Choses à Savoir SANTE

Choses à Savoir
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Feb 1, 2024 • 2min

Comment fonctionnent les réactions réflexes ?

Indépendantes de notre conscience, les réactions réflexes nous protègent des dangers immédiats. Que l’on touche une surface brûlante ou que l’on marche sur une épine, notre corps réagit immédiatement en essayant de nous éloigner du risque. Quels mécanismes se mettent en place lors d’une telle réaction ?Les réflexes, des réponses motrices involontairesUn réflexe consiste en une réaction automatique faisant suite à un stimulus spécifique. Il faut distinguer les réflexes innés, transmis par l’évolution, des réflexes acquis. Cruciaux pour la survie, constants chez tous les représentants de l’espèce humaine, les réflexes innés se manifestent dès la naissance. Ils sont mis en place par un arc réflexe, qui constitue le chemin pris par l’impulsion nerveuse dès la réception du stimulus.Lors d’une brûlure, les récepteurs thermiques de la peau détectent la température trop élevée et envoient une information sensorielle au centre d’intégration. Ce sont les neurones sensoriels qui se chargent de transmettre ces données. Lorsque les informations sensorielles nécessitent un traitement, pour reconnaitre une odeur par exemple, elles sont envoyées au cerveau. Mais, dans le cas de l’arc réflexe, une réponse rapide est requise. C’est alors la moelle épinière qui fait office de centre d’intégration. Elle charge le neurone moteur d’activer les muscles ou les glandes concernées. Pour le réflexe de retrait, ce sont les muscles du bras et de la main qui se contractent afin d’éloigner le membre du danger. Tout ce cheminement ne prend qu’une fraction de seconde et permet de protéger l’intégrité du corps de la brûlure ou d’un autre risque.Le rôle du système nerveux centralSouvent, lors d’une réaction réflexe, la douleur n’apparait qu’après l’action des muscles pour se retirer. Cela illustre bien le temps nécessaire à l’information pour parvenir au cerveau, qui pourrait entrainer des dommages irréversibles si la moelle épinière ne pouvait pas prendre de décision immédiate.Le système nerveux central, abrité dans la moelle épinière, est capable de filtrer toutes les informations qu’il reçoit. Il décide alors soit d’ignorer le stimulus s’il semble insignifiant, soit de réagir, soit d’orienter les données vers le cerveau pour un traitement supplémentaire.Il est intéressant de constater que le temps d’un réflexe est légèrement influencé par la distance qui sépare le lieu stimulé de la moelle épinière. Ainsi, une brûlure sur le pied sera traitée sensiblement moins vite qu’une brûlure à la poitrine. En pratique, toutefois, la différence est très faiblement perceptible. Les voies dédiées aux réactions réflexes sont préétablies, et optimisées pour que l’information circule le plus rapidement possible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 31, 2024 • 3min

Quels sont les points sur lesquels de vrais jumeaux diffèrent ?

Si l’on ne compte plus les ressemblances entre deux vrais jumeaux, il existe pourtant des points précis sur lesquels ils diffèrent. Ces éléments dépendent soit de facteurs environnementaux, soit d’une expression variable des mêmes gênes, soit d’évènements qui contribuent à modifier l’apparence physique.Les conséquences de l’environnement sur les jumeauxDes vrais jumeaux proviennent de la même cellule originelle qui s’est scindée en deux. Ils disposent donc du même patrimoine génétique. Cependant, l’environnement peut altérer l’expression de l’ADN et engendrer des différences perceptibles entre les deux individus. L’alimentation, d’abord, constitue un facteur prépondérant dans le poids de la personne. Elle peut même favoriser la survenue de certaines maladies ou, au contraire, œuvrer en faveur de la santé générale.Le stress est également connu pour engendrer des conséquences néfastes au niveau des cellules. Il peut stimuler ou freiner l’expression de certains gènes, produisant des différences de développement entre les deux êtres humains.L’environnement façonne les jumeaux de façon distincte dès leur croissance in utero. Ainsi, les empreintes digitales, parfaitement uniques, se différencient chez l’un et l’autre des bébés avant même la naissance avec des traits similaires mais non identiques.En fonction du mode de vie adopté, l’ADN peut se trouver modifié dans sa structure même, ce qui produit des variabilités physiques entre les deux jumeaux. Même sans contrainte extérieure particulière, le code génétique de chaque individu est soumis à des mutations, ce qui explique qu’environ 15% des vrais jumeaux n’ont pas strictement le même ADN.L’état de santé peut varier considérablement entre deux jumeauxRésultant de tous les facteurs cités précédemment, en plus des habitudes de sommeil, d’activité physique et d’exposition aux toxines, les deux jumeaux disposent d’une santé qui n’est pas toujours la même. Celle-ci peut se répercuter de façon intrinsèque, par exemple avec une fragilité cardiaque, une moindre capacité pulmonaire ou une plus grande résistance aux infections. Elle se répercute aussi d’un point de vue extérieur. Une affection dermatologique laissera des traces physiques sur la peau d’un des jumeaux très exposé au stress, tandis que l’autre s’en sortira sans aucune séquelle grâce à un système immunitaire plus performant. Une exposition marquée aux écrans pourra engendrer une myopie sévère chez l’un des enfants, tandis que l’autre, plus attiré par l’extérieur, n’aura pas besoin de porter de lunettes.D’autres éléments propres à chaque individuDe façon plus précise, il existe des parties du corps humain qui se développent de façon distincte pour chaque personne, même pour les vrais jumeaux. Outre les empreintes digitales, l’on peut aussi citer l’iris de l’œil, parfaitement unique dans ses dessins complexes, ou les motifs présents sur la langue qui diffèrent pour chaque individu.Le microbiome, fortement influencé par l’environnement et le mode de vie, s’avère aussi propre à la personne qui l’abrite. Enfin, les détails de la dentition et la forme exacte du nez ou des oreilles sont sensiblement différentes, bien que semblables en apparence, entre deux jumeaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 30, 2024 • 3min

Comment la caféine agit-elle sur notre cerveau ?

La caféine est une substance dite psychotrope. Cela signifie qu’elle modifie le déroulement de certains processus qui se déroulent dans le cerveau. Qu’on l’apprécie ou que l’on s’en méfie, il est intéressant de mieux comprendre comment la caféine agit sur notre façon de nous comporter et de réfléchir.La composition chimique de la caféineLa molécule de caféine comporte 8 atomes de carbone, 10 atomes d’hydrogène, 4 atomes d’azote et 2 atomes d’oxygène. Elle est parfois appelée « théine » ou « guaranine » en fonction de sa provenance, mais elle conserve les mêmes effets sur l’organisme humain. La caféine est issue des plantes : elle fait partie des alcaloïdes, des composés souvent végétaux et toxiques à haute dose. Ces derniers sont utilisés par la plante pour se protéger des insectes. Consommée à des doses raisonnables, la caféine reste une substance reconnue sans danger par les organismes de protection alimentaire.Les propriétés excitantes de la caféine tiennent à sa structure. Elle comporte des noyaux de xanthine, un pigment jaune qui confère sa couleur à l’urine et est également stimulante pour le système nerveux.Les mécanismes d’action de la caféine sur le cerveauLe cerveau humain est protégé par une barrière hémato-encéphalique, qui évite l’intrusion d’hormones, de toxines ou d‘agents pathogènes. La caféine est capable de traverser cette barrière pour atteindre le réseau neuronal. Elle bloque alors les récepteurs d’adénosine. L’adénosine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire un messager chimique qui, lorsqu’il atteint ses récepteurs, favorise l’émergence de la fatigue. Il enjoint également le cerveau à limiter son activité neuronale. En bloquant les récepteurs, la caféine empêche le message de parvenir à destination. L’activité neuronale augmente au lieu d’être régulée par l’adénosine inhibitrice.Plus l’activité des neurones est intense, plus le cerveau libère de dopamine, de glutamate et de noradrénaline. Or, ces neurotransmetteurs interviennent quant à eux dans la gestion de l’éveil, de la concentration et de la réactivité. Une personne qui consomme de la caféine est soumise à des pics de glutamate et de noradrénaline : elle se sent plus énergique et plus vigilante. La dopamine lui procure en outre une sensation de bien-être qui peut l’inciter à consommer plus régulièrement de la caféine.Des conséquences sur les courts et longs termesSur le coup, la caféine améliore certaines formes de performance cognitive et limite le ressenti de la fatigue. Elle donne un coup de boost à la concentration, ce qui en fait la partenaire idéale pour les trajets en voiture ou les activités exigeant une attention permanente.Sur le plus long terme, cependant, l’organisme développe une certaine tolérance qui implique la hausse des doses de caféine pour obtenir les mêmes effets. L’arrêt de la caféine après une consommation élevée peut aussi induire des symptômes de sevrage désagréables comme des maux de tête, de la fatigue et des troubles de l’humeur.Enfin, la caféine affecte partiellement le sommeil si elle est consommée en fin de journée, en maintenant les neurones en éveil. Elle peut contribuer à exacerber l’anxiété et d’autres symptômes liés au stress qui empirent avec le manque de sommeil. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 29, 2024 • 2min

Pourquoi les bébés sont-ils beaucoup plus souples que les adultes ?

Avez-vous déjà vu un bébé se contorsionner dans tous les sens, mettre son pied derrière sa tête ou pratiquer le grand écart sans effort ? La souplesse des jeunes enfants est surprenante, mais pas inutile. Elle leur permet notamment de naitre et de grandir en toute sécurité.Le développement physiologique du nourrissonChez les bébés, le développement des muscles et des osseux se produit très rapidement. Relativement faibles à la naissance, les muscles gagnent en force et en coordination pendant les premiers mois de vie, afin de favoriser des compétences motrices comme la tenue en position assise ou la marche. Plus un muscle se développe, moins il tend à être souple car il gagne en rigidité.Les os des bébés, quant à eux, ne sont pas tout à fait similaires à ceux des adultes. Ils contiennent du cartilage de croissance, une substance souple et élastique. Celle-ci contribue à réduire les risques de fracture en conservant une certaine flexibilité de l’os. Lors de l’accouchement, la malléabilité du crâne de bébé est essentielle pour qu’il puisse légèrement se déformer lors du passage entre les os du bassin de la mère. Il va ensuite se souder progressivement dans les mois suivant la naissance.Au fur et à mesure que l’enfant grandit, le cartilage présent dans les os se transforme et durcit, par un processus appelé ossification. Après la puberté, l’adolescent dispose d’os complets et robustes, qui ne peuvent plus du tout se plier.L’importance de deux protéines pour la souplesse de bébéPrésent dans le tissu conjonctif, qui soutient les autres tissus de l’organisme, le collagène s’avère abondant chez le bébé. Il assure une plus grande flexibilité des tissus qui peuvent s’étirer ou se contracter aisément par rapport à ceux d’un adulte.L’élastine, une autre protéine constitutive des tissus, dispose d’un ratio élevé dans les muscles et ligaments des nourrissons. Elle permet aux tissus de reprendre leur forme après l’étirement. Elle favorise donc la souplesse du corps et la capacité de l’enfant à se mouvoir sans contrainte. La flexibilité articulaire est également importante lors de l’accouchement, pour que le nourrisson puisse s’extraire du corps maternel en étirant ses propres membres.La présence de ces deux protéines œuvre en faveur de l’exploration motrice du bébé, indispensable à son autonomie future et à sa survie. Avec le temps, la composition des tissus se modifie, amenant une perte de souplesse de façon naturelle chez l’adulte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 28, 2024 • 2min

Pourquoi existe-t-il des nez de tailles différentes ?

Il suffit de s’attarder sur le visage de quelques inconnus pour remarquer à quel point les nez peuvent être différents les uns des autres. Leur taille, en particulier, varie considérablement au sein d’une même population. Cette caractéristique dépend principalement de disparités génétiques.Le rôle des gènes dans la formation du nezLorsque l’on compare le nez de deux personnes, l’on peut émettre des considérations sur leur largeur, leur longueur, mais aussi leur proéminence au niveau du pont nasal et leur forme de narine. Toutes ces informations qui rendent un nez unique découlent en partie du matériel génétique de l’individu. Plus précisément, elles sont liées à la façon dont l’ADN code le développement du cartilage du nez, qui lui confère sa taille.Une étude de 2016 a mis en évidence quatre gènes particulièrement impliqués dans la formation du nez des populations d’Europe. La largeur des ailes du nez serait donc déterminée par les gènes GLI3 et PAX1. Le gène DCHS2, lui, concerne la présence d’une extrémité plus ou moins pointue. La largeur du nez tiendrait davantage à l’expression du gène RUNX2. Ces découvertes expliquent pourquoi il est courant de retrouver la même taille et forme de nez au sein d’une même famille, et ce sur plusieurs générations d’affilée.Au sein de l’héritage génétique figurent aussi des particularités liées aux groupes ethniques de nos ancêtres. Par exemple, l’évolution a favorisé la présence de nez plus larges et plus plats en Afrique ou en Asie de l’Est. Les peuplades du Moyen-Orient et d’Europe ont plus souvent des nez longs et étroits. Bien sûr, la génétique ne fait pas tout : la taille du nez résulte d’une interaction complexe entre l’expression de l’ADN et des facteurs environnementaux variés.Le poids de l’environnement sur la taille du nezIl a fallu des dizaines de milliers d’années d’évolution pour parvenir au nez qu’arborent les individus du 21ème siècle. L’environnement a pesé dans la sélection naturelle, en privilégiant par exemple les nez longs et étroits dans les zones au climat sec et froid. En effet, l’air passant dans un nez allongé a davantage le temps de se réchauffer et de se charger en humidité avant d’atteindre les poumons. Inversement, les momies égyptiennes témoignent que les nez larges étaient plus répandus et mieux adaptés sous le climat nord-africain.Les Tibétains, quant à eux, présentent une forme de nez avec des ailes bien détachées qui pourrait favoriser l’oxygénation dans un environnement où l’air est moins dense. Au-delà de ces particularités, il ne faut pas oublier que les préférences esthétiques ont également influencé les rapports sexuels entre humains, et favorisé l’émergence de tel ou tel nez en fonction des époques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 25, 2024 • 3min

Pourquoi certaines personnes ont un hoquet chronique ?

Atteint pendant 68 ans de hoquet chronique, Charles Osborne est le détenteur du record mondial de la plus longue crise de hoquet répertoriée, ce qui ne l’a pas empêché de vivre jusqu’à ses 96 ans et d’avoir 8 enfants. Le pape Pie XII, lui aussi, a connu des épisodes de hoquet chronique, qui lui ont en revanche valu de frôler plusieurs fois la mort. Comment expliquer qu’un phénomène aussi banal que le hoquet puisse inquiéter ainsi ceux qui ne parviennent pas à s’en débarrasser ?La différence entre le hoquet classique et le hoquet chroniqueLe hoquet est un réflexe involontaire sur lequel nous n’avons pas de prise. Il s’agit en fait d’une contraction du diaphragme et des muscles situés entre les côtes, des suites de l’irritation du nerf phrénique, qui traverse le thorax de façon verticale. Sous le coup de cette contraction musculaire, la glotte présente à l’entrée de la gorge se referme et empêche la majorité de l’air de passer, produisant le son particulier que nous connaissons bien.L’utilité réelle du hoquet n’est pas établie. Ce réflexe pourrait servir à évacuer de l’air résiduel dans l’estomac. Il semble favorisé par l’ingestion rapide de nourriture, la prise de boissons gazeuses, le stress ou des conditions médicales spécifiques.La différence entre le hoquet normal et le hoquet pathologique réside surtout dans la fréquence de ces derniers. Alors qu’un hoquet classique se produit environ une dizaine de fois par minutes et disparait rapidement, un hoquet chronique peut se répéter plus de 50 fois par minute, et sa durée est supérieure à 48 heures. Le hoquet est dit réfractaire lorsqu’il se maintient pendant plus d’un mois.Les causes possibles du hoquet chroniqueChez les nourrissons et les jeunes enfants, la présence d’un hoquet régulier n’est pas inquiétante. L’immaturité du système digestif et la petite taille de l’estomac peuvent stimuler le nerf phrénique tous les jours, sans que cela ne représente une source d’inquiétude si le hoquet ne perturbe pas les activités quotidiennes.En revanche, le hoquet chronique qui se manifeste la plupart du temps chez les personnes de plus de 50 ans résulte d’une cause pathologique, essentiellement digestive. Il s’agit d’un symptôme à considérer avec attention si les crises s’avèrent douloureuses ou qu’elles durent plusieurs jours. Le hoquet persistant peut être le signe d’un trouble gastro-intestinal, d’une irritation du nerf phrénique, mais aussi d’un trouble métabolique, d’une tumeur ou d’un trouble psychologique.Certaines infections comme la pneumonie ou la laryngite peuvent aussi affecter les nerfs du thorax et provoquer des hoquets inhabituels. Ils disparaissent dans ce cas spontanément à la guérison. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 24, 2024 • 3min

Quels sont les symptômes négatifs possibles lors de l’arrêt de la cigarette ?

Si l’arrêt de la cigarette est reconnu comme l’une des mesures de santé les plus efficaces pour les fumeurs, le sevrage reste une période délicate. Or, il est important de connaitre les possibles symptômes négatifs lors de l’arrêt de la cigarette pour ne pas se décourager et persévérer dans l’effort. La plupart de ces symptômes peuvent en effet être soulagés ou atténués avec les mesures adaptées.Les symptômes physiques lors du sevrage de la nicotineLa dépendance physique à la nicotine est réelle, et se traduit, lors du sevrage, par des symptômes de manque physique. Ces derniers incluent des tremblements, des maux de tête, de la fatigue, de la nervosité générale avec une difficulté à rester calme et assis ou à se concentrer sur des tâches complexes.Souvent, l’arrêt de la cigarette induit une augmentation d’appétit et une légère prise de poids. Celle-ci est due à trois raisons. D’abord, le plaisir de manger est décuplé car les papilles abimées par le fait de fumer se renouvellent. Ensuite, la baisse de la dépense calorique journalière induit la prise de masse. En effet, la nicotine induit une réaction chimique corporelle qui brûle des calories, environ 10 kcal par cigarette fumée. Enfin, la nicotine est réputée pour son action coupe-faim, car elle fait augmenter la glycémie et avec elle la sensation de satiété. Sans nicotine, l’appétit redevient intact, occasionnant des prises alimentaires plus conséquentes. Le grignotage peut aussi remplacer l’acte de fumer, et induire une prise de poids plus importante.Pour éviter que les symptômes physiques ne soient trop présents, les gros consommateurs de nicotine peuvent choisir un sevrage soutenu par des substituts qui permettent de baisser progressivement la dose de nicotine consommée.Les symptômes psychologiques ou émotionnelsL’acte de fumer résulte parfois d’une fuite par suite d’un inconfort émotionnel, lequel va ressurgir lors du sevrage. Si les émotions ressenties sont trop fortes, ou que la personne ressent de l’anxiété et des troubles dépressifs, l’accompagnement d’un professionnel est fortement conseillé.Le sevrage amplifie le stress vécu par le corps et par le mental, et le cerveau doit réapprendre à fonctionner normalement. En tant que substance psychoactive, la nicotine modifie les réactions neuronales. La personne qui tente d’arrêter la cigarette doit donc réapprivoiser ses capacités de concentration, d’attention et de mémorisation tout en gérant son stress. La méditation, l’hypnose ou l’activité sportive sont autant de pistes pour y parvenir.Combien de temps durent les symptômes négatifs ?Bien qu’ils soient parfois très difficiles à supporter, les symptômes négatifs s’atténuent rapidement, et disparaissent au bout de deux ou trois mois de sevrage de la cigarette. Le soutien d’un tiers ou d’un professionnel reste très utile pour maintenir le cap durant les premières semaines. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 23, 2024 • 3min

Comment les cheveux savent-ils qu’ils doivent pousser seulement sur la tête ?

Constitués de kératine filamenteuse, une protéine robuste qui leur confère leur structure, les cheveux poussent dans des sortes de petits sacs situés sous la peau, les follicules pileux. Ces derniers ne se retrouvent qu’au niveau du crâne. Ils sont plus profonds que les follicules du corps humain, et génèrent des cheveux plus longs et plus épais que les poils, en partie grâce à des glandes sébacées plus développées. Découvrons ensemble les raisons qui expliquent que les cheveux ne se retrouvent nulle part ailleurs que sur la tête de l’homme.Les origines du follicule pileux du cheveuLes gènes qui codent le développement des follicules sur le crâne agissent dès la 9ème semaine de grossesse. La croissance des cheveux débute souvent avant la naissance, et les bébés qui restent longtemps dans l’utérus maternel présentent une chevelure plus abondante et plus longue.Le lieu d’implantation exact des follicules pileux est défini par l’ADN de la personne, et peut être influencé par des facteurs environnementaux ou chimiques auxquels le fœtus est exposé durant la grossesse. Lorsque les cellules souches se différencient pour former le follicule pileux, elles établissent la racine du cheveu, ainsi que sa tige capillaire et les structures qui vont permettre au cheveu de pousser. Certains gènes stimulent la production de kératine, laquelle influence la couleur mais aussi le type ou la texture des cheveux.Le processus de pousse des cheveux suit trois phases. L’anagène entraine la pousse active des cheveux. Lors de la catagène, le follicule rétrécit. La télogène s’accompagne de la chute du cheveu. Ensuite, le follicule reprend son cycle de croissance en produisant un nouveau cheveu, si bien que ce dernier pousse au même endroit que le précédent. En d’autres termes, les follicules pileux sont établis dès la grossesse par le code génétique, et ne sont ensuite plus jamais déplacés, sauf par intervention chirurgicale.Déplacer des follicules pileux, c’est possible ?La médecine esthétique propose aujourd’hui des traitements qui consistent à prélever des follicules pileux présents dans des zones très denses de la chevelure pour les implanter dans des zones plus clairsemées. Le but est de combattre la calvitie, chute de cheveux précoce, tout en offrant un résultat naturel et durable puisque le follicule implanté va continuer à produire des cheveux toute sa vie sans bouger.Hirsutisme et hypertrichoseDerrière ces deux pathologies, l’on retrouve un symptôme commun : l’augmentation du nombre et de l’épaisseur des poils par rapport à la moyenne. Si les personnes souffrant d’hirsutisme ou d’hypertrichose peuvent donner parfois l’impression d’avoir des cheveux à des endroits inhabituels, ce sont en fait toujours des poils, issus de follicules pileux bien distincts de ceux présents sur le crâne.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 22, 2024 • 3min

Pourquoi les gens éternuent-ils de différentes manières ?

Du discret « atchii » au tonitruant « atchaaa » en passant par le plus classique « atchoum », les éternuements ont sensiblement tous la même fonction. Mais, d’une personne à une autre, le son produit par l’éternuement peut être très différent. Cela va dépendre notamment de l’anatomie de l’individu, de son niveau d’encombrement et de la raison de l’éternuement.Le processus d’éternuementL’envie d’éternuer résulte d’une irritation de la muqueuse nasale par des agents jugés comme pathogènes ou par un corps étranger. Lorsque les cellules situées dans les cavités du nez identifient des microbes, des poussières ou des substances allergènes, elles envoient un signal nerveux jusqu’au cerveau. Celui-ci déclenche une réponse automatique qui va activer les muscles de la poitrine, de l’abdomen et du diaphragme. Le but est d’expulser rapidement de l’air par le nez pour éliminer le corps étranger ou les microbes. Une partie de l’air envoyé passe aussi souvent par la bouche.Ce qui peut entrainer des éternuements différentsEn premier lieu, la structure individuelle du nez, de la gorge et des poumons influence aussi bien la force de l’éternuement que le son produit. Plus la capacité pulmonaire est importante, plus le volume d’air transitant par les voies ORL est élevé, et plus l’éternuement est sonore. Un diaphragme très musclé ou entrainé, par exemple par des exercices de chant ou de yoga, pourra également induire un éternuement plus rapide, ce qui provoquera une modification du son émis.Si les cordes vocales se ferment durant l’éternuement, la note produite par l’air sera différente. En fonction de la position de la langue et de la bouche durant cet acte réflexe, les syllabes prononcées seront variables. En outre, selon que l’air prend plutôt le chemin du nez ou de la gorge, il ne va pas faire intervenir les mêmes zones de résonnance. L’éternuement sera très différent entre une personne qui éternue la bouche grande ouverte, et une autre qui la garde fermée.Il faut aussi considérer le niveau d’encombrement nasal, susceptible d’ajouter des bruits divers à l’éternuement lorsque le mucus est expulsé en même temps que l’air. Si le cerveau perçoit une irritation continue ou que les nerfs sont trop sollicités, par exemple en réaction à une exposition soudaine au soleil, les éternuements peuvent se produire plusieurs fois d’affilée.Peut-on modifier son éternuement ?Il est possible d’agir quelque peu sur le bruit de son propre éternuement. En pinçant le nez ou en fermant la bouche, l’on modifie le passage de l’air et réduit l’amplitude sonore que produit l’éternuement. Mais ce réflexe reste involontaire et naturel, il est donc assez difficile de le moduler. C’est même contre-indiqué puisque l’éternuement vise justement à expulser les substances présentes dans les cavités nasales à travers un flux d’air non contrôlé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 21, 2024 • 3min

Pourquoi les goûts alimentaires changent avec l’âge ?

Aussi surprenant cela soit-il, il n’est pas rare qu’en prenant de l’âge, nos goûts alimentaires évoluent. Alors que nous ne supportions pas l’amertume du café ou le piquant du piment, notre palais semble soudainement apprécier de plus en plus ces saveurs atypiques, alors qu’il parait moins attiré par les friandises sucrées de notre enfance. Plusieurs facteurs expliquent ces changements de goût.Comment la saveur d’un aliment est-elle perçue par le cerveau ?Ce sont les papilles gustatives présentes sur la langue qui permettent de reconnaitre le goût d’un aliment. Chacune contient des bourgeons gustatifs, qui sont des cellules spécialisées regroupées, dont le but est de percevoir les cinq saveurs de base : le sucré, le salé, l’amer, l’acide et l’umami. En reconnaissant les molécules de la nourriture ingérée, les bourgeons gustatifs identifient les aliments et transmettent ces informations au cerveau par les nerfs gustatifs.Dans le lobe pariétal du cerveau se situe une zone appelée cortex gustatif, qui interprète les signaux reçus lors de la consommation d’aliments ou de boissons. Cette zone utilise aussi les informations fournies par l’odorat pour permettre une perception consciente des saveurs, qui peut impliquer du plaisir ou de dégoût.Le fait d’aimer ou de ne pas aimer un aliment résulte d’une combinaison de facteurs génétiques et culturels, et des expériences menées par l’individu. Par exemple, un enfant exposé très tôt à la consommation de fruits de mer les appréciera plus volontiers qu’un enfant qui n’en mange pas durant ses premières années.Les facteurs qui influencent les goûts alimentaires avec l’âgeLe nourrisson, naturellement attiré par le sucré, dispose d’un goût façonné dans le but d’obtenir le maximum d’énergie d’aliments jugés sains, dont le lait maternel. Cette prédisposition à préférer le sucré, qui a été démontrée par plusieurs expériences, diminue avec l’âge. En effet, en grandissant, l’être humain a besoin d’adopter un régime alimentaire plus varié pour rester en bonne santé. Le fait d’être exposé à différents aliments et de découvrir des saveurs variées va permettre au cerveau de tirer du plaisir de la consommation d’aliments aux saveurs plus amères, salées ou acides.La santé dentaire est aussi un facteur prépondérant lors du vieillissement. Les personnes âgées présentent moins de papilles gustatives que les personnes jeunes, ce qui altère la perception de saveurs. Mais en plus, l’état de leur dentition peut rendre difficile la mastication, pourtant essentielle à la libération des arômes. Ce facteur explique pourquoi la malnutrition touche une part importante de séniors présentant des problématiques dentaires, qui perdent le plaisir de manger.Les cas particuliersD’autres éléments agissent aussi sur la perception des saveurs au fur et à mesure que l’on prend de l’âge. Lors d’une grossesse, les changements hormonaux peuvent considérablement modifier les goûts alimentaires de la femme, qui va parfois se tourner instinctivement vers des aliments dont son corps a besoin, ou que sa culture juge comme bons pour le bébé. Certaines maladies et infections de la sphère ORL comme le Covid-19 peuvent entraîner des répercussions sur le goût qui perdurent même après la guérison. La consommation de cigarettes est également connue pour altérer les papilles alimentaires et modifier la perception des saveurs. Enfin, les traitements lourds comme la chimiothérapie induisent souvent des effets secondaires majeurs qui modifient les envies alimentaires et le plaisir tiré de l’alimentation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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