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Choses à Savoir
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Mar 8, 2023 • 2min
Les personnes les plus riches sont-elles les plus intelligentes ?
Dans nos sociétés occidentales, le mérite, comme vecteur de réussite professionnelle, joue un rôle essentiel. On considère souvent que, dans ces conditions, l'intelligence est le principal moteur de l'ascension sociale, et donc de l'accès à des professions mieux rémunérées.En résumé, les personnes intelligentes sont plus riches que les autres. Or une récente étude vient contredire, du moins en partie, une telle affirmation.Elle a porté sur plus de 59.000 Suédois, qui ont tous subi un test d'aptitudes cognitives. Il s'agit donc d'un échantillon assez large, qui se signale aussi par la diversité des professions exercées et des rémunérations perçues.Cependant, cette recherche ne concerne que des hommes, issues d'une seule nationalité. c'est là une limite à prendre en compte.Les auteurs de l'étude ne remettent pas en cause le lien entre les capacités intellectuelles d'un individu et sa réussite professionnelle. Cette corrélation a d'ailleurs été mise en évidence par de précédentes recherches.Cette étude, cependant, tend à la relativiser. En effet, ses résultats montrent qu'au-delà d'un certain niveau de salaire, les aptitudes de la personne qui le gagnent semblent stagner. Comme si elles atteignaient un seuil, impossible à dépasser.De fait, cette étude indique qu'au-delà d'un salaire annuel de 60.000 euros, gagné par 1 % des participants, les résultats de ces derniers aux tests étaient inférieurs à ceux des personnes gagnant un peu moins d'argent qu'eux.Ce qui tendrait à prouver que l'accès à ces postes très bien rémunérés ne dépend pas seulement des aptitudes intellectuelles. D'autres facteurs expliqueraient le succès d'un parcours professionnel.L'appartenance à certains milieux sociaux serait l'un d'entre eux. Dans ce cas, les relations que peut faire jouer la famille, et l'éducation soignée qu'elle ne manque pas de donner aux enfants, peuvent faire avancer une carrière plus sûrement que la seule possession de capacités intellectuelles.Certains traits de personnalité ne sont pas non plus sans influence sur un parcours professionnel. Mais la chance peut aussi jouer un rôle, offrant, à certains moments, des opportunités de carrière à ceux qui savent les saisir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 7, 2023 • 2min
Comment la pollution affecte-t-elle les performances des joueurs d'échecs ?
Par temps calme, l'air que nous respirons est encore plus envahi par des particules extrêmement fines. Elles se logent facilement dans les poumons et augmenteraient le risque de faire un infarctus ou un AVC.Mais ces particules à la taille infime pourraient aussi perturber le fonctionnement du cerveau. Elles auraient ainsi un impact sur nos fonctions cognitives.D'après une étude menée par des chercheurs américains et allemands, cette pollution de l'air pourrait ainsi gêner les joueurs d'échecs de haut niveau. On sait en effet que, pour gagner une partie, ils doivent faire preuve d'une grande concentration, propre à leur faire anticiper les coups de leurs adversaires.Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont étudié pas moins de 609 parties d'échecs, qui ont eu lieu à l'occasion de compétitions organisées entre 2017 et 2019. Elles ont impliqué 121 joueurs, dont 30.000 mouvements ont été scrutés par une intelligence artificielle.Quant à la qualité de l'air, dans les salles qui réunissaient les joueurs, elle était analysée par des capteurs. Les résultats ont montré que 10 microgrammes supplémentaires de particules fines par m3 entraînaient une hausse de 26,3 % du risque de faire une erreur.Et l'influence d'une telle pollution sur ce risque d'erreur serait encore plus grande dans les premières phases du jeu. Pour effectuer ces premiers mouvements, en effet, les joueurs disposent d'un temps limité, durant lequel ils ressentent une pression plus intense.Durant cette période, la pollution aux particules fines aurait également tendance à émousser la concentration de ces joueurs. Entre les mouvements 30 er 40, quand la tension augmente encore d'un cran, le risque de se tromper serait encore accru de 27,6 % par le seul effet de cette forme de pollution de l'air.En revanche, d'autres facteurs, comme la température ou la présence de CO2 dans l'air, ne semblent pas gêner ces joueurs d'échecs. En effet, ces éléments, ainsi que les bruits ambiants dans la salle, ont été pris en compte pour réaliser cette étude. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 6, 2023 • 2min
Comment les abeilles réussissent-elles à passer l'hiver ?
La plupart des insectes ont une activité très réduite en hiver. C'est notamment le cas des abeilles. Durant la saison hivernale, elles se réfugient dans la ruche, qu'elles ne quittent plus jusqu'au retour des beaux jours.Si elles s'aventuraient à l'extérieur, elles ne trouveraient guère de fleurs à butiner. Ce qui les priverait de l'essentiel de leur nourriture. Et puis ces insectes, comme d'autres, craignent beaucoup le froid. En effet, ce sont des animaux à sang froid qui, contrairement aux mammifères, ne peuvent maintenir leur température corporelle durant l'hiver.Durant la saison froide, les abeilles restent donc dans la ruche. Elles diminuent leurs activités et ralentissent leur métabolisme. Elles sont donc plus en léthargie qu'en hibernation à proprement parler.La reine elle-même est beaucoup moins active. Au lieu de pondre environ 2.000 œufs par jour, elle se contente d'une centaine.Une fois réfugiées dans la ruche, l'activité principale des abeilles consiste à lutter contre le froid. En effet, si elles ne réussissent pas à y maintenir une température d'au moins 10°C, la colonie entière peut mourir.Pour faire entrer un peu de chaleur dans la ruche, les insectes emploient plusieurs moyens. Elles évitent d'abord de battre des ailes, pour ne pas dépenser trop d'énergie.Ensuite, la contraction régulière de leurs muscles thoraciques leur procure un peu de chaleur. Pour mieux résister au froid, les abeilles se regroupent pour former ce que les apiculteurs appellent une "grappe hivernale".Pour éviter les déplacements individuels, qui feraient perdre aux insectes une partie de la chaleur emmagasinée, c'est cet amas d'insectes qui se déplace. Ce qui permet aux abeilles de se nourrir du miel et du pollen entreposés avant l'hiver ou du sucre déposé dans la ruche par les apiculteurs. On estime ainsi qu'une réserve d'une vingtaine de kilos de miel est nécessaire à la survie d'une ruche durant l'hiver.Habiles ouvrières, les abeilles savent aussi boucher les orifices qui laissent passer le froid et l'humidité, mais aussi certains parasites. Pour cela, elles se servent du propolis, une substance résineuse produite par ces insectes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 5, 2023 • 2min
Leonard de Vinci a-t-il découvert la gravité ?
Leonard de Vinci représente bien le type même de ces humanistes de la Renaissance dont les connaissances encyclopédiques et l'intarissable curiosité touchaient à tous les domaines du savoir.En effet, le peintre célèbre laisse aussi la place au dessinateur, à l'architecte et même au savant. De fait, Leonard de Vinci excelle aussi dans le domaine scientifique.Il a rempli de ses inventions des dizaines de cahiers, sur lesquels il a dessiné des croquis et des esquisses, agrémentés de calculs divers et de commentaires. Ces cahiers auraient regroupé, au total, plus de 13.000 pages, dont moins d'un tiers nous est parvenu.Des chercheurs américains se sont récemment intéressés à l'un des recueils composés par Leonard de Vinci. Il s'agit du codex Arundel, rédigé par le peintre italien entre 1480 et 1518.Parmi les traités scientifiques qui forment cet ensemble, l'un d'eux a retenu l'attention des chercheurs. Il relate une expérience dans laquelle un broc d'eau est déplacé par un utilisateur, tandis que de l'eau s'écoule du récipient.Cette expérience, réalisée au tout début du XVIe siècle, aurait mis en lumière le lien entre la gravité et l'accélération. Autrement dit, Leonard de Vinci aurait découvert, avec beaucoup d'avance, ce que les scientifiques appellent le principe d'équivalence.Selon ce principe, deux corps lâchés en même temps dans le vide tombent à la même vitesse, et donc avec la même accélération, et ce quelle que soit leur masse.Dans ce domaine, comme dans bien d'autres, Leonard de Vinci est donc un précurseur. Ses calculs annoncent la théorie de Galilée, énoncée en 1604, selon laquelle des masses tombent à la même vitesse en l'absence de résistance à l'air.Une théorie complétée par la loi de l'attraction universelle, définie par Newton en 1687. Et c'est en partant de ces théories qu'Einstein a mis au point le principe d'équivalence, en 1907, selon lequel la gravité et l'accélération sont identiques.On le voit, Leonard de Vinci, qui avait pressenti cette correspondance entre gravité et accélération, avait quatre siècles d'avance sur le célèbre savant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 2, 2023 • 2min
Quelles espèces éteintes pourraient revoir le jour ?
Faire revenir à la vie des espèces éteintes, comme les dinosaures de "Jurassic Park", ne devrait plus relever de la science-fiction. Dans un avenir assez proche, en effet, des scientifiques pourraient "ressusciter" des animaux disparus de la surface de la terre.Plusieurs sociétés se sont lancées dans ces projets de "désextinction". Elles y consacrent des sommes importantes; ainsi, 150 millions de dollars sont dévolus à la "renaissance" du dodo.En plus du dodo, exterminé par les Hollandais débarquant à l'île Maurice, voilà quatre siècles, deux autres espèces sont concernées par ces projets : le mammouth laineux, disparu depuis des milliers d'année, et le tigre de Tasmanie, éteint au siècle dernier.Pour ramener à la vie ces espèces disparues, les scientifiques prélèvent des fragments d'ADN sur des spécimens bien conservés. Ils en découpent une partie, grâce à des "ciseaux génétiques", une technique spécifique, et la fixent, en quelque sorte, sur un ruban de l'espèce vivante la plus proche génétiquement.Pour le dodo, il s'agit du pigeon de Nicobar et de l'éléphant d'Asie pour le mammouth laineux. Cet ADN composite sera ensuite implanté dans un œuf ou dans l'utérus de l'animal.L'animal obtenu ne sera donc pas un dodo ou un mammouth laineux, mais un être hybride qui en sera l'équivalent le plus proche.Les sociétés à l'origine de ces ambitieux projets mettent en avant une plus grande richesse de la biodiversité et de probables avancées scientifiques, bénéfiques pour la santé humaine.Cependant, tous les scientifiques ne voient pas d'un bon œil de telles manipulations génétiques, qui ne sont pas sans poser certains problèmes éthiques.Par ailleurs, ces espèces, si elles étaient ramenées à la vie, reviendraient dans des milieux qui n'ont plus rien à voir avec ceux qu'elles ont connus. Elles auraient donc du mal à s'en accommoder et pourraient même en bouleverser l'équilibre.Enfin, de nombreuses voix s'élèvent pour déplorer que l'argent consacré à la "désextinction" de ces espèces ne soit pas plutôt consacré à la conservation de toutes celles qui sont menacées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mar 1, 2023 • 2min
Qui a inventé la bombe atomique ?
Alors que, dans le cadre de la guerre en Ukraine, le Président Poutine ne cesse de brandir la menace nucléaire, on peut se demander quand fut mise au point la première bombe atomique.Durant la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne avait réussi à procéder à la fission de l'uranium, une étape essentielle dans la mise au point de l'arme nucléaire, et l'URSS avait entrepris des recherches prometteuses en la matière.Mais les Américains les coifferont au poteau. En effet, ils mettront au point la première bombe atomique, élaborée dans le cadre du projet Manhattan.Ce projet est mis en route en janvier 1943. Dès le départ, il s'agit d'un programme scientifique ultra-secret, dont aucun élément ne doit filtrer. Aussi tous les articles y faisant allusion sont-ils censurés.Le projet est confié au général Groves, qui fait appel au physicien Robert Oppenheimer pour en assurer la direction scientifique. Celui-ci réunit autour de lui une brillante équipe de savants, dans laquelle on compte notamment quatre prix Nobel.Le projet Manhattan bénéficie d'infrastructures adaptées à son objet. Ainsi, le centre nucléaire de Los Alamos, au Nouveau-Mexique, fut conçu, en janvier 1943, comme un lieu secret, destiné à centraliser les recherches sur la bombe atomique.Par ailleurs, c'est dans les installations d'Oak Ridge, dans l'État du Tennessee, que furent menées les expériences conduisant à la séparation de l'uranium, un autre pas capital dans la réalisation de l'arme nucléaire.Dans l'ensemble, environ 130.000 personnes travaillèrent au projet Manhattan, qui bénéficia, pour sa mise en œuvre, d'une mise de fonds équivalente à deux milliards de dollars.Après seulement deux ans et demi de recherches, en juillet 1945, la première bombe atomique voit le jour. Un premier essai est réalisé à Alamogordo, au Nouveau-Mexique, le 16 juillet 1945.Il n'y en aura pas d'autres. En effet, le test est jugé suffisamment concluant pour que, le 6 août 1945, une bombe atomique soit lâchée sur la ville d'Hiroshima, au Japon. Une autre sera larguée sur Nagasaki, trois jours plus tard.Plus de 200.000 personnes sont tuées, ce qui pousse le Japon à capituler. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 28, 2023 • 2min
Comment la poussière lunaire pourrait aider à lutter contre le réchauffement climatique ?
Les projets visant à limiter les effets du réchauffement climatique ne manquent pas. Ils relèvent de ce que l'on appelle désormais la géoingéniérie, un ensemble de techniques, testées à l'échelle de la planète, et visant à remédier au changement climatique.Le dernier en date vient d'être annoncé par une équipe de chercheurs, qui lui ont consacré un article dans une revue spécialisée. Il consiste à envoyer dans l'espace de grandes quantités de poussière lunaire, destinées à faire écran entre la lumière du Soleil et la Terre.Pour ces scientifiques, en effet, ce serait l'un des meilleurs moyens de faire baisser les températures sur notre planète. D'autant que, comme le rappellent ces chercheurs, la poussière, qui recouvre la surface de notre satellite, ne risque pas de s'épuiser de sitôt.Il reste encore à résoudre, pour mener à bien un tel projet, un certain nombre de problèmes. À commencer par la quantité de poussière à larguer ainsi dans l'atmosphère.La question de l'endroit depuis lequel on devrait lancer cette poussière lunaire dans l'espace se pose aussi. À cet égard, les auteurs de l'article ont envisagé plusieurs solutions. La première consisterait à disséminer cette poussière depuis une plateforme spatiale située à un endroit de l'espace où la gravite entre la Terre et le Soleil s'équilibrent.Mais recourir à un tel moyen poserait des problèmes. En effet, les poussières, lancées d'un tel endroit, auraient tendance à se dissiper assez vite. Ce qui obligerait à procéder assez rapidement à un nouveau largage.Mais cela n'arriverait pas, selon ces chercheurs, si la poussière à disperser dans l'espace était chargée dans des fusées décollant de la Lune elle-même. Les scientifiques ont pris soin de repérer les orbites permettant à la poussière de tamiser au maximum la lumière du Soleil.Ils soulignent encore un autre avantage : partant de la Lune, les fusées dépenseraient moins de carburant. Ils précisent enfin que, pour constituer un écran efficace, ces particules de poussière lunaire doivent être bien choisies, avec notamment une taille adéquate. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 27, 2023 • 2min
Quel mystérieux satellite russe s'est désintégré en orbite ?
Puissance spatiale de premier plan, la Russie envoie, entre autres engins, de nombreux satellites dans l'espace. Certains d'entre eux demeurent assez mystérieux, même aux yeux des spécialistes.C'est notamment le cas de l'un de ces satellites, nommé Cosmos 2.499. les Russes l'ont lancé dans l'espace en 2014, en même temps que trois satellites de communication militaire.Or, selon l'organisme de l'armée américaine chargé de l'observation des objets spatiaux, ce satellite russe se serait désintégré au début du mois de janvier dernier. Cette destruction se serait produite à environ 1.200 kilomètres au-dessus de nos têtes.On l'a dit, ce satellite russe est entouré de mystère. Il plane d'abord sur sa fonction. En effet, on ne sait pas vraiment à quoi sert Cosmos 2499. Les Américains l'ont d'abord pris pour un débris spatial.Puis ils ont remarqué des mouvements en direction du lanceur, toujours en orbite. Un simple débris n'aurait pu effectuer de telles manœuvres. Les militaires américains en sont venus à penser que cet engin pouvait être utilisé par les Russes pour détruire d'autre satellites.Les débris occasionnés par la désintégration de Cosmos 2.499 sont venus s'ajouter à tous ceux qui tournent déjà dans l'espace. Il n'y en aurait pas moins de 85. Ce qui n'est rien en comparaison des quelque 36.500 débris spatiaux de plus de 10 cm qui flottent dans la haute atmosphère.Quant aux plus petits débris, entre un millimètre et un centimètre, il y en aurait pas moins de 130 millions ! Il faut parfois des dizaines d'années pour que ces débris se désintègrent d'eux-mêmes.On conçoit, dès lors, la gêne, et même le danger, qu'ils peuvent représenter, non seulement pour les satellites, mais aussi pour la Station spatiale internationale. Les astronautes doivent toujours y être sur le qui-vive, pour effectuer à temps les manœuvres qui permettent d'éviter la collision avec les plus gros débris.La destruction de Cosmos 2.499 ne fera qu'ajouter à cet embarras croissant de l'espace, qui pose un véritable problème de sécurité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 26, 2023 • 2min
Pourquoi la foudre de Catatumbo est-elle unique au monde ?
Un phénomène météorologique singulier se produit au-dessus du las de Maracaibo, au Venezuela. Il s'agit d'une intense activité orageuse, nommée "foudre de Catatumbo" en référence au nom de l'un des affluents du lac.Ces orages sont si fréquents et si durables que cet endroit est connue comme la "capitale mondiale de la foudre". En effet, de puissants éclairs y zèbrent le ciel jusqu'à 300 jours par an.Au plus fort du phénomène orageux, on observerait environ 280 éclairs par heure. Ce qui représente environ 250 impacts au kilomètre carré, soit 1,6 million de décharges par an.Ce qui frappe aussi, c'est l'exceptionnelle durée de ces orages, qui ont généralement lieu après le coucher du soleil. Ces puissants éclairs, aperçus à des centaines de kilomètres à la ronde, éclairent en effet le ciel une dizaine d'heures.La puissance de ces éclairs est telle, et le phénomène est si prolongé, que cette "foudre de Catatumbo" éclaire le paysage comme en plein jour. Elle a même servi de phare naturel aux navigateurs.La fréquence et la puissance exceptionnelles de ces orages sont dues, d'après les spécialistes, à la circulation des vents soufflant dans la région.En effet, les vents, venus de la mer des Caraïbes, pénètrent dans le lac de Maracaibo. Ces vents charrient un air chaud et humide, qui est poussé vers les contreforts montagneux entourant le lac.Soufflant plus fort en fin de journée, les vents soulèvent ces masses d'air chaud, qui entrent en contact avec des courants plus frais venus des montagnes. Cette conjonction entraîne une instabilité propre à la formation de phénomènes orageux.Cette rencontre des masses d'air, ajoutée à la conformation particulière des lieux, explique la faculté que semblent avoir ces orages de se régénérer sans cesse.D'autres hypothèses ont cependant été émises pour expliquer le phénomène. Ainsi, la présence d'uranium dans le sous-sol favoriserait le déclenchement de ces violents orages. On a également parlé du méthane provenant des marécages voisins. Autant d'hypothèses qui n'ont pas été confirmées pour l'instant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Feb 23, 2023 • 2min
Comment les « pierres zen » se forment-elles ?
La nature ne cesse pas de susciter notre étonnement. Ce serait sûrement le sentiment qu'éprouverait le promeneur qui, marchant sur les rives du lac Baïkal, en Sibérie, serait témoin d'un phénomène surprenant.Certains jours d'hiver, quand les conditions météorologiques s'y prêtent, il pourrait voir, sur la surface gelée du lac, des galets, jetés là par quelque passant, tenir subitement en équilibre sur de fins piédestaux de glace. Et le soubassement de glace est si ténu que les pierres ont l'air de flotter au-dessus de la surface du lac.On a donné à ces galets, qui semblent se maintenir, comme par miracle, sur leurs doigts de glace, le nom de pierres zen, en référence à ces pierres empilées qui ornent les jardins japonais. Mais comment un tel phénomène est-il possible ?On a longtemps pensé que c'était le piédestal glacé qui soulevait le galet. Or les chercheurs semblent avoir trouvé une autre explication au phénomène, qui paraît plus convaincante.Si les "pierres zen" tiennent ainsi en équilibre sur leur mince pied de glace, ce serait à cause de la sublimation de la glace. De quoi s'agit-il ?Quand le ciel est bien dégagé, certains jours, et que le soleil darde ses rayons sur la glace du lac, une fine parie, à la surface, se vaporise directement, sans passer par l'état liquide.Du fait de cette sublimation, la surface glacée du lac s'abaisse insensiblement. Mais pas partout de la même manière. L'ombre des galets, qui met obstacle à la lumière, limite la fonte de la glace se trouvant sous la pierre.C'est donc cette érosion différente de la glace, produite par l'ombre des galets, qui est à l'origine du phénomène des "pierres zen".C'est une expérience, menée en laboratoire, qui a conduit à cette découverte. Un cylindre de métal y a été posé sur un bloc de glace, puis celle-ci a été sublimée grâce à une technique spécifique. Au bout de quelques heures, l'objet se trouvait soutenu, comme les galets du lac Baïkal, par un piédestal de glace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


