Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Mar 21, 2023 • 2min

Les complotistes avaient-ils raison sur les origines du Covid ?

Alors que l'épidémie de Covid tend à s'atténuer dans de nombreuses régions du monde, l'origine de la maladie n'est toujours pas connue. De nombreux scientifiques considèrent que l'hypothèse la plus crédible est celle d'une origine animale.Mais, pour l'instant, on ne parvient pas à découvrir l'animal qui serait vraiment impliqué dans la transmission du virus. C'est pourquoi l'hypothèse d'une fuite du virus d'un laboratoire de Wuhan, la ville chinoise d'où est partie l'épidémie, est remise à l'honneur par les rapports de deux organismes officiels américains.L'un émane du ministère de l'Énergie, l'autre du FBI.Il faut dire que de nouveaux éléments, repris par les médias, semblent appuyer cette thèse. On a en effet découvert qu'en 2012 un virus très semblable à celui du virus du Covid s'était manifesté dans une mine chinoise, entraînant le décès de trois personnes.Des spécimens de ce virus avaient ensuite été collectés, puis transportés à l'institut de virologie de Wuhan, à des fins d'analyse. Infectés par le virus, des scientifiques seraient alors tombés malades, au point d'être hospitalisés à la fin de l'année 2019.Le FBI se fonde notamment sur ces éléments pour indiquer que l'origine la plus probable de l'épidémie serait à rechercher dans la fuite accidentelle du virus depuis un laboratoire chinois.Des allégations que continuent à nier des autorités chinoises qui, par ailleurs, se montrent peu coopératives et refusent toujours l'accès à certaines données.Si cette thèse d'une fuite du virus d'un laboratoire chinois n'est exprimée qu'avec une certaine prudence, c'est qu'elle risque de relancer les idées complotistes en la matière.En effet, pour le FBI, par exemple, il s'agirait bien d'une fuite accidentelle. Pour les complotistes, au contraire, un virus dangereux pour l'homme aurait été sciemment créé, puis répandu intentionnellement dans la population.Cette hypothèse d'une fuite accidentelle du virus, d'ailleurs contestée par d'autres organismes officiels, et énoncée avec un "faible niveau de confiance", serait donc de nature à renforcer les soupçons des tenants d'un complot machiavélique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 20, 2023 • 2min

Sommes-nous vraiment capables de dérouter un astéroide ?

De très nombreux astéroïdes voguent dans les parages de la Terre. De multiples fragments tombent au sol, mais ils sont de trop petite taille pour représenter un danger. Pour l'instant, aucun astéroïde plus volumineux ne paraît en mesure de menacer notre planète.Les scientifiques, qui n'excluent pas pour autant une telle perspective, préfèrent prendre les devants. C'est ainsi que la NASA a mis au point la mission DART, élaborée dans le cadre des programmes de défense planétaire.La mission consistait à dévier la trajectoire d'un astéroïde nommé Dimorphos, qui tournait autour d'un corps céleste plus gros, du nom de Didymos. L'astéroïde visé était à peu près de la taille d'un terrain de football.L'astéroïde choisi avait été repéré et étudié de plus près grâce à des images prises par des télescopes installés au sol. Le but de la mission était plus précisément de modifier l'orbite de Dimorphos.Pour y parvenir, une sonde de près de 600 kilos devait être envoyée vers l'astéroïde et s'écraser à sa surface. Avant l'impact, elle aurait le temps de recueillir des informations supplémentaires sur le corps céleste.Cette mission "kamikaze" , lancée en septembre dernier, s'est soldée par un succès allant au-delà des espérances des scientifiques. Ils pensaient bien que l'impact provoqué par le crash de la sonde parviendrait à raccourcir l'orbite de l'astéroïde.Mais ils comptaient sur une modification de l'ordre de 73 secondes, voire un peu plus. Or, c'est un changement d'orbite de 32 minutes qui s'est produit. La preuve expérimentale était donc faite qu'il était possible de modifier la trajectoire d'un objet céleste menaçant de s'écraser sur notre planète.De quoi encourager les scientifiques, qui comptent élaborer d'autres projets similaires et organiser, d'ici 2029, une conférence mondiale consacrée à la défense planétaire.En attendant, les informations apportées par la sonde ont permis d'en apprendre davantage sur la composition de Dimorphos. Par ailleurs, le lancement prochain d'un vaisseau de contrôle devrait permettre de mieux analyser les conséquences de l'impact provoqué par l'écrasement de la sonde à la surface de l'astéroïde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 19, 2023 • 2min

A qui appartiennent les météorites ?

Chaque année, de nombreuses météorites, souvent de petite taille, s'écrasent sur Terre. La NASA en estime le nombre à plus de 80.000. Malgré tout, il est assez rare d'en trouver des fragments.En principe, ils sont revêtus d'une couche noire, qui vient de la combustion partielle de la météorite pénétrant dans l'atmosphère terrestre.Certains ont tout de même la chance de tomber sur un morceau de météorite. C'est ce qui est arrivé à un Indonésien, qui, en 2020, en a trouvé un dans son jardin. Cette trouvaille a d'ailleurs fait sa fortune, car un acheteur lui en a donné une forte somme. Plus récemment, une étudiante française a fait une découverte semblable.Une question se pose cependant. À qui appartiennent ces morceaux de météorites tombés du ciel ? En France, la loi est très floue à ce sujet. L'usage le plus courant veut néanmoins que le fragment de météorite appartienne à celui qui le trouve.C'est d'ailleurs ce qui se passe dans d'autres pays, comme le Royaume-Uni ou les États-Unis. Dans le premier de ces pays, le morceau de météorite étant considéré comme un fossile, celui qui le trouve peut l'emporter chez lui et en faire ce que bon lui semble.Voilà quelques années cependant, un député avait proposé de confier ces objets tombés du ciel aux centres de recherche. Le but étant de faire progresser la connaissance des météorites et donc d'en apprendre davantage sur le cosmos.Il était donc proposé de mettre en place une sorte de propriété partagée des fragments de météorites. Les scientifiques pourraient alors les étudier à loisir, sans pour autant léser les personnes qui les avaient découverts.Pour l'instant, les pouvoirs publics se sont refusés à aller dans ce sens, en rappelant que de telles dispositions ne pouvaient être prises que dans le cadre européen.Les choses en étant là pour l'instant, la personne découvrant un morceau de météorite est censée en avoir la propriété. Elle peut donc garder cet objet sans avoir à prévenir qui que ce soit de sa découverte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 16, 2023 • 2min

Que vient-on de découvrir sur l'île de Pâques ?

Possession du Chili, l'île de Pâques, située dans le sud-est de l'océan Pacifique, est l'un des lieux les plus isolés du monde. Découverte au XVIIIe siècle, l'île est surtout connue pour les statues monumentales qui s'y dressent.Elles ont été sculptées, sans doute entre le XIIIe et le XVIIIe siècles, par le peuple "Rapa Nui", l'ethnie polynésienne qui avait pris pied sur l'île. Ces immenses statues en tuf ou en basalte, qu'on appelle des "Moaïs", ont une apparence humaine et tournent le dos à la mer.Certaines sont achevées, d'autres à peine ébauchées. Malgré toutes les recherches entreprises pour mieux les connaître, elles n'ont pas encore livré tous leurs secrets.L'apparence de ces blocs de pierre sculptés, ainsi que la présence d'ossements et d'offrandes, à proximité des statues, laissent penser qu'elles étaient au centre d'un culte, rendu à des dieux locaux ou à des ancêtres déifiés.Ces statues, qui atteignent quatre mètres de hauteur, en moyenne, et dépassent 10 mètres pour les plus grandes, sont déjà très nombreuses. On en a en effet trouvé plus de mille sur l'île.Et pourtant, elles n'ont pas toutes été mises au jour. En effet, une équipe d'archéologues vient d'en découvrir une nouvelle. La trouvaille a été faite dans le cratère d'un volcan où s'était formé un lac.Cet endroit était aussi l'un des principaux gisements de roches volcaniques de l'île, où les habitants venaient puiser de quoi sculpter leurs immenses statues.Or, depuis quelques années, les activités humaines et le réchauffement climatique ont entraîné la baisse du niveau du lac, laissant une partie de son lit accessible. C'est là que les archéologues ont trouvé un nouveau "Moaï".Il s'agit d'une statue un peu moins grande que les autres. Les scientifiques devront faire appel à la méthode de datation au carbone 14 pour connaître l'époque où cette nouvelle statue a été sculptée.Les archéologues pensent que l'assèchement du lac devrait leur permettre de trouver d'autres "Moaïs". Ce qui permettrait de compenser la perte des 80 statues détruites par les incendies de 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 15, 2023 • 2min

L'IA va-t-elle remplacer les pilotes d'avion ?

Les dispositifs d'intelligence artificielle ne cessent de faire des progrès. On fabrique aujourd'hui des robots, propres à de nombreux usages, et la voiture sans pilote ne relève plus seulement du domaine de la science-fiction.Mais ce ne sont pas les seuls engins qui pourront se passer de la direction humaine. Des projets très avancés comptent faire voler des avions sans pilote. Un mécanisme d'intelligence artificielle prendrait les commandes à la place de l'homme.Le programme le plus élaboré, en la matière, est sans doute celui de l'armée de l'air américaine. Elle voudrait en effet, dans un avenir assez proche, faire piloter ses avions de chasse par une intelligence artificielle.C'est pour vérifier le bon fonctionnement et l'efficacité du dispositif imaginé par les spécialistes de l'armée de l'air qu'un test inédit a été réalisé à la fin de l'année dernière.L'essai a été concluant puisque l'avion choisi a pu être piloté sans incident, et durant 17 heures, par une intelligence artificielle. Un vol autonome d'une telle durée constitue un record.Les militaires chargés du suivi de ce vol d'essai ont précisé que cet appareil, piloté par une intelligence artificielle, avait effectué des "manœuvres militaires" et volé dans une zone d'une étendue telle qu'elle ne permettait pas de maintenir un contact visuel.On a installé ce dispositif, non sur un appareil ordinaire, mais sur un avion utilisé pour les essais en vol. Cet avion d'entraînement est conçu pour pouvoir changer à volonté ses paramètres de vol. Il permet donc de reproduire les caractéristiques de vol de plusieurs types d'avions de chasse.Le dispositif installé à bord de cet avion a donc montré que l'intelligence artificielle était en mesure de piloter l'ensemble des appareils possédés par l'armée de l'air américaine.Des mécanismes d'intelligence artificielle pourraient donc équiper, dans un proche avenir, les avions de chasse américains et être utilisés dans le cadre de missions délicates.Ces tests grandeur nature, seuls capables de démontrer la réelle efficience de ces dispositifs, ont pris la suite des diverses modélisations effectuées par les spécialistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 14, 2023 • 2min

Qu'est-ce que le projet européen IRIS ?

Le contrôle de l'espace devient un enjeu crucial, non seulement pour des sociétés qui entendent rentabiliser leurs investissement, mais aussi pour des États ou des instances internationales qui y voient un moyen de renforcer leur indépendance.Or le contrôle de l'espace passe en partie par le lancement de satellites. De nos jours, les groupes comme les États ne mettent plus seulement en orbite des satellites isolés. Au contraire, ils les regroupent pour augmenter leur puissance.Ces "constellations" de satellites, comme on les appelle, ont été mises en place par des sociétés comme SpaceX, le groupe d'Elon Musk, qui a baptisé "Starlink" son ensemble de satellites, ou encore Amazon, qui a développé le projet "Kuiper".De même, certains pays ont mis en orbite leur propre constellation de satellites. C'est le cas de la Chine, dont l'ensemble compte près de 13.000 satellites.Dans cette compétition pour le contrôle de l'espace, l'Europe n'a pas voulu être en reste. Aussi vient-elle de se doter de sa propre constellation de satellites. Elle a été baptisée IRISS, ce qui veut dire "Infrastructures pour la résilience, l'interconnexion et la sécurité par satellite".Cet ensemble n'aura pas l'ampleur de certains de ses concurrents. En effet, IRISS ne serait composé que de 170 satellites, déployés en orbite basse. Ils devraient âtre lancés, de manière progressive, entre 2025 et 2027.L'objectif de cette constellation européenne de satellites est double. Il s'agit d'abord de renforcer le système de communication et éviter autant que possible toute dépendance de l'Europe aux données collectées par des sociétés ou d'autres États.En effet, la guerre en Ukraine montre qu'en cas de crise internationale un système de communication fiable, basé sur les informations recueillies par satellite, revêt une importance majeure.Mais ce nouveau système satellitaire, qui devrait coûter 2,4 milliards d'euros, ne sera pas seulement utile aux États. Les particuliers y trouveront aussi leur compte. Il devrait en effet leur permettre de profiter d'une connexion Internet à haut débit, qui couvrirait l'ensemble du territoire européen et s'étendrait même à l'Afrique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 13, 2023 • 2min

Pourquoi les nounours sont-ils réconfortants ?

Qui d'entre nous n'a pas eu, dans son enfance, un nounours auquel il était si attaché qu'il le préférait souvent à ses autres jouets ? Le nounours est sans doute le "doudou" favori des enfants, au pouvoir apaisant désormais bien connu.Mais des chercheurs ont voulu en savoir plus sur le pouvoir réconfortant de ce nounours. Aussi ont-ils demandé à un groupe de participants pourquoi ils aimaient tant leur peluche.Ce millier de volontaires, venus de plusieurs villes, étaient âgés de 3 à 72 ans. Ce qui montre bien que les nounours ne sont pas l'apanage des enfants. Ils peuvent aussi être appréciés des adultes.Chaque personne, enfant ou adulte, devait apporter son nounours et donner son sentiment sur les peluches qu'on lui montrait.Les réactions et les réponses des volontaires ont permis de dresser le portait type du nounours idéal. Première constatation : le meilleur nounours est toujours le sien. Quelle que soit son apparence, il est toujours préféré aux autres.En effet, cette peluche est intimement associée à tout un pan de la vie de son propriétaire. Elle a accompagné des moments de joie et soutenu l'enfant quand il était en proie au chagrin.C'est cet irréductible attachement au nounours de son enfance qui explique d'ailleurs que bien des adultes le conservent tout au long de leur vie.Par delà la préférence des participants pour leurs nounours, d'autres facteurs entrent en ligne de compte. Le nounours idéal doit être assez gros pour être manipulé et pris dans les bras. Le pouvoir apaisant d'une telle peluche vient de ce qu'on peut la câliner, comme un enfant.Par ailleurs, la fourrure du nounours doit avoir une certaine consistance et n'être ni trop courte ni trop longue. Enfin, la peluche doit être agréable à regarder, ce qui ne veut pas forcément dire qu'elle doit être souriante.Grâce à ce portait robot, il sera possible de choisir les nounours qui accueilleront les enfants, dans les crèches ou les hôpitaux. Ils pourront ainsi les calmer et les réconforter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 12, 2023 • 2min

Depuis quand les hommes tirent-ils à l'arc ?

On sait que les hommes de la préhistoire tiraient leur subsistance de la cueillette et de la chasse. Pour tuer le gibier, ils avaient besoin d'armes, come les javelots ou les arcs.En effet, des fouilles ont montré que l'arc était déjà utilisé, voilà environ 70.000 ans, par des chasseurs. Mais cette technique de chasse n'est attestée, pour une époque aussi ancienne, que pour l'Afrique.En Europe, au contraire, les découvertes effectuées par les spécialistes ne faisaient remonter la pratique du tir à l'arc qu'à 12.000 ans environ. Il est vrai que, par la nature même de l'équipement utilisé pour la chasse à l'arc, les traces de cette activité sont difficiles à trouver.En effet, les chasseurs utilisaient alors, pour fabriquer leurs arcs, des matières périssables, comme du bois, des tendons d'animaux, du cuir ou encore des fibres végétales.Les découvertes faites dans une grotte de la Drôme permettent cependant de faire reculer la pratique du tir à l'arc en Europe d'environ 40.000 ans. Sur ce site, que des hommes de Néandertal ont commencé d'occuper voilà environ 80.000 ans, on a trouvé des centaines de petites pointes de silex.Elles auraient été taillées par des Homo Sapiens voilà environ 54.000 ans. L'homme moderne serait donc arrivé plus tôt qu'on ne le croit en Eurasie. Nul ne sait s'il a pu rencontrer des néandertaliens dans cette grotte.Mais la découverte de ces pointes de silex prouve que, sur le continent européen, des hommes chassaient avec un arc il y a environ 54.000 ans. Les scientifiques ont relevé, sur ces pointes, des traces de fractures qui ont probablement été faites par un impact.Par ailleurs, un os de cheval, retrouvé sur le site, montrait des marques qui avaient pu être faites par l'enfoncement d'une pointe en pierre. De toute façon, ces pointes semblent trop petites pour avoir servi à autre chose qu'à confectionner des flèches.Des copies de ces pointes ont été utilisées pour faire des flèches lancées, de manière concluante, sur des animaux morts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 9, 2023 • 1min

Nouveau podcast: Choses à Savoir Actu

Je vous propose de découvrir le podcast Actu, un récap' quotidien de l'actualité en moins de 7 minutes:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 9, 2023 • 2min

Quelle surprenante cargaison a été retrouvée à bord d'un navire coulé il y a 500 ans ?

Après des plongées effectuées entre 1960 et 1970, de nouvelles explorations ont permis de mettre au jour l'épave d'un navire coulé dans la mer Baltique en 1495. Elle appartient au "Gribshunden", un navire affrété par le Roi scandinave Jean Ier.Les chercheurs ont en effet découvert l'épave étonnamment bien conservée d'un bateau de plus de 30 mètres de long, construit avec le bois de chênes provenant des bords de la Meuse. Un peu comparable aux caravelles qui, en cette fin du XVe siècle, commençaient à sillonner les mers du Nouveau monde, le "Gribshunden" était donc un navire de prestige.Le bateau n'était pas le seul à avoir résisté aux assauts du temps. Sa cargaison, elle aussi, se signalait par un exceptionnel état de conservation. Il s'explique par la faible salinité de la Baltique et la température glaciale de ses eaux.La cargaison se composait d'un vaste ensemble de légumes, de fruits, de plantes médicinales et d'épices provenant du monde entier. Un véritable trésor en soi !À côté des noisettes, des amandes ou des framboises, les chercheurs ont aussi découvert, dans les cales du navire, du gingembre, des clous de girofle, du poivre, de la moutarde ou encore de l'aneth.La présence de ces marchandises exotiques, dans la cargaison de ce bateau scandinave, prouve, s'il en était besoin, que des échanges commerciaux, sur de longues distances, avaient déjà lieu à l'époque.Quand, en cette année 1495, Jean Ier, Roi de Danemark et de Norvège, quitte les rivages de son pays pour gagner ceux de la Suède, ce n'est pas seulement pour faire du commerce.En effet, en venant vers lui à bord de ce superbe vaisseau, il veut impressionner le régent de Suède, Sten Sture l'Ancien. Et le convaincre d'ajouter la Suède à cette union de Kalmar qui, depuis 1397, regroupe en principe les trois royaumes scandinaves.Mais la tentative d'intimidation est manquée. En effet, le régent de Suède ne paraît pas et le bateau, peut-être victime d'une explosion, sombre au fond de la mer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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