Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Feb 22, 2023 • 2min

A-t-on déjà momifié des corps en Europe ?

On sait que les anciens Égyptiens momifiaient les corps de leurs défunts, ou du moins de certains d'entre eux. Mais cette pratique existait-elle aussi en Europe ?Des découvertes, faites dans les années 1960 par une équipe de scientifiques sur un site portugais, font état de pratiques de momification qui remonteraient à environ 8.000 ans. On a en effet trouvé, dans cet endroit, les restes momifiés de 13 individus.La découverte de ces momies de chasseurs-cueilleurs laisserait supposer que la pratique de la momification durant la Préhistoire était plus courante qu'on ne le dit généralement.Des analyses récentes de ces restes humains ont montré que ces corps, avant d'être inhumés, avaient subi un processus de dessèchement. Ce qui aurait permis de plier les jambes de ces défunts sans que les os soient désarticulés.Les corps momifiés étaient maintenus dans cette position fléchie par des bandages ou des cordes. La momification se faisait donc en plusieurs étapes, qui se déroulaient sur un espace de temps assez long.Une autre découverte, assez insolite, laisse deviner un autre type de momification. La trouvaille a été faite en Écosse. Les chercheurs ont exhumé là deux squelettes, datant d'environ 3.000 ans.Ils n'avaient pas été momifiés par la main de l'homme, mais par l'action de la nature. Ces restes humains étaient en effet conservés dans une tourbière, composée notamment de mousses qui, en se décomposant, empêchent le passage de l'oxygène.Les cadavres y sont donc particulièrement bien conservés. Mais ce n'est pas tant cet état de conservation qui a attiré l'attention des chercheurs qu'un autre fait, très singulier.En effet, l'examen des mâchoires, notamment, a révélé que ces squelettes étaient composés des restes de six individus. Ils auraient été assemblés, pour former ce cadavre composite, entre 1.440 et 1.130 avant notre ère.Les spécialistes pensent que ces squelettes ont fait l'objet de plusieurs manipulations, séparées par un certain laps de temps. L'origine de ces pratiques n'est pas connue avec certitude. Ces squelettes auraient pu servir de "documents", servant à attester la possession de la terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 21, 2023 • 2min

Le champignon créateur de zombies de "The Last Of Us" existe-t-il vraiment ?

Dans une série récente, "The last of us", promise à un grand succès, un champignon toxique, du nom de "cordyceps", transforme les humains en zombies violents. Or, il se trouve que ce champignon existe vraiment !Pourrait-il, dès lors, infecter le corps humain au point de transformer les hommes en morts-vivants ? Heureusement pour l'avenir de l'humanité, la réalité est tout autre. Non, d'ailleurs, que ce champignon ne soit pas dangereux.Mais il ne s'en prend pas aux hommes. En effet, il ne s'attaque qu'aux insectes. Les fourmis, notamment, sont souvent ses victimes. Si certains de ces insectes, souvent des individus isolés, respirent les spores du cordyceps, qui sont en quelque sorte ses graines, ils commencent à tituber et à perdre leur équilibre.Bientôt, les spores du champignon prennent le contrôle de la fourmi. Sur son corps, le parasite se met à repousser, libérant de nouvelles spores, qui contaminent à leur tour d'autres insectes.Pour les scientifiques, le cordyceps ne serait pas un champignon dangereux pour l'homme. D'abord parce qu'il ne s'attaque qu'aux insectes. Et encore pas à tous. Il ne s'en prend en effet qu'aux individus isolés et affaiblis, dont le système immunitaire est moins efficace.Ensuite, l'une des espèces les plus toxiques de ce champignon, celle qui s'attaque aux fourmis, est très rare. Ce qui relativise la menace qu'il pourrait représenter, même pour les insectes.Par ailleurs, ce champignon ne peut se développer que dans des conditions très précises. Ainsi, il a besoin d'une certaine température, autour de 18°C. Avec ses 37°C, le corps humain ne serait donc pas un hôte convenable pour le cordyceps.Il lui faut aussi beaucoup d'humidité. C'est pour cette raison qu'on le trouve dans les forêts tropicales ou, en automne, dans les zones humides d'Europe.Enfin, le patrimoine génétique de ce champignon est fragile. S'il pouvait contaminer un homme, celui-ci pourrait en infecter un autre, qui, à la rigueur, pourrait en contaminer un troisième. Mais la contamination ne s'étendrait pas au-delà, le génome du cordyceps se dégradant au cours du processus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 20, 2023 • 2min

Qu'est-ce que le « vortex polaire » ?

En ce début février, une vague de froid inédite continue de frapper le Canada et fait baisser le thermomètre dans des proportions jamais atteintes dans les États américains de Nouvelle-Angleterre.Les températures s'y sont en effet abaissées en deçà de - 40°C, avec une température ressentie voisine de - 70°C. Avec des rafales de vents très fortes, ces températures ressenties pourraient même descendre jusqu'à -80°C.D'ores et déjà, des records de froid sont battus aux États-Unis. Plus au sud, ces températures, toujours glaciales mais un peu atténuées, devraient s'afficher à Boston et New York, où le thermomètre pourrait descendre jusqu'à - 15 °C.Mais les habitants de ces deux villes pourraient endurer des températures encore plus basses, atteignant jusqu'à - 20°C à New York et - 30 ou même - 40°C à Boston. Des températures extrêmes, qui peuvent provoquer des engelures en quelques minutes et même, dans certains cas, se révéler mortelles.Pourquoi ce froid sibérien touche-t-il l'Amérique du Nord ? Le responsable de ces températures extrêmes est un phénomène climatique que les météorologues appellent un "vortex polaire".De quoi s'agit-il ? Le mot "vortex" est employé notamment pour désigner un tourbillon, de nuages ou d'eau. Quand il est polaire, ce vortex est une vaste dépression, qui se forme près des pôles géographiques de la Terre.Cette dépression s'installe en grande partie dans la haute atmosphère, à une altitude d'environ 30 kilomètres. Cette dépression est le plus souvent maintenue dans la région des pôles par des vents circulaires, qui l'emprisonnent et l'empêchent de déborder plus au sud.Mais un réchauffement subit peut modifier la circulation de ces vents, qui, dès lors, ne contiennent plus le vortex polaire, libre de s'échapper vers des régions plus méridionales.C'est la différence de température entre l'équateur et les pôles qui entraîne la formation de ce vortex polaire. Ces écarts étant plus grands en hiver, les vortex qui apparaissent à cette saison sont plus massifs.Il est à noter que des vortex polaires ont été observés sur d'autres planètes que la Terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 19, 2023 • 2min

La singularité technologique va-t-elle bientôt être atteinte ?

On a parlé de "singularité technologique", ou de "singularité" tout court, dès les années 1950. Puis le concept a été enrichi dans la décennie suivante et discuté jusqu'à nos jours.Pour les partisans de cette idée, l'intelligence artificielle, sous tous ses aspects, prendrait de plus en plus de place dans nos sociétés. Plus le temps passe, plus les progrès enregistrés lui seraient dus.Le rapide enchaînement de ces progrès déclencherait une sorte d'emballement, qui se traduirait lui-même par une évolution technologique que la société humaine, réduite à ses seuls moyens, n'aurait pu produire.Au terme de cette évolution apparaîtrait une "superintelligence", qui, malgré ou peut-être à cause de sa nature artificielle, se révélerait supérieure à l'intelligence humaine.On aurait alors atteint cette "singularité technologique", dont certains prédisent l'arrivée à l'horizon 2030, d'autres la prévoyant plutôt vers 2045.Si certains croient cette "intelligence générale artificielle", comme on appelle aussi la "singularité", près de se manifester, c'est qu'elle semble en mesure, dans un avenir proche, de relever un défi difficile.En effet, l'un des problèmes les plus délicats à résoudre, pour une intelligence artificielle, c'est celui des mécanismes du langage humain. Quand elle pourra comprendre comment il fonctionne, l' IA sera prête à égaler, voire à surpasser, l'intelligence humaine.C'est du moins l'avis de certains spécialistes de la question. Et ils pensent que cette capacité à percer les secrets du langage humain se manifeste notamment par la manière dont une IA traduit un texte complexe.Ainsi, une entreprise, spécialisée dans la traduction de textes, et utilisant l'IA, a voulu mesurer le temps passé par les traducteurs à corriger les erreurs commises par cet outil.Des données recueillies auprès de plus de 135.000 traducteurs ont été collectées. Or, leur analyse montre que, sur une période d'une dizaine d'années, le temps nécessaire à la correction des textes traduits par l'IA serait passé de 3,5 à 2 secondes par mot, soit un gain de 30 %. Pour cette société, pas de doute, la "singularité" sera une réalité avant la fin de la décennie actuelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 16, 2023 • 2min

Qu'est-ce que l’horloge de l’apocalypse ?

Certaines périodes paraissent plus propices à des dangers qui peuvent menacer l'ensemble de la planète. Des scientifiques ont voulu mesurer cette menace de manière plus précise.Pour ce faire, ils collaborent au "Bulletin of atomic scientists", créé, en 1945, sous l'égide d'Albert Einstein. Cette publication informe notamment ses lecteurs sur les dangers auxquels s'expose la planète, du fait notamment de la mise en place, et de l'utilisation possible, des armes nucléaires.La mise en exergue de la menace nucléaire s'explique par le contexte dans lequel la revue a vu le jour. En effet, elle a été fondée l'année de l'explosion des bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki.Et elle a ensuite paru pendant la guerre froide, une période de vive tension entre le camp soviétique et le bloc occidental.Les scientifiques réunis dans le cadre du "Bulletin of atomic scientists" ont imaginé un moyen original pour marquer, de manière concrète, la menace qui, d'après eux, pèse sur la terre.Ils ont en effet inventé une horloge particulière, qu'on s'est empressé de baptiser "horloge de l'apocalypse". Ses aiguilles marqueraient en effet le temps qui nous sépare de la fin du monde.La gamme des dangers qui sont pris en compter pour faire avancer, ou reculer, les aiguilles de cette singulière horloge, s'est un peu élargie. La menace d'une guerre nucléaire de grande ampleur, déjà très présente au début de la guerre froide, date de création de l'horloge, est revenue sur le devant de l'actualité avec la guerre en Ukraine.Mais, désormais, les catastrophes naturelles, liées notamment au réchauffement climatique, sont considérées, par les savants de la revue scientifique, comme des dangers pouvant nous rapprocher de la fin du monde.En 1947, à l'époque de sa création, l'horloge avait été réglée à 23h53. Depuis, elle a été mise à jour plus de 20 fois. Et, depuis quelques jours, 23h58 et 30 secondes s'affichent à son cadran. Plus qu'une minute et demie avant la fin du monde... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 15, 2023 • 2min

Que disent vos yeux de vos préférences ?

Depuis toujours, la sagesse populaire prétend que nos yeux sont le reflet de notre esprit. Il se pourrait que la science valide en partie cette affirmation.Si, comme le croient les scientifiques, les mouvements de nos yeux traduisent certaines de nos préférences ou laissent deviner les décisions que nous allons prendre, nous n'en avons pas conscience.En effet, ces mouvements oculaires très rapides, appelés "saccades", échappent souvent à notre contrôle. Ils seraient néanmoins révélateurs de certaines de nos réactions.Ainsi, des études récentes ont montré que la dilatation des pupilles pouvait être interprétée d'une certaine façon. Elle montrerait qu'une personne est peu sûre d'elle, hésitante sur la décision à prendre. Cette incertitude provoquerait une certaine tension, qui se traduirait elle-même par la dilatation des pupilles.D'autres expériences, portant toujours sur les mouvements oculaires, ont été menées. Ainsi, des chercheurs suisses ont demandé à des volontaires de regarder une liste de 40 chiffres.Ils se sont aperçus qu'il était possible de savoir à quel chiffre pensait tel participant rien qu'au mouvement de ses yeux. En effet, celui-ci se modifiait en fonction du chiffre considéré.Ainsi, les yeux se déplaçaient vers le haut et la droite s'il s'agissait d'un plus grand chiffre que celui qui venait avant dans la liste.Les mouvements oculaires seraient également de nature à révéler nos préférences. Ainsi, des volontaires ont été amenés à choisir entre deux trajets sur tapis roulant : l'un assez court mais comportant une pente et un autre plus long mais plus plat.Les chercheurs ont alors constaté que les mouvements oculaires devenaient plus accentués en direction du tapis qui avait la préférence du participant. Cette vigueur des saccades oculaires permettait donc de le deviner avant même qu'il exprime cette préférence.Tentant encore une autre expérience, des chercheurs ont demandé à des volontaires de répondre à une affirmation, couplée à une image. Les résultats de ceux dont le regard pouvait aller à sa guise étaient supérieurs à ceux qui devaient fixer une croix des yeux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 14, 2023 • 2min

Quel est l'effet de l’éruption du Hunga Tonga sur le climat ?

D'ordinaire, les éruptions volcaniques se traduisent plutôt par un refroidissement des températures. Mais ce n'est pas ce qui s'est produit avec celle du volcan Hunga Tonga, qui a eu lieu, le 15 janvier 2022, au large de l'île Hunga Tonga Ha'apai. Celle-ci, qui se trouve dans le Pacifique, appartient au royaume des Tonga.Il s'agit sans doute de l'éruption volcanique la plus violente jamais encore enregistrée au XXIe siècle. Elle a provoqué une énorme explosion dans l'atmosphère, la plus violente, selon certains experts, depuis celle produite par l'éruption du Krakatoa en 1883. Sa puissance serait équivalente, en effet, à plusieurs centaines de fois celle de la bombe atomique d'Hiroshima.Mais ce qui fait la particularité de ce phénomène, c'est qu'il s'agit de l'éruption d'un volcan sous-marin.Cette éruption inhabituelle s'est traduite par la propulsion dans l'atmosphère d'une énorme quantité de vapeur d'eau, mélangée à de la lave. Ce qui se produit très rarement.Entre 140 et 150 mégatonnes de vapeur d'eau auraient ainsi été expulsées par le volcan. Un chiffre qui donne le vertige quand on sait qu'une mégatonne correspond à un million de tonnes.Or la vapeur d'eau peut être considérée comme un gaz à effet de serre. Son effet sur le réchauffement climatique est d'autant plus significatif que la haute atmosphère en contient peu.Au lieu de faire baisser les températures, comme la plupart des autres phénomènes volcaniques, l'éruption du Hunga Tonga devrait donc plutôt les faire monter. Des chercheurs ont même estimé que, du fait de cette éruption, la probabilité que le seuil de 1,5°C soit dépassé au moins une fois d'ici 2026 passerait de 50 à 57 %.Rappelons que ce seuil de 1,5°C a été fixé par le récent accord de Paris comme la limite à atteindre pour le réchauffement climatique. Les chercheurs rappellent cependant que ces chiffres sont atteints dans le cas d'une égale répartition de la vapeur d'eau projetée par le volcan.Or celle-ci s'étant plutôt amassée dans l'hémisphère Sud, ils sont à relativiser légèrement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 13, 2023 • 2min

Pourquoi le noyau de la Terre suscite-t-il des interrogations ?

L'étude des ondes provoquées par les séismes a permis aux scientifiques de préciser, dès les années 1930, la composition du noyau, la partie centrale de notre planète.En réalité, ce noyau est lui-même composé de deux parties, le noyau interne et le noyau externe. La partie la plus centrale, le noyau interne, est solide. Elle est surtout composée de fer, à hauteur de 80 %, et, pour le reste, de nickel.Le noyau interne est entouré d'un noyau externe, toujours composé, en majorité, de fer et de nickel, mais, cette fois-ci, à l'état liquide.Ainsi constitué, le noyau interne tourne par rapport au manteau, cette zone située entre la croûte et le noyau externe. Cette rotation est liée à la fois au champ magnétique terrestre, produit lui-même par les mouvements du noyau externe, et à l'influence du manteau.Or l'étude des ondes sismiques suggère que ce mouvement de rotation du noyau interne n'est pas toujours semblable. Il semble parfois s'accélérer, on parle alors de super-rotation, ou ralentir, dans des périodes qualifiées de sous-rotation.Pour certains scientifiques, cette rotation serait réglée selon un mode alternatif. La sous-rotation succéderait ainsi à la super-rotation, et vice versa. Chaque état durerait plusieurs décennies.Certaines analyses portent à croire que le noyau interne de la Terre aurait tourné plus vite, par rapport au manteau, surtout depuis 1971. Puis un changement majeur aurait eu lieu en 2009.Cette année-là, en effet, la rotation du noyau interne se serait ralentie. On aurait donc pu passer, dès cette époque, d'une super-rotation à un nouvel état de sous-rotation.Il est à noter que tous les scientifiques ne sont pas d'accord avec cette hypothèse. Certains pensent en effet que les modifications de vitesse de propagation des ondes sismiques, sur lesquelles se basent les scientifiques tenants d'une rotation rapide du noyau interne, ne seraient pas dues à ces mouvements du noyau interne mais à des changements physiques qui s'y produiraient.Il sera sans doute nécessaire, pour trancher le débat, de recueillir des données plus nombreuses, notamment sur le comportement des ondes sismiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 12, 2023 • 2min

Comment rejoindre Mars en seulement un mois et demi ?

Conduire des hommes sur Mars, dans un avenir proche, fait toujours partie des ambitions de la NASA. Les agences spatiales ne sont d'ailleurs pas les seules intéressées par de tels projets.À la tête de Space X, Elon Musk prévoit lui aussi d'envoyer une mission habitée vers Mars dès 2024 ou 2026. Pour sa part, la NASA annonce un vol vers la planète rouge à l'horizon 2027.Nouveauté de cette future mission, le mode de propulsion de la fusée. Au lieu d'un combustible classique, on emploierait l'énergie nucléaire pour faire décoller la fusée.À vrai dire, un tel projet n'est pas vraiment nouveau. La NASA l'avait déjà envisagé voilà un demi siècle, au début des années 1970. Mais les contraintes de la guerre froide et des restrictions budgétaires avaient conduit à son abandon.La mise au point de cette fusée à propulsion nucléaire profiterait de la collaboration de l'armée, qui a déjà de nombreuses innovations à son actif.La nature de la propulsion reste la même. En effet, comme avec une fusée classique, le réacteur nucléaire produit de la chaleur, elle-même transférée à un combustible liquide, qui se transforme en gaz et produit la poussée nécessaire au décollage.Il s'agit donc d'une différence de degré. En effet, le réacteur nucléaire est capable de produire des températures beaucoup plus élevées. Ce qui rend une telle fusée nucléaire trois ou quatre fois plus efficace qu'une fusée conventionnelle.Le voyage vers Mars serait donc bien plus rapide. Pour parcourir les 225 millions de kilomètres qui séparent la planète rouge de la Terre, il ne faudrait pas neuf mois, comme c'est le cas aujourd'hui, avec une fusée classique, mais seulement un mois et demi.Ce nouveau type de lanceur, à propulsion nucléaire, serait d'abord utilisé pour convoyer du matériel sur la Lune, puis, dans un second temps, pour envoyer des astronautes sur Mars.Ce projet de fusée nucléaire permet à la NASA de prendre de l'avance sur ses concurrents, la Chine et l'agence spatiale européenne, dont les projets de vols vers Mars sont mis entre parenthèses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 9, 2023 • 2min

Pourquoi la neige peut-elle être rouge ?

La neige peut parfois perdre sa couleur immaculée, dans certains endroits, comme si du sang y avait coulé. le phénomène est connu au moins depuis l'Antiquité.On peut surtout l'observer sur des glaciers d'une altitude comprise entre 3.000 et 3.700 mètres. D'où le nom de "sang des glaciers" qu'on lui donne parfois. Cette neige rouge se trouve partout dans le monde, au Groenland ou dans l'Antarctique, mais aussi sous des latitudes plus tempérées, dans les Alpes ou dans la Sierra Nevada, en Californie.Cette teinte sanglante de la neige s'explique par la présence d'algues microscopiques. Il en existe d'ailleurs plusieurs espèces. Leur coloration est due à la présence d'un pigment qu'on trouve aussi dans les tomates. Il sert à protéger les algues des rayons du soleil.Ces algues ne sont pas visibles l'hiver, quand le soleil est peu actif. Elles se mettent alors en repos. Elles se réveillent au printemps en quelque sorte, où elles sont transportées par l'eau des glaciers en fonte. Durant cette période active, elles s'alimentent des minéraux trouvés dans le sol.L'éveil printanier de ces algues des sommets, avant leur sommeil hivernal, est appelé "bloom" par les spécialistes.Elles semblent plus abondantes en ce moment. Ce qui n'est pas de bon augure. En effet, le réchauffement climatique, qui accélère la fonte des glaciers, et abrège la saison hivernale, profite à ces algues, qui se multiplient.Mais leur présence, qui réduit celle de la neige, a un autre effet négatif : elle limite l'albédo, c'est-à-dire la quantité d'énergie solaire réfléchie vers l'espace. On constate, rn effet, une diminution de 13 % de ce réfléchissement.De ce fait, la chaleur est davantage absorbée par le sol et moins renvoyée vers l'espace. Ce qui accentue encore la fonte de la neige et des glaciers.Malgré tout, le fonctionnement exact de ces micro-organismes est encore assez mal connu. Les scientifiques pensent d'ailleurs qu'il reste encore des espèces à découvrir. C'est pourquoi un projet de recherche de grande ampleur a été lancé en 2021. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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