Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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May 17, 2023 • 2min

Pourquoi ne faudrait-il pas voyager avec des bananes ?

La radioactivité est avant tout un phénomène naturel. Ainsi de nombreux aliments sont radioactifs, sans que cela représente un danger pour notre santé.Cette radioactivité est associée à certains atomes instables. Le noyau d'un atome stable contient le même nombre de protons et de neutrons. Ce n'est pas le cas du noyau d'un atome instable, où ces particules sont trop nombreuses.Le noyau se débarrasse alors de protons ou de neutrons en surnombre, afin de préserver la stabilité de l'atome. Et cette éjection s'accompagne d'un rayonnement spécifique. C'est ce processus qu'on nomme "radioactivité".Elle peut être également d'origine artificielle, comme dans le cas de l'imagerie médicale.Phénomène naturel, la radioactivité est donc présente dans le monde qui nous environne, et même en nous. Il est donc normal que certains aliments, comme la banane, soient radioactifs.Elle le doit à la présence d'un isotope du potassium 40, c'est-à-dire d'un atome comprenant le même nombre d'électrons et de protons, mais un nombre différent de neutrons.Si vous transportez des bananes dans votre sac, et que vous passez au contrôle de certains aéroports, l'appareil équipant le portique de sécurité peut sonner. Mais cela ne veut pas dire que vous soyez en danger.En effet, les substances radioactives présentes dans ce fruit sont en quantités très minimes. De fait, elles représentent moins de 0,020 % de la banane. En outre, la radioactivité, dans ce cas, se manifeste par des rayonnements que leur nature et leur intensité rendent inoffensifs.De tels rayonnements naturels, dont notre corps s'accommode très bien, n'ont pas une énergie suffisante pour modifier la structure des atomes qui composent notre organisme. Ils ne sont pas "ionisants", comme disent les spécialistes. Nous pouvons donc consommer des aliments radioactifs sans aucune crainte.Car il en existe bien d'autres que la banane. On peut citer, par exemple, les épinards, le lait, les fruits de mer ou encore les champignons. D'autres aliments, comme les haricots rouges ou les pommes de terre sont même un peu plus radioactifs, tout en restant inoffensifs pour le consommateur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 16, 2023 • 2min

Comment les nuages aggravent-ils la résistance des bactéries aux antibiotiques ?

Il existe de très nombreuses bactéries résistantes aux antibiotiques. D'ordinaire, on les trouve dans le sol, sur les feuilles des arbres et même dans les cours d'eau et les océans. Mais elles seraient souvent emportées par le vent et, imprégnant les nuages, elles seraient dès lors capables de voyager sur de très longues distances.C'est ce qu'ont voulu vérifier des scientifiques canadiens et français. Pour ce faire, ils sont montés au sommet du Puy-de-Dôme, un volcan éteint du centre de la France, qui se dresse à plus de 1.400 mètres d'altitude.Parvenus à cette hauteur, ils ont prélevé des échantillons dans les nuages qui survolaient le volcan.En les analysant, ils ont trouvé de fortes concentrations de bactéries résistantes aux antibiotiques, leur nombre variant cependant selon les nuages. En effet, les scientifiques ont découvert, dans ces nuages, entre 300 et plus de 30.000 de ces bactéries par millilitre d'eau.Les bactéries trouvées n'étaient d'ailleurs pas les mêmes dans les nuages survolant les terres et dans ceux qui se formaient au-dessus des océans.En soi, une telle découverte n'avait d'ailleurs rien de surprenant. En effet, le développement de ces bactéries s'explique en partie par l'emploi très courant des antibiotiques, tant dans le domaine de la santé que dans celui de l'agriculture.Le recours systématique aux antibiotiques, notamment pour soigner certaines infections, favorise cette résistance et représente un véritable problème de santé publique. On estime en effet que ces bactéries, apparues à la suite d'une utilisation trop massive des antibiotiques, seraient responsables du décès de plus d'1,2 million de personnes dans le monde.De telles bactéries pourraient-elles présenter un danger pour les promeneurs ? D'après les spécialistes, il serait faible. En effet, ces micro-organismes ont du mal à résister aux conditions de la haute altitude.Aussi seulement 5 à 50 % des bactéries trouvées dans les nuages seraient encore actives. Malgré leur relative innocuité, certains scientifiques conseillent cependant de mieux repérer les endroits d'où proviennent ces bactéries résistantes aux antibiotiques, afin d'empêcher ou de limiter leur propagation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 15, 2023 • 2min

Comment un taxi a-t-il perturbé les échanges entre l’ISS et la Nasa ?

Des cosmonautes russes de la Station spatiale internationale (ISS) viennent d'avoir un curieux échange avec la Terre. Ils effectuaient une sortie, pour installer un radiateur à l'extérieur de la station, quand ils ont reçu un étonnant message dans leurs écouteurs.Ce n'était pas un ingénieur de la NASA qui leur parlait...mais un chauffeur de taxi argentin ! Et c'est ainsi que des astronautes à des centaines de kilomètres de notre planète se sont vus demander la confirmation d'une adresse à Buenos Aires. Un journaliste argentin, assistant à la retransmission de la sortie, s'en est aussitôt aperçu.Pour bref qu'il ait été, puisqu'il n'a pas duré plus de trois secondes, le message avait de quoi surprendre ses auditeurs. Mais comment une telle erreur a-t-elle pu se produire ?Si les cosmonautes de la Station spatiale internationale ont pu recevoir cet étrange message, c'est pour une raison simple. Pour communiquer avec la Terre, en effet, ils utilisent, une fois par mois, une bande de fréquence UHT (ultra haute fréquence).Or, il se trouve que les chauffeurs de taxi de Buenos Aires utilisent la même. Le partage de cette bande de fréquence par des cosmonautes et un chauffeur de taxi a été facilité, dans ce cas, par le survol de l'Argentine par l'ISS.Par ailleurs, lors des sorties des astronautes, les communications avec le sol sont assurées par de simples transmissions radio, dans lesquelles il est facile de s'immiscer, si l'on peut dire.De telles interférences sont cependant très rares. Et, selon les spécialistes, elles ne mettraient pas les cosmonautes en danger. Si même elles les empêchaient d'établir un contact avec la NASA, ils interrompraient la sortie, et appliqueraient les consignes prévues en ce cas, jusqu'à la reprise de la communication.Par ailleurs, rien de confidentiel n'étant dévoilé lors de ces sorties, aucun secret ne risque d'être divulgué. En revanche, certaines conversations plus sensibles passent par une bande de fréquence sécurisée, sur laquelle les messages échangés sont codés. Aucun chauffeur de taxi, fût-il argentin, ne pourrait donc s'y inviter ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 14, 2023 • 2min

Quelle heure est-il sur la Lune ?

La Lune continue de susciter l'intérêt des agences spatiales. Le programme Artémis, mis au point par la NASA, a prévu d'y faire à nouveau marcher des astronautes dès l'année prochaine.Mais ces missions lunaires ne seront un véritable succès que si elles sont le fruit d'une coopération entre les diverses agences spatiales. Or, elle suppose certains arrangements, comme, par exemple, un accord sur une heure commune.En effet, on peut se demander sur quelle heure les astronautes, une fois sur la Lune, devront régler leurs montres. Première solution : on pourrait, comme sur la Terre, tenir compte de la durée du jour pour définir les heures.Mais, sur notre satellite, le Soleil brille durant 14 jours. Un temps bien long pour des astronautes habitués à un rythme de 24 heures.Pour évaluer l'heure une fois sur la Lune, une référence plus commode serait le temps universel coordonné, ou UTC en anglais. En effet, il s'agit là d'un temps stable, sans rapport avec la rotation de la Terre sur elle-même.Et ce temps est d'autant plus fiable qu'il est contrôlé par des horloges astronomiques, dont on connaît la précision. Ce serait un parfait instrument si l'ensemble de notre monde était toujours régi par les lois de Newton.Or, depuis les lois d'Einstein sur la relativité restreinte, puis la relativité générale, une variable aussi capitale que le temps leur échappe en partie. Désormais, le temps n'est plus absolu, mais relatif.De fait, le temps diffère en fonction de la vitesse de celui qui le mesure, mais aussi de la proximité d'une masse, comme une planète par exemple, intervenant dans la gravitation.Or, la masse gravitationnelle de la Terre étant très différente de celle de la Lune, les heures indiquées par deux horloges installées sur l'une et l'autre ne tarderaient pas à se décaler.En effet, l'horloge présente sur la Lune gagnerait plus de 55 microsecondes toutes les 24 heures. C'est peu, à première vue, mais suffisant pour compromettre des missions qui doivent être réglées avec une très grande précision. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 11, 2023 • 2min

Comment un kugelblitz pourrait courber l'espace temps ?

Certains objets célestes ne cessent d'intriguer les scientifiques par leur singularité. C'est le cas des trous noirs. Découverts à l'orée des années 1970, ces trous noirs sont des objets très compacts, qui se forment à la mort de certaines étoiles très massives.Leur champ gravitationnel est si grand que la masse de l'objet a fini par s'effondrer sur elle-même, se concentrant en un seul point, au centre du trou noir. Cette gravité est si intense qu'aucune lumière ne peut le traverser ni même en sortir.D'où l'appellation de "trou noir", qu'il est donc impossible d'observer. La densité est alors si intense que, pour créer un trou noir, elle courbe l'espace-temps, au point même de le "déchirer". Mais cet objet pourrait se former autrement que par cette très forte concentration de masse.En effet, on pourrait imaginer un autre mode de formation pour les trous noirs. La masse pourrait être remplacée par de l'énergie. Dans la théorie de la relativité générale, en effet, l'équivalence entre masse et énergie est exprimée par la célèbre équation E=mc2.Or, la lumière est elle-même une forme d'énergie. Donc, en théorie, si une quantité de lumière suffisante s'accumule en une région donnée, elle peut être capable de déformer l'espace-temps, et donc de créer un trou noir.C'est cet objet théorique que les astrophysiciens appellent un "kugelblitz", qu'on traduit généralement par "foudre en boule". Le trou noir se produirait donc sous l'action de l'énergie, et non de la matière, mais, une fois formés, il n'y aurait pas de différences entre ces objets.Il faut rappeler, encore une fois, que l'existence de ce "kugelblitz" n'est pour l'instant qu'une hypothèse. Elle paraît d'ailleurs improbable à certains scientifiques, qui estiment peu vraisemblable une telle concentration de lumière en un seul point.D'autres, comme le physicien John Wheeler, spécialiste de la relativité générale, qui a imaginé ce concept au milieu des années 1950, n'excluent pas l'existence de ces "kugelblitz".On ne s'étonnera pas, cependant, qu'il ait pu nourrir l'imagination des romanciers et des scénaristes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 10, 2023 • 2min

Pourquoi le linge séché au soleil a-t-il une si bonne odeur ?

Après les avoir lavés, vous pouvez placer serviettes et chemises dans un sèche-linge ou les étendre au soleil, dans le jardin. Le résultat ne sera pas le même. Le linge séché en plein air se sera imprégné d'une odeur plus agréable que celui sorti de l'appareil de séchage. Il s'en dégagera en effet une senteur fraîche très plaisante.Des chercheurs danois ont voulu savoir pourquoi un tel parfum s'exhalait du linge séché au soleil. Pour cela, ils ont lavé trois serviettes, dans une eau très pure. Chacune d'entre elles a ensuite été suspendue sur une corde située dans un endroit différent : un lieu ensoleillé, une pièce sombre et un balcon à l'ombre.Puis les serviettes ont été placées dans des sacs en plastique durant un temps suffisant pour que les composés organiques se libèrent.L'analyse de l'air contenu dans les sacs, menée au moyen d'une technique spécifique, a d'abord permis de séparer ces composés, puis de les étudier séparément.Les chercheurs ont remarqué que les serviettes séchées au soleil s'étaient imprégnées d'un plus grand nombre de composés organiques. Ils pensent que certains d'entre eux pourraient être produits au contact de l'ozone de l'air. Ce gaz réagirait en effet avec le linge humide pour l'imprégner de ces substances odorantes.Certaines, d'ailleurs, sont utilisées dans la fabrication de parfums ou l'industrie alimentaire. L'ozone aurait une autre vertu : il détruirait les bactéries responsables des odeurs désagréables qui peuvent émaner du linge séché dans un espace confiné.Quand le linge sèche dans le jardin, les arômes des plantes et des fleurs odorantes s'imprègnent également dans le tissu, dont les fibres parviennent à capter ces parfums. Ceci étant, le mécanisme exact qui préside à ces réactions n'est pas encore connu avec précision.Si une chemise ou un pantalon blancs, séchés en extérieur, sentent bon, ils ont aussi tendance à retrouver leur éclat. Du moins si le soleil est au rendez-vous.Mais ne faites pas sécher trop longtemps au soleil des vêtements colorés. En effet, ses rayons pourraient finir par les décolorer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 9, 2023 • 2min

Pourquoi SpaceX parle de réussite après l'explosion de Starship ?

"Starship", la fusée conçue par la société d'Elon Musk, SpaceX, a explosé en vol, le 20 avril dernier, quelques minutes après avoir décollé de la base spatiale Starbase, située dans le sud du Texas. À première vue, on ne saurait donc considérer cet essai que comme un échec.Et pourtant Elon Musk en fait une quasi réussite. De fait, les responsables de l'essai n'ont pas parlé d'"explosion" de la fusée, mais de "désassemblage programmé". Ce qui laisse supposer qu'ils avaient prévu ce qui allait se passer.Il faut dire que le défi était de taille. En effet, Starship est la plus grosse fusée jamais construite. Réussir à la faire décoller, sans que la pression la détruise aussitôt, était déjà une gageure. En effet, la poussée au décollage était d'une puissance considérable. Malgré tout, la fusée a réussi à prendre son envol.Si le décollage s'est bien passé, c'est la séparation des étages qui, devant intervenir quelques minutes après, ne s'est pas déroulée comme prévu.En effet, la fusée a explosé quelques instants après le départ. Elle ne devait donc pas grimper jusqu'à 150 km d'altitude, avant de retomber dans l'océan Pacifique, ce qui était l'objectif initial.Pourtant, ni Elon Musk ni les ingénieurs ayant travaillé à la conception de la fusée ne se montrent déçus. Ils pensaient déjà qu'un décollage réussi serait une belle performance.Ils se sont également félicités de la capacité de la fusée à décoller malgré la panne de certains des moteurs de son premier étage. Des pannes qui se sont déjà produites lors de précédents tests sans décollage.Par ailleurs, à les en croire, le but de cet essai était de recueillir le maximum d'informations sur le décollage de cette fusée, afin d'améliorer les conditions de décollage et de vol des engins à venir.Pour l'instant, on ignore ce qui a pu provoquer l'explosion de Starship. Pour le savoir, il faudra analyser les données fournies par les nombreux capteurs qui équipent la fusée. En attendant, Elon Musk a promis un nouveau lancement d'ici quelques mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 8, 2023 • 2min

Comment prédire les canicules ?

Liées en partie au réchauffement de la planète, mais aussi à la résurgence de phénomènes climatiques comme "El Niño", qui se traduit par une température plus chaude d'une partie de l'océan Pacifique, les canicules sont de plus en plus fréquentes.Et, à cet égard, l'été 2023 pourrait être pire que celui de l'année précédente. Ces phénomènes climatiques extrêmes provoquent des décès et aggravent une sécheresse déjà très préoccupante dans de nombreuses parties du monde.D'où l'intérêt de prédire ces canicules. C'est le travail des prévisionnistes météo, qui alimentent des ordinateurs très puissants de données aussi variées que les températures, les précipitations ou la pression atmosphérique.Serait-il possible, cependant, de prédire les canicules avec encore plus d'avance ? Des chercheurs français répondent par l'affirmative. D'après eux, il serait possible de construire un dispositif d'intelligence artificielle capable de prévoir une canicule jusqu'à un mois à l'avance.Mais la difficulté, pour bâtir un tel système, réside dans la relative rareté des données disponibles. En effet, de telles chaleurs extrêmes ne se sont pas produites très souvent jusqu'à une date assez récente.Pour résoudre ce problème, les chercheurs ont recréé, en quelque sorte, un climat typique du début de ce XXIe siècle. L'outil ainsi mis au point a ensuite recueilli des données sur une période comparable à l'écoulement de 8.000 années.Ce modèle climatique, fondé sur ce que les spécialistes appellent le "deep learning", ou "apprentissage profond", a permis de nourrir le système d'un assez grand nombre d'informations significatives pour permettre des prévisions plus précoces.Les rapports du GIEC, qui regroupe les informations sur l'évolution du climat, sont d'ailleurs fondés sur l'utilisation de modèles comparables.Malgré tout, le manque de données relatives aux canicules restera, dans les années à venir, un problème que les chercheurs entendent résoudre tant par l'utilisation conjointe d'autres modèles climatiques que par l'intervention d'experts, pour orienter, en quelque sorte, le travail de l'IA.Quoi qu'il en soit, ce dispositif, qui nécessite encore de nombreux aménagements, ne sera pas opérationnel dans l'immédiat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 7, 2023 • 2min

Comment le cerveau crée-t-il de faux souvenirs ?

On le sait, la mémoire est un processus très complexe. Une récente étude, menée par des chercheurs néerlandais, en fournit une nouvelle preuve. Elle porte sur la capacité du cerveau à forger de faux souvenirs.Ils s'inscriraient même dans la mémoire d'une personne tout de suite après qu'elle a été témoin d'un événement donné. Dans le cadre de leur étude, ces chercheurs ont demandé à des participants de regarder des lettres, dont l'une était surlignée, alors que d'autres étaient inversées.40 % des volontaires ont pu préciser quelle lettre était surlignée, en ajoutant qu'elle était également inversée. 10 % de cet échantillon n'ont pas été en mesure de le faire. Et certaines réponses des personnes persuadées qu'une lettre inversée ne l'était pas ont été extrêmement rapides.Cette absence d'hésitation tendrait à prouver que de faux souvenirs ont été créés dans le cerveau de ces volontaires aussitôt après la vision des lettres. Autrement dit, elles se souvenaient, non pas de ce qu'elles avaient vu, mais de ce qu'elles avaient cru voir.Les souvenirs que nous avons d'un événement ne sont donc pas toujours conformes à ce que nous avons réellement vu. En effet, on se souvient parfois de ce qu'on s'attend à voir.C'est comme si le cerveau s'adaptait au schéma mental qui est le nôtre au moment où nous sommes confrontés à un événement ou une rencontre. Le cerveau se comporte ainsi comme s'il se conformait à l'idée préconçue que nous nous en faisons.Une autre étude montre qu'il a suffi de placer la photo d'une personne dans une montgolfière pour lui faire croire qu'elle avait vraiment effectué ce vol, alors qu'il n'en était rien.Cette photo a contribué à la création d'un faux souvenir, qui a permis à la personne de décrire son baptême en montgolfière comme si elle y avait vraiment participé.Il arrive aussi que la mémoire des uns puise dans celle des autres pour fabriquer des souvenirs composites qui, là encore, ne reflètent pas fidèlement la réalité. On voit donc que la mémoire à court terme n'est pas toujours plus fiable que la mémoire à long terme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 4, 2023 • 2min

Pourquoi sommes-nous de plus en plus piqués par les moustiques ?

Dans les sociétés industrialisées du monde occidental, l'activité humaine se trahit en tous temps, y compris la nuit. Avec les phares des voitures, un éclairage urbain plus performant et les lumières filtrant des appartements, la nuit est de moins en moins noire.Or, cette luminosité accrue dérange certains insectes. C'est le cas des moustiques, qui limitent leur activité durant l'hiver. Il ne s'agit pas d'une hibernation à proprement parler, mais de ce que les spécialistes appellent la dormance, ou "diapause".Durant cette période, les insectes transforment le sucre, prélevé notamment sur les fleurs, pour le transformer en graisse, sur laquelle ils vivent, de manière ralentie. Ils cherchent un endroit chaud et abrité, comme une grotte, et y passent généralement l'hiver.Mais c'était compter sans le maintien, en toute saison, de cette atmosphère lumineuse, qui empêche les moustiques de profiter, si l'on peut dire, de cette période de retrait qu'est la dormance. Ils ont donc tendance à rester actifs plus longtemps. Ils peuvent donc nous piquer même à la fin de l'été et au début de l'automne, si ce n'est au-delà.Or, c'est pendant cette période que les moustiques sont le plus susceptibles de transmettre à l'homme certaines maladies, comme le virus du Nil occidental. Ils se contaminent eux-mêmes en piquant des oiseaux.Cette pollution lumineuse ne gêne d'ailleurs pas tous les moustiques de la même façon. Durant l'hiver, en effet, chaque espèce adopte un comportement différent. Ainsi, certains moustiques restent à l'état d'œufs ou de larves pendant cette période.Cependant, même de la part des insectes dont cette luminosité nocturne prolonge l'activité, il ne faut pas attendre trop de désagréments. En effet, en hiver, les piqûres de moustique restent exceptionnelles.Cette pollution lumineuse ne gêne pas tous les moustiques, dans la mesure où certaines espèces sont actives toute l'année. C'est notamment le cas du moustique tigre. En raison du réchauffement climatique, qui augmente sa capacité à se reproduire, il est même plus actif qu'avant.Il se pourrait cependant que ces nuits moins noires puissent compromettre, sur le long terme, la survie de certaines espèces de moustiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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