

Choses à Savoir SCIENCES
Choses à Savoir
Développez facilement votre culture scientifique grâce à un podcast quotidien ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Episodes
Mentioned books

May 23, 2022 • 2min
Pourquoi le crapaud de Sonora est-il un danger pour lui-même ?
Une espèce de crapaud, vivant dans le désert de Sonora, s'étendant au sud-ouest des États-Unis et au nord du Mexique, a vu sa population diminuer de manière drastique. Si la survie de cet amphibien est aujourd'hui en question, c'est à cause de son venin.Un grand crapaud du désertLe désert de Sonora est un milieu hostile, où la végétation est rare et la chaleur intense. Le crapaud de Sonora s'en accommode pourtant, même s'il fuit la chaleur durant la journée.C'est donc plutôt un animal nocturne, qui se nourrit d'insectes et de petits reptiles. Comme tous les batraciens, il vit en partie dans l'eau. Aussi, même dans ce milieu aride, il parvient à trouver des sources ou des fossés de drainage, qui lui procurent l'humidité nécessaire.De couleur vert olive ou tirant sur le brun, ce crapaud est l'un des plus grands que l'on puisse trouver sur le territoire américain.Un venin très recherchéMais le crapaud de Sonora est surtout connu pour une autre de ses particularités. En effet, sa peau sécrète un venin, dont les propriétés psychoactives sont réputées. De fait, cette substance aurait des vertus étonnantes.Elle serait un excellent remède contre la toxicomanie et contribuerait au traitement de certains troubles mentaux. Elle pourrait même régénérer le système nerveux central.Aussi propose-t-on aux amateurs des séances de cure très onéreuses. Il peut s'agir de courtes sessions ou de véritables séjours, organisés dans des conditions luxueuses. L'objet n'en est pas seulement thérapeutique.En effet, comme les autres substances psychotropes, ce venin de crapaud a aussi des effets hallucinogènes sur ceux qui le consomment. Ce n'est pas pour rien que les amateurs le surnomment la "molécule de Dieu".On ne s'étonnera donc pas que la chasse au crapaud de Sonora soit ouverte toute l'année. Ces animaux sont même victimes d'un véritable braconnage et d'un trafic illégal.D'ores et déjà, le nombre de ces batraciens a diminué dans des proportions inquiétantes. Et ils ont disparu de Californie. Si rien ne change, le crapaud de Sonora est donc, à plus ou moins court terme, menacé d'extinction. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 22, 2022 • 2min
Quel est l'intérêt des horloges à réseau optique ?
La mise au point des horloges atomiques a permis de mesurer le temps avec une précision de plus en plus grande. Mais, à cet égard, les progrès sont encore plus significatifs avec les horloges "à réseau optique".Les horloges atomiquesLes scientifiques cherchent à définir de plus en plus finement l'unité fondamentale de mesure du temps qu'est la seconde. Ils étaient parvenus à un très grand degré de précision avec l'horloge atomique.Celle-ci fonctionne avec des atomes de césium. Lorsque ces atomes sont exposés à une onde électromagnétique d'une certaine fréquence, leur puissance énergétique change. Ils passent alors d'un état de basse énergie à un état de haute énergie.C'est la fraction de temps marquant le passage d'un état à l'autre qui fait office de mesure du temps. C'est sur ce principe que fonctionnent les horloges atomiques.Une précision encore plus grandeMais les scientifiques ont mis au point des horloges encore plus précises. Ces horloges "à réseau optique" sont, elles aussi, des horloges atomiques. mais elles fonctionnent avec un autre type d'atome, celui du strontium.La transition entre deux états énergétiques de cet atome s'opère dans le champ de la lumière visible, ce qui n'est pas le cas de l'atome de césium. Les fréquences étant plus élevées dans le domaine optique, celui de la lumière visible, le temps y est découpé en intervalles plus courts.Ce type d'horloge est donc beaucoup plus précis que les horloges atomiques classiques, qui semblaient avoir atteint un record indépassable en ce domaine. En effet, on estime que ces horloges "à réseau optique" ne marqueraient qu'une inexactitude d'une seconde tous les 300 millions d'années.De tels résultats pourraient bien entraîner une redéfinition de la seconde. Ces nouvelles horloges ont également permis de démontrer, avec encore plus de précision, l'exactitude de la fameuse théorie de la relativité générale.On avait déjà pu constater qu'une horloge envoyée dans l'espace mesurait le temps un peu plus vite que la même horloge restée sur terre. Mais, grâce à l'horloge à réseau optique, on a pu observer que deux horloges séparées de moins d'un millimètre marquaient des heures différentes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 19, 2022 • 2min
Pourquoi la bactérie “Conan” est-elle célèbre ?
Certains organismes vivants ont réussi à développer une résistance exceptionnelle. C'est le cas d'un micro-organisme, la bactérie "Conan", dont le fonctionnement particulier intrigue les scientifiques.Une bactérie découverte en 1956Cette bactérie doit son surnom au personnage de Conan le Barbare, né sous la plume de l'auteur d'heroic fantasy Robert E. Edward. C'est un homme fort et musclé, qui vient toujours à bout de ses ennemis.Mais la bactérie qui lui emprunte son nom est capable de prodiges bien plus étonnants. Elle a été découverte, en 1956, par un scientifique soucieux de stériliser des boîtes de conserve en les exposant à de fortes doses de rayons gamma.Mais voilà qu'à sa grande stupéfaction, des bactéries avaient survécu à ce traitement. C'était notre bactérie "Conan", de son vrai nom "Deinococcus radiodurans", une appellation assurément plus scientifique.Un micro-organisme particulièrement résistantLes scientifiques s'aperçoivent rapidement que cette bactérie résiste à bien autre chose qu'aux rayons gamma. En effet, il s'agit d'une bactérie "polyextrêmophile". Autrement dit, un micro-organisme capable de résister à un ensemble de conditions extrêmes.Et de fait, la bactérie "Conan" semble survivre à tout. On a beau l'exposer à de l'acide, à des températures extrêmes, au vide sidéral ou aux UV, elle ne meurt pas. Et c'est aussi le cas si on la prive de toute source de nourriture.Elle s'accommode aussi très bien de la vie dans l'espace. En effet, des cosmonautes de l'ISS ont déposé ces bactéries sur les panneaux solaires de la station internationale. Même ce milieu très particulier n'a pas semblé les affecter.Non seulement cette bactérie montre une exceptionnelle résistance, mais si, malgré tout, elle subit des dommages, elle est en mesure de reconstituer son ADN. D'une certaine manière, elle est capable de "ressusciter" !Les scientifiques se sont penchés sur cet étonnant processus. Ils se sont aperçus que "Conan" n'avait pas inventé un mécanisme spécifique de régénération, mais savait utiliser, avec plus de dextérité, des techniques communes à l'ensemble des organismes vivants.Pourrait-on, sur l'exemple de "Conan", développer des bactéries à l'ADN modifié, capables de s'adapter à tous les milieux ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 18, 2022 • 2min
Combien de virus tombent du ciel chaque jour ?
Les virus sont partout autour de nous. Mais ils ne colonisent pas seulement la terre et les océans. Une nouvelle étude révèle qu'ils seraient aussi très présents dans les airs.Des virus qui tombent du ciel...On savait déjà que l'atmosphère contenait des virus. Mais une nouvelle étude internationale a voulu connaître le nombre de virus tombant sur terre. Même s'il est difficile de l'indiquer avec précision, les chercheurs ont donné un ordre de grandeur.Selon leurs estimations, entre 260 millions et 7 milliards de virus, venant de la troposphère, la couche inférieure de l'atmosphère, envahiraient, tous les jours, chaque mètre carré de notre environnement.Et les virus seraient bien plus nombreux à tomber du ciel que les bactéries. La proportion n'est pas facile à calculer, mais il semble que ces dépôts de virus dépassent de 9 à plus de 450 fois ceux des bactéries....Et qui voyagentMais comment ces virus ont-ils atteint l'atmosphère ? Il est possible qu'ils y soient entraînés par des pluies fines, comme les embruns. Une fois emportés dans l'air, ils s'accrochent à de petites particules organiques. Et ces virus ne restent pas sur place.En effet, ce sont de grands voyageurs. Portés par les vents ou les précipitations, ils couvrent de grandes distances, passant d'un continent à l'autre. C'est sans doute un tel phénomène qui explique la présence, dans des endroits fort éloignés, de virus à la structure génétique identique.Et le cycle se poursuit. Après avoir fui dans les airs, et circulé sur de longues distances, les virus finissent par retomber sur terre. Ce retour à la surface est facilité par les pluies ou par ces dépôts de poussières sahariennes qui apparaissent de temps à autre sous nos latitudes.Une fois sur terre, certains virus se retrouvent dans des graines, qui, à leur tour, sont transportés par des rongeurs, dans leur pelage ou leurs estomacs. Puis des serpents, qui parcourent eux aussi un long chemin, avalent ces rongeurs mais restituent sans les digérer ces graines porteuses de virus. C'est de cette manière qu'ils sont disséminés à la surface de terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 17, 2022 • 2min
Qu'est-ce que “la zone de la mort” ?
Les alpinistes partant à la conquête des plus hauts sommets du globe doivent faire face à bien des contraintes. Mais l'ascension devient encore plus périlleuse quand, au-delà d'une certaine altitude, ils sont confrontés à ce que les spécialistes appellent la "zone de la mort".Au-delà de 8.000 mètres : une zone très dangereuseLes alpinistes gravissant les montagnes les plus élevées rencontrent, à un moment donné, cette "zone de la mort" dans laquelle il ne faut pas s'attarder. Elle commence au-delà de 8.000 mètres d'altitude. Ce concept a été défini, pour la première fois, dans les années 1950.Il existe, dans le monde, 14 sommets atteignant cette hauteur vertigineuse, parmi lesquels l'Everest, le K2 ou encore l'Annapurna.Ce n'est pas sans raison que la zone montagneuse s'étendant au-delà d'une telle altitude a reçu ce nom sinistre. Arrivés à ce point de leur ascension, des alpinistes sont en effet tombés sur les cadavres de certains de leurs prédécesseurs, qui n'avaient pas résisté aux conditions extrêmes de ces hautes altitudes.La raréfaction de l'oxygèneSi la "zone de la mort" mérite bien son nom, c'est parce que l'organisme humain fonctionne moins bien dans cet environnement hostile. En effet, l'oxygène y est bien plus rare et la pression atmosphérique y est inférieure des deux tiers à ce qu'elle est au niveau de la mer.C'est d'ailleurs la même proportion pour l'oxygène. Sa raréfaction entraîne une accélération du rythme cardiaque et affecte la respiration. Même avec le secours d'une bouteille d'oxygène, le moindre mouvement demande un effort considérable.Un séjour trop prolongé dans cette zone altérerait les fonctions vitales et entraînerait, à plus ou moins court terme, un décès inévitable. C'est pourquoi les alpinistes s'efforcent d'y rester le moins longtemps possible.Ces hautes altitudes sont également le lieu d'accidents, dus notamment aux violentes bourrasques qui balaient ces montagnes élevées. Par ailleurs, le manque d'oxygène limite les réflexes et provoque souvent un sentiment de stress, autant de facteurs favorisant des chutes mortelles.Enfin, les très basses températures régnant en ces lieux peuvent provoquer de graves gelures, qui dégradent encore la condition physique des alpinistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 16, 2022 • 2min
Ne penser à rien est-il possible ?
Qui n'a rêvé, un jour ou l'autre, d'interrompre le flux incessant d'images et de pensées qui ne cessent d'envahir notre cerveau ? Mais peut-on vraiment y faire le vide ?Un cerveau toujours en activitéPeut-on vraiment ne penser à rien ? À cette question, les spécialistes apportent une réponse sans équivoque : c'est impossible, sauf dans la tombe !En effet, le cerveau ne cesse jamais son activité. Il élabore des pensées et des images tout au long de la journée. Et il ne rend pas davantage les armes durant la phase de sommeil, où se produisent les rêves.Le cerveau n'est donc jamais inactif, même durant une période de coma. Quand on croit ne penser à rien de particulier, des pensées spontanées nous viennent, fruit d'une sorte de vagabondage mental. Dans ce cas, l'imagerie médicale a montré que des zones cérébrales spécifiques étaient activées.Il n'y a donc que la mort pour arrêter ce flux incessant de pensées.Une manière de maîtriser les penséesCeci étant, quand les médecins prétendent qu'on ne peut s'empêcher de penser, encore faut-il s'entendre sur ce qu'on entend par le mot "pensée".En effet, il ne s'agit pas forcément de pensées structurées ou même conscientes. Des pensées spontanées et des images mentales fugaces surgissent dans le cerveau sans que nous les ayons sollicitées.Parfois elles n'atteignent pas même le champ de la conscience. D'où l'impression de ne penser à rien. Mais, on le voit, c'est un sentiment trompeur.Si personne ne peut arrêter totalement le flux des pensées, certains parviennent cependant à le canaliser. C'est notamment le cas de ceux qui maîtrisent les techniques de méditation.Elles permettent en effet de concentrer son esprit sur une seule forme de pensée, en éliminant les autres. Ainsi, la méditation de pleine conscience, très en vogue aujourd'hui, focalise l'attention du méditant sur le temps présent, de manière à enrayer le surgissement des pensées parasites.Pour parvenir à ce résultat, la personne est invitée à se concentrer sur sa respiration ou une partie de son corps. Mais même cette maîtrise exceptionnelle du mental ne peut interrompre totalement l'activité cérébrale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 15, 2022 • 2min
Les filtres anti-lumière bleue sont-ils efficaces ?
Pour le travail ou les loisirs, nombre de nos contemporains passent, chaque jour, de longues heures devant les écrans de leurs ordinateurs ou de leurs tablettes. La lumière bleue qui en émane aurait des conséquences nocives pour notre vision. Mais les filtres utilisés pour en atténuer les effets sont-ils vraiment efficaces ?Une lumière nocive ?La lumière bleue est une lumière à haute énergie, qui aurait des effets sensibles sur notre santé. En effet, elle bloquerait en partie la production de mélatonine, l'hormone du sommeil, perturbant ainsi nos nuits.Par ailleurs, la lumière bleue venant des écrans causerait une certaine fatigue oculaire, notamment en limitant le clignement des yeux. Il pourrait même endommager la rétine et favoriser l'apparition de certaines pathologies oculaires.Des études peu significativesPlusieurs médecins rappellent cependant qu'aucune étude, à ce jour, n'a mis en évidence un véritable lien de cause à effet entre l'exposition à la lumière bleue et la fatigue oculaire ou la présence de lésions rétiniennes.Ces spécialistes soulignent que la plupart des études consacrées à la question réunissent un échantillon trop faible et ont été réalisées dans des conditions expérimentales qui ne permettent pas d'en extrapoler les résultats à l'homme.Filtres anti-lumière bleue : une efficacité remise en causeLes personnes qui, malgré tout, se persuadent de la nocivité de la lumière bleue, s'équiperont souvent de lunettes dotées de filtres spécifiques.Or, plusieurs études signalent leur efficacité modérée. L'une d'entre elles, notamment, a montré que l'usage de ces filtres anti-lumière bleue ne diminuerait pas les symptômes de fatigue oculaire, par rapport à des participants dont les lunettes n'étaient pas pourvues de ces filtres.Et leur utilisation pourrait même s'avérer contre-productive. En effet, l'œil a besoin de capter une certaine quantité de lumière bleue. Elle est en effet nécessaire à l'équilibre de notre rythme circadien, qui contrôle l'alternance du jour et de la nuit.En effet, un usage trop systématique de ces filtres anti-lumière bleue peut se traduire par l'envoi au cerveau de signaux interprétés comme si la personne concernée était prête au sommeil. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 12, 2022 • 2min
Que voient les aveugles quand ils rêvent ?
Dans le rêve, certaines déficiences physiques sont annihilées. Ainsi, il a été démontré que des paraplégiques s'imaginaient, dans leurs songes, en train de marcher. Mais qu'en est-il pour les aveugles ? Voient-ils des images dans leurs rêves ?Des images reconstituéesPour répondre à cette question, il faut déjà faire une distinction entre les aveugles de naissance et les autres. Les premiers prétendent bien voir des images en rêve.D'ailleurs, la région du cerveau impliquée dans la vision s'active durant la phase de sommeil paradoxal. Et quand ces aveugles dorment, des mouvements oculaires sont perceptibles sous leurs paupières. Comme s'ils voyaient quelque chose.Mais il semble que ce terme d'image n'ait pas la même signification pour un aveugle de naissance et une personne voyante. En fait, un aveugle de naissance "verrait" un objet ou une personne non pas tels qu'ils sont réellement, mais tels qu'ils se les imaginent.Les images aperçues en rêve sont donc bien plus une reconstruction mentale que le reflet d'une réalité que ces personnes ne peuvent percevoir."Voir" avec les autres sensMais les rêves des aveugles de naissance présentent une autre particularité. Pour eux, le songe ne se traduit pas seulement par des images, mais aussi par des sons, des odeurs ou la sensation d'un contact.Ainsi, quand un aveugle de naissance rêve d'un plat, il en perçoit l'odeur. Et si un arbre surgit au milieu d'un songe, le rêveur aveugle pourra en toucher l'écorce. De telles facultés sont très rares chez les voyants. On les trouverait dans moins de 1 % des récits de leurs rêves qu'on a pu collecter.Les choses ne se présentent pas de la même façon pour les personnes ayant perdu la vue, à la suite d'un accident ou d'une maladie. Si cette cécité s'est déclarée après un certain âge, fixé à 5 ou 7 ans, ces personnes peuvent voir des couleurs et de véritables images dans leurs rêves.Malgré tout, ces images font sans doute l'objet d'une certaine forme de reconstruction, qui doit s'appuyer sur les souvenirs, même lointains, de ce qui a été vu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 11, 2022 • 2min
Pourquoi faut-il verser le lait avant l'eau quand on fait du thé ?
On le sait, les Anglais boivent leur thé avec du lait. Mais la question de savoir s'il faut d'abord verser l'eau ou le lait reste ouverte. Quoi qu'il en soit, il semble que, en fonction de l'option choisie, le goût du breuvage ne soit pas le même.Une expérience gustativeDans leur majorité, les Britanniques pensent donc que l'ordre dans lequel on verse l'eau et le lait influence la saveur de leur thé. Ce n'était pas l'avis du scientifique anglais Ronald Fisher, qui considérait que cet ordre de versement ne changeait rien au goût du thé.Un jour, il voulut en convaincre sa consœur Muriel Bristol, qui s'était spécialisée dans l'étude des algues. En effet, comme beaucoup de ses compatriotes, elle était persuadée que, selon que l'on versait d'abord le lait ou l'eau, le goût du thé n'était pas le même.Fisher, qui était aussi statisticien, prépare alors huit tasses de thé, quatre avec le lait versé d'abord, les autres avec l'eau versée en premier. À sa grande surprise, sa collègue indique, à chaque fois, comment le breuvage a été composé.C'est à partir de cette expérience que le savant concevra le test exact de Fisher, qui repose sur un calcul exact des probabilités.Des bulles de "caramel"On sait aujourd'hui que les Anglais ont raison : la saveur du thé dépend bien de la manière dont on verse l'eau et le lait.En effet, certaines composantes du lait, comme les protéines ou les lipides, sont hydrophobes. Cela signifie que, n'ayant aucune "affinité" pour l'eau, elles la repoussent.Si l'eau bouillante est versée sur le lait, les premières gouttes l'atteignant vont donc s'en isoler, formant des sortes de bulles. Celles-ci se réchauffent rapidement, ce qui leur donne une saveur rappelant un peu le caramel. Elles finissent par se mélanger au reste du breuvage, lui donnant un goût particulier.Par contre, on ne le retrouvera pas si l'on verse le lait en premier. Ces bulles "caramélisées" ne se formeront pas. Ce n'est donc pas sans raison qu'un tiers des Anglais de plus de 65 ans préfèrent verser le lait avant l'eau bouillante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 10, 2022 • 2min
Pourquoi les oiseaux sont-ils plus colorés dans les pays tropicaux ?
Une récente étude vient de confirmer une hypothèse émise par des naturalistes des siècles passés : les oiseaux vivant dans des contrées proches des tropiques ont un plumage plus coloré. Pour expliquer ce phénomène, les scientifiques avancent plusieurs explications.Des oiseaux tropicaux plus colorésL'intuition de Darwin et d'un autre naturaliste du XIXe siècle, Humboldt, était bien juste : plus on se rapproche des tropiques, plus le plumage des oiseaux se pare de couleurs vives.La confirmation est venue d'une récente étude, publiée dans une revue spécialisée. Pour la mener à bien, les chercheurs ont examiné le plumage de plus de 4.500 espèces d'oiseaux, vivant dans toutes les zones du globe.Ils ont notamment utilisé les spécimens très bien conservés de certains muséums d'histoire naturelle. En se servant d'une technique très élaborée d'intelligence artificielle, ils ont étudié de près la coloration d'environ 1.500 parties du plumage de ces oiseaux.Et leur conclusion est claire : plus on s'éloigne des tropiques, et plus le plumage de ces oiseaux est terne. Bien sûr, l'inverse est également vrai. Il faut cependant tenir compte du fait que, dans les zones tropicales, les espèces d'oiseaux sont plus nombreuses.Pourquoi ces différences de couleurs ?Les scientifiques ne connaissent pas avec certitude la raison d'un tel phénomène. Mais ils avancent plusieurs hypothèses, dont celle du camouflage.En effet, des oiseaux très colorés peuvent se fondre dans la végétation luxuriante de la forêt tropicale. Alors qu'ils ne pourraient pas se dissimuler dans les frondaisons aux couleurs moins vives des pays tempérés.C'est pourquoi, sans doute, les oiseaux de ces latitudes arborent un plumage plus discret. Pour les spécialistes, l'alimentation doit aussi jouer un rôle dans la coloration du plumage. En effet, elle est davantage composée de nectar et de fruits dans les pays tropicaux.Il se peut aussi que les nécessités de l'accouplement aient leur part dans ce phénomène. Au cours de la compétition à laquelle il donne lieu entre les mâles, la coloration du plumage semble en effet jouer un rôle important.Cette palette variée de couleurs servirait aussi à distinguer les espèces entre elles, dans un environnement tropical où les oiseaux sont très nombreux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


