Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Nov 20, 2022 • 2min

A quelle vitesse l'Europe se rechauffe-t-elle ?

À l'heure où s'ouvre la Cop 27, la conférence de l'ONU sur le climat, les préoccupations sur les conséquences du réchauffement climatique sont plus que jamais à l'ordre du jour. Et en Europe plus qu'ailleurs.En effet, le Vieux Continent semble se réchauffer plus vite que les autres parties du monde. Sa température moyenne serait plus élevée de 2,2°C, en moyenne, que celle qui régnait en Europe durant la période préindustrielle.Durant la période 1991-2022, l'Europe s'est réchauffée de 0,5°C supplémentaire tous les dix ans. L'année 2022 serait un bon exemple des événements climatiques extrêmes liés à ce réchauffement accéléré.En effet, l'été 2022 serait le plus sec jamais enregistré en 500 ans. Par ailleurs, les glaciers alpins auraient fondu de trente mètres sur la période 1997-2021. Sans compter les inondations et les incendies à répétition provoqués par ce dérèglement climatique.Les scientifiques ne connaissent pas encore, avec certitude, les raisons de ce rapide réchauffement de l'Europe. Ils soupçonnent cependant l'Arctique d'y être pour quelque chose.En effet, cette région, proche du continent européen, se réchauffe encore plus vite que lui, de 3 degrés de plus, en moyenne, que les températures de l'ère préindustrielle. Ce réchauffement serait dû en partie à la rapidité de fonte de la calotte glaciaire.La quantité de glace est dès lors moins importante et l'effet albédo d'autant plus limité. Rappelons que cet effet désigne la réflexion de la lumière solaire par la glace. Et, faute de glace, la neige fondue qui tapisse ces régions a plutôt tendance à absorber le rayonnement solaire, ce qui accélère le réchauffement.Et pourtant, l'Europe fait plutôt mieux que les autres en matière de lutte contre le réchauffement climatique. En effet, les émissions de gaz à effet de serre ont déjà diminué de plus de 30 % entre 1990 et 2020.Même s'ils se montrent de bons élèves, les Européens ne devraient pas se voir récompensés. Quels que soient leurs efforts, en effet, le réchauffement devrait continuer à être plus rapide en Europe que partout ailleurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 17, 2022 • 2min

Pourquoi certains pensent-ils que la Lune est creuse ?

Malgré leur aspect fantaisiste, certaines théories ont la vie dure. C'est le cas de l'hypothèse selon laquelle la Lune serait creuse. Cette affirmation connaît toujours un certain succès, notamment dans les milieux complotistes.Mais quelle est l'origine de cette théorie ? Pour la connaître, il faut remonter à la fin de l'année l969, qui vit les astronautes d'Apollo 12 se poser sur la Lune. C'est, après Apollo 11, la seconde mission lunaire à le faire.L'un de ses objectifs était l'installation sur notre satellite d'une station scientifique automatisée, baptisée ALSEP. Elle était équipée d'instruments scientifiques, qui devaient permettre de réaliser un certain nombre d'expériences.Parmi les objectifs assignés à Apollo 12, figure ce que les techniciens appellent une "expérience sismique passive". Les astronautes la mettent en œuvre à la fin de leur mission.À ce moment-là, en effet, ils décollent à bord du module lunaire et rejoignent le module de service à bord duquel ils doivent regagner la Terre. Là, ils programment le crash du module lunaire sur la Lune.Il s'agissait, pour les scientifiques, de mesurer le retentissement d'un tel événement. Ce crash devait en effet dégager une puissance comparable à une tonne de TNT.Mais, ce qui surprend les scientifiques, c'est l'ampleur et surtout la durée des vibrations consécutives à ce crash, qu'on peut comparer à un séisme. Sur Terre, de telles vibrations durent, en moyenne, entre 30 secondes et 2 minutes.Elles sont beaucoup plus longues sur la Lune, se prolongeant souvent bien plus de 10 minutes. Et les scientifiques eurent le sentiment qu'après ce crash, et ceux qui suivirent, la Lune "sonnait comme une cloche".Il n'en fallait pas plus à certains pour prétendre que la Lune était creuse. En réalité, ce n'est pas ce prétendu évidement de la Lune qui provoque de tels phénomènes, mais la rareté de l'eau, seulement présente sous la forme d'une glace très dure.Sur la Terre, au contraire, c'est l'abondance de l'eau présente sur notre planète qui explique en grande partie la brièveté des vibrations consécutives aux séismes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 16, 2022 • 2min

Pourquoi les nuits se réchauffent-elles plus que les jours ?

Le réchauffement climatique de la planète, lié notamment à une trop forte émission de gaz à effet de serre, ne fait plus aucun doute. Mais ce n'est pas un phénomène uniforme. En effet, les continents ont tendance à se réchauffer plus vite que les océans.De même, les températures moyennes des terres élevées augmentent plus vite que celles qui sont mesurées dans les zones plus basses. De telles différences sont également constatées entre le jour et la nuit.Même si, dans certaines régions, le jour se réchauffe plus vite que la nuit, c'est cette dernière qui, dans l'ensemble, voit ses températures progresser plus vite que celles du jour.Dans les régions plus septentrionales, on constate un écart de température moyen de 0,5°C entre le jour et la nuit. D'après les mesures des scientifiques, il serait de 0,25°C dans les zones plus méridionales. De telles constatations sont le fruit d'observations faites entre 1983 et 2017.Les scientifiques ne savent pas avec certitude pourquoi la nuit tend à se réchauffer plus vite que le jour. Mais l'explication la plus probable serait à rechercher dans les nuages.Les chercheurs ont en effet observé, sur la plupart des régions observées, la présence d'une couverture nuageuse plus dense. Durant la journée, ces nuages, qui bloquent une partie du rayonnement solaire, ont tendance à rafraîchir les températures.Au contraire, durant la nuit, ils conserveraient en partie la chaleur accumulée durant la journée. Ce rythme inégal du réchauffement, entre le jour et la nuit, n'est pas sans conséquences.Sur la flore d'abord, l'augmentation des températures nocturnes n'étant pas sans influence sur la croissance des plantes. Les animaux sont également sensibles à ce contraste thermique renforcé.En effet, il peut modifier le comportement des espèces nocturnes, confrontées, du fait de ce réchauffement des nuits, à un climat plus sec durant ces périodes. Ce contraste thermique accru n'est pas non plus sans perturber la circulation des vents. Il est donc essentiel de surveiller, à l'avenir, l'évolution des températures nocturnes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 15, 2022 • 2min

De quoi le découvreur du tombeau de Toutankhamon est-il accusé ?

En novembre 2022, on célèbrera le centième anniversaire de la découverte de la tombe de Toutankhamon. Ce pourrait être l'occasion de mettre à l'honneur son découvreur, l'égyptologue britannique Howard Carter.Pourtant, certains préfèrent profiter de cet événement pour reprendre les accusations qui, depuis longtemps, visent le célèbre savant. On lui reproche en effet d'avoir gardé pour lui des objets trouvés dans la tombe du pharaon.Il faut rappeler qu'à cette époque les archéologues recevaient souvent l'autorisation de conserver certaines des antiquités découvertes dans ces tombeaux royaux. Mais tel n'aurait pas été le cas pour Howard Carter.Sur quoi se fondent de telles accusations ? D'abord sur certains documents. C'est notamment le cas d'une lettre écrite à Howard Carter, en 1934, par l'un de ses confrères, l'éminent égyptologue Alan Gardiner.Dans cette missive, ce dernier indique à Carter que l'amulette qu'il lui a donnée provient du tombeau de Toutankhamon. La lettre, restée confidentielle, n'a été publiée que récemment. Son auteur affirme avoir fait examiner l'objet par un spécialiste, qui aurait déclaré n'avoir aucun doute sur sa provenance.Si Howard Carter a pu, selon ses détracteurs, dérober un certain nombre d'objets dans la tombe, c'est qu'il aurait pu y pénétrer avant son ouverture officielle. Après la mort de l'égyptologue, une maison de vente, spécialisée dans ce type de transactions, avait remarqué, parmi ses biens, une vingtaine d'objets provenant, selon toute vraisemblance, de la tombe du jeune pharaon.La nièce d'Howard Carter ne tenait pas à les rendre directement au musée du Caire. C'eût été accuser son oncle de les avoir dérobés. Aussi préféra-t-elle les faire remettre au Roi Farouk.Mais, gardant par devers elle certains de ces objets, la maison de vente les aurait dispersés à travers le monde. L'un d'entre eux intéresse particulièrement les égyptologues.Il s'agit d'un magnifique collier, qui aurait disparu entre la remise en place de la momie dans son cercueil, en 1926, et la réouverture du sarcophage, en 1968. Pour certains, c'est Howard Carter qui se serait emparé de certaines parties du collier, retrouvées plus tard à l'occasion d'une vente aux enchères. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 14, 2022 • 2min

Quel mystère se trouve à 2,5km sous l'eau ?

L'exploration du fond des océans est loin d'être achevée. En effet, elle révèle encore des mystères. Des scientifiques américains, chargés d'étudier les fonds marins, ont fait, en juillet 2022, une étonnante découverte.Ils ont remarqué des trous, creusés à environ 2,5 kilomètres de profondeur, au niveau du plateau des Açores. Ils ont une forme allongée, se présentant comme des sortes de fentes. Et la même découverte a été faite à 300 kilomètres de là.À vrai dire, de tels trous avaient déjà été repérés en 2004. Ce qui étonne les scientifiques, c'est la régularité de leur tracé. En effet, chaque trou a 6 cm de long pour 1,5 cm de large.Plus surprenant encore, la distance séparant chaque trou est la même que la longueur de chacune des fentes. L'alignement parfait de cette série de trous est tout aussi remarquable.Pour l'heure, les scientifiques ne sont pas parvenus à percer le mystère de ces trous sous-marins. Qui peut bien les avoir creusés ? Les hypothèses n'ont pas manqué de fleurir, d'autant que les scientifiques ont fait part de leur découverte sur les réseaux sociaux.On a suggéré que ces traces auraient été laissées par le passage d'un sous-marin ou qu'elles seraient l'œuvre d'extraterrestres. On a également évoqué la possible remontée de gaz, venant du tréfonds des océans. Plus sérieusement, des scientifiques pensent que ces trous auraient pu être faits par des animaux marins.Les petits tas de sédiments déposés de chaque côté des trous plaident d'ailleurs en faveur de cette hypothèse. Il pourrait s'agir d'organismes vivant dans le sable ou se déplaçant même en-dessous. Dans ce cas, ces petites fentes seraient le résultat de leur respiration.Pour l'instant, cependant, aucun animal n'a été repéré dans les trous ou à leurs abords. On n'a pas manqué non plus de voir dans ces ouvrages si réguliers la main de l'homme. Sans être capable d'en dire plus pour le moment.Des échantillons ont été prélevés dans ces étranges cavités. Leur analyse contribuera-t-elle à donner la clef de l'énigme ? En attendant, le mystère demeure tout entier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 13, 2022 • 2min

Quel évènement aurait déclenché la révolution industrielle ?

Ce que les historiens appellent la "révolution industrielle" a d'abord lieu en Angleterre, dès la fin du XVIIIe siècle. Puis, à partir de cette date, et jusqu'au début du XXe siècle, des pays comme la France, l'Allemagne, les États-Unis, la Russie ou le Japon sont touchés par ce phénomène.Il se manifeste avant tout par un changement de source d'énergie. On passe en effet de l'énergie hydraulique, procurée par la force de l'eau, à l'utilisation du charbon qui, par l'intermédiaire de la machine à vapeur, transforme l'énergie thermique de la vapeur d'eau en une énergie mécanique.C'est cette énergie qui va actionner les trains et les bateaux et faire fonctionner les machines utilisées dans les usines. On passe donc d'une économie fondée sur l'agriculture et l'artisanat à une production massive de biens manufacturés.Les historiens se sont longtemps demandé ce qui avait pu provoquer un tel changement. Des chercheurs américains apportent un nouvel élément au dossier. Pour eux, l'élément déclencheur de cette révolution industrielle serait à rechercher dans le manque d'eau.Il n'existe pas, au Royaume-Uni, de relevés officiels des précipitations à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Mais les chercheurs ont pu utiliser d'autres données, qu'ils ont patiemment rassemblées.Il ressort de leur étude que le nord de l'Angleterre et l'Écosse ont connu, en été, d'importantes sécheresses durant la période considérée. Dès lors, le niveau des fleuves était souvent très bas. Mais des inondations sont également signalées durant l'automne et l'hiver.Ce déficit d'eau comme la montée des fleuves et des rivières ont donc empêché un fonctionnement normal des moulins à eau, principaux pourvoyeurs d'énergie de l'économie de cette époque. La situation était d'autant plus préoccupante que certaines industries, comme le textile, avaient un grand besoin d'eau.Dès lors, il devenait urgent de remplacer cette source d'énergie défaillante par une autre. Ce sont donc les aléas climatiques qui seraient donc à l'origine du délaissement de la force hydraulique au profit d'une énergie fossile, le charbon, considérée aujourd'hui comme l'un des responsables du réchauffement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 10, 2022 • 2min

Pourquoi la “fourmi électrique” est-elle une menace ?

Un chercheur vient d'identifier une nouvelle espèce de fourmi dans le sud de la France. On l'a baptisée la "fourmi électrique" en raison de la nocivité de ses piqûres. Cet insecte a déjà colonisé la majorité des continents, notamment l'Amérique du Sud ou l'Australie.En Europe, on ne l'avait signalé jusque-là qu'en Espagne, dans la région de Malaga. C'est donc la première fois qu'on repère cette fourmi en France. Or, ce minuscule insecte d'environ 1,5 mm est très envahissant.Si ses colonies se développent aussi rapidement, c'est que cette fourmi a trouvé le moyen de se reproduire en partie par clonage. Il est probable qu'elle soit arrivée en France à la faveur d'un transport de plantes.Si on appelle cet insecte la "fourmi électrique" ou encore la "petite fourmi de feu", c'est parce que ses piqûres sont très douloureuses. Elles ressemblent un peu à celles de l'ortie, mais en plus violent. Et l'effet peut durer des heures.Ces piqûres peuvent même causer, chez certaines personnes, un choc anaphylactique, c'est-à-dire une très vive réaction allergique, qui peut avoir de graves conséquences pour la santé.C'est pourquoi ces fourmis sont de redoutables prédateurs pour les autres insectes, qu'elles peuvent tuer ou faire fuir. Leurs piqûres rendent même certains animaux aveugles. Dès lors, on comprend pourquoi cette fourmi est considérée comme une grave menace pour la biodiversité.Les spécialistes conseillent de circonscrire rapidement la zone occupée par la fourmi électrique dans le sud de la France. Ceci fait, il faut prendre au plus vite des mesures pour l'éliminer.L'éradication de ces insectes peut être entreprise au niveau européen. D'ores et déjà, la Commission européenne a classé cette fourmi parmi les espèces "préoccupantes". Elle a trois mois, à partir de la date de la découverte, pour mettre au point un plan d'élimination de cet insecte.Il devrait être assez onéreux. À titre d'exemple, les mesures prises contre la progression de la fourmi électrique dans le Queensland, un État d'Australie, ont coûté environ 30 millions de dollars aux autorités. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 9, 2022 • 2min

Quel est le secret de la "Chamane de Bad Dürrenberg" ?

Découverte en 1934, dans ce qui est aujourd'hui le Land de Saxe-Anhalt, une sépulture ne cesse d'intriguer les archéologues. Datant d'environ 8.500 ans, elle est connue sous le nom de tombe de la "chamane de Bad Dürrenberg", du nom de l'endroit où elle a été trouvée.Dans cette sépulture unique gisait une femme d'une trentaine d'années tenant un nourrisson entre ses jambes. Ce qui frappe les spécialistes, c'est l'inhabituel foisonnement d'objets qui entourent les squelettes.De nouvelles fouilles ont permis d'en préciser l'inventaire. On trouve ainsi, dans la sépulture, de nombreuses pointes de flèches, insérées dans un os de grue très long, et une multitude de plumes et de bijoux.On a aussi découvert une spectaculaire coiffe, surmontée de bois de cerf et ornée de pendentifs de dents d'animaux. D'autres restes d'animaux, de cerfs, de castors, de chevreuils ou encore de sangliers jonchent le sol de la tombe.Un certain nombre d'indices tendent à faire penser que la femme inhumée à Bad-Dürrenberg était entourée d'un certain respect par une population qui lui prêtait peut-être des pouvoirs surnaturels. D'où le nom de "chamane" que lui ont donné les archéologues.En premier lieu, sa sépulture est isolée, comme pour bien la séparer des autres tombes. Il est possible que cette tombe ait été considérée comme un lieu sacré, où l'on venait peut-être de loin pour se recueillir.Par ailleurs, la coiffe découverte dans la tombe n'est pas sans rappeler celles portées par certains chamans d'Asie centrale. Elles étaient notamment agrémentées de cornes, censées faciliter les rapports avec les esprits ou l'au-delà.Certaines particularités du squelette, à la base du crâne notamment, laissent également supposer que cette femme souffrait de certains troubles, qui pouvaient entraîner des pertes de conscience ou des états de conscience altérée.Par ailleurs, des analyses génétiques ont permis de prouver que le jeune enfant enterré avec elle n'était pas le sien. Les spécialistes essaient aussi de comprendre pourquoi cette femme a été enterrée avec un cerf, ce qui, pour l'heure, est sans exemple. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 8, 2022 • 2min

La fonte des glaces peut-elle (vraiment) libérer des virus ?

Les dernières épidémies les plus meurtrières, liées aux virus Ebola ou du covid-19, sont venues d'Afrique et de Chine. Mais d'autres épidémies pourraient naître dans des régions beaucoup plus froides.En effet, le réchauffement climatique ne pourrait-il pas libérer des virus et des bactéries emprisonnés dans les glaciers ou dans le permafrost, ce sol qui, dans les latitudes les plus froides, est gelé en permanence ?C'est pour mesurer ce risque de "débordement viral", comme l'appellent les spécialistes, que des chercheurs canadiens ont prélevé des échantillons au fond du lac Hazen et dans le lit de rivières qui s'y jettent.Il s'agit d'un lace situé à l'extrême Nord du Canada, au-delà du cercle arctique.Cette étude ne concerne pas les virus prisonniers du sol gelé depuis des milliers d'années et qui, sous l'effet du réchauffement du climat, pourraient se réveiller. La chose est possible, puisque des scientifiques français ont réussi à ranimer un virus capturé par le permafrost sibérien et vieux de 30.000 ans.Les recherches menées dans le lac Hazen et ses affluents ne portent que sur des virus emprisonnées dans des glaciers plus récents. Elles montrent que leur migration peut s'amplifier avec le ruissellement des eaux glaciaires lié au réchauffement.Mais, d'après les chercheurs, les virus vont se fixer sur un nouvel hôte local. Ainsi, il est probable qu'ils quittent un champignon pour venir en infecter un autre. Une transmission de ce type de virus à plus grande échelle semble peu probable à ce stade.Elle serait d'ailleurs rendue difficile par l'absence, dans ces zones très froides, d'hôtes "relais", comme les moustiques, qui transmettent le virus à d'autres organismes.Pour autant, les scientifiques n'excluent pas une autre hypothèse. En effet, si le réchauffement climatique devait se poursuivre, il est possible que les espèces en mesure de transmettre les virus migrent vers des zones plus septentrionales.Dans ce cas, elles pourraient atteindre des régions comme celles du lac Hazen, où elles entreraient en contact avec de nouveaux virus. Un scénario dont on espère qu'il ne se réalisera pas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 7, 2022 • 2min

Que sont les “piliers de la création” ?

Les astronomes l'appellent les "piliers de la création". Il s'agit d'une région de l'espace, formant de grands bras de gaz et de poussière. Cette zone est une sorte d'incubateur d'étoiles.À l'échelle de l'univers, elle n'est pas très loin de nous. En effet, ces "piliers de la création" se trouvent dans notre galaxie, à environ 6.500 années-lumière. Ils sont eux-mêmes englobés dans une région plus vaste, nommée la Nébuleuse de l'Aigle, bien connue des amoureux du ciel étoilé.Cette région de l'espace, le télescope Hubble nous en avait déjà fourni des photos, prises entre 1995 et 2014. Mais les caméras infrarouges du télescope James-Web, lancé en décembre 2021, ont pu prendre des clichés encore plus précis.Le vif éclat des milliers d'étoiles qui environnent ces "piliers de la création" attire aussitôt l'attention de l'observateur. C'est dans ces denses nuages de gaz et de poussière qu'elles se sont formées.Certaines n'en sont encore qu'au tout début de leur vie, tandis que d'autres, âgées de quelques centaines de milliers d'années, sont parvenues à un stade plus avancé. Chaudes et rayonnantes, elles dessinent en rouge vif l'extrémité des bras de ces "piliers de la création".Cette photo, prise dans l'infrarouge par les instruments si sensibles du télescope James-Webb, a ensuite été convertie en lumière visible. Elle couvre environ huit années-lumière.Comme cette région de l'espace est un véritable cocon stellaire, elle devrait permettre aux astronomes de mieux comprendre le processus de formation des étoiles. Ils pourront ainsi identifier de manière précise un grand nombre d'étoiles nouvelles, formées à partir d'une certaine quantité de gaz et de poussière.La comparaison entre les anciennes photos et ces nouveaux clichés montre que ces "piliers de la création" évoluent avec le temps, de nouvelles formations apparaissant dans la structure principale.Les astronomes comptent sur le télescope pour leur fournir d'autres informations de cette qualité sur le cycle de vie des étoiles. Il devrait également permettre d'en apprendre davantage sur les exoplanètes qui, comme leur nom l'indique, se forment en dehors de notre système solaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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