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Choses à Savoir
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Apr 11, 2024 • 3min
Quel est l’impact des réseaux sociaux sur la dysmorphophobie ?
Accusés d’engendrer de l’anxiété et de la dépression chez les personnes vulnérables, les réseaux sociaux contribuent aussi à véhiculer des images très éloignées de la réalité. S’ils s‘avèrent parfois bénéfiques, notamment en maintenant le lien entre les personnes éloignées, ils peuvent exercer une forte influence sur des troubles tels que la dysmorphophobie.Quelques explications sur la dysmorphophobieCe trouble psychologique se caractérise par la préoccupation excessive envers un défaut perçu dans l’apparence. Ce défaut est généralement minime, et semble imperceptible aux autres. Il devient pourtant l’objet d’une obsession telle que l’individu passe des heures à le regarder sous tous les angles, à essayer de le dissimuler ou de le corriger. Il faut bien comprendre que la dysmorphophobie n’est pas de la vanité : c’est un vrai trouble, handicapant au quotidien pour la personne qui en souffre.La dysmorphophobie coexiste avec ou entraine d’autres troubles psychologiques comme la dépression, les troubles alimentaires, les troubles obsessionnels compulsifs et les troubles anxieux.Les réseaux sociaux, immense miroir déformantLes images partagées sur les réseaux sociaux véhiculent des standards de beauté très élevés, voire irréalistes, et souvent trompeurs. Influencés par des célébrités, des personnes suivies ou des amis, les utilisateurs consomment de plus en plus de contenus qui reflètent la perfection esthétique – corps mince, musclé et sans défaut. La constante exposition à ces idéaux incite à la comparaison sociale. Chaque individu évalue sa propre apparence, lui accordant une notion de valeur. Dès lors, l’insatisfaction corporelle se lie profondément à l’estime de soi, qui diminue à chaque fois que la personne se trouve face à de nouvelles représentations de la perfection.Le problème majeur des réseaux sociaux, c’est qu’ils renvoient une image très éditée de la réalité. Avec les filtres, les outils d’édition de photo, mais aussi la mise en scène, les influenceurs modifient considérablement leur corps. La norme en termes de photos s’éloigne donc de la réalité pour proposer un idéal inatteignable sans retouches.Le lien falsifié entre corps parfait et bonheurLe corps parfait présenté sur les réseaux sociaux n’est pas qu’un idéal esthétique, il symbolise aussi la réussite, la santé et le bonheur. Cette association profonde, pourtant fausse, exerce une pression immense sur les individus prédisposés à la dysmorphophobie. Ceux-ci se persuadent que, s’ils parviennent à éliminer leurs défauts physiques, ils atteindront une vie sereine et épanouie.Des pistes pour changer de regard sur soiHeureusement, les réseaux sociaux comportent aussi quelques belles initiatives qui visent à prévenir le développement de troubles de l’estime de soi. Certains contenus représentent des gammes larges de types corporels, afin de souligner la beauté de tous les corps. D’autres comptes se concentrent sur la normalisation des imperfections avec des photos non retouchées mettant en avant la cellulite, les vergetures ou les peaux atypiques. S’abonner à de tels flux permet de se rattacher progressivement à la réalité et à l’idée que le bonheur est accessible à tous, qu’importe l’apparence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 2024 • 3min
Peut-on être droitier de la main et gaucher du pied, et inversement ?
Presque 90% des humains se servent de leur main droite pour écrire, et 10% de leur main gauche. Seul un très petit pourcentage est capable d’écrire indifféremment avec l’une ou l’autre main. Mais cette latéralité souvent très marquée s’applique-t-elle de la même façon aux membres inférieurs ?Compréhension de la latéralitéLe terme de latéralité désigne la tendance d’un individu à favoriser un côté de son corps pour les actions quotidiennes. Elle concerne bien sûr les mains, mais aussi d’autres parties de l’organisme comme les pieds, les yeux et les oreilles. Les préférences entre la droite ou la gauche s’étendent généralement à l’intégralité du corps. Par exemple, une personne qui écrit de la main droite préfèrera souvent taper dans un ballon avec son pied droit. Une personne gauchère sera plus à l’aise pour manipuler des objets ou faire du sport en comptant sur sa main et son pied gauche. Quelques rares individus, de façon naturelle ou avec de l’entrainement, utilisent leurs membres avec la même facilité d’un côté ou de l’autre.La dominance croiséeLa dominance croisée se produit lorsque la main préférée ne correspond pas au pied préféré. Un gaucher qui tient mieux en équilibre sur son pied droit ou un droitier capable de sauter plus haut avec sa jambe gauche expriment cette caractéristique unique.Dans de nombreux sports, la dominance croisée influence la manière dont le joueur interagit. L’approche du jeu et de la technique doivent être modulées pour permettre à l’individu d’exploiter au mieux ses capacités. En surf et en skateboard, par exemple, la préférence de pied influence la position sur la planche. En cas de dominance croisée, le sportif doit adopter une posture hybride.Les musiciens sont aussi concernés par les conséquences de cette caractéristique. Un guitariste droitier de la main et gaucher du pied devra ainsi adapter la position de sa pédale d’effet pour pouvoir gérer au mieux la prestation scénique.Souvent, les individus avec une dominance croisée développent des stratégies créatives pour s’adapter à un monde principalement conçu pour les droitiers exclusifs. Cela se manifeste dans l’aménagement de l’espace de travail, dans le développement de techniques artistiques uniques, ou dans le choix de matériel personnalisable.Ce qui produit la dominance croiséeCe phénomène dispose d’une composante génétique. La latéralité est effectivement influencée par des facteurs héréditaires. Le cerveau joue aussi un rôle crucial dans la détermination des préférences de côtés. La dominance d’un hémisphère sur l’autre pour certaines tâches peut alors influencer les choix manuels ou pédestres.L’environnement dans lequel l’enfant grandit et les expériences subies influencent considérablement la latéralité. En fonction des jouets et outils utilisés, des activités physiques pratiquées et des interactions avec les adultes, l’enfant va développer certaines préférences lors de la manipulation d’objets.Enfin, l’éducation peut également favoriser l’usage de la main droite chez un enfant gaucher, qui conservera alors ses préférences au niveau des pieds tout en ayant appris à écrire comme un droitier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 8, 2024 • 3min
Pourquoi certaines personnes ont une fossette au menton ?
Pour écouter l'épisode: D'où vient l'expression "à un de ces quatre":Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/do%C3%B9-vient-lexpression-%C3%A0-un-de-ces-quatre/id1719737952?i=1000650841144Spotify:https://open.spotify.com/episode/0YJ39KAFUm7h61LRzcjvRe?si=a6a83b18f19747ca-------------------------Les caractéristiques physiques qui distinguent les humains sont nombreuses, qu’il s’agisse de la couleur des yeux, de la forme du nez ou de la longueur des jambes. Mais certains éléments ne sont présents que chez une petite quantité d’individus. La fossette au menton, par exemple, ne concerne qu’environ 1 personne sur 5. Son apparition est fortement dépendante de la génétique.À quoi ressemble une fossette au menton ?Traditionnellement associée à un visage de charme ou de caractère, la fossette constitue un petit creux au centre du menton. Sa forme, sa taille et sa profondeur varient beaucoup, lui conférant une apparence unique pour chaque visage.L’on distingue les fossettes présentes à la naissance de celles issues du vieillissement. Les premières résultent de facteurs génétiques. Elles découlent d’une variation dans la structure musculaire ou osseuse du menton. La fossette congénitale est visible dès les premières années de vie, et reste inchangée malgré le temps qui passe. Souvent, les membres d’une famille sont plusieurs à partager ce trait.Les fossettes qui surviennent avec l’âge prennent naissance dans les modifications des tissus mous ou des os du menton au cours de la vie. En vieillissant, la peau perd en élasticité et en volume. Les muscles et les graisses du visage se modifient, ce qui peut faire apparaitre une fossette, souvent moins marquée que celle présente à la naissance.Les origines génétiquesSi l’un ou les deux parents possèdent une fossette au menton, il existe une possibilité accrue que l’enfant hérite de la particularité. D’ailleurs, il est fréquent de constater la présence de fossettes dans les familles sur plusieurs générations. Mais l’identification des gènes spécifiques responsables de ce trait distinctif est complexe. L’apparition de la fossette ne dépend pas seulement de la présence ou non d’un allèle du gène. Elle résulte plutôt d’une interaction de différents facteurs génétiques et environnementaux, qui vont aussi modifier l’apparence précise de la fossette.La tendance observée par les scientifiques semble indiquer que la fossette est rattachée à un trait dominant. Cela signifie que la caractéristique peut se manifester même si l’individu n’hérite que d’un seul gène de ses parents, l’autre parent n’ayant pas de fossette.La construction de la fossetteLe menton se développe très tôt dans la vie fœtale. La forme de l’os inférieur de la face détermine en grande partie l’apparence qu’aura le menton. Parfois, une brèche dans cet os donne naissance à la fossette du menton. Mais ce n’est pas le seul facteur déterminant. L’insertion du muscle mentonnier conditionne aussi la forme prise par la peau du menton, qui peut conduire à l’apparition d’une fossette. Ces éléments, influencés par la génétique, varient selon des facteurs de croissance et de développement durant l’enfance puis l’adolescence. Chez certaines personnes, c’est le ligament du menton qui va s’avérer plus saillant ou tendu et faire apparaitre le creux caractéristique sur le visage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 2024 • 3min
Pourquoi a-t-on besoin de marcher ou de bouger des objets quand on téléphone ?
Faites-vous partie de ceux qui ne peuvent s’empêcher de griffonner sur un papier ou de faire des allers et venues dans leur bureau pendant un coup de fil ? Alors que nous sommes concentrés sur l’échange téléphonique, notre corps semble avoir besoin de s’activer. Cette stratégie vise en fait à améliorer la concentration et l’attention.Le cerveau humain est multitâcheL’aptitude remarquable du cerveau pour le mode multitâche s’illustre au quotidien. La conduite d’un véhicule constitue l’un des exemples les plus flagrants de cette capacité. L’orchestration complexe des systèmes neuronaux humains optimise le traitement de multiples flux d’information.Lorsque nous engageons une conversation téléphonique, par exemple, notre cerveau active à la fois les zones de l’écoute et de la parole. Cette activation s’étend même au-delà des régions actives, potentiellement vers celles régissant le mouvement physique. Alors que la région temporale du cerveau se concentre sur la compréhension des mots, le lobe frontal s’active pour produire la parole. Pendant ce temps, le cervelet peut s’engager dans l’exécution de mouvements comme la marche ou la manipulation d’objets.Des attitudes qui ne sont pas aléatoiresLe but des comportements adoptés pendant la conversation téléphonique n’est pas anodin. C’est une vraie stratégie mise en œuvre par le cerveau pour optimiser notre concentration. Une étude menée par l’Université de Stanford montre que le simple fait de marcher peut améliorer la créativité et la clarté de la pensée. L’explication résulte en partie du fait que le mouvement stimule la circulation sanguine, donc l’oxygénation du cerveau.Gribouiller sur un papier, déplacer des objets sur votre table peuvent également vous aider à vous sentir plus actif dans l’échange. La créativité survient parfois le mieux lorsque le cerveau est occupé et que le corps agit en mode automatique.Gérer stress et angoisseUn coup de fil nous procure de la tension ? La recherche montre que l’activité physique, même légère, est capable d’influencer notre bien-être émotionnel. La marche, en particulier, induit la libération d’endorphines, dites hormones du bonheur, qui atténuent la sensation de stress ou d’anxiété. Le simple fait de se déplacer durant une conversation tendue aide à libérer la pression du système.Le mouvement diminue aussi l’activation du système nerveux sympathique. Celui-ci génère une réaction de stress face à des indices comme un échange difficile avec un proche. En bougeant, l’organisme agit en faveur d’une baisse de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, ce qui limite la réponse du système nerveux.Mécanisme de copingSe lever, marcher, jouer distraitement avec un objet ou gribouiller sur un papier pendant un coup de fil sont des stratégies dites de coping. Il s’agit d’une tentative de l’individu de mettre une distance psychologique entre ce qui le menace et sa propre intégrité. Ces actions vous procurent des échappatoires physiques lorsque vous discutez d’un sujet très prenant, qui vous met mal à l’aise ou vous contrarie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 4, 2024 • 3min
Comment les yogis entrainés parviennent-ils à ralentir leur coeur ?
D’après plus de 18 études menées sur le sujet, la fréquence cardiaque au repos est un indicateur fiable d’espérance de vie. Plus elle est basse, plus l’individu a de chance de vivre longtemps. Grâce à un entrainement poussé, certains pratiquants de yoga sont capables d’influencer directement le rythme de leur cœur, en le ralentissant jusqu’à l’extrême.Qui contrôle le rythme cardiaque ?La fréquence de battement du cœur est régie par le système nerveux autonome. Comme son nom l’indique, ce centre de régulation fonctionne sans que nous en soyons conscient. Il intervient aussi dans la respiration, la digestion et les réactions au stress.Le SNA est partagé entre le système sympathique, qui induit des réactions de lutte ou de fuite, et le système parasympathique, qui favorise le repos et la digestion. Concrètement, le système sympathique augmente le rythme cardiaque et la pression artérielle tout en libérant du sucre dans le sang. Le système parasympathique freine le rythme cardiaque, abaisse la pression et favorise la récupération.Les pratiques des yogis avancésL’une des bases du yoga concerne les exercices de respiration. Par ce biais, les yogis les plus avancés sont capables d’influencer le système nerveux autonome. Ils activent en fait le système parasympathique, qui réduit la fréquence cardiaque.La science s’est penchée sur l’impact des techniques des yogis, en étudiant leurs conséquences sur les battements du cœur. Les observations font état d’une baisse significative du rythme cardiaque lors de l’usage de techniques de respiration contrôlée par des pratiquants expérimentés. Cette réduction est attribuée à l’amélioration d’un marqueur appelé VFC, pour variabilité de la fréquence cardiaque. Ce marqueur témoigne de la capacité du cœur à se montrer flexible en fonction des demandes physiques ou émotionnelles. Chez les yogis avancés, ce marqueur est élevé et leur permet donc d’influencer considérablement leur fréquence cardiaque au repos.Les techniques les plus efficacesPour ralentir le cœur, le yoga propose plusieurs techniques aux bénéfices complémentaires comme l’apaisement de l’esprit et des émotions. Le pranayama, qui regroupe les techniques de respiration, comprend par exemple une respiration alternée par les narines dite Nadi Shodhana. La respiration victorieuse ou Ujjayi est également efficace pour limiter la fréquence cardiaque et améliorer l’oxygénation.Un autre versant du yoga concerne la méditation. Par la relaxation profonde, le yogi entrainé peut réduire son rythme cardiaque jusqu’à ce que les appareils ne puissent presque plus le détecter. La médiation de pleine conscience et le yoga nidra font partie des techniques largement documentées par la science et réputées pour leurs bienfaits envers le système cardiovasculaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 3, 2024 • 2min
Photokératite : comment la neige peut nous rendre aveugles ?
Si l’on s’attend généralement à avoir froid dans un milieu enneigé, l’on est souvent moins préparé à subir les effets du rayonnement du soleil sur cette surface immaculée. Outre les coups de soleil possibles sur la peau, un autre risque existe également. Appelé photokératite, il affecte gravement la vision.Qu’est-ce que la photokératite ?La photokératite est une affection qui touche les yeux. Elle est semblable à un coup de soleil, mais qui serait dirigé sur la paroi oculaire plutôt que sur l’épiderme. Les rayons ultraviolets produits par le soleil détériorent la surface externe de l’œil, notamment la cornée. Sans protection adaptée, l’individu touché développe les symptômes suivants :Douleur oculaire intense, semblable à une brûlure ;Sensation d’avoir un corps étranger dans l’œil comme du sable ou de la poussière ;Larmoiement excessif et écoulement des yeux ;Rougeur et inflammation de la conjonctive ;Sensibilité marquée à la lumière.Dans les cas graves, la personne perd provisoirement la vision.Les situations qui peuvent déclencher une photokératiteLe soleil est la source d’UV la plus courante qui affecte la vision. Sur la neige, la réflexion des rayons ultraviolets peut atteindre 80%. Ces rayons sont dirigés directement vers le visage et les yeux. Le risque de photokératite est donc plus important lors de la pratique d’activités hivernales en plein air, même par temps nuageux.En comparaison, l’eau ne réfléchit que 10 à 25% des UV, et le sable 15 à 30%, ce qui rend ces environnements moins susceptibles d’affecter la vision.D’autre part, l’altitude joue un rôle crucial dans l’exposition aux rayons ultraviolets. En montagne, l’on estime que l’exposition augmente de 10% par 1000 mètres, car l’atmosphère est plus claire et moins dense qu’au niveau de la mer. Le ski, la randonnée ou l’alpinisme, souvent pratiqués en montagne et dans la neige, comportent un risque important de ce que l’on nomme une cécité des neiges, soit une photokératite élevée qui aveugle provisoirement la personne.Il est aussi possible de subir une photokératite lors de la mauvaise utilisation de lampes à bronzer, ou durant une soudure à l’arc sans protection adéquate.La pose du diagnosticEn se basant sur les symptômes décrits par le patient, le professionnel envisage la photokératite qu’il diagnostique après un examen oculaire. Afin de déterminer l’ampleur des dommages subis, le médecin peut utiliser une lampe à fente qui éclaire et grossit les structures de l’œil abimées.Prévention et guérisonLe port de lunettes ou de masques de soleil protège de la réflexion des UV, mais il faut s’assurer que l’opacité des verres est suffisante et que la protection englobe bien tous les angles de la vue.En cas de photokératite avérée, le traitement consiste surtout en du repos oculaire dans un endroit sombre. Le médecin prescrit éventuellement des collyres pour soulager la brûlure, voire des antibiotiques si une infection est crainte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 2, 2024 • 3min
Pourquoi la peau conserve la trace de ce sur quoi elle s’est appuyée ?
Drôle de phénomène que celui-ci : pressée contre un support en relief, la peau garde une trace visible quelques secondes. Étudions les mécanismes qui expliquent cette persistance et leur intérêt pour la santé de la peau.La structure de la peau humaineComposée de trois couches principales, notre peau protège le corps et œuvre au maintien de ses fonctionnalités. L’épiderme est la couche externe que nous voyons à l’œil nu. Elle sert de barrière de protection contre les bactéries, les virus et les autres pathogènes. Elle produit constamment de nouvelles cellules pour remplacer celles endommagées ou mortes.Le derme, situé sous l’épiderme, contient des fibres de collagène et d’élastine. Cette couche confère à la peau sa résistance et son élasticité. Riche en vaisseaux sanguins, elle intègre aussi des glandes sébacées et sudoripares pour réguler la température du corps, ainsi que des follicules pileux, bases de croissance des poils.La troisième couche s’appelle l’hypoderme. Profonde, elle comporte surtout du tissu adipeux. Elle favorise une bonne isolation du corps par rapport aux variations de température extérieure. La couche de graisse agit en outre comme un amortisseur contre les chocs.Deux propriétés physiques essentiellesLa peau est élastique. Elle peut s’étendre puis revenir à sa forme initiale. Cette propriété permet au corps humain de réaliser de nombreux mouvements sans subir de dommage ou de déformation permanente.La peau est aussi plastique. Cela signifie qu’elle peut subir des déformations temporaires et conserver la forme adoptée un certain temps. Elle revient ensuite à son état normal, lorsque la circulation sanguine se rétablit dans la zone. C’est cette plasticité qui explique que la peau puisse conserver l’empreinte d’objets ou de tissus contre lesquels elle a été pressée.Les mécanismes liés à la persistance des formes sur la peauSoumise à une pression externe, la peau réagit en se déformant. Les fibres du derme, plus précisément, modifient leur apparence en fonction du support sur lequel la peau repose. Cette déformation entraine une redistribution du flux sanguin. Les vaisseaux, comprimés, délivrent moins d’oxygène et de nutriments dans la zone affectée. La peau prend alors une couleur blanche ou pâle.Dès que la pression est relâchée, la circulation revient et la peau est réapprovisionnée. La rougeur temporaire visible sur la trace correspond à ce soudain afflux sanguin.La durée de persistance des marques dépend de la qualité de la peau et de sa teinte. Les peaux claires conservent plus facilement une apparence marquée, à cause du contraste entre la rougeur et le reste de l’épiderme. Les séniors et les jeunes enfants tendent aussi à conserver plus facilement les traces, à cause de leur composition de peau légèrement différente. Bien sûr, l’intensité et la durée de la pression sont des facteurs déterminants. Une pression légère et prolongée, comme les plis des draps durant le sommeil, laisse des marques visibles qui disparaissent rapidement. Une pression intense et brève crée une marque très nette, qui s’estompe à mesure que la circulation sanguine se normalise. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 1, 2024 • 3min
Pourquoi la conduite fatigue-t-elle ?
Bien qu’elle s’apparente à une activité physique de faible intensité, la conduite prolongée engendre de la fatigue. Les facteurs qui l’expliquent se distinguent en 3 catégories : les éléments d’ordre physique, ceux d’ordre psychologique et ceux provenant de l’environnement.Les causes physiquesLa position adoptée pour la conduite est contraignante pour les muscles et les articulations. En effet, en station assise, la circulation sanguine s’amoindrit dans certaines parties du corps. Des produits métaboliques tels que l’acide lactique s’accumulent et entrainent des douleurs au niveau des jambes, du dos, des épaules, du cou et des pieds.La conduite nécessite une vigilance visuelle de tous les instants. Les yeux suivent la route, surveillent les panneaux et les autres véhicules, anticipent les dangers ou les imprévus. Toute cette concentration soutenue s’associe à une fatigue oculaire accrue, surtout la nuit. Par luminosité faible ou variable, le risque d’accident mortel est trois plus élevé, en partie à cause de la fatigue que subissent les yeux pour rester attentifs.Les causes psychologiquesComme tout type d’activité de surveillance, la conduite exige une forte attention mentale. La vigilance du cerveau pour réagir aux situations, prévoir l’itinéraire ou prendre des décisions rapides entraine une grande dépense énergétique. D’ailleurs, les études montrent que la fatigue au volant est parfois aussi dangereuse que la conduite en état d’ébriété, car elle réduit la capacité de réaction aux imprévus.Dans des conditions de conduite difficiles avec du mauvais temps ou du trafic dense, le conducteur subit une montée de stress. Son organisme libère de l’adrénaline et du cortisol pour l’aider à surmonter la pression. Ces hormones provoquent la hausse du rythme cardiaque et de la tension, contribuant à une sensation de fatigue plus présente par la suite.Les causes environnementalesPlus l’environnement de conduite est hostile, plus le conducteur doit se montrer attentif, plus il se fatigue rapidement. Les paramètres qui influencent le plus l’apparition de fatigue sont la pluie battante, la neige, le brouillard, l’éblouissement par le soleil, mais aussi une route endommagée ou avec de nombreux virages. Les trajets longs ou effectués avec un trafic dense provoquent aussi une accumulation de fatigue.Enfin, les vibrations produites par le véhicule et l’extérieur ont un triple impact. D’une part, elles maintiennent le cerveau en état d’alerte afin de pouvoir réagir au moindre signe de danger. D’autre part, quant elles sont répétitives, elles induisent un effet hypnotique qui peut augmenter la somnolence au volant. Pour finir, elles exigent du corps de s’adapter constamment pour compenser et stabiliser le mouvement, amplifiant la fatigue musculaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 31, 2024 • 3min
Peut-on contracter une maladie malgré la vaccination ?
Qu’il s’agisse des vaccins obligatoires chez les enfants ou de ceux administrés en urgence lors des crises sanitaires, le rapport bénéfice/risque de la vaccination est souvent remis en question. Le débat diffère en fonction de la maladie concernée. En effet, l’efficacité d’un vaccin dépend de plusieurs variables, et son administration ne garantit pas toujours de ne pas contracter la maladie.Principe de la vaccinationL’on pourrait comparer le vaccin à un entrainement. En fournissant à l’organisme un aperçu de l’agent pathogène, mais sans provoquer la maladie, cette technique stimule le système immunitaire pour le préparer à réagir contre une véritable infection.Parmi les stratégies de vaccination employées, 3 types se démarquent. Les vaccins atténués comprennent une forme très faible du virus vivant, donc actif. Les vaccins inactivés contiennent le virus ou des morceaux du virus qui ont déjà été tués et ne peuvent pas se reproduire. Les vaccins à ARNm utilisent des cellules qui produisent la protéine spécifique au virus visé, sans que celui-ci n’ait besoin d’être injecté.Lors de la rencontre avec l’ennemi, le système immunitaire produit des anticorps et des cellules T pour lutter. Il met en place une mémoire immunitaire qui l’aide à se souvenir de l’agent pathogène. En cas de nouvelle rencontre, l’organisme peut alors se défendre beaucoup plus rapidement et efficacement.Une efficience qui dépend d’autres facteursLes autorités sanitaires n’imposent généralement que des vaccins qui ont largement prouvé leur innocuité, et a minima, leur intérêt par rapport aux risques de la maladie. Cependant, l’efficacité d’une vaccination est aussi influencée par des éléments variés, tels que :L’âge de la personne, les nourrissons et personnes âgées disposant d’un système immunitaire moins performant ;La variabilité génétique, certaines personnes répondant plus favorablement à la vaccination que d’autres ;L’état de santé, surtout dans les cas d’immunodépression.Le nombre de rappels effectués joue un rôle clé. La vaccination ne s’avère pleinement opérationnelle que lorsque les rappels sont à jour, ce qui signifie que le système immunitaire dispose de l’agent pathogène en mémoire. Autrement, le corps subit le déclin d’immunité, c’est-à-dire qu’il oublie petit à petit comment réagir en cas d’infection.Cas où la vaccination ne prévient pas la maladieLes vaccins n’ont jamais une efficacité absolue. Celle-ci varie selon les souches de virus en circulation, comme pour la grippe dont le vaccin doit être actualisé chaque année. L’évolution de variants peut aussi générer des situations où le virus muté échappe au moins partiellement à la réponse immunitaire induite par le vaccin.Enfin, il faut comprendre la notion d’immunité collective. La population n’est correctement protégée que si un pourcentage suffisant des habitants est immunisé, par vaccin ou par infection antérieure. Si la couverture vaccinale est insuffisante, la maladie continue de circuler et de toucher les personnes les plus sensibles, vaccinées ou non. Par ailleurs, être vacciné ne dispense pas d’être contagieux, ce qui implique de prendre des précautions avec les séniors et les jeunes enfants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 28, 2024 • 2min
Pourquoi est-on si fatigué après la piscine ?
Plaisante et bénéfique pour la santé, la natation n’en reste pas moins très fatigante. Une bonne séance de nage tend à vous ouvrir l’appétit aussi bien qu’à vous donner l’envie de faire une sieste. Ce phénomène s’explique par la conjonction de plusieurs éléments.La consommation de calories due à l’effortComme tout activité sportive, la natation pousse le corps à dépenser plus de calories. La nage sollicite en outre de nombreux muscles en même temps, faisant d’elle un exercice complet. La résistance de l’eau induit un effort supplémentaire par rapport à un sport réalisé dans une salle ou en extérieur. Cette dépense calorique se traduit par une faim plus importante et une fatigue accrue, le fameux coup de barre.D’autre part, le cœur doit pomper beaucoup de sang pour maintenir l’oxygénation des muscles et contrer la pression de l’eau sur le corps. Si la séance est longue, les effets s’en font ressentir sur le niveau global d’énergie.Les effets thermiques de l’eauMême dans une piscine chauffée, le corps perd plus rapidement sa chaleur que dans l’air. L’organisme doit dépenser plus d’énergie pour maintenir la température interne. L’exposition prolongée à l’eau est également susceptible d’entrainer la dilatation des vaisseaux sanguins. Celle-ci réduit la pression artérielle et augmente la sensation de fatigue. C’est comme lorsque vous restez longtemps dans un jacuzzi et que vous en ressortez parfaitement détendu, prêt à aller dormir.Les aspects psychologiquesNager s’avère relaxant, et favorise la libération des tensions. En plus de tous les éléments déjà cités, cet état induit souvent une fatigue supplémentaire à la sortie de l’eau. La concentration nécessaire pour coordonner ses membres et sa respiration lors de la nage contribue à épuiser les facultés mentales.Le déséquilibre électrolytiqueSe baigner dans l’eau n’empêche pas d’être déshydraté. Au contraire, les nageurs perçoivent moins bien la soif lorsqu’ils sont dans un environnement aquatique. Cela les mène potentiellement à la déshydratation, qui se manifeste par de la fatigue. La perte d’électrolytes par la transpiration, invisible mais bien réelle, participe aussi à influencer les niveaux d’énergie.Quelques conseils pour éviter la fatigue après la piscineLors de votre activité aquatique, pensez à boire aussi souvent que lorsque vous pratiquez un sport classique. Prévoyez un snack riche en protéines et en glucides pour refaire le plein d’énergie après la séance. Adaptez si possible la température de l’eau à la durée de l’effort : pour une séance courte, une eau légèrement chaude est préférable. Pour une séance longue, il vaut mieux opter pour une eau légèrement fraiche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


