Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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May 9, 2022 • 2min

A quoi ressemble la face cachée de la Lune ?

Une sonde chinoise vient de se poser sur la face cachée de la Lune. Les images qu'elle enverra permettront de connaître encore mieux la configuration de cette partie de notre satellite. En effet, elle ne présente pas le même aspect que la face visible.Une topographie très différenteLes premières images en provenance de la face cachée de la Lune datent de 1959. Depuis, de nombreuses sondes, mises en orbite autour de notre satellite, en ont pris beaucoup d'autres.À les regarder, on s'aperçoit à quel point la face cachée diffère de l'autre partie de la Lune. En effet, on y trouve beaucoup plus de cratères et moins de "mers", ces larges dépressions basaltiques qu'on prenait autrefois pour des océans.En fait, elles n'ont pas été façonnées par l'action de l'eau, mais par d'anciennes coulées volcaniques. Au Sud de la face cachée, on repère également un immense cratère d'impact, le plus grand qu'on ait observé sur une planète du système solaire.Quelques hypothèsesLes astronomes ignorent pourquoi la face cachée de la Lune présente une topographie si différente de celle de la face visible. On a cependant émis quelques hypothèses.Ainsi, on prétend souvent que la face visible serait protégée par la présence de la Terre, vers laquelle elle est constamment tournée. Pourtant, l'écran représenté par notre planète ne paraît pas une protection suffisante contre les impacts d'astéroïdes.Une autre hypothèse a été émise à propos de la formation des mers lunaires sur la face visible. Elle part de la formation de la Lune, voilà environ 4,5 milliards d'années, à partir d'un morceau de la Terre arraché par la collision avec un énorme astéroïde.La Lune était alors beaucoup plus proche de notre planète, elle-même composée de roches en fusion. La face visible, tournée vers la Terre, était donc plus chaude.Les astéroïdes, en tombant sur cette surface plus "molle", auraient creusé des trous, par lesquels la lave aurait pu s'épancher. Ce phénomène serait ainsi à l'origine de ces mers qu'on ne trouverait pas sur la face cachée, qui se serait refroidie et solidifiée plus rapidement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 8, 2022 • 2min

Pourquoi prendre la température du nez des chimpanzés ?

Grâce à de nouveaux outils, l'étude du comportement animal ne cesse de progresser. C'est ainsi qu'en mesurant, à distance, la température du nez des chimpanzés, des caméras thermiques ont permis de mieux comprendre l'impact émotionnel de certaines situations sur ces animaux.Des caméras très pratiquesL'utilisation de caméras thermiques permet aux primatologues de mesurer le degré de stress des singes. Cette méthode a été employée, voilà peu, pour étudier le comportement de chimpanzés vivant en Ouganda.L'avantage de cette technique, c'est qu'elle permet de prendre la température corporelle de ces animaux sans avoir besoin d'un contact avec eux. Cette température se matérialise par des couleurs.Dans les situations stressantes, qui impliquent un danger, le sang afflue vers le cœur et les muscles. Leur température sera donc plus élevée. Ce n'est pas le cas des extrémités, comme le nez.Et cet organe se prête d'autant mieux à cette prise de température qu'il est dépourvu de poils.Une température très révélatriceAinsi, la température du nez est une bonne mesure de l'état émotionnel de ces animaux. Si le chimpanzé se livre à une activité réconfortante, comme le toilettage, qu'il effectue régulièrement, la température de son nez, mesurée par la caméra thermique, sera assez élevée.Par contre, si un singe isolé sort du territoire de son groupe, il devient inquiet. Il s'immobilise d'abord, dans la crainte d'un danger, puis regagne l'espace délimité par ses congénères.Prise dans cette situation plus stressante, la température du nez de l'animal se révèle bien plus basse. C'est également le cas si le singe s'accouple dans un endroit isolé. Dans ce cas, en effet, il ne bénéficie pas de la protection du groupe, qui pourrait le protéger si un danger survenait.Cette étude, fondée sur la prise de température du nez de ces animaux, a ainsi confirmé leur tendance à privilégier une vie communautaire, fondée sur la coopération des membres du groupe.D'autres événements, fondés sur cette collaboration, come le jeu ou la sortie en groupe du territoire, ne provoquent pas d'inquiétude particulière chez ces animaux. Ce qui se traduit par la température assez élevée de leur nez. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 5, 2022 • 2min

Les hommes ont-ils vraiment un meilleur sens de l'orientation ?

Les femmes sont réputées moins douées que les hommes en matière d'orientation. S'agit-il d'une réalité ou d'une idée reçue ?Le sens de l'orientation n'est pas une affaire d'hormonesDe nombreuses études ont été menées pour savoir si les hommes, come ils en ont la réputation, s'orientent mieux que les femmes. Certains chercheurs font d'abord observer que le simple fait, pour des femmes participant à une recherche sur le sens de l'orientation, d'être convaincues de leur prétendue infériorité en la matière, suffit à fausser les résultats.Pour vérifier une possible différence entre hommes et femmes en matière d'orientation, des études se sont intéressées aux hormones mâles. Ainsi, dans l'une d'entre elles, de la testostérone a été donnée à certaines participantes.Elles ont un peu mieux réalisé certaines tâches, comme celles impliquant la rotation mentale par exemple, par rapport aux participantes n'ayant pas reçu de testostérone, mais elles n'ont pas fait preuve de meilleures capacités d'orientation.Des explications peu convaincantesD'autres chercheurs se sont demandé si les jeux vidéo d'action, auxquels jouent davantage les hommes, n'expliqueraient pas leur supposée supériorité en matière d'orientation.La pratique de ces jeux permettrait d'apporter une plus grande attention à l'espace environnant et de perfectionner ses capacités de rotation mentale. Il s'agit de la faculté de décrire mentalement une image en trois dimensions, tournant à 90 ou 180°.Mais, outre que de plus en plus de femmes jouent à ces jeux, on peut se demander si c'est la pratique de ces jeux qui améliore le sens de l'orientation ou si leurs adeptes y jouent parce qu'ils ont des dispositions pour cela.Enfin, la recherche s'est orientée vers la piste évolutive. Ainsi, certains pensent que cette supériorité des hommes pour l'orientation, si elle est avérée, serait un héritage de leurs ancêtres.En Effet, ceux-ci avaient besoin de s'orienter pour chasser, alors que les femmes, du fait de leurs activités, pouvaient s'en passer. Aucune de ces explication n'étant vraiment convaincante, il faut en conclure que le sens de l'orientation est plus déterminé par le mode de vie ou des dispositions personnelles que par le genre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 4, 2022 • 2min

Que signifie scientifiquement l'expression “au niveau de la mer” ?

Le "niveau de la mer" représente le niveau de la surface de l'eau par rapport auquel sont mesurées toutes les altitudes. Mais comment peut-on apprécier ce "niveau" ?Le marégraphe de MarseilleSi l'eau de la mer ne bougeait pas, il serait facile de calculer son niveau. Or tel n'est pas le cas. En effet, les marées et la houle font sans cesse varier ce niveau. La surface de l'eau ne se maintient donc jamais au même point.Pour calculer malgré tout le niveau de la mer, on a recours à un appareil appelé marégraphe, qui se trouve à Marseille. Mis au point en 1885, il se compose d'un flotteur relié à la mer mais protégé des vagues.Ce dispositif a enregistré toutes les variations du niveau de la mer entre 1885 et 1897. Il a pu ainsi calculer, sur une longue période, une valeur moyenne qui correspond à l'altitude zéro.Cette altitude, qui correspond donc au "niveau de la mer", a été retenue pour calculer toutes les hauteurs en France. Elle est matérialisée par un repère fixé dans le sol près du marégraphe.Un autre calculEn principe, ce repère est valable pour l'ensemble de la France, même s'il n'est pas à l'abri de certaines variations locales. Chaque pays a d'ailleurs le sien.Mais, au grand large, de tels calculs n'ont guère de signification. Il a donc fallu imaginer un autre moyen de mesurer un niveau de la mer qui soit en quelque sorte universel.Pour calculer ce niveau, on a créé ce que les spécialistes appellent un "géoïde". Il s'agit en quelque sorte d'un niveau de la mer idéal, obtenu à partir d'océans qui couvriraient toute la surface de la Terre et ne seraient animés d'aucun mouvement.La surface représentée par ces océans n'est pas plate, puisque la Terre elle-même ne l'est pas. Le niveau réel de la mer peut cependant s'écarter de ce repère, qui ne rend compte que d'un niveau moyen.De telles variations sont dues aux courants marins, au volume même de l'eau ou encore aux modifications de la pression atmosphérique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 3, 2022 • 2min

Qu'est-ce qu'un cylindre O'Neill ?

Imaginés, dans les années 1970, par un physicien américain et ses élèves, les cylindres O'Neill, comme on les a appelés, sont des projets d'habitat spatial, destinés à abriter d'éventuelles colonies humaines.Des projets d'habitat spatialLe nom de ces cylindres leur vient d'un physicien américain, Gerald O'Neill. Dans les années 1970, il demande à ses étudiants de réfléchir à la construction, dans l'espace, de structures qui pourraient être habitées par des hommes d'une manière permanente.Mis à l'épreuve, les élèves trouvent plusieurs solutions, utilisant toutes des matériaux communs, comme le verre ou l'acier. Les structures imaginées ont la forme de cylindres. Gerald O'Neill reprend ces projets et les présente dans un livre, "Les villes de l'espace", publié en 1976.Cependant, de telles idées n'étaient pas totalement nouvelles. Déjà, en 1954, le physicien allemand Hermann Oberth avait décrit, dans l'un de ses ouvrages, de grands cylindres que les hommes pourraient habiter au cours de leurs voyages spatiaux.De véritables colonies de l'espaceLes structures imaginées par O'Neill et ses étudiants, composées en fait de deux cylindres à rotation inversée, ne se situeraient pas n'importe où dans l'espace. Ils seraient mis en orbite à des endroits appelés points de Lagrange. Chacun d'entre eux correspond à un point d'équilibre entre deux corps célestes.Placés là, les cylindres ne seraient attirés ni par l'un ni par l'autre. Par ailleurs, l'utilisation de la force centrifuge permettrait de créer, à l'intérieur de ces habitats, une gravité semblable à celle de la Terre. On éviterait ainsi les inconvénients de la faible gravité qu'on trouve, par exemple, sur la Lune ou Mars.Ces constructions sont destinées à être habitées d'une manière prolongée, ou même permanente. Leurs futurs habitants doivent donc y trouver de quoi se nourrir. C'est pourquoi, dans ces projets présentés par O'Neill, des fruits et légumes pousseraient sur un anneau d'agriculture tournant autour du cylindre.Ces plantes pourraient ainsi rendre l'atmosphère respirable, en transformant le dioxyde de carbone en oxygène. Des sortes de "fenêtres", trois sur les six prévues, permettraient à la lumière solaire d'entrer dans le cylindre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 2, 2022 • 2min

Pourquoi se parler serait difficile sur Mars ?

Les informations apportées par le robot Perseverance nous en apprennent toujours davantage sur Mars. Ainsi, des enregistrements réalisés par le rover ont permis d'analyser la manière dont le son se propageait sur la planète rouge. Et il résulte de cette étude qu'il serait difficile d'y tenir une conversation.L'écoute des premiers bruits martiensLe robot Perseverance, qui s'est posé sur Mars le 18 février 2021, a été équipé d'un micro. Il a donc pu enregistrer les sons qui l'environnaient, notamment ceux d'une bourrasque.C'est la première fois qu'on pouvait connaître l'ambiance sonore de la planète rouge. Mais, en règle générale, il y règne un grand silence. Pour se faire une idée plus précise de la façon dont le son se diffusait sur Mars, il fallait donc provoquer des bruits.Les chercheurs ont alors analysé les sons produits par le mini-hélicoptère Ingenuity, venu sur Mars avec le robot, et par des tirs de laser sur les roches martiennes.Un son à deux vitessesL'examen des enregistrements réalisés par le rover ont d'abord permis de confirmer un phénomène auquel on s'attendait. Sur Mars, le son circule moins vite que sur la Terre. Il se propage à 240 m/s, alors que sa vitesse est de 340 m/s sur notre planète.Cette relative lenteur s'explique d'abord par la très faible pression qui règne sur la planète rouge. Elle est également due à la composition très différente de l'atmosphère, qui contient 96 % de C02, contre 0,004 % pour la Terre.Mais une surprise attendait les chercheurs. En effet, ils se sont aperçus que les sons ne voyageaient pas à la même vitesse. Les sons aigus se déplacent plus vite que les sons graves et, en plus, ils se perdent plus rapidement.Si deux personnes se tenaient à environ cinq mètres l'une de l'autre et essayaient d'avoir une conversation, elles auraient ainsi le plus grand mal à se faire comprendre. De même, l'écoute d'un concert serait grandement perturbée, pour un auditeur un peu éloigné de la scène, par ce décalage entre les sons graves et les sons aigus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 1, 2022 • 2min

Pourquoi les Vikings ne sont-ils pas restés au Groenland ?

Originaires de l'actuelle Norvège, les Vikings se sont installés dans le nord-est de l'Angleterre, dans les îles Shetland et les Hébrides ou encore en Normandie. Mais un autre de leurs établissement se trouvait au Groenland. On en sait davantage, aujourd'hui, sur les raisons qui les poussèrent à quitter cette région.Ce n'est pas le froid qui aurait chassé les Vikings du Groenland...Les Vikings se sont installés au Groenland à la fin du Xe siècle. Ils y faisaient de l'élevage, dans le cadre d'exploitations agricoles assez prospères. Mais, au XVe siècle, ils décident de laisser derrière eux un territoire qui, jusque là, devait bien mériter son nom.En effet, "Groenland" signifie "terre verte". Les Vikings l'avaient également appelé la "Colonie de l'Est". Pourquoi ont-ils donc quitté ce territoire fertile, où l'herbe poussait en abondance ?Les spécialistes pensaient que c'était un froid de plus en plus vif qui les avait chassés. Or, il semble que, pour appuyer leurs conclusions, ils aient analysé des échantillons prélevés dans des terrains situés à plus de 1.000 km au nord des principaux établissements des Vikings....Mais la sécheresseDes chercheurs américains ont donc cherché à étudier les conditions climatiques qui régnaient, au XVe siècle, dans l'un des principaux sites habités par les Vikings. Pour ce faire, ils ont analysé les sédiments recueillis dans un lac.Employant une technologie élaborée, ils ont mené leurs recherches durant trois ans et ont pu, grâce à ces échantillons, étudier les modifications de températures et le taux d'évaporation. Les chercheurs n'ont pas constaté de changement significatif dans le climat.Le froid ne serait donc pas responsable de leur fuite. Par contre, ils ont remarqué que la zone autour du lac était devenue beaucoup plus sèche. Cette sécheresse aurait, à la longue, rendu les prairies impropres à la nourriture du bétail.Les Vikings étant avant tout des éleveurs, ils devaient donc trouver des contrées plus favorables à leur activité. Cette étude lève en partie le mystère qui entourait le départ des Vikings du Groenland. Elle montre l'importance des facteurs environnementaux dans le destin des peuples. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 25, 2022 • 25sec

Je prends une semaine de vacances ;)

On se retrouve lundi 2 mai. D'ici là, je vous invite à découvrir toute la gamme des podcasts Choses à savoir sur www.chosesasavoir.com ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 21, 2022 • 2min

Quel est le record battu par Hubble ?

Grâce au perfectionnement des radiotélescopes, il devient possible d'observer des étoiles et des galaxies de plus en plus lointaines. Ces dernières années, le télescope Hubble a permis de notables avancées en la matière.La galaxie la plus lointaineEn 2016, les astronomes avaient déjà pu, grâce au télescope Hubble, repérer la plus vieille galaxie jamais observée, et donc aussi la plus ancienne. Cette galaxie, nommée GN-z11, s'est ainsi formée voilà 13,4 milliards d'années.Sa lumière a donc mis tout ce temps avant de nous parvenir. Elle nous apparaît donc telle qu'elle se présentait à ce moment-là, c'est-à-dire peu de temps après le Big Bang.Cette découverte devrait donc permettre d'en apprendre davantage sur la manière dont se sont formées, à partir des nuages de gaz issus de l'"explosion" initiale, les premières galaxies.Compte tenu de l'époque de sa formation, cette galaxie GN-z11 paraît très massive, bien qu'en fait elle soit 25 fois plus petite que la nôtre. Comme les galaxies les plus lointaines sont celles qui s'éloignent le plus vite de nous, GN-z11 se trouve maintenant à 32 milliards d'années-lumière de la Terre.L'étoile la plus loin de nousMais le télescope Hubble a permis de battre un nouveau record. Il vient en effet de détecter l'étoile la plus lointaine du cosmos. Cet astre, nommé "Earendel, a en effet 12,9 milliards d'années.Là encore, les astronomes ont réussi à le voir tel qu'il était à cette époque si lointaine. Il s'agit d'une étoile très massive, environ 50 fois plus volumineuse que le Soleil.D'après les astronomes, elle a dû exploser assez vite, pour se transformer en supernova, puis en étoile à neutrons. En effet, ce type d'étoile très massive ne dure pas très longtemps.Comme pour la galaxie GN-z11, ce qui est le plus intéressant, avec la découverte d'Earendel, c'est sa relative proximité avec les débuts de l'Univers. En effet, elle aurait été formée à partir de l'oxygène et de l'hélium de l'Univers primordial. De ce fait, la genèse de ces premières étoiles ne peut qu'être riche d'enseignements pour les scientifiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 20, 2022 • 2min

Pourquoi les serpents ont-ils perdu leurs pattes ?

Les serpents n'ont pas toujours adopté la reptation comme mode de locomotion. Leurs ancêtres possédaient des pattes, qu'on retrouve d'ailleurs, à l'état embryonnaire, sur certains spécimens actuels. Mais de quelle manière les ont-ils perdues ?Les serpents n'ont pas toujours rampéIl n'est n'est pas tout à fait exact de dire que les serpents sont dépourvus de pattes. En effet, certaines espèces de pythons possèdent, sous le ventre, de petites griffes, qui sont considérées par les zoologues comme les vestiges de pattes plus développées.Mais, pour l'essentiel, les serpents se déplacent en rampant. Cependant, ce ne fut pas toujours le cas. Voilà environ 100 millions d'années, en effet, ces reptiles pouvaient sans doute marcher, grâce à des pattes postérieures et antérieures.À partir de cette date, les serpents les ont peu à peu perdues. Le processus a dû se dérouler à partir de la mutation d'un gène essentiel au développement de ces pattes.Une lente évolutionL'histoire de ces serpents est mieux connue grâce à la découverte récente de fossiles bien conservés appartenant à des serpents préhistoriques du nom de "Najash". Les scientifiques ont en effet mis au jour les restes d'un de ces serpents, possédant des pattes postérieures.Ce sont des membres de petite taille, mais très bien conformés. D'après les spécialistes, ces serpents ont dû les conserver durant environ 70 millions d'années. Mais pourquoi et comment les ont-ils perdues ?En effet, les ancêtres de ces reptiles primitifs, et des serpents actuels, sont sans doute des lézards possédant quatre pattes. À un moment de l'histoire évolutive de ces animaux, ces membres ont dû disparaître pour leur permettre de s'adapter au milieu où ils vivaient.Jusqu'à une date récente, la découverte de fossiles plus anciens conduisait les zoologues à penser que cette évolution avait eu lieu dans un milieu marin. Autrement dit, les pattes auraient plutôt servi de nageoires.Mais les fossiles de "Najash" ont été découverts dans des dépôts de nature terrestre et les pattes de ces serpents leur servaient sans doute à creuser des terriers. Il est donc probable que l'évolution ait eu lieu sur la terre ferme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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