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Choses à Savoir
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Mar 27, 2024 • 2min
L'espérance de vie varie-t-elle en cas de changement de sexe ?
En France, en 2023, les hommes disposaient d’une espérance de vie de 5,7 ans de moins que les femmes. Cet écart s’amoindrit d’année en année : il était de plus de 7 ans en 2002. Mais qu’en est-il des personnes qui changent de sexe au cours de leur vie ? Leur espérance de vie en est-elle affectée, et si oui de quelle façon ?Différents facteurs qui influencent l’espérance de vieIl existe plusieurs éléments qui peuvent améliorer ou faire baisser l’espérance de vie. L’alimentation, le bagage génétique, l’activité sportive, la qualité des liens sociaux ou encore l’accès aux soins en font partie. Mais, chez les personnes transsexuelles, d’autres critères viennent renforcer cette fluctuation de l’espérance de vie.Le changement de sexe s’accompagne dans un premier temps de traitements hormonaux. Fondamentaux pour la transition, ils comportent des risques, surtout lorsqu’ils sont pris à vie. Ils améliorent la santé mentale et le bien-être psychologique de l’individu, mais ils augmentent aussi les risques de maladies cardiovasculaires ou de thrombose.Les interventions chirurgicales visant à la réassignation sexuelle comportent elles aussi des bénéfices et des risques. Elles améliorent la qualité de vie de la personne, tout en l’exposant à des possibles complications post-opératoires ou infections.Enfin, le bien-être psychologique, essentiel au vieillissement en bonne santé, dépend fortement des réactions de l’entourage. Une personne transgenre accompagnée avec bienveillance et empathie dans sa transition aura moins de risques de troubles mentaux que celle qui subit de la discrimination et de la stigmatisation.L’impact précis des traitements hormonauxDans le cas d’une transition homme vers femme, les personnes transgenres sont amenées à prendre des œstrogènes. Ces derniers sont connus pour leur effet protecteur sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Ils pourraient donc protéger l’individu des maladies cardiaques. En revanche, leur utilisation majore le risque de thrombose veineuse profonde.Dans le cas d’une transition femme vers homme, ce sont des androgènes comme la testostérone qui sont prises en traitement. Cette hormone est susceptible d’affecter la santé en favorisant les maladies cardiovasculaires et le métabolisme des lipides.Finalement, l’espérance de vie d’une personne transsexuelle est influencée par tellement de facteurs qu’il serait réducteur de l’associer directement à son changement de sexe. Le vieillissement en bonne santé sera beaucoup plus lié à l’état psychologique et aux habitudes d’hygiène de vie de la personne qu’à sa seule transition. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 26, 2024 • 3min
L'homme est-il capable biologiquement d'hiberner ?
Lorsque l’hiver est long et froid, et que les nuits semblent s’éterniser, vous arrive-t-il d’envier les animaux qui hibernent ? Cet état de torpeur prolongée observée chez certaines espèces leur permet de survivre lors de périodes avec des ressources limitées. Mais l’hibernation n’est possible qu’en expérimentant une baisse du métabolisme et de la température corporelle, en plus de changements physiologiques majeurs. L’homme est-il en capacité biologique de s’y conformer ? La question intéresse tout particulièrement la NASA, dans le cadre des voyages spatiaux de longue durée.Principes de l’hibernationLe processus d’hibernation consiste en la réduction drastique du métabolisme. Le corps consomme moins d’énergie et maintient seulement les fonctions vitales en éveil. Il a donc besoin de très peu de calories pour survivre. D’autres mécanismes biologiques se mettent en place comme la formation de protéines spécifiques contre le gel, ou l’activation d’un processus de protection des cellules contre le stress oxydatif.Mais la capacité à hiberner dépend aussi de changements comportementaux. Les animaux concernés vont par exemple se gaver de nourriture avant de dormir, ou chercher un abri sûr où se réfugier.Les ours sombrent dans un sommeil profond qui dure plusieurs mois, ne se réveillant que brièvement pour manger. Les marmottes et d’autres rongeurs passent l’hiver dans des terriers isolés, dans un état de torpeur. Ces mécanismes d’adaptation à un environnement hostile alimentent les recherches sur une stratégie de survie qui pourrait un jour s’appliquer à l’homme.La science explore une possible hibernation humaineMême si l’évolution n’a pas doté l’espèce humaine de comportements d’hibernation, cela ne signifie pas que le processus lui est entièrement impossible. Les agences spatiales investissent beaucoup dans la recherche autour de l’hibernation. La possibilité de ne plus produire de déchets et de ne plus s’alimenter pendant des mois constituerait une solution plausible pour des voyages spatiaux de longue durée.La médecine utilise déjà l’hypothermie pour traiter des patients victimes de traumatismes cérébraux ou cardiaques. En abaissant le métabolisme du corps, la technique permet d’augmenter les chances de survie et de réduire l’atteinte des tissus. Elle est utilisée chez les nouveau-nés qui ont besoin d’une réanimation. Cependant, d’autres risques peuvent apparaitre dans le même temps, comme celui de contracter une infection pulmonaire.La constitution biologique de l’homme ne lui permet pas d’hiberner à proprement parler. Mais les techniques s’inspirant de cette capacité propre à certains animaux visent tout de même à produire une sorte de torpeur organique similaire à l’hibernation. Par exemple, les astronautes auraient la capacité de limiter leur consommation de nourriture, d’eau et d’oxygène, tout en évitant les effets psychologiques d’un long confinement dans l’espace. Pour en arriver là, il faudra encore plusieurs années de recherche et d’expérimentation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 25, 2024 • 2min
Pourquoi Stephen Wiltshire est désigné comme un autiste savant ?
Depuis le célèbre film Rain Man, le lien entre la douance et l’autisme est régulièrement mis en lumière. Alors que certaines personnes atteintes de la maladie sont incapables de s’exprimer, d’autres parviennent à résoudre des problèmes extrêmement complexes ou à restituer des contenus dont ils n’ont eu connaissance que très brièvement. L’on identifie ces personnes comme des autistes savants, à l’image de Stephen Wiltshire, un artiste britannique passionné de dessin.Définition de l’autisme savantUn autiste savant est un individu qui présente des troubles du spectre autistique. Ces derniers se manifestent par exemple par des difficultés motrices ou sociales, par des rituels marqués ou des phobies étendues. Mais, parmi la population autiste, une petite partie fait également preuve de remarquables compétences dans des domaines spécifiques. L’autiste savant va ainsi se montrer incroyablement doué pour la musique, capable d’effectuer des calculs très complexes de tête, ou de retenir un livre entier juste après l’avoir lu.Il est intéressant de savoir que les autistes savants échouent régulièrement aux tests classiques de QI. En revanche, ils montrent des facultés extraordinaires dans des domaines particuliers, que ce soit l’apprentissage des langues, les mathématiques ou les arts. Les autistes savants sont plutôt des hommes, avec une proportion importante qui présente une synesthésie, c’est-à-dire la capacité de cumuler les sensations. Certains synesthètes voient les nombres en couleur, ou associent une odeur à chaque note de musique, ce qui leur permet de manier et retenir beaucoup plus facilement ces éléments.Le cas de Stephen WiltshireNé en 1974 à Londres, Stephen Wiltshire bénéficie d’un diagnostic d’autisme précoce, à l’âge de 3 ans. Il développe rapidement une passion et un talent considérables pour le dessin. Capable de dessiner avec force détails des paysages entiers, et ce de mémoire, il attire l’attention du public. Après des années de pratique, il est désormais connu comme l’un des artistes les plus talentueux de sa génération. Ses œuvres sont exposées dans le monde entier.Ce qui fait de Stephen Wiltshire un savant en plus d’un autiste, c’est sa mémoire eidétique. Ce type de mémoire permet de retenir des images, des mots ou des sons avec un niveau de précision exceptionnel, même si la personne n’a vu, entendu ou lu le support qu’une seule fois. En effet, Stephen Wiltshire a impressionné le grand public en dessinant une vue détaillée de la ville de New York après l’avoir survolée une seule fois en avion. L’artiste a réitéré son exploit avec d’autres grandes métropoles comme Rome, Londres ou Tokyo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 24, 2024 • 3min
Comment se déroulent les soirées câlins, une pratique née à New York ?
C’est un concept des plus innovants dans le domaine du bien-être social. Les soirées câlins offrent un espace unique au sein duquel les participants explorent la connexion humaine. Les interactions sont non sexuelles et basées sur le consentement mutuel. Elles proposent une réponse créative aux besoins de proximité et de soutien émotionnel dans une société qui se trouve de plus en plus marquée par la distance et l’isolement.L’origine et le but des soirées câlinsLes soirées câlins ont vu le jour à New York. Surnommées cuddle parties, elles trouvent leur origine auprès d’un couple dont la femme, Marcia Baczynski, est spécialiste en relations humaines. En 2004, les deux Américains organisent leur toute première soirée câlin. L’idée est de permettre à des personnes en manque de contact et d’intimité de trouver du soutien physique, sans rechercher la connexion sexuelle.Il faut savoir que New York est réputée pour son taux de célibat. Malgré la forte densité de population, les rencontres y sont rendues difficiles par deux aspects. D’abord, l’avènement des réseaux sociaux et du digital a établi des gouffres entre les personnes. D’autre part, la politique en termes de harcèlement sexuel y est stricte et mène les New-Yorkais à se montrer très précautionneux dans leurs échanges physiques.Face à la pauvreté des contacts humains directs et significatifs, les soirées câlins instaurent un espace sécurisé et bienveillant où renouer avec ce désir profond de proximité, de chaleur humaine.Le déroulé classique d’une cuddle partyLes soirées câlins se sont diffusées dans toute l’Amérique et au-delà, jusqu’en Europe. Leur déroulé exact varie donc en fonction du pays ou de l’organisateur, mais certaines règles ont été fixées par les créateurs du concept pour encadrer la pratique.Tout débute par l’accueil des participants, qui vise à instaurer une ambiance chaleureuse et rassurante. Les personnes présentes expriment leurs intentions et parlent d’elles-mêmes, afin de mettre en place une certaine confiance au sein du groupe. L’organisateur rappelle les règles qui incluent le consentement mutuel, la confidentialité et la communication de ses propres limites. Parfois, des activités aident les participants à se détendre et à faire connaissance.La phase de câlins, guidée ou spontanée, arrive ensuite. Chaque personne souhaitant câliner quelqu’un doit d’abord lui demander la permission. Les deux participants échangent leur point de vue sur ce qu’ils acceptent et ce qu’ils ne souhaitent pas faire. Tout contact sexuel reste proscrit.Les câlins se font typiquement à deux, mais ils peuvent inclure plusieurs personnes à la fois. En fonction des attentes des participants, ils prennent la forme de massages, d’enlacement, de repos côte à côte, de caresses non sensuelles ou encore de conversation en se tenant la main.À la fin de la session, ceux qui le souhaitent peuvent garder contact, en général dans une optique d’amitié plus que d’éventuelle relation amoureuse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 21, 2024 • 3min
En quoi consiste le congé de naissance, prévu pour 2025 ?
À l’heure actuelle, les jeunes parents qui habitent en France ont le droit à un congé maternité et paternité, suivis, s’ils le souhaitent, d’un congé parental. Assurant un revenu mensuel de quelques centaines d’euros, ce congé est largement sous-utilisé. Il implique des conditions difficiles à remplir pour certains foyers, comme le fait d’avoir un an d’ancienneté dans son entreprise. Sa rémunération modeste constitue un frein majeur, surtout en période d’inflation.Le Gouvernement a donc décidé de proposer, à partir de 2025, une nouvelle formule de congé, intitulée le congé de naissance.Un objectif clair : relancer la natalité en France D’après le président Emmanuel Macron, l’actuel congé parental présente deux problèmes majeurs. D’une part, il est mal rémunéré. Les parents n’ont souvent pas d’autre choix que de retourner travailler après le congé maternité ou paternité, laissant leur enfant à la garde d’une structure ou d’un professionnel. Cet aspect s’avère limitant pour la natalité, les couples ne se voyant pas faire un enfant dans des conditions économiques précaires. Le président a pour objectif de favoriser les nouvelles naissances en améliorant les conditions qui entourent les premiers mois de vie du bébé.D’autre part, le congé parental actuel s’étend potentiellement jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Il est souvent pris par la mère, au détriment de sa propre carrière professionnelle. Emmanuel Macron justifie l’apparition du nouveau congé de naissance par la volonté de permettre aux parents de rester avec leur jeune enfant les premiers mois. Ce congé devrait aussi favoriser le retour de la femme dans la vie active, pour éviter que sa réintégration ne soit trop difficile.Les grands principes du congé naissanceD’ici 2025, les différents prestataires d’allocations sociales se réuniront pour aborder les modalités précises du congé naissance. L’un des enjeux est de garantir l’équité entre les hommes et les femmes. Ainsi, au-delà des 16 semaines de congé maternité et des 28 jours de congé paternité, chaque parent devrait pouvoir prendre le congé naissance pour rester auprès de son enfant. Il n’est pas encore établi si le congé pourra être pris de façon conjointe ou si les parents devront obligatoirement se succéder.La rémunération versée sera forcément plus intéressante que celle actuellement proposée par le congé parental. Le Gouvernement envisage par exemple de fixer une indemnité journalière identique à celle perçue par les parents durant les congés maternité et paternité. La Sécurité sociale devrait en financer une partie, plafonnée, et l’employeur un éventuel complément pour arriver au salaire intégral.L’État espère de la sorte inciter les couples à avoir davantage d’enfants et à profiter des premiers mois avec eux, toujours cruciaux en termes d’attachement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 20, 2024 • 3min
Qu'est-ce qu'un incidentalome en médecine ?
Fin janvier 2024, le roi britannique Charles III a subi une opération qui a permis de détecter un cancer pour lequel il est actuellement traité. L’opération initiale n’avait pas de rapport avec la maladie. Il s’agit d’un incidentalome : ce terme médical est attribué aux découvertes fortuites d’anomalies ou de lésions lors d’un examen réalisé pour une autre indication. Les incidentalomes se font de plus en plus fréquents, au fur et à mesure que les technologiques d’imagerie médicale se perfectionnent.Plusieurs types d’incidentalomesLes incidentalomes les plus courants sont surrénaliens. Ils proviennent d’examens d’imagerie abdominale. Ils mettent en évidence la présence de lésions sur les glandes surrénales, situées au-dessus des reins. Ces lésions sont parfois de simples kystes, mais elles peuvent aussi être des adénomes, tumeurs bénignes, ou des carcinomes, tumeurs malignes débouchant sur des cancers.Les incidentalomes cérébraux, eux, sont identifiés lors d’imagerie du cerveau. Cette pratique est fréquente en cas de traumatisme crânien ou de migraines non expliquées. L’examen révèle parfois la présence d’anomalies. La plupart sont sans gravité, mais d’autres nécessitent un suivi approfondi, voire une intervention chirurgicale.D’autres incidentalomes peuvent être découverts dans les reins, le foie ou la thyroïde. Parmi les anomalies relevées, les professionnels de l’imagerie font face à des kystes, des nodules ou des lésions de différentes tailles.Les implications cliniquesL’évaluation des risques est une étape essentielle après l’apparition d’un incidentalome. Il faut peser les bénéfices d’une procédure diagnostique ou d’un traitement par rapport aux risques qui résultent d’une telle intervention. Les médecins doivent veiller à ne pas surtraiter une lésion bénigne, et à ne pas laisser passer une lésion au fort potentiel malin.L’impact psychologique de la découverte constitue un autre pan essentiel de la prise en charge. Un patient qui apprend son incidentalome est exposé au stress et à l’anxiété de savoir comment cette lésion va évoluer.S’attaquer aux incidentalomes, c’est aussi se heurter à l’impact économique important de cette démarche. Les examens complémentaires, le suivi, les consultations spécialisées occasionnent des coûts non négligeables pour la société.Le diagnostic de l’incidentalomeObserver une lésion à l’imagerie médicale ne suffit pas. Pour établir un diagnostic précis, le médecin peut prescrire une prise de sang afin de savoir si l’organe concerné est fonctionnel. Il peut aussi commander des tests pour évaluer l’activité de la lésion. Une biopsie permet, dans les cas le nécessitant, de confirmer la nature de l’incidentalome.L’évolution dans le temps de l’incidentalome dépend fortement de son type et de sa taille. Les tumeurs bénignes seront simplement surveillées, tandis que les lésions suspectes ou confirmées comme malines nécessiteront des traitements plus agressifs (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, etc.). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 19, 2024 • 3min
Pourquoi la cheapflation est mauvaise pour la santé ?
C’est un phénomène économique récent : la cheapflation désigne les cas où la qualité d’un bien ou d’un service diminue, tandis que son prix reste stable ou augmente. En d’autres termes, vous payez plus cher pour un produit de moindre qualité. Au-delà de l’aspect marketing, cette pratique soulève des préoccupations quant à ses implications pour la santé publique.Les impacts directs sur la santéLes études ont maintes fois prouvé qu’une alimentation peu onéreuse exposait à des carences nutritionnelles. Les produits ultra-transformés proposés à prix bas sont souvent riches en sucre, en graisses saturées et en additifs. En se calquant sur ces schémas, c’est-à-dire en remplaçant des ingrédients qualitatifs par leur équivalents moins chers mais plus controversés, les grandes marques exposent les consommateurs de la classe moyenne à un choix difficile. Ils peuvent continuer à consommer des produits de la même gamme de prix, mais moins bons pour leur santé, ou augmenter le budget consacré à l’alimentation. En période d’inflation, la deuxième solution n’est pas toujours possible.Or, une alimentation qui inclut quotidiennement du sel, du sucre et des graisses en excès expose à des risques directs pour la santé. Elle augmente notamment la prévalence du diabète, de l’obésité et des maladies cardiovasculaires.L’une des autres conséquences de la cheapflation est l’exposition accrue aux contaminants. Les économies réalisées par les producteurs induisent souvent l’usage d’ingrédients nocifs. Par exemple, utiliser des végétaux issus de l’agriculture intensive plutôt que biologique augmente la part de pesticides dans le produit final. Ces substances peuvent favoriser les troubles endocriniens et les cancers.Les impacts indirects sur la santéLa cheapflation expose les individus à des conséquences autres que matérielles. Elle engendre des effets psychologiques significatifs. Les familles qui souhaitent manger sainement subissent par exemple un stress financier lorsque le produit qu’elles consommaient voit sa composition changer. Elles doivent se tourner vers une autre marque, sans doute plus chère, pour conserver le niveau de qualité de leur alimentation.Les régimes déséquilibrés induisent eux-mêmes des risques d’aggravation de la santé mentale. Le cerveau, ne disposant pas des nutriments nécessaires, se montre plus exposé à l’anxiété et à la dépression. D’autre part, lorsque les fabricants changent leurs recettes de façon sournoise, les consommateurs perdent confiance envers les produits. Ils peuvent développer des phobies ou de l’anxiété chronique quant au fait de se nourrir avec des aliments achetés en supermarché.En contribuant à réduire le pouvoir d’achat des individus, la cheapflation limite aussi leurs capacités financières pour se soigner. Or, de moindres soins préventifs et traitements médicaux influencent négativement l’état de santé des familles.Finalement, la cheapflation affecte la santé bien au-delà de l’aspect nutritionnel. Elle s’attaque aussi au bien-être des personnes. Elle creuse l’écart entre les populations aisées et celles qui, faute de moyens, sont contraintes d’adopter une alimentation de moindre qualité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 18, 2024 • 3min
Pourquoi les drogués doivent-ils toujours augmenter leurs doses ?
Le phénomène de tolérance est à l’origine d’un comportement très dangereux pour les consommateurs de drogue. Lorsque leur corps s’adapte à la substance consommée, les effets consécutifs à la prise diminuent. Il leur faut alors augmenter le dosage pour conserver les mêmes ressentis. Cette pratique entraine des risques élevés de surdosage et des conséquences délétères pour la santé.La tolérance aux drogues, un principe à plusieurs niveauxL’on pourrait définir la tolérance comme la capacité décroissante de l’organisme à réagir à une drogue. Elle se manifeste après une utilisation répétée de la substance. La tolérance peut prendre trois aspects différents.La tolérance pharmacodynamique implique une moindre réaction des cellules ciblées par la drogue. Par exemple, les récepteurs des neurones vont se montrer moins sensibles à la substance consommée.La tolérance pharmacocinétique se produit lorsque la drogue est plus rapidement métabolisée, absorbée ou distribuée. Elle devient moins concentrée sur son site d’action.Enfin, la tolérance comportementale se développe quand l’individu s’adapte, par compensation, aux effets de la drogue. Il peut alors avoir l’impression que la substance consommée est moins efficace. Ce processus se déroule de façon consciente ou inconsciente. Par exemple, une personne ivre peut parvenir à conserver une certaine coordination motrice si elle a l’habitude de cet état.Les mécanismes biologiques impliqués dans la tolérance aux droguesQuand une drogue est consommée de manière répétée, le cerveau essaie de maintenir l’homéostasie, c’est-à-dire l’équilibre du milieu intérieur. Il ajuste alors sa réponse chimique. Cette procédure inclut la régulation à la baisse des récepteurs disponibles, ou la modification de leur sensibilité. Les changements chimiques affectent aussi le métabolisme de la drogue. Celle-ci est éliminée plus rapidement, ou dégradée plus efficacement par l’organisme. Les effets ressentis deviennent moins intenses ou moins longs.Pour retrouver le même niveau d’effet, la personne droguée est forcée de consommer une dose supérieure de substance afin de contrer les mécanismes du cerveau. Mais, rapidement, celui-ci va à nouveau développer des techniques de défense pour maintenir son équilibre. Le cercle vicieux s’installe.L’exemple de la tolérance aux opioïdesNous produisons naturellement des opioïdes, qui se lient à des récepteurs spécifiques impliquant la gestion de la douleur, du plaisir et des émotions. En cas de prise répétée d’opioïdes non endogènes, donc non produits par le corps, le cerveau réduit le nombre de récepteurs ou abaisse leur sensibilité. D’autre part, la transmission des informations entre les cellules est également modifiée. Lorsque les molécules d’opioïdes parviennent à se fixer sur les récepteurs, le signal est moins bien transmis, aboutissant à une baisse des effets de la substance sur le corps. Pour conserver les mêmes bénéfices lors de l’usage régulier d’opioïdes, le consommateur est forcé d’augmenter continuellement les doses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 17, 2024 • 4min
Qu'est-ce que l'hyperemesis gravidarum, affection dont a souffert Kate Middleton ?
Pour écouter mes podcasts:1/ Dans un lavabo, l’eau s’écoule-t-elle toujours dans le même sens ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/dans-un-lavabo-leau-s%C3%A9coule-t-elle-toujours-dans-le-m%C3%AAme-sens/id1048372492?i=1000649151744Spotify:https://open.spotify.com/episode/7AQpMjrDi2WoSLm8orRmaj?si=922a9173b2274d402/ Quelle est la différence entre la tutelle et la curatelle ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/quelle-est-la-diff%C3%A9rence-entre-la-tutelle-et-la-curatelle/id1048372492?i=1000648907196Spotify:https://open.spotify.com/episode/6ZTmV8hDFpCog9hrAyyrqF?si=250c9d3ec54441663/ Pourquoi les avocats portent-ils une robe noire ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-les-avocats-portent-ils-une-robe-noire/id1048372492?i=1000647931088Spotify:https://open.spotify.com/episode/0J7DDFCJaSQL70LiTVrLkP?si=302773ddfd2948c14/ Pourquoi le Vatican est-il protégé par des gardes suisses ?Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3?si=3d75e97cfbb14681-------------------------------------La princesse de Galles a contribué malgré elle à la popularité de l’hyperemesis gravidarum. Cette complication de grossesse a en effet touché Kate Middleton avant la naissance de ses trois enfants. Contrairement aux nausées et vomissements classiques de début de grossesse, l’hyperémèse gravidique peut entraîner des conséquences graves sur la santé de la future mère et de l’enfant.Définition de l’HGDurant le premier trimestre de grossesse, de nombreuses femmes souffrent de nausées matinales. L’hyperemesis gravidarum s’en distingue par l’intensité des vomissements, qui peuvent avoir lieu plusieurs fois par jour. La femme enceinte a beaucoup de mal à manger et à boire. Elle perd rapidement du poids et se déshydrate. L’HG persiste parfois après les 12 premières semaines, ce qui met en péril le pronostic vital du fœtus s’il n’est pas traité.Environ 2% des grossesses donnent lieu à un HG. Si la perte de poids est supérieure à 10% du poids initial, la future mère doit être hospitalisée afin d’être hydratée et nourrie par sonde.Les principaux symptômesLes vomissements sévères sont l’un des premiers signes caractéristiques de l’hyperemesis gravidarum. Ils empêchent la poursuite d’une alimentation normale et surviennent plusieurs fois dans la même journée. Du fait de ces vomissements, la femme perd rapidement du poids. Elle se retrouve également en situation de déshydratation, surtout si elle ne parvient pas à ingérer de liquides.La perte excessive des liquides déséquilibre les niveaux électrolytiques de l’organisme. Ces derniers occasionnent des troubles neurologiques dans les cas graves. La carence nutritionnelle intervient dès lors que la femme ne se nourrit plus suffisamment par rapport à ses besoins. Manquant de vitamines et de minéraux, le corps se fatigue et tombe en état de cétose. Cet état est très dangereux pour les personnes diabétiques.Parmi les autres symptômes de l’hyperémèse gravidique, l’on peut relever les maux de tête, les douleurs abdominales, les troubles du sommeil, la soif intense ou encore l’hypersalivation.Causes et facteurs de risque... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 14, 2024 • 2min
Pourquoi certaines personnes n'ont pas d'odeur ?
Les odeurs corporelles peuvent être source d’attirance autant que de répulsion. Elles caractérisent certaines maladies et varient selon de nombreux facteurs personnels et environnementaux. Bien que la transpiration en elle-même s’avère le plus souvent inodore, les bactéries présentes sur la peau contribuent à libérer des fragrances uniques à chaque individu. Mais certaines personnes n’ont pas ou très peu d’odeur corporelle : comment expliquer ce phénomène ?L’origine de l’odeur corporelleLorsque le corps transpire, il évacue de l’eau et d’autres substances par les pores de la peau. La transpiration provient de deux types de glandes dites sudoripares. Les glandes eccrines, présentes sur toute la surface du corps, produisent une sueur composée principalement d’eau et de sel. Cette transpiration aide à réguler la température mais intervient peu dans l’odeur corporelle. Les glandes apocrines sont localisées de façon plus spécifique aux aisselles, sur le cuir chevelu et dans les zones génitales. Leur sueur, riche en protéines et en lipides, attire particulièrement les bactéries cutanées. Ces dernières produisent une odeur caractéristique en décomposant les nutriments.Le rôle de la génétiqueIl a été démontré que la génétique jouait un rôle crucial dans l’intensité de l’odeur corporelle. Le gène ABCC11, notamment, détermine la nature de la sueur apocrine. Une partie des individus possède une variation du gène spécifique, qui entraine la production d’une sueur pauvre en protéines et en lipides. Cette transpiration attire moins les bactéries, ce qui explique l’odeur corporelle limitée ou inexistante des personnes concernées. La mutation génétique de ABC11 responsable de l’absence d’odeur corporelle est plus fréquente chez les populations d’Asie de l’Est.L’impact de l’alimentation et du mode de vieAu-delà d’une prédisposition génétique, d’autres facteurs modulent l’odeur émise par le corps. Ils influencent la composition chimique de la sueur et de la flore bactérienne de la peau, ce qui contribue à modifier l’odeur corporelle.Par exemple, les régimes alimentaires qui prônent les fruits et les légumes frais tendent à entrainer une odeur corporelle moins forte que les régimes à base de viande, d’épices, d’ail et d’oignon. Le niveau d’activité physique, la fréquence des douches et le choix des produits d’hygiène exercent aussi une influence sur l’odeur de la transpiration.Conditions médicales qui affectent l’odeurL’absence d’odeur corporelle peut résulter d’une condition médicale particulière. Ce sont souvent les maladies métaboliques ou hormonales qui exercent ce rôle. Les dysfonctionnements de la thyroïde, notamment, altèrent la transpiration. Certaines maladies génétiques rares sont à l’origine d’altération du métabolisme, avec pour effet une réduction ou une élimination des composés odorants de la transpiration. L’anhidrose hypohidrotique ectodermique en est l’exemple le plus probant. Cette maladie abaisse ou élimine complètement le processus de sudation, entrainant par la même l’absence d’odeur liée à la dégradation de la transpiration par les bactéries. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


