Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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May 3, 2023 • 2min

Comment savoir si quelqu'un ment ?

Il vous est sans doute arrivé d'éprouver des doutes en écoutant le récit que vous faisait un ami de son dernier voyage ou de telle ou telle de ses actions. Vous avez eu l'impression qu'il vous mentait, mais vous ne savez pas comment le démontrer.Vous devriez alors vous intéresser aux travaux récents de chercheurs en psychologie néerlandais, qui en ont publié les résultats dans une revue réputée. Pour mener à bien leur étude, ils ont rassemblé plus de 1.400 volontaires.Leur mission : écouter le récit de deux groupes d'étudiants. Les membres du premier racontaient un vol qu'ils prétendaient avoir commis. Mais il n'en était rien. Quant aux autres, ils décrivaient une promenade qu'ils avaient réellement faite.Certains des participants n'avaient reçu aucune consigne particulière. Les autres, au contraire, devaient porter leur attention sur les détails donnés par les conteurs. Pour obtenir des résultats significatifs, les chercheurs n'ont pas mené moins de neuf expériences.Les volontaires se concentrant sur les détails des récits ont obtenu une proportion de réponses justes comprise entre 59 et 79 %. Des résultats bien plus satisfaisants que ceux enregistrés par les participants n'ayant pas reçu d'instructions de la part des chercheurs.Avec un taux de réussite approchant parfois de 80 %, cette méthode de détection des mensonges semble même plus efficace que les détecteurs et autres dispositifs utilisés à cet effet.Un récit détaillé, qui donne, par exemple, toutes les précisions souhaitables sur la disposition des lieux et sur le nombre et l'aspect des personnes présentes, serait le meilleur gage de vérité que pourrait donner le conteur.Il suffirait donc de repérer la présence ou l'absence de ces détails significatifs pour décider de la véracité ou de la fausseté de tel ou tel récit. La quantité, et la précision, de ces détails, donneraient, selon ces chercheurs, des indices très sûrs sur le jugement qu'il convient de porter sur un récit.Ce sont donc de tels détails qui donnent le sentiment d'un récit complet et structuré, dont, dès lors, l'aspect concret ne semble plus faire de doute. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 2, 2023 • 2min

Peut-on rôter dans l'espace ?

On le sait, les astronautes évoluent, en apesanteur, dans un monde qui n'est en rien comparable au nôtre. Cette situation particulière modifie les gestes les plus courants de la vie quotidienne.Ainsi, dans un vaisseau spatial, on ne mange pas ou ne va pas aux toilettes de la même façon que sur Terre. Mais il est encore d'autres fonctions de notre organismes qui sont changées par l'apesanteur.Ainsi, qu'en est-il de ces rots qui, pour peu élégants qu'ils soient, nous soulagent à l'issue d'un repas un peu copieux ? Ces éructations, comme on les appelle aussi, surviennent quand un excès d'air s'est amassé dans l'œsophage, qui relie la gorge à l'estomac.Cette question triviale n'a pas manqué d'être posée aux astronautes : peut-on roter dans l'espace ? Et la réponse est négative. On ne peut pas expulser l'air amassé de cette façon.Sur Terre, en effet, les aliments digérés s'acheminent vers le bas du corps, sous l'effet de la gravité. De leur côté, les gaz, et donc l'air, plus légers, ont tendance à remonter. Puis à s'évacuer sous forme de rots.Mais, dans l'espace, rien de tel. En effet, dans ce milieu, il n'y a pas de gravité. Aliments et gaz, qui ne sont pas séparés, comme sur Terre, flottent dans l'estomac, sous forme de bulles.Si une éructation se produit, elle ne prendra donc pas la forme du rot, telle qu'on la connaît ici-bas. Elle ressemblera plutôt à un vomissement, où tout sera rendu ensemble, gaz et aliments mêlés. De petites poches ont d'ailleurs été prévues à cet effet.Si, dans l'espace, on ne peut pas évacuer l'excès d'air par le haut, on peut heureusement l'éjecter par le bas. Autrement dit, si on ne peut pas roter, on peut toujours péter !Aucun danger pour que ces flatulences n'asphyxient les astronautes. En effet, le casque est isolé de la combinaison, ce qui permet, entre autres, de compenser les fuites d'air au niveau de cette dernière. Ne pouvant roter, les astronautes se rattrapent donc sur les pets, qui sont plus nombreux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 1, 2023 • 2min

La Terre a-t-elle une deuxième Lune ?

Certaines planètes de notre système solaire ont de très nombreux satellites. Pas moins de 92 tournent ainsi autour de Jupiter. À cet égard, bien sûr, la Terre fait pâle figure. Jusqu'à présent, en effet, notre planète n'a qu'un seul satellite : la Lune.En fait, les choses sont un peu plus complexes. Si la Terre ne peut se prévaloir que d'un seul satellite, elle est entourée de quelques "quasi-satellites". Si on les appelle ainsi, c'est qu'ils semblent tourner autour de notre planète, une supposition qui semble confirmée si on les observe depuis la Terre. Mais, en réalité, ils accompagnent plutôt notre planète dans sa course autour du Soleil.Ce n'est donc pas la gravité de la Terre qui exerce la plus grande attraction sur eux, mais celle du Soleil. Parmi ces possibles "quasi-satellites", on peut citer "Kamo'oalewa", repéré en 2016.Les télescopes en avaient remarqué un autre, en 2020. Mais cet objet, de très petite taille, et dont la nature exacte n'avait pu être identifiée, n'était pas resté très longtemps dans les parages de la Terre. Au total, une dizaine d'astéroïdes pourraient revendiquer ce titre de "quasi-satellites" de la Terre.Mais les astronomes viennent de remarquer la présence d'une autre de ces "quasi-lunes". Ils lui ont donné le nom de "2023 FW 13". En soi, une telle découverte est assez rare. Il s'agit bien d'un "quasi-satellite", dans la mesure où c'est le Soleil qui joue le rôle principal dans son orbite, la gravité terrestre ne la modifiant qu'à la marge.Cette "quasi-lune" met d'ailleurs autant de temps que la Terre pour faire le tour du Soleil. D'après les astronomes, elle est dans cet état depuis des siècles et pourrait le rester encore pendant des milliers d'années.Il ne s'agit pas d'un satellite aussi volumineux que la Lune, mais d'un modeste objet d'une vingtaine de mètres. En mars dernier, les astronomes l'ont repéré à quelque 10 millions de kilomètres de notre planète, soit environ 25 fois la distance de la Terre à la Lune. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 30, 2023 • 2min

Pourquoi le sentiment amoureux coupe-t-il l'appétit ?

Certaines émotions provoquent une forme de boulimie chez certaines personnes. Mais ce n'est pas le cas, semble-t-il, du sentiment amoureux. Il aurait plutôt tendance à couper l'appétit.Si les amoureux ont moins faim, c'est d'abord en raison des hormones que leur organisme produit en abondance. À commencer par l'ocytocine, parfois surnommée, justement, l'hormone de l'amour.En 2015, une étude s'est intéressée à son effet sur l'appétit. Une vingtaine de participants ont été invités, les uns à inhaler de l'ocytocine, les autres un placebo. On leur a ensuite servi un copieux petit-déjeuner.Les chercheurs se sont alors aperçus que les personnes ayant inhalé de l'ocytocine avaient tendance à moins manger. Au début d'une relation amoureuse, d'autres hormones, comme la dopamine ou la sérotonine, produites elles aussi en grande quantité, tendent à réduire l'appétit. Quant à la phényléthylamine, elle serait responsable du fameux "coup de foudre" !Autrement dit, une personne amoureuse serait trop occupée à maîtriser des émotions qui la submergent pour songer à se mettre à table.Mais les hormones ne sont pas les seules en cause. Le début d'une relation amoureuse est une période exaltante mais, à d'autres égards, il peut aussi provoquer une certaine angoisse.En effet, on s'interroge sur les sentiments de l'autre et sur la durée d'une telle relation. Autant de réactions qui peuvent entraîner du stress. Et on sait que celui-ci ne fait pas bon ménage avec l'appétit.Par ailleurs, manger est souvent une occupation en soi. Surtout si l'on n'a pas grand chose à dire à son commensal. Un amoureux, au contraire, est absorbé par l'objet de sa passion. Et il en oublie souvent de manger. Ou du moins ne fait-il pas vraiment honneur au repas servi.On le voit, quand la sagesse populaire prétend qu'au début d'une relation amoureuse, on vit "d'amour et d'eau fraîche", elle n'a pas tout à fait tort. Certains médecins prétendent même que, dans les premiers mois de cette relation, on perdrait jusqu'à 5 kilos ! Une façon originale d'affiner sa silhouette. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 27, 2023 • 3min

Comment connaître l'histoire des volcans grâce aux éclipses de Lune du Moyen-Age ?

Pour écouter mes épisodes:Quelle maladie touche tous ceux qui ont marché sur la Lune ?Quel ingrédient secret est caché dans la Joconde ?Rendez-vous sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492?mt=2Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Pensez à vous abonner ;)__________________________________Les scientifiques cherchent à mieux connaître les éruptions volcaniques qui ont eu lieu par le passé. Pour cela, ils étudient des échantillons de glace, dans lesquels ils recherchent des produits de ces éruptions.Ils savent également qu'il existe un lien entre ces événements et la luminosité des éclipses lunaires.En effet, celle-ci dépend en partie des aérosols disséminés dans l'atmosphère. Et les volcans en éruption en projettent de grandes quantités dans le ciel. C'est ce s'est passé, notamment, lors de la puissante éruption du volcan philippin Pinatubo, en 1991.Or, des textes anciens, datant des XIIe et XIIIe siècles, nous renseignent avec une certaine précision sur les 64 éclipses solaires ayant eu lieu à cette époque.Ces documents, écrits par des moines, toujours attentifs aux phénomènes célestes, décrivent environ 80 % de ces éclipses et, pour la moitié d'entre elles, précisent même leur luminosité. Il serait donc possible de faire le lien entre ces dernières éclipses et de possibles éruptions volcaniques.Les chercheurs avaient besoin d'un outil fiable pour rechercher, à travers ces textes monastiques, la trace d'éventuelles éruptions volcaniques. Ils l'ont trouvé sous la forme de l'échelle de Danjon.Mise au point par l'astronome du même nom, dans les années 1920, elle permet d'apprécier, en la classant de 0 à 4, la luminosité des éclipses de Lune. Ainsi, une éclipse affectée de la "note" 0 sera très sombre, alors que celle ayant mérité un "4" sera très lumineuse.Armés de cet outil, les scientifiques ont pu donner un chiffre à chaque éclipse décrite par les moines et comparer ensuite avec les analyses des échantillons de glace. Dans l'ensemble, les deux éléments se sont bien synchronisés.Dès lors, il était démontré que des éruptions volcaniques avaient bien accompagné les éclipses lunaires les plus sombres.L'examen de ces textes va permettre de faire progresser l'étude de ces phénomènes naturels. Ainsi, on comprendra sans doute mieux pourquoi le climat s'est refroidi à l'époque où les moines ont décrit les éclipses lunaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 26, 2023 • 2min

Pourquoi les mégabassines sont-elles controversées ?

Le récent projet de réserve de substitution, ou "mégabassine", devant voir le jour à sainte-Solive, dans les Deux-Sèvres, a soulevé une vive polémique et provoqué des heurts violents entre la police et les opposants à cette initiative.Ces mégabassines sont de vastes excavations, dont le fond est plastifié et imperméabilisé. Elles sont destinées à recevoir, en hiver, l'eau des nappes phréatiques. Ces réserves doivent faciliter l'irrigation estivale des cultures, au moment où les ressources en eau s'amenuisent.Le projet de sainte-Soline fait partie d'un programme plus vaste, prévoyant la construction de 16 mégabassines. Au total, elles pourront contenir quelque 6,2 millions de m3, soit de 20 à 30 % de l'eau nécessaire à l'irrigation du département des Deux-Sèvres.Les défenseurs des mégabassines ont des arguments à faire valoir. Pour eux, c'est la seule solution pour assurer la survie de l'agriculture en été, ce qui permet d'éviter des faillites et de sauver des emplois.De tels projets permettraient aussi de corriger l'inégale répartition de l'eau sur le territoire. En favorisant, durant l'ensemble de l'année, l'essor de l'agriculture, ces bassins éviteraient le recours à l'importation de produits qui, eux, auraient profité d'une meilleure irrigation.Un rapport du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a d'ailleurs montré que, si la perte de débit, pour les cours d'eau, est de 1 % au moment des prélèvements, celle-ci serait compensée par une hausse de 6 % en été, due à la baisse des prélèvements dans les cours d'eau.Mais ce rapport est contesté par les opposants aux mégabassines. Ils rappellent aussi que l'eau ainsi amassée dans ces vastes bassins est sujette à une forte évaporation. Par ailleurs, elle serait d'une moindre qualité, car sa température, plus élevée, favoriserait le développement de micro-organismes.Les détracteurs du projet en font également valoir le coût et s'inquiètent d'une menace pour l'écosystème, privé d'une partie de l'eau dont il a besoin. Enfin, en pompant cette eau à la surface, de manière artificielle, on empêcherait son infiltration naturelle dans les sols. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 25, 2023 • 2min

La vapeur d'eau est-elle un gaz à effet de serre ?

La vapeur d'eau contribue à 60 % à l'effet de serre, et même à 90 % si on y intègre celle qui est produite naturellement. Mais il s'agit, pour l'essentiel, d'un effet de serre naturel, produit par la vapeur d'eau contenue dans les nuages. C'est lui qui absorbe une partie du rayonnement solaire.Sans cette protection, la température moyenne de la Terre s'abaisserait à près de -20°C. C'est donc l'excès de gaz à effet de serre émis par l'homme qui entraîne le réchauffement climatique dont nous commençons à subir les effets.La vapeur d'eau produite par l'homme, dans les centrales nucléaires notamment, qui en rejettent, ou par le biais de l'irrigation des cultures, est donc bien un gaz à effet de serre, mais celui-ci participe de façon négligeable à ce processus de réchauffement.Et pourtant, la vapeur d'eau est bel et bien le gaz à effet de serre le plus présent dans l'atmosphère. En effet, sa concentration est de 10 à 100 fois supérieure à celle du CO2.Même si la vapeur d'eau contribue surtout à la protection de notre planète, certains pensent cependant qu'elle participe plus qu'on ne croit au réchauffement climatique.Pourtant, la vapeur d'eau se dissipe très vite, alors qu'un gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone peur rester dans l'atmosphère près d'un siècle.De son côté, la vapeur d'eau y reste d'autant moins longtemps que, sous l'effet de la condensation, elle se transforme en pluie ou se dépose, sous forme de rosée, sur le sol. Ceci étant, la concentration de vapeur d'eau dans l'air dépend aussi de sa température.Par ailleurs, elle n'est pas directement à l'origine du réchauffement du climat. Le CO2, par exemple, l'est bien davantage. Ce gaz, avec d'autres, accroissant l'effet de serre, il entraîne l'élévation des températures qui, à son tour, provoque une plus grande concentration de vapeur d'eau.En absorbant le rayonnement infrarouge, celle-ci contribue alors au réchauffement climatique. Mais elle le fait de manière indirecte, sans être à l'origine du processus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 24, 2023 • 2min

Pourquoi les hublots d’avion sont-ils arrondis ?

Il est des détails auxquels on ne prête plus guère attention, tant on y est habitué. Ainsi, prenez l'exemple des hublots d'avion. Ils sont ronds ou ovales. On est tellement accoutumé à cette forme arrondie qu'on ne la remarque plus vraiment.Et pourtant, ces fenêtres d'avion n'ont pas toujours été ovales. En effet, dans les premiers temps de l'aviation commerciale, les hublots étaient plutôt carrés ou rectangulaires.Mais, au début des années 1950, trois avions "Comet", fabriqués par le constructeur de Havilland, se désintègrent littéralement en vol. On déplore des dizaines de victimes. Et les enquêtes révéleront que ces hublots carrés ou rectangulaires seraient à l'origine de ces accidents mortels.On sait qu'à partir d'une certaine altitude, les avions subissent une très forte pression. Et les experts chargés de l'enquête ont déterminé que les angles formés par les hublots carrés de ces "Comet" représentaient autant de points faibles en matière de pression.Autrement dit, la pression se concentrerait sur ces parties des hublots, devenant deux ou trois fois plus forte que sur le reste de l'appareil. À la longue, elle finirait par provoquer de petites fissures qui, en s'élargissant, peuvent détériorer le fuselage de l'appareil et faire exploser les vitres des hublots, entraînant alors la dépressurisation de la cabine.C'est ce défaut aux conséquences tragiques que les avionneurs ont voulu éliminer sans retard. Pour le corriger, ils ont remplacé ces fenêtres rectangulaires, aux angles dangereux, par des hublots arrondis.En effet, cette forme permet de mieux répartir les contraintes de pression, ce qui permet d'éviter les graves inconvénients des précédents hublots.C'est pourquoi tous les avions sont équipés aujourd'hui de hublots arrondis. Les risques d'accidents en sont beaucoup réduits, sans disparaître totalement. En effet, même ovales, les hublots représentent toujours une zone de fragilité.L'idéal serait de les proscrire, comme dans certains avions cargos, spécialisés dans le transport des marchandises. Mais, privés de toute vue sur l'extérieur, les passagers seraient sans doute déçus, sans parler de la sensation de claustrophobie qu'ils pourraient éprouver. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 23, 2023 • 2min

Quel cri les plantes stressées émettent-elles ?

Les scientifiques pensent, depuis longtemps déjà, que les plantes ne sont pas des organismes inertes. Ainsi, elles seraient capables de signaler à d'autres végétaux l'imminence d'une attaque.Certaines études suggèrent aussi qu'elles pourraient réagir, à leur manière, à ce qu'elles "considèrent" comme des agressions. Ainsi, des végétaux montreraient des signes de "fébrilité" devant l'approche de la pluie.Si vous les touchez, ce qu'elles ne semblent pas apprécier, elles auraient aussi une façon bien à elles de "protester".Une nouvelle étude vient confirmer cette capacité de réaction des végétaux. Elle montre que, face à une source de stress, les plantes pourraient émettre des sons.Il est des situations qui, en effet, provoquent une certaine "panique" de la part des plantes : une sécheresse persistante ou le fait d'être coupée ou arrachée du sol, par la main de l'homme notamment.Les chercheurs ont donc installé des micros spécifiques non loin de plants de tomates et de tabac. Les uns étaient dans des caisses insonorisées, les autres dans des serres.Certaines de ces plantes avaient été coupées ou privées d'eau, contrairement aux autres. Ces instruments très sensibles ont pu enregistrer des sons, dont la fréquence était trop élevée pour être perçus par l'oreille humaine. En revanche, ils pourraient être entendus par des insectes ou d'autres animaux, même éloignés des plantes de trois à cinq mètres.Ces "cris" provenaient de la formation de bulles de vapeur à l'intérieur de la plante "stressée". D'après les scientifiques, ils ressemblent un peu au son émis par le froissement du papier bulle.La fréquence de ces signaux de détresse varie selon les plantes et le degré de stress qu'elles subissent. Ainsi, les plants de tomates déshydratés auraient émis, dans une heure, jusqu'à 40 de ces "cris". Alors qu'une plante en bonne sante n'en pousserait qu'un par heure environ.Certains dispositifs d'intelligence artificielle pourraient percevoir jusqu'à 80 % des sons de détresse émis par les plantes. Ce qui pourrait permettre, par exemple, de mieux connaître l'état de déshydratation d'une plante et de modifier les programmes d'arrosage en conséquence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 19, 2023 • 2min

Quelle mission va chercher un objet extraterrestre ?

La recherche des traces d'une hypothétique civilisation extraterrestre fait toujours partie des objectifs que se fixe l'exploration de l'espace. Et certains scientifiques consacrent une bonne partie de leur temps à cette mission.C'est le cas du chef du département d'astronomie de la prestigieuse université d'Harvard. Il s'est en effet spécialisé dans la recherche des preuves d'une éventuelle intelligence extraterrestre.Et il croit les avoir trouvées sous la forme d'un objet qui a percuté la Terre, en 2014, et dont les débris se sont abîmés au fond de l'océan Pacifique. Selon cet astrophysicien, il proviendrait d'un autre système solaire.Mais, toujours d'après ce scientifique, il ne s'agirait pas d'un simple météore, mais d'un objet fabriqué par des êtres intelligents. En effet, il serait composé d'une roche ou d'un métal qui le rendraient plus résistant que tous les météores déjà répertoriés par la NASA.Voulant en avoir le cœur net, l'astronome a décidé d'aller repêcher des fragments de cet objet, qui a reçu le nom scientifique de "CNEOSI 2014-01-08". Grâce aux satellites militaires, et à quelques autres indications, il a pu se faire une idée de l'endroit où a pu tomber l'objet.Ses morceaux ont dû se répandre dans une zone assez étendue, située au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Pour mener à bien ses recherches, le scientifique va monter une véritable expédition, qui devrait durer deux semaines.Grâce à un financement d'environ 1,5 million de dollars, il a pu recruter une équipe et acquérir un bateau doté d'équipements spécifiques, comme un traîneau magnétique.Malgré tout, la recherche ne sera pas facile. En effet, le périmètre à explorer est vaste, et l'objet, en atteignant l'atmosphère terrestre, a été pulvérisé en très nombreux fragments.Ce qui rend cette quête encore plus délicate, c'est que la plupart de ces morceaux sont minuscules. Il y en aurait ainsi environ un millier ne dépassant pas le millimètre. Seuls quelques dizaines mesureraient plus d'un centimètre. Pour compliquer encore les choses, les fragments seraient enfouis à près de 2 kilomètres de profondeur.Dans ces conditions, autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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