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Choses à Savoir
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Apr 18, 2023 • 2min
Quand a-t-il plu pendant deux millions d'années ?
Au cours de sa longue histoire, notre planète a connu de longues périodes de sécheresse ou de glaciations. Mais aucun épisode climatique n'a duré plus longtemps que ce que les spécialistes appellent l'événement pluvial du Carnien.Il se situe voilà environ 232 millions d'années, durant l'époque géologique du Trias. Durant cet épisode du Carnien, la pluie serait tombée pendant deux millions d'années.De puissantes éruptions volcaniques, qui se sont produites dans le Canada actuel, seraient à l'origine de cette longue période pluvieuse. En effet, ces volcans auraient alors émis de grandes quantités de gaz à effet de serre, qui auraient durablement perturbé la circulation océanique et les courants atmosphériques.Autant de phénomènes qui, à leur tour, auraient déclenché un cycle de pluies d'une exceptionnelle durée.L'existence et la durée de cet épisode du Carnien ont pu être établies grâce à l'examen de nombreux échantillons de roches sédimentaires et de certains des fossiles qu'elles contenaient.Des prélèvements de sols, ainsi que des pollens, ont été également analysés. Toutes ces recherches ont permis de conclure à la présence, durant ces 2 millions d'années, d'un climat tropical humide et de la végétation luxuriante qui lui est propre.Ceci étant, les scientifiques ne s'accordent pas sur la durée continue de ces précipitations ni sur les régions qu'elles ont touchées. Ces pluies seraient surtout tombées sur les régions tropicales et subtropicales de notre planète, mais le périmètre concerné pourrait être plus vaste que prévu.De même, certains indices laissent supposer que cet épisode pluvieux aurait pu être ponctué de périodes de sécheresse.Que ces pluies aient été continues ou non, elles ont eu un impact sur la faune et la flore des régions arrosées. Ainsi, elles ont joué, semble-t-il, un rôle indéniable dans l'essor des dinosaures.Ces derniers, apparus au début du Trias, voilà environ 245 millions d'années, étaient beaucoup moins nombreux avant le début de l'épisode pluvieux du Carnien. Par ailleurs, de nombreuses espèces d'arbres et de plantes à fleurs ont profité de ces abondantes précipitations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 17, 2023 • 2min
Quelle sera la population mondiale en 2100 ?
Très peu nombreuse, et concentrée dans quelques îlots de peuplement, durant la Préhistoire, la population mondiale a commencé à augmenter de manière significative avec l'invention de l'agriculture et de l'élevage, qui ont permis la sédentarisation des communautés humaines.Jusqu'à l'époque contemporaine, cette population n'a progressé que par à-coups, avec des pics de mortalité dus aux guerres, aux disettes et aux maladies.Au XXe siècle, l'amélioration des conditions de vie, liée notamment aux progrès de la médecine et de l'hygiène, ainsi qu'une alimentation plus abondante et équilibrée, ont entraîné une hausse bien plus marquée de la population mondiale.C'est ainsi qu'elle est passée de 1,6 milliard d'habitants en 1900 à 2,6 milliards en 1950 et environ 7,7 milliards en 2020.Le seuil de 8 milliards d'êtres humains a été atteint l'année dernière. La population mondiale va-t-elle continuer à augmenter à ce rythme ? Les avis sont très partagés à ce sujet.Les experts de l'ONU croient à une progression continue de la population mondiale. Selon leurs estimations, elle devrait atteindre 8,5 milliards d'habitants en 2030 et 9,7 milliards en 2050.À l'orée du XXIIe siècle, en 2100, cette population pourrait franchir le cap des 10 milliards, voire des 11 milliards d'êtres humains. Mais tous les démographes ne sont pas d'accord avec une telle analyse.En effet, non seulement certains scénarios ne prévoient pas une telle progression de la population mondiale, mais ils envisagent même sa décrue. Selon les hypothèses, cette population pourrait se situer, en 2100, autour de 7,3 milliards d'habitants, voire aux environs de 4 milliards.Cette baisse de la population serait due, pour l'essentiel, à un fléchissement encore plus net de la fécondité qui, rappelons-le, est déjà passée de 5 enfants par femme en 1950 à 2,3 en 2021.Une telle évolution s'explique aussi bien par l'augmentation du travail féminin et la généralisation des pratiques de limitation des naissances que par un meilleur accès aux soins ou à l'éducation. Moins nombreuse, la population mondiale devrait être aussi plus âgée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 16, 2023 • 2min
Manger du mammouth est-il possible ?
Le mammouth était l'un des gibiers de prédilection des hommes de la Préhistoire. Ils l'utilisaient de bien des façons et ne manquaient pas de consommer sa chair, qu'ils devaient trouver à leur goût.Nous pourrons peut-être bientôt les imiter. Sans avoir besoin, pour cela, de partir en chasse. En effet, des chercheurs australiens sont peut-être en passe de mettre de la viande de mammouth dans nos assiettes.De fait, des restes de mammouth laineux, trouvés dans les régions glaciales de l'Arctique, leur ont permis de reconstituer le génome de l'animal. Puis, en servant de l'ADN de l'éléphant d'Afrique, le parent le plus proche du mammouth, ils ont recrée en laboratoire une boulette de viande.Même si ces boulettes de mammouth ne sont sans doute pas près d'envahir les rayons de nos supermarchés, cette expérience s'inscrit, à sa façon, dans le cadre d'une recherche essentielle en matière alimentaire.En effet, de nombreux scientifiques s'efforcent de fabriquer de la viande en laboratoire. Un mode de production qui permettrait, à terme, de faire face à une consommation de viande qui, malgré un certain changement dans les goûts alimentaires, devrait augmenter d'environ 70 % d'ici 2050.Un mode de production moins nuisible à l'environnement que l'élevage, responsable de près de 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il existe encore une autre solution pour faire face aux besoins, la viande d'origine végétale.Si l'expérience est concluante, ces boulettes de mammouth pourraient être élaborées par une entreprise australienne, spécialisée dans la fabrication de la viande cde synthèse.Pour se démarquer de ses concurrents, elle a imaginé de recréer de la viande de crocodile ou même de dodo. Mais, faute de restes de cet oiseau, disparu depuis des siècles, ce dernier projet n'a pu aboutir.Cette viande de mammouth sera soumise à des tests de sécurité. En effet, les scientifiques ignorent si la protéine qui a permis de la reconstituer ne présente pas des dangers pour la santé humaine. Il faudra donc patienter avant de mettre la viande de mammouth à son menu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 2023 • 2min
Qu'est-ce que la théorie microbienne ?
La théorie microbienne considère que la survenue de certaines maladies est due à la contamination du patient par des micro-organismes appelés "microbes". Jusqu'à la fin du XIXe siècle, et aux travaux décisifs de Pasteur en la matière, les médecins ne refusaient pas forcément le principe même de cette théorie.Mais, pour la plupart d'entre eux, les micro-organismes responsables de la contamination ne provenaient pas de la reproduction, d'insectes par exemple. Pour ces médecins, en effet, ils apparaissaient plutôt par génération spontanée. Autrement dit, ils naissaient de la matière inerte.L'un des premiers à apporter une preuve expérimentale de l'absence de génération spontanée fut le médecin italien Francesco Redi, à la fin du XVIIe siècle. Ayant laissé de la viande dans des bocaux, dont les uns étaient laissés ouverts et les autres fermés, il montra que les asticots n'étaient apparus que dans des endroits accessibles aux mouches.En parallèle à cette réfutation de la génération spontanée, s'affirme de plus en plus le rôle joué par des micro-organismes dans la transmission des maladies. D'abord parce qu'on peut les voir, notamment grâce aux travaux du savant hollandais Leewenhoek qui, à la fin du XVIIe siècle, apporte des perfectionnements décisifs aux microscopes.Plus tard, au milieu du XIXe siècle, les observations empiriques d'un obstétricien hongrois, Ignace Semmelweis, contribuent à préciser le rôle de ces agents pathogènes dans le processus de contamination.En effet, il remarque que la mortalité des femmes accouchées par des médecins qui venaient de pratiquer des autopsies était nettement plus élevée que celle des femmes ayant fait appel à une sage-femme. Il en déduit que des micro-organismes, présents dans les cadavres autopsiés, et responsables des fièvres puerpérales mortelles, ont été transmis aux patientes par les mains des médecins.À la fin du XIXe siècle, Louis Pasteur démontre, de manière définitive, la théorie microbienne. En prouvant que les micro-organismes apparus dans des bouillons de culture ne pouvaient provenir que de l'extérieur, il montrait l'inanité de la thèse de la génération spontanée, qu'aucun scientifique sérieux ne défendra plus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 12, 2023 • 2min
Quel pourcentage d'humains échappent à la pollution ?
Les résultats d'une étude très inquiétante viennent d'être publiés par des chercheurs australiens. Selon ce travail, en effet, la quasi totalité des humains seraient exposés à un risque de pollution, notamment par des particules fines.De fait, seul 0,001 % de l'humanité respirerait un air pur. Autrement dit, un air satisfaisant aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en la matière.La minorité bénéficiant, selon l'étude, d'un air non vicié, semble tellement minime qu'on peut se demander s'il existe encore, sur terre, un endroit préservé de toute pollution.Pour les chercheurs, nous passerions, en moyenne, plus de 70 % de nos journées à respirer un air trop chargé en particules fines. Or, celles-ci sont, on le sait, dangereuses pour la santé, car elles peuvent provoquer des crises d'asthme ou favoriser la survenue d'un cancer des poumons ou de certaines maladies cardiovasculaires.Si l'humanité est de plus en plus en proie à la pollution, elle ne l'est pas partout au même degré. C'est du moins ce que révèle cette étude.En effet, au cours des deux dernières décennies, les jours d'exposition à un air pollué auraient eu tendance à augmenter pour certaines parties du monde, comme l'Océanie, l'Asie du Sud-Est ou l'Amérique du Sud.Cette évolution est sans doute liée au développement économique, et donc à l'essor de la production industrielle, de ces zones, ou du moins de certaines d'entre elles. La probable insuffisance des mesures prises pour limiter cette pollution peut aussi l'expliquer.À l'inverse, d'autres secteurs, comme l'Amérique du Nord ou l'Europe, ont vu diminuer le nombre de ces jours d'exposition à un air pollué. Des politiques de préservation de l'air plus efficaces et parfois, comme en France, sous la tutelle des pouvoirs publics, sont en partie à l'origine de ces progrès.Pour certains, toutefois, ces mesures ne se traduiraient que par la diminution de particules d'une certaine taille. Un tel dispositif, incomplet, ne serait donc pas de nature, à leurs yeuux, à régler le problème de la pollution de l'air. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 2023 • 2min
Que révèle l'analyse ADN de Beethoven ?
Un récent article, publié dans une prestigieuse revue scientifiques, fait état de travaux originaux. Leur but était, en effet, d'examiner l'ADN d'un des plus célèbres musiciens de tous les temps, Ludwig van Beethoven.Le compositeur n'aurait pas été opposé à une telle investigation. Dans une lettre à ses frères, datée de 1802, il leur demande de convaincre son médecin de faire la description publique de la maladie qui, en 1827, devait entraîner sa mort.Pour mener leur enquête, les scientifiques disposaient de huit mèches de cheveux, fournies par des collectionneurs privés et des musées. Ils n'en ont cependant retenu que cinq qui, par leurs caractères et leur similitude, leur ont paru authentiques.L'étude attentive de l'ADN extrait de ces mèches de cheveux s'est révélée très instructive. En premier lieu, elle nous en apprend davantage sur la nature de la maladie qui, survenue six ans avant sa mort, a sans doute provoqué le décès de Beethoven.Cette analyse permet en effet de penser que le compositeur serait mort d'une maladie du foie. Le musicien lui-même, d'ailleurs, avait parlé, dans sa correspondance notamment, d'accès de jaunisse.Les chercheurs pensent que la cirrhose du foie, souvent évoquée à propos de Beethoven, pourrait être cette maladie fatale. Sa survenue serait due à la fois à des prédispositions génétiques et à une consommation excessive d'alcool, notée par les contemporains du musicien.Par contre, la présence du virus de l'hépatite B, qui aurait contaminé le compositeur à la fin de sa vie, ne serait pas le responsable direct d'une éventuelle cirrhose du foie.Par ailleurs, l'ADN du compositeur présentait des différences avec celui de certains de ses collatéraux, qui a été examiné pour cette occasion. Ce qui voudrait dire que l'un de ses ascendants aurait pu commettre une infidélité. Beethoven serait donc, en quelque sorte, un rejeton illégitime.Par contre, ces analyses ADN n'ont pas permis de faire la lumière sur la surdité de Beethoven qui, survenue assez tôt dans sa vie, l'empêcha sans doute de donner toute la mesure de son génie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 10, 2023 • 2min
Comment expliquer l'accélération de Oumuamua ?
La rapide traversée du ciel, en 2017, par un étrange objet stellaire, a suscité l'étonnement des scientifiques. Que pouvait bien être et d'où pouvait venir ce mystérieux objet, surnommé "Oumuamua", ce qui, en langue hawaïenne, veut dire "éclaireur".Les astronomes décrivent un objet d'environ 100 mètres de large, qui les a d'abord intrigués par son aspect brillant. D'après leurs observations, il produit en effet un très vif éclat, qui se modifie selon le moment.Ces changements de luminosité donnaient un peu l'impression d'un objet qui se retournerait sur lui-même. Mais ce qui a surpris plus encore les scientifiques, c'est le changement soudain de trajectoire d'Oumuamua.En effet, après avoir effectué une révolution autour du Soleil, l'objet stellaire à brusquement accéléré et s'est échappé de notre système solaire. Enfin, il y a pénétré avec une telle vitesse qu'il devait probablement venir d'un autre système stellaire.Intrigués par ce curieux objet stellaire, les scientifiques n'ont pas manqué d'élaborer des hypothèses pour en expliquer l'origine et le comportement.Ils ont d'abord pensé qu'il pouvait s'agir d'une comète. Mais Omuamua était dépourvu de l'une des caractéristiques essentielles des comètes, le halo da gaz et de poussières qui se forme à l'approche du Soleil.Pour beaucoup de scientifiques, l'absence de cette traîne spécifique règle la question : Oumuamua ne saurait être une comète. D'autres, au contraire, pensent que cet objet serait bel et bien une comète, trop petite pour avoir une queue.Par ailleurs, le comportement étonnant d'Omuamua, et notamment son accélération brusque, suivi d'un changement de trajectoire, a pu faire supposer qu'il s'agissait d'un vaisseau extraterrestre.Mais une autre explication, plus prosaïque, vint d'être donnée à cet étrange phénomène. Les grandes quantités d'eau présentes dans cet objet auraient été atteintes par des rayons cosmiques. L'eau se serait alors transformée en hydrogène, dès lors piégé à l'intérieur de l'objet.Quand, dans sa course autour du Soleil, il s'est approché de l'astre, la chaleur aurait alors libéré de l'hydrogène. Un phénomène qui aurait fait office de propulsion. Une hypothèse qui, en l'absence de l'objet, parti vers d'autres cieux, ne pourra pas être vérifiée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 2023 • 2min
Qu'est-ce que la supraconductivité ?
La supraconductivité désigne l'une des propriétés les plus étonnantes de la matière. En effet, quand on parvient à refroidir certains matériaux, à une température extrêmement basse, proche du zéro absolu (-273,15°C), l'électricité y circule alors sans aucune résistance.Habituellement, en effet, une partie de l'énergie produite est transformée en chaleur et se perd alors dans le matériau même.Au contraire, quand ce matériau est suffisamment refroidi, le courant électrique se déplace sans aucune perte d'énergie. Cette étonnante particularité fut découverte, en 1911, par un médecin hollandais qui, parvenu à refroidir suffisamment le mercure, s'était alors aperçu de ce qu'on devait nommer sa supraconductivité.C'est dans le domaine de la physique quantique, qui rend compte du comportement de la matière à une échelle extrêmement petite, qu'on peut trouver l'explication de ce phénomène.En effet, à cette échelle, quand le matériau est suffisamment refroidi, les électrons s'associent par deux, formant alors des paires, dites de Cooper, qui ont la faculté de circuler sans rencontrer aucune résistance.Cette particularité de la matière refroidie est d'une grande importance, car elle a de nombreuses applications concrètes. En effet, la supraconductivité permet de transporter de l'électricité sur de longues distances sans aucune perte d'énergie.Elle crée aussi de puissants aimants, là encore sans aucune dissipation d'énergie. À une température suffisamment basse, en effet, certains matériaux rejettent, en quelque sorte, un champ magnétique.Parmi les techniques utilisant aujourd'hui la supraconductivité, on peut citer l'imagerie à résonance médicale ou IRM. Cette technologie utilise en effet un champ magnétique d'une certaine puissance.La supraconductivité permet de mettre en œuvre des techniques encore plus spectaculaires. C'est notamment le cas des accélérateurs de particules, mécanismes qui, utilisant aussi des champs électriques ou magnétiques, portent certaines particules à des vitesses très élevées.Mais c'est aussi cette particularité de la matière qui permet de mouvoir certains trains à grande vitesse japonais. Semblant suspendus au-dessus des rails, ils se servent en fait de la supraconductivité d'un certain type d'aimants. Ces trains en lévitation filent à plus de 500 km/h ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 6, 2023 • 2min
Pourquoi un brevet déposé par Ford inquiète-t-il ?
Le constructeur automobile Ford vient de déposer un brevet dont la nature même peut soulever de véritables questions éthiques. En effet, il s'agirait, en somme, de prendre en main, de manière progressive, les véhicules des conducteurs qui ne paieraient pas leurs mensualités.Le dispositif imaginé n'est pas conçu pour priver, de manière soudaine, le mauvais payeur de sa voiture. En effet, le brevet prévoit un processus progressif.Dans un premier temps, l'automobiliste ne pourra plus utiliser certaines fonctionnalités. Le but, clairement affiché, est de rendre la conduite moins agréable. Et de persuader le conducteur de payer ses dettes.Si la désactivation de ces fonctionnalités ne suffit pas à convaincre le conducteur de payer ses factures, Ford a prévu d'autres "punitions". Ainsi, sa voiture serait alors programmée pour ne pouvoir rouler que dans une certaine zone, autour du domicile de l'automobiliste.De même, le véhicule pourrait être bloqué le week-end, mais resterait utilisable la semaine, pour permettre au conducteur de se rendre à son travail. Si l'automobiliste récalcitrant ne se décide toujours pas à payer ce qu'il doit, le dispositif mis en place peut aller plus loin.En effet, le système installé sur la voiture peut totalement la bloquer. Autrement dit, le conducteur ne pourra plus l'utiliser. Rendant le véhicule autonome, ce dispositif peut même le conduire, à l'insu de son propriétaire, jusqu'à l'endroit prévu par le concessionnaire.Même les caméras présentes à bord sont utilisées pour veiller à ce que ce dispositif ne soit pas désactivé par un garagiste ou un conducteur ingénieux.On conçoit qu'un tel brevet puisse susciter des inquiétudes. Mais Ford s'est voulu rassurant. Il n'aurait pas l'intention de mettre vraiment en œuvre un tel système.Ce brevet ne serait en quelque sorte qu'un document de travail dans le cadre de la recherche que mènent les constructeurs automobiles pour fabriquer des véhicules de plus en plus connectés.Seul l'avenir permettra de savoir si ce brevet doit rester à l'état de projet ou si de telles voitures seront mises en circulation un jour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 5, 2023 • 3min
Qu'est-ce que le « zéro absolu » ?
Pour écouter Choses à Savoir Actu:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253Spotify:https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbcoDeezer:https://deezer.com/show/5657137----------------------------------------------Le zéro absolu est la température la plus basse possible. Il s'agit d'une température théorique, fixée à -273,15 degrés Celsius et -459,67 degrés Fahrenheit. La température correspondant au désordre d'un système, ce qu'on appelle son entropie, le zéro absolu mesure donc, dans ce système, l'absence d'agitation des atomes qui le constituent.La mise au point de cette température, et donc du zéro absolu, s'est en partie faite par le biais de la liquéfaction de certains gaz. En effet, ce passage de la phase gazeuse à la phase liquide se fait à des températures très basses, qui ont pu donner une idée précise de ce qu'était le zéro absolu.Ainsi, l'azote se liquéfie à une température d'environ -200°C. De même, la température de liquéfaction de l'hydrogène est également très basse. Mais, c'est l'hélium qui, en se liquéfiant à -270°C, se rapproche le plus du zéro absolu.Dès le début du XVIIIe siècle, les travaux de certains scientifiques, comme le physicien français Guillaume Amontons, ont établi une relation entre ces températures très basses et la liquéfaction de certains gaz.Au milieu du XIXe siècle, lord Kelvin, qui a travaillé sur la liquéfaction de gaz plus légers que l'azote, a établi une unité de mesure qui porte son nom, le Kelvin. Elle a la particularité de prendre pour base le zéro absolu. Autrement dit, 0°K (zéro degré Kelvin)= -273,15°C.Il est impossible, dans l'état actuel de nos connaissances, d'atteindre le zéro absolu, qui demeure donc, comme nous l'avons vu, une mesure théorique. Même le fond diffus cosmologique, ce vestige d'un rayonnement émis très peu de temps après le Big Bang, conserve une température moyenne de 2,73°K.Certaines techniques, comme le refroidisseur cryogénique, permettent d'approcher de très près le zéro absolu, sans toutefois l'atteindre. Cependant, une expérience, menée à Brême, en Allemagne, dans un équipement appelé "tour de chute libre", a permis de frôler le zéro absolu. En effet, on a atteint la température incroyablement basse de 0,000000000038°K ! Une véritable performance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


