il identifie les antigènes présents sur les virus et produit des anticorps spécifiques capables de lutter contre eux. Ces anticorps sont conservés dans le corps un certain temps et peuvent réagir rapidement en cas d’exposition au virus de la grippe durant l’année.Le vaccin protège aussi sur le plus long terme. La mémoire immunitaire permet au corps de produire plus rapidement des anticorps s’il est à nouveau mis en contact avec le virus correspondant.Pourquoi faut-il une mise à jour annuelle du vaccin ?Les virus de la grippe subissent des mutations fréquentes et rapides. L’on parle de glissement antigénique. Pour que la protection reste efficace, les personnes à risque doivent effectuer des rappels annuels avec un vaccin adapté aux nouvelles souches en circulation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


