Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Nov 6, 2022 • 2min

L'homme de Néandertal était-il cannibale ?

L'homme de Néandertal est apparu en Europe voilà environ 300.000 ans. Il y a vécu pendant très longtemps, puis a disparu il y a à peu près 30.000 ans. Il est probable qu'il ait rencontré sur sa route l'homme moderne, Homo Sapiens, auquel il se serait mêlé.Grâce aux fouilles menées par les paléontologues, les Néandertaliens sont de mieux en mieux connus. Parmi les usages qui leur sont attribués, l'un d'entre eux intrigue les spécialistes.De nombreux indices, en effet, tendraient à démontrer que l'homme de Néandertal était cannibale ! Les faits semblent établis pour le centre de la France et l'Espagne. Mais des fouilles récentes laissent penser que les Néandertaliens vivant dans certaines régions de l'Europe du Nord étaient, eux aussi, coutumiers de cette pratique.Les recherches menées récemment dans une grotte située en Belgique ont mis au jour des ossements humains sur lesquels ont été pratiquées des entailles caractéristiques, qui laissent penser que ces corps ont été découpés.En effet, les traces de coupures relevées sur ces os ressemblent à celles qu'on peut retrouver quand les chasseurs de l'époque découpaient le gibier. D'ailleurs, les paléontologues ont retrouvé des marques tout à fait semblables sur des ossements d'animaux.Dans certains sites, les ossements retrouvés appartenaient à ceux d'adolescents. Il reste à se demander pourquoi l'homme de Néandertal se livrait à de telles pratiques. S'il s'agissait d'un cannibalisme rituel, les victimes seraient alors sacrifiées.Si les Néandertaliens mangeaient leurs semblables, c'est peut-être aussi parce qu'ils n'avaient pas d'autre nourriture. Il s'agirait alors de ce qu'on pourrait appeler un cannibalisme "de disette", auquel on ne recourait que dans des circonstances exceptionnelles. Rien, pour l'instant, ne permet de trancher la question.Par ailleurs, il est probable que l'homme de Néandertal coupait les os de ses victimes pour en extraire la moelle. Cependant, la nourriture n'était pas le seul objet de telles pratiques.En effet, il semble que certains os humains aient servi d'outils. Des traces d'usure et de chocs témoignent d'une telle utilisation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 3, 2022 • 2min

Pourquoi arroser ses plantes avec de l'alcool ?

Pour écouter le podcast Faits Divers de Choses à Savoir:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/faits-divers/id1634132713Spotify:https://open.spotify.com/show/206pWa4UKAgDLTLgx5l9ch?si=ac8911da8028483bDeezer:https://deezer.com/show/3871907Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDc1NTQ3MTkxMzI%3D-------------------------------Que se passerait-il si on arrosait les plantes avec un peu d'alcool ? Cette question est moins incongrue qu'elle n'en a l'air. En effet, des chercheurs japonais ont remarqué que des plantes exposées à la sécheresse produisaient un peu d'éthanol, connu aussi sous le nom d'alcool éthylique.Cette réaction de la plante lui permet de mieux s'adapter à une éventuelle privation d'eau. Des chercheurs japonais se sont demandé ce qui arriverait s'ils arrosaient des plantes avec une solution composée d'eau et de 0,1 % d'éthanol.Après avoir arrosé les plantes deux semaines, ils ont renouvelé l'expérience durant trois jours, arrosant du riz et du blé avec cette eau légèrement alcoolisée. Puis ils ont privé les plantes d'eau. Les recherches ont été plus poussées sur une plante herbacée appelée Arabidopsis.Les résultats de cette expérience semblent très probants. En effet, les trois quarts des plantes ayant reçu un peu d'éthanol ont résisté au stress hydrique, alors que seulement 5 % de celles qui n'ont pas bénéficié de ce traitement ont survécu à la sécheresse.En étudiant de plus près le comportement de plants d'Arabidopsis arrosés avec de l'eau additionnée d'éthanol, les scientifiques ont mieux compris les mécanismes en cause.En effet, ils se sont aperçus que, en cas d'arrosage à l'éthanol, les stomates de ces plantes avaient tendance à se fermer. Il s'agit de petits orifices situés sur les feuilles, qui assurent les échanges de la plante avec l'atmosphère.Autrement dit, c'est ce qui permet aux plantes de transpirer. Les chercheurs ont également remarqué que ces plantes fabriquaient plus de sucres. Autant de mécanismes qui facilitent la rétention d'eau. Ils permettent donc à la plante de mieux résister à la sécheresse.L'ajout d'un peu d'alcool dans l'eau d'arrosage permettrait donc d'anticiper et de renforcer ces processus. Certains y voient déjà un moyen d'accroître la production alimentaire dans un contexte marqué à la fois par l'augmentation de la population mondiale et la limitation des ressources en eau liée aux changements climatiques.D'après les spécialistes, cependant, ce procédé ne serait pas sans présenter certaines limites. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 2, 2022 • 2min

Pourquoi procrastinons-nous ?

Nous avons parfois tendance à remettre au lendemain ce que nous pourrions faire le jour même. Cette mauvaise habitude a un nom : la procrastination. Si l'on en croit les résultats d'un récent sondage, elle serait très fréquente dans certaines catégories de la population.En effet, près de 80 % des étudiants et plus de 40 % des retraités auraient tendance à procrastiner. De même, les personnes impulsives tendraient à remette à plus tard des tâches qui leur paraissent pénibles.Des chercheurs français ont voulu mieux comprendre les mécanismes de la procrastination. Pour cela, ils ont réuni un groupe de 51 volontaires, qu'ils ont soumis à un ensemble de tests.On a d'abord demandé à ces participants de donner une valeur à des récompenses, qui pouvaient prendre la forme de friandises ou de fleurs. Ils devaient aussi attribuer une valeur à certaines tâches, physiques ou mentales.On leur demandait ensuite de répondre à une autre question : préféraient-ils recevoir immédiatement une petite récompense, ou attendre un peu et se voir gratifiés d'une récompense plus importante ?Durant tout ce temps, des dispositifs d'imagerie médicale enregistraient l'activité cérébrale de ces volontaires. Ce qui a permis aux scientifiques d'identifier la zone du cerveau qui s'activait quand les participants se soumettaient aux tâches proposées.Cette région cérébrale se nomme le cortex cingulaire antérieur. Elle joue un rôle dans bien d'autres processus, comme ceux qui déclenchent les émotions, l'empathie ou encore la prise de décision.Si nous avons tendance à procrastiner, ce serait lié au fonctionnement particulier du cerveau. En effet, il évaluerait d'abord les conséquences d'une action, en termes de coûts pour celui qui l'effectuerait, avant d'envisager les récompenses qu'elle permettrait.C'est pour cela que, devant une tâche à accomplir, la vaisselle par exemple, nous penserions à la fatigue immédiate qu'elle va occasionner avant de mesurer le bénéfice qu'on peut en attendre, à savoir une cuisine propre et bien rangée.Cette meilleure connaissance des mécanisme de la procrastination pourrait déboucher sur la mise au point de stratégies propres à en atténuer les effets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 1, 2022 • 2min

Pourquoi les cactus ont-ils des épines ?

On le sait, il ne fait pas bon s'approcher trop près d'un cactus. En effet, ces plantes sont garnies d'épines parfois très douloureuses. Et elles ont souvent une autre particularité : elles s'enfoncent si profondément dans la chair qu'il est difficile de les retirer.Pour comprendre cette faculté de pénétration, les scientifiques les ont étudiées au microscope. Et ils se sont aperçus que leur structure ressemblait un peu à du fer babelé.Rien d'étonnant à ce qu'elles restent fichées dans la chair ! Certaines épines s'y plantent avec tant de force qu'au moment de s'y enfoncer elles entraînent avec elles un morceau de la plante. Tous les cactus, cependant, ne sont pas pourvus d'épines aussi puissantes.On ne saurait imaginer de cactus sans épines. Mais, au fait, à quoi leur servent-elles ? La réponse la plus évidente à cette question est le rôle défensif de ces épines. En effet, elles protègent la plante contre les animaux, ou les hommes, qui s'en approchent trop près.Une fois piqués par ces redoutables épines, il y a fort à parier qu'ils ne renouvelleront pas l'expérience. Mais ces épines ont d'autres utilités. Ainsi, elles seraient capables de capter l'humidité de l'air, pour en faire profiter la plante. Et comme ces épines sont souvent orientées vers la terre, les gouttes de rosée qu'elles capturent arrosent de préférence les racines de la plante.Elles permettraient aussi de réguler la température des cactus. Par ailleurs, ce sont les feuilles du cactus qui, à un moment donné, ont évolué en épines. La surface de la plante en a été réduite d'autant, ce qui limite l'évaporation d'eau. C'est cette particularité qui fait des cactus des plantes bien adaptées aux climats chauds et secs, ou même arides.Mais elles assureraient un rôle plus singulier. En effet, les épines, en s'insérant fortement dans la chair des animaux de passage, sont transportées en d'autres lieux. Finissant par tomber au sol, elles donnent ainsi naissance à d'autres plantes.C'est donc grâce aux épines que les cactus peuvent essaimer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 31, 2022 • 2min

Avons-nous cohabité avec l'Homme de Néandertal ?

Même si la densité de population était alors très faible, des contacts entre les hommes de Néandertal et les Homo Sapiens, les hommes modernes, ont sans doute eu lieu. Des recherches récentes montrent d'ailleurs que l'ADN de la majorité de la population actuelle comporte une petite partie du patrimoine génétique des Néandertaliens.Ces contacts ont pu dégénérer en affrontements. Mais, comme en témoigne la composition de notre ADN, les Néandertaliens et les Sapiens ont dû aussi se mêler. La probable cohabitation entre ces deux espèces n'a pas eu lieu partout au même moment.Ainsi des contacts ont dû se produire en Sibérie voilà environ 100.000 ans et au Proche-Orient sans doute 40.000 ans plus tard. En Europe, la rencontre est encore plus tardive.En Europe centrale, en effet, les deux peuples ont dû cohabiter voilà environ 40.000 ans. De récentes fouilles, faites en France et dans le nord de l'Espagne, donnent des dates similaires pour cette partie de l'Europe occidentale.Ces recherches ont permis de fixer à environ 42.500 ans l'apparition de l'homme moderne dans cette partie de l'Europe. De son côté, l'homme de Néandertal aurait disparu voilà environ 40.500 ans.Selon les chercheurs, les deux espèces se seraient donc côtoyées durant une période comprise entre 1.400 et 2.900 ans. Il se peut que l'homme de Néandertal ait été victime d'une épidémie, en raison d'une plus grande fragilité, ou des changements climatiques.Il ne semble d'ailleurs pas que le croisement entre les deux espèces ait revêtu un caractère systématique. La présence résiduelle du patrimoine génétique de l'homme de Néandertal dans notre ADN suggère plutôt l'intégration, au sein d'Homo Sapiens, d'individus isolés.Cette cohabitation entre Néandertaliens et Sapiens ne les a sans doute pas empêchés de se sentir différents. C'est surtout la culture matérielle qui leur permet de se différencier. Ainsi, l'industrie moustérienne reste propre à l'homme de Néandertal.Mais elle ne varie guère avec le temps. Cette relative fixité, face à une plus grande capacité d'évolution des Sapiens, contribue peut-être à expliquer la disparition des Néandertaliens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 30, 2022 • 2min

La vie a-t-elle rendu Mars inhabitable ?

Les scientifiques ont déjà identifié un certain nombre de facteurs propices à l'émergence de la vie sur Mars. En effet, des traces d'eau liquide ont été détectées. Par ailleurs, l'atmosphère de la planète rouge était composée, entre autres éléments, d'hydrogène et de dioxyde de carbone.Deux gaz à fort effet de serre qui maintenaient à la surface de la planète des températures comprises entre -10 et 20 °C. Dans de telles conditions, des microbes auraient pu vivre sur Mars voilà environ 3,7 milliards d'années.Mais ces conditions favorables se sont dégradées. En effet, Mars s'est nettement refroidie, affichant des températures de surface de l'ordre de -60°C. Dès lors, la vie n'y était plus possible, du moins en théorie.Et si les micro-organismes présents sur Mars étaient en partie responsables du refroidissement de la planète rouge ? C'est à cette conclusion, pour le moins originale, que sont récemment parvenus des chercheurs français.En effet, les microbes se seraient mis à consommer de l'hydrogène et à produire du méthane. Autrement dit, ils auraient remplacé un gaz à effet de serre par un autre. Par conséquent, le mal ne devrait pas être trop grand.Sauf que le méthane a un effet moins réchauffant que l'hydrogène. Mars s'est donc peu à peu refroidie et l'eau libre s'est transformée en glace. Des organismes vivants seraient donc responsables de l'extinction de la vie sur Mars. Le vivant pourrait-il générer des mécanismes entraînant sa propre destruction ?Ces microbes n'auraient d'ailleurs pas disparu tout de suite. Il est possible que, pour survivre, ils se soient enfouis profondément dans le sol, à la recherche d'un peu de chaleur.Et il n'est même pas exclu que certains aient survécu. Ils auraient pu se réfugier dans des cratères ou au fond de vallées où le climat martien est plus clément. Les traces de méthane repérées dans l'atmosphère de la planète seraient-elles produites par des microbes plus résistants que d'autres ?Pour l'heure, les scientifiques n'ont aucune certitude. En effet, ce gaz pourrait être d'origine géologique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 27, 2022 • 3min

Qu'est-ce que Spinlaunch ?

Pour écouter l'histoire de Bernard Arnault sur Comment j'ai bâti un empire:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922Spotify:https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZwDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/2676812Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D----------------------------------Les moyens mis en œuvre pour explorer l'espace et mettre des satellites en orbite sont souvent très ingénieux. C'est le cas de cette fronde géante, mise au point par l'entreprise californienne SpinLaunch, fondée en 2014.Le dispositif comprend une centrifugeuse géante. Une petite fusée est placée à l'intérieur. La centrifugeuse se met à tourner de plus en plus vite, jusqu'à atteindre la vitesse de 8.000 km/h.Parvenue à ce stade, elle libère la fusée, qui grimpe, grâce à cette propulsion, jusqu'à une altitude d'environ 60 kilomètres. Là, un moteur se déclenche, pour permettre à la fusée d'atteindre une vitesse de quelque 28.000 km/h, nécessaire à la mise en orbite.Les nombreux essais effectués jusqu'ici semblent concluants. Ils semblent avoir montré que le matériel de précision embarqué à bord de la fusée pouvait résister à la puissante accélération du moteur destiné à la mise en orbite.Le mécanisme mis en œuvre a valu à ce dispositif original le surnom familier de fronde ou de catapulte géante.Des lancements beaucoup moins coûteuxLe but essentiel de ce dispositif est de limiter, à l'avenir, le lancement de fusées traditionnelles. Car chacun de ces lancements coûte très cher. Alors que cette catapulte géante, mise au point par SpinLaunch, serait beaucoup plus économique.On estime en effet qu'elle ferait économiser environ 70 % du carburant nécessaire au décollage d'une fusée traditionnelle. De ce fait, un lancement ne coûterait plus quelques dizaines de millions de dollars, mais moins de 500.000 dollars. Une économie très appréciable en ces temps d'inflation.La société SpinLaunch venant de procéder à un nouvel essai concluant, mais cette fois pour le compte de la NASA, on peut penser que ce nouveau mode de propulsion pourrait, dans un avenir assez proche, remplacer les lancements classiques.Et, de fait, le procédé n'intéresse pas seulement la NASA. La société Airbus est également sur les rangs, ainsi qu'une société de livraison par satellite. Si tout se passe comme prévu, les premiers lancements de fusées mises en orbite devraient avoir lieu à l'horizon 2025. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 26, 2022 • 2min

Pourquoi les voitures gaspillent-elles 60% de leur carburant ?

Pour écouter le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-----------------------------------------À l'heure où des mouvements sociaux entraînent une relative pénurie d'essence et de gasoil, et où leur prix ne cesse d'augmenter, le carburant devient un produit de plus en plus précieux.Et pourtant, son rendement n'est pas satisfaisant. En effet, tout le carburant ravitaillant la voiture ne servirait pas à la faire avancer, loin de là. Certaines études estiment même que les deux tiers en seraient perdus.Pour comprendre l'origine de ce gaspillage, il faut revenir au fonctionnement du moteur thermique qui équipe les véhicules que nous utilisons. Brûlé avec de l'air dans une chambre de combustion, le carburant actionne un piston, qui, par l'intermédiaire d'une bielle et d'un vilebrequin, convertit le mouvement vertical en une rotation.C'est ce qui permet, par le biais aussi de la boîte de vitesse, de faire avancer la voiture. Mais les spécialistes estiment que seulement le tiers du carburant sert vraiment à la transformation de l'énergie thermique liée à la combustion en une énergie mécanique propre à actionner le mouvement des roues.L'impact du frottementMais alors, que devient le reste de l'essence ou du gasoil mis dans le moteur ? D'après les spécialistes, le frottement causerait la perte d'environ 30 % du carburant. Et une autre partie se dissiperait sous forme de chaleur.Le frottement est une sorte de résistance qui se produit lorsque deux surfaces entrent en contact. C'est cette résistance qui permet à la chaussure d'adhérer au sol en quelque sorte.Mais si le sol est trop glissant, il n'y a plus de frottement, et vous risquez de tomber ! Au niveau du moteur thermique, les principaux frottements se produisent autour du piston ou dans les mouvements qui associent la bielle, le vilebrequin et le bloc moteur.À chaque fois, ces frottements se traduisent par une perte d'énergie, qui se dissipe sous forme de chaleur. Un tiers du carburant est donc utilisé pour limiter ces frottements.L'amélioration de l'huile utilisée pour lubrifier le moteur, ainsi que la mise au point de nouveaux revêtements de protection, pourraient réduire l'impact de ces frottements. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 25, 2022 • 2min

Pourquoi les arcs-en-ciel blancs sont-ils rares ?

Un arc-en-ciel vient parfois embraser le ciel d'un jour pluvieux. Ses couleurs, qui vont du rouge au jaune, en passant par le vert et le bleu, font de ce phénomène naturel un spectacle magnifique.Mais il existe un autre type d'arc-en-ciel, moins spectaculaire et aussi plus fugace. Il s'agit de l'arc-en-ciel blanc, moins courant que le phénomène coloré que nous avons souvent l'occasion de contempler.Comme son nom l'indique, cet arc-en-ciel blanc, que les Anglais appellent parfois un "arc-en-ciel fantôme", ne présente pas la palette multicolore de l'arc-en-ciel classique. Même si, parfois, de minces bandes d'un rouge ou d'un bleu pâles peuvent se distinguer.Pour bien voir cet arc-en-ciel blanc, il faut que le soleil, placé derrière l'observateur, soit à une certaine hauteur dans le ciel.En règle générale, ce type de phénomènes se produit dans des pays septentrionaux, comme les pays scandinaves ou l'Irlande. Le brouillard ou la brume, où l'arc-en-ciel blanc va se former, y sont fréquents. On le distingue plus facilement sur le sommet d'une montagne ou à proximité de la mer.Le lever du soleil est également un moment propice à la formation d'un arc-en-ciel blanc. Il est souvent plus long mais moins large que l'arc-en-ciel classique.Un phénomène né du brouillardPour en comprendre l'origine, il faut rappeler dans quelles conditions il se forme. En fait, c'est le brouillard qui lui donne naissance le plus souvent, et non la pluie, comme dans le cas de l'arc-en-ciel classique.Or les gouttes tissant une nappe de brume n'ont pas du tout les mêmes dimensions que celles qui forment la pluie. Elles sont de 10 à 1.000 fois plus petites. Du fait de ce diamètre très ténu, moins de 0,1 mm en moyenne, ces très fines gouttelettes ne peuvent pas décomposer la lumière, comme les gouttes de pluie, plus larges, le font pour l'arc-en-ciel traditionnel.Pour le reste, un arc-en-ciel blanc se forme à peu près de la même manière qu'un arc-en-ciel classique, la lumière pénétrant dans les gouttes d'eau étant réfléchie de la même façon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 24, 2022 • 2min

Qu'arrivera-t-il quand l'océan Pacifique se refermera ?

La Terre est actuellement divisée en plusieurs continents, bien délimitée et séparés par des océans d'âges divers. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. En effet, à intervalles réguliers, ces continents se rassemblent en une formation unique appelée supercontinent.Ces mouvements sont dus au déplacement des plaques constituant la lithosphère terrestre. On appelle ce mécanisme la tectonique des plaques.Le dernier supercontinent à s'être formé se nomme la Pangée. Il est apparu voilà environ 300 millions d'années. Or, une nouvelle étude, due à des chercheurs australiens et chinois, révèle qu'un nouveau supercontinent devrait se former tous les 600 millions d'années.Nous serions donc au milieu du gué, si l'on peut dire. Un nouveau supercontinent devrait apparaître d'ici 300 millions d'années environ. Et les scientifiques lui ont déjà trouvé un nom : Amasia.Le mécanisme de formation d'AmasiaIl existe en effet plusieurs modes de formation possibles pour le futur supercontinent. En effet, le mouvement des plaques pourrait se faire de telle manière qu'il entraînerait la fermeture des anciens océans, comme l'océan Pacifique. Dans ce cas, les spécialistes parlent d'extroversion.En revanche, il y aurait introversion si les plaques provoquaient la fermeture d'océans plus récents, comme l'océan Atlantique. Enfin, dernière solution, c'est l'océan Arctique qui pourrait se voir fermé par l'action des plaques. Il s'agirait alors d'une orthoversion.D'après les spécialistes, ce qui devrait influencer le mouvement des plaques, et donc le mode de formation du supercontinent Amasia, c'est l'épaisseur de la croûte océanique.Si cette épaisseur est inférieure à 15 kilomètres, par exemple, le supercontinent devrait se former par extroversion. Et pour une épaisseur comprise entre 15 et 25 kilomètres, c'est le modèle de l'introversion qui est privilégié.Pour les spécialistes, cette épaisseur de la croûte océanique serait liée à la capacité du manteau terrestre à extraire du magma des chaînes de montagne sous-marines, ce qui provoquerait son réchauffement.Or, la Terre continuant à se refroidir, la croûte océanique aurait tendance à s'amincir. Par conséquent, le futur supercontinent se formerait plutôt grâce au mécanisme de l'extroversion, qui verra l'océan Pacifique se refermer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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