Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
undefined
Oct 30, 2023 • 2min

Pourquoi les chiens mangent-ils parfois leurs excréments ?

Si vous avez un chien, vous l'avez peut-être vu manger ses propres excréments. Cette habitude alimentaire répugnante, appelée "coprophagie", est pourtant assez fréquente dans la nature. Du moins chez certaines espèces.En effet, les lapins, les souris, certains primates et herbivores dévorent leurs crottes, ou parfois celles des autres. Les chiens s'ajoutent donc à cette liste. Mais pas tous.En effet, un sondage réalisé auprès de 1.500 propriétaires de chiens a révélé que seuls 16 % d'entre eux avaient vu leurs animaux manger leurs déjections au moins 6 fois. Et 23 % n'avaient été témoins qu'une seule fois de ce curieux festin.Une seconde étude montre cependant que, parmi les personnes ayant vu leurs chiens avaler leurs excréments, 62 % estimaient que leurs animaux étaient devenus coprophages.Un comportement très ancienChez certains animaux, comme les lapins, l'ingestion de certains types de selles facilite la digestion. Ce n'est pas le cas des chiens, qui n'ont pas besoin de cet aliment pour être en bonne santé.Chez cet animal, une coprophagie régulière peut donc révéler certains problèmes. Il peut ainsi souffrir d'une irritation de l'estomac ou de certaines carences. Un tel comportement peut aussi résultat d'un apprentissage déficient de la propreté.Mais, à vrai dire, les scientifiques ignorent les raisons profondes d'une telle attitude. Cependant, ils se sont aperçus que les chiens avaient tendance à consommer, de préférence, leurs crottes les plus récentes.Ils en ont déduit que ce comportement pouvait être lié à l'histoire évolutive de l'espèce. Manger leurs selles aurait été un moyen, pour ces animaux, de débarrasser leur territoire des parasites qui pouvaient infester ces déjections.Les ancêtres des chiens, les loups, mangeaient déjà leurs déjections pour éviter que ces parasites ne contaminent les petits. C'était donc une façon de faciliter la survie de l'espèce. Une habitude qui s'est transmise à leurs lointains descendants.Quoi qu'il en soit, une autre étude montre qu'il est très difficile de combattre cette habitude. Seules 1 à 4 % des personnes interrogées avaient plus ou moins réussi à modifier le comportement de leurs chiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 29, 2023 • 2min

Pourquoi du verre est tombé du ciel en Antarctique ?

L'éruption du volcan Taupo, en Nouvelle-Zélande, qui ravagea un secteur de plus de 20.000 km2, est l'une des plus puissantes jamais enregistrée. D'après les experts, elle se serait produite voilà environ 1.800 ans.Les scientifiques ont fait une découverte permettant d'en apprendre davantage sur cet événement, qui aurait duré plusieurs jours, ou même plus longtemps encore. En prélevant des carottes de glace, dans l'Antarctique, ils ont trouvé des morceaux d'obsidienne.Ils étaient enfouis à près de 280 mètres sous la surface du sol. L'obsidienne est en fait du verre volcanique, qui se forme lors d'une éruption. Projetés du volcan à une température très élevée, les fragments d'obsidienne se refroidissent très vite, ne laissant pas aux minéraux le temps de se cristalliser. Ils prennent alors l'apparence et la consistance du verre.Des débris retrouvés dans les glaces de l'AntarctiqueEn examinant ces échantillons d'obsidienne, les chercheurs ont conclu que la quasi totalité d'entre eux provenaient de l'éruption du Taupo, qu'ils dataient de l'an 232 de notre ère. Une date confirmée par la datation au radiocarbone effectuée sur des arbres présents autour du volcan au moment de l'éruption.En effet, on sait que, lors d'une éruption volcanique, les gaz, les cendres et les débris éjectés du volcan sont poussés par les vents et voyagent parfois sur des distances considérables.C'est bien ce qui s'est produit avec l'éruption du Taupo. En effet, ces éclats de verre auraient parcouru 5.000 kilomètres avant de se ficher sur le sol gelé de l'Antarctique.Un des débris de verre retrouvés sur place provenait d'une éruption beaucoup plus ancienne, et encore plus violente, qui se serait produite au même endroit, à l'emplacement de l'actuel lac Taupo. Cette éruption Oruanui, comme l'appellent les spécialistes, aurait eu lieu voilà environ 25.500 ans.Comme tous les éclats de verre ont été retrouvés à la même profondeur, il faut croire que ceux provenant de l'éruption la plus ancienne ont d'abord été enfouis à proximité du volcan, puis déterrés et poussés par un vent violent vers l'Antarctique des milliers d'années plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 26, 2023 • 2min

D'où vient la puissance des « superbolts » ?

Quand un orage se déclare, des éclairs ne tardent pas à se produire. Ces décharges électriques, qui s'accompagnent de l'explosion sonore de la foudre et se manifestent par des flashs de lumière éblouissants, relient le nuage au sol.L'intensité de ces éclairs dépend notamment du taux d'humidité régnant dans le nuage et du nombre de cristaux de glace qu'il contient. Leur puissance s'exprime en ampères. Elle peut aller de 10.000 à 50.000 ampères, l'intensité moyenne étant de 30.000 ampères.Mais il existe des éclairs encore plus puissants, les "superbolts". En effet, leur intensité peut aller de 150.000 à 300.000 ampères, soit 10 fois la puissance d'un éclair moyen.Et les superbolts contiendraient même 1.000 fois plus d'énergie que des éclairs classiques. On imagine donc à quel point ils sont dangereux. Ils provoquent en effet des dégâts impressionnants. Cette colossale énergie s'accompagne aussi d'une luminosité beaucoup plus forte que celle d'un impact de foudre traditionnel.Le superbolt se présente sous la forme d'un trait lumineux très net. Ce n'est donc pas un éclair ramifié, dans lequel l'énergie a tendance à se disperser.Pourquoi une si grande intensité ?Se produisant surtout entre novembre et février, majoritairement dans l'hémisphère Nord, ces super éclairs, qui se forment surtout au-dessus des océans, sont très rares. On en trouverait en effet un sur 250.000 éclairs. Ils sont assez fréquents sur le littoral français.L'hiver est donc plus propice à la formation des superbolts. En effet, l'air froid, moins humide, s'amasse plus lentement dans le nuage. Il finit par contenir une très grande quantité d'énergie, ce qui favorise, à la longue, le déclenchement d'une décharge électrique plus puissante.Les scientifiques ont également constaté que la puissance d'un éclair était en partie liée à la distance qui le séparait du sol. Plus cette distance est courte, plus l'éclair sera puissant.Les superbolts se déclenchent donc plus près du sol. Par ailleurs, des chercheurs ont remarqué que ce type d'éclair se produisait quand les nuages étaient chargés positivement. Dans un orage "ordinaire", si l'on peut dire, les nuages sont, au contraire, chargés négativement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 25, 2023 • 2min

Comment la pollution spatiale est-elle sanctionnée ?

Le podcast Choses à Savoir Histoire est disponible sur:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/les-dessous-de-lhistoire/id1408994486Spotify:https://open.spotify.com/show/3fzY4N4YOJ9nQvcArB6xE8Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/58035---------------------------Les milieux concernés tirent la sonnette d'alarme : l'espace serait devenu une gigantesque poubelle à ciel ouvert. En effet, plus de 35.000 objets de plus de 10 cm, dont 5.000 satellites inactifs, et environ 700.000 débris de plus d'un centimètre, y circuleraient.Quant aux plus petits objets, de plus d'un millimètre, ils seraient environ 150 millions à tournoyer au-dessus de nos têtes. Or, ces débris, même les plus minuscules, peuvent causer de graves dégâts aux satellites.Ils peuvent même remettre en cause la sécurité des astronautes occupant des engins spatiaux habités, comme la station spatiale internationale.Une politique plus fermeIl semblerait qu'une nouvelle étape vienne d'être franchie dans la lutte contre cette pollution spatiale. En effet, une amende a été infligée, pour la première fois, à un organisme ne respectant pas ses obligations en la matière.C'est une entreprise américaine de télécommunications qui fait les frais de cette nouvelle politique de fermeté. Elle vient d'être condamnée, par la commission américaine des communications, à payer une amende de 150.000 dollars, soit environ 143.000 euros.Elle est accusée d'avoir laissé l'épave d'un satellite, lancé en 2002, sur une orbite qui pourrait l'amener à heurter des engins spatiaux. Une telle action est jugée d'autant plus répréhensible que la société s'était engagée, en conformité d'ailleurs à la loi, à placer le satellite en question sur une orbite jugée moins dangereuse.Elle est considérée par les spécialistes comme une sorte d'"orbite cimetière", placée au-dessus de l'orbite commerciale réservée à la circulation des engins spatiaux.Mais cette entreprise y avait renoncé, estimant ne pas avoir des réserves de carburant suffisantes pour mener une telle opération.Cette application plus stricte de la législation américaine en la matière pourrait inciter les entreprises concernées à se montrer plus vigilantes quant au destin de leurs satellites en fin de vie.Ce durcissement des pratiques peut paraître nécessaire au moment où le nombre de lancements se multiplie. À elle seule, par exemple, la société Starlink, d'Elon Musk, gère 5.000 satellites. Reste à savoir si cette politique suffira à réduire l'encombrement du ciel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 24, 2023 • 2min

Depuis quand les professeurs utilisent-ils de l'encre rouge ?

Quand un enseignant rend une copie ou un devoir à un élève, les corrections apparaissent en rouge sur la feuille. Elles sont ainsi plus visibles. Du moins est-ce l'usage général. Et il ne date pas d'hier !On vient en effet de retrouver une tablette d'écriture égyptienne, datant d'un peu moins de 2.000 ans avant notre ère et portant des traces de correction en rouge.Ces tablettes sont en bois ou en ivoire et sont recouvertes d'une substance appelée "gesso", destinée à rendre la surface propre à l'écriture. Sur cette petite planche, conservée dans un musée de New York, un apprenti scribe a écrit à l'aide d'un roseau dont, muni d'un couteau, il a effilé le bout.Après en avoir mâché l'extrémité, on pouvait d'ailleurs tout aussi bien se servir de ce roseau comme d'un pinceau.Les "devoirs" de l'apprenti scribeOn ne retrouve pas les hiéroglyphes traditionnels sur cette tablette. Cette écriture, d'un maniement difficile, n'était guère commode pour des scribes, qui devaient rédiger chaque jour des lettres et des documents administratifs.Aussi les Égyptiens ont-ils mis au point, notamment pour les besoins quotidiens de l'administration, un système moins complexe, l'écriture hiératique. Cette écriture cursive a été inventée environ 3.000 ans avant notre ère.C'est elle qu'on retrouve sur la tablette. Elle convenait parfaitement aux exercices quotidiens auxquels devaient s'astreindre les élèves. En effet, la surface de la planche, enduite de "gesso", comme on l'a vu, pouvait être grattée. On voit d'ailleurs sur cette tablette les traces d'un ancien texte.Et le maître pouvait inscrire sur la tablette des inscriptions en rouge. L'"encre" utilisée était fabriquée à partir de certains pigments. Les inscriptions portées sur cette planche rectifient apparemment des fautes d'orthographe commises par l'élève.L'exercice auquel il s'est soumis se présente sous la forme d'une lettre, écrite par l'apprenti scribe, dont on connaît même le nom, à son frère. En fait, la lettre ne devait pas être remise à son destinataire. Elle était conçue comme une sorte de "brouillon", destiné à entraîner l'élève. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 23, 2023 • 2min

Pourquoi les oiseaux des villes ont-ils des yeux de plus en plus petits ?

Des chercheurs américains ont étudié la taille du corps et des yeux de 500 espèces d'oiseaux vivant en permanence dans divers quartiers de la ville de San Antonio, au Texas, et dans sa périphérie.Ils n'ont pas constaté de différences significatives, quant aux dimensions du corps, entre les oiseaux des villes et ceux des champs. En revanche, ils ont remarqué que les premiers avaient de plus petits yeux que leurs congénères.Ils étaient, en moyenne, 5 % plus petits que ceux des oiseaux vivant en dehors de la ville. Par contre, l'étude de deux espèces d'oiseaux migrateurs, qui ne vivent pas toute l'année en ville, n'a pas permis de repérer une telle diminution de la taille des yeux.Une adaptation à l'éclairage urbainD'après les scientifiques, les humains seraient responsables du phénomène. En effet, la réduction de la taille des yeux de ces oiseaux serait une réponse évolutive à un éclairage urbain toujours plus envahissant. D'ailleurs ce changement morphologique ne serait constaté que chez les oiseaux fréquentant les quartiers les plus éclairés des villes.Ces petits yeux empêcheraient les oiseaux d'être aveuglés par ces lumières trop vives. Sans cette adaptation, ils auraient le plus grand mal à trouver le sommeil et ne manqueraient pas de dépérir.Cette modification graduelle de la taille de leurs yeux permettrait donc aux oiseaux de mieux s'accommoder de l'environnement urbain. Ce qui contribuerait à leur conservation, dans un contexte où beaucoup d'oiseaux disparaissent.En effet, depuis 1970, près de 30 % des oiseaux présents aux États-Unis et au Canada ont été perdus. Ce qui représente environ trois milliards de volatiles.Si, en revanche, les yeux des oiseaux migrateurs ne subissent pas de changement particulier, c'est que, dans les zones rurales où ils passent une petite partie de l'année, ils ne sont pas confrontés à un éclairage aussi intense.Les oiseaux n'ont d'ailleurs pas seulement à subir les lumières, mais aussi les bruits de la ville. D'autres études révèlent en effet qu'ils peuvent avoir un impact non négligeable sur la nature et la fréquence de leur chant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 22, 2023 • 2min

Quel est l'âge des punaises de lit ?

Plus de 10 % des foyers français auraient été infestés par les punaises de lit entre 2017 et 2022. Le phénomène tend à devenir un véritable enjeu de santé publique. Et il n'est sûrement pas près d'être réglé.En effet, ces minuscules insectes en ont vu d'autres ! De fait, ils sont encore plus vieux qu'on ne le croyait, surmontant ainsi bien des épreuves au cours du temps. Des recherches récentes montrent qu'ils sont apparus sur Terre voilà au moins 115 millions d'années.Cette découverte est l'aboutissement de longues et difficiles recherches, durant lesquelles les scientifiques ont réussi à étudier l'ADN de 34 espèces différentes de punaises de lit.Elles auraient donc cohabité avec les dinosaures. Et elles auraient survécu au cataclysme qui a provoqué leurs extinction.Un premier hôte inconnuLes scientifiques pensaient jusque ici que les chauves-souris avaient pu être les premiers hôtes des punaises de lit. Or, des chercheurs ont trouvé un spécimen fossilisé de cet insecte beaucoup plus vieux, de 30 ou même 50 millions d'années, que les plus anciens restes de chauves-souris connus.En fait, les punaises de lit, présentes depuis 115 millions d'années, comme on l'a dit, seraient deux fois plus âgées que les chauves-souris, dont les plus anciens spécimens ont près de 65 millions d'années.Dans l'état actuel des recherches, on ne sait pas quel animal a abrité, pour la première fois, ces insectes aux piqûres irritantes. Ce qui est sûr, c'est qu'ils se sont attaqués très tôt à nos ancêtres.On croyait jusque ici que les deux espèces suçant le sang de l'homme s'étaient différenciées une fois leurs proies humaines repérées. En fait, il semble qu'elles se soient séparées beaucoup plus tôt, voilà environ 47 millions d'années.Chacune de ces espèces a alors privilégié soit l'Homo erectus soit l'Home sapiens. Depuis lors, au moins une autre espèce de punaise de lit s'est attaquée à l'homme. En effet, les scientifiques ont calculé qu'une nouvelle espèce de cet insecte s'en prendrait à nous tous les 500.000 ans environ. Un rythme qui pourrait d'ailleurs s'accélérer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 19, 2023 • 2min

Pourquoi certaines personnes sont incapables de produire une image mentale ?

Certaines personnes sont incapables de créer des images mentales. Elles souffrent d'un trouble neurologique rare, l'"aphantasie", un mot tiré du grec "phantasia", qui signifie apparence ou imagination. Il s'agirait donc d'un défaut d'imagination.De fait, ces patients ne peuvent produire, en pensée, des images des situations qu'ils ont vécues, d'un objet ou encore d'un paysage. Il ne leur est pas non plus possible de se représenter le visage de leurs proches.Des difficultés qui les empêchent de se souvenir avec précision de certains épisodes de leur passé. Ils ont d'ailleurs tout autant de mal à se représenter, au moyen d'images mentales, des événements futurs.Mais cette incapacité ne concerne pas seulement les images et donc la vision. Elle s'étend aussi aux sons. Ainsi, les personnes concernées ne sont pas en mesure d'"entendre" une mélodie dans leur tête.Elles mettent aussi plus de temps à assimiler des informations visuelles. Mais elles finissent tout de même par y parvenir. Ce trouble est peu fréquent puisqu'il ne toucherait que 2 à 5 % de la population.Il peut être provoqué par une intervention chirurgicale mais, le plus souvent, il est présent dès la naissance.Un trouble encore mal connuL'aphantasie a été découverte dès la fin du XIXe siècle, mais, jusqu'à une étude récente, publiée en 2015, elle a peu retenu l'attention des scientifiques. Aussi connaît-on mal les mécanismes de ce trouble.L'une des raisons de cette relative méconnaissance vient sans doute des patients eux-mêmes. En effet, beaucoup d'entre eux ne se rendent même pas compte qu'ils sont atteints d'aphantasie.Avec le temps, ils ont développé des mécanismes de substitution, un peu similaires à ceux mis en place par les aveugles de naissance. Ces personnes voient donc le monde d'une autre manière, mais sans toujours le savoir.Même si elle est mal connue, l'aphantasie est très probablement liée à un mauvais fonctionnement du cerveau. À cet égard, certains scientifiques pensent que les patients concernés auraient du mal à activer leur cortex visuel, dont le rôle est précisément de traiter les informations visuelles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 18, 2023 • 2min

Pourquoi la Lune tremble-t-elle tous les matins ?

Les tremblements de terre ne sont pas l'apanage de notre planète. Ils se produisent aussi sur notre satellite. Il serait donc plus exact de les appeler des "tremblements de lune". Ces séismes sont même très fréquents, puisqu'on les enregistre chaque jour, matin et soir.Les chercheurs pensaient qu'ils étaient dus aux très importantes variations de températures qui affectent la Lune. En effet, la température, sur la Lune, peut passer de +120°C, durant la journée, à -248°C pendant la nuit!De tels changements provoquent une succession de dilatations et de contractions qui expliquent en effet certaines secousses. Mais pas toutes.Des séismes d'origine humaineDe fait, les scientifiques ont remarqué que les tremblements de terre (ou de lune) du matin n'avaient pas la même signature sismique que ceux se produisant le soir. Ils devaient donc avoir une autre origine. Ils ont fini par s'apercevoir que les secousses enregistrées sur la Lune le matin seraient le fait, non de la nature, mais de l'homme.Au cours de leurs différents voyages sur la Lune, les astronautes y ont abandonné du matériel. Ainsi, en 1972, à la fin de la mission Apollo 17, la dernière à avoir transporté des hommes sur la Lune, on a laissé l'atterrisseur lunaire et des sismographes à la surface de notre satellite.Le responsable de ces secousses serait l'atterrisseur lunaire. Quand, après une nuit plus que glaciale, le Soleil réchauffe l'engin, les matériaux métalliques qui le composent se dilatent, ce qui entraîne l'émission de légères vibrations dans le sol. Elles sont alors enregistrées par les sismographes se trouvant près de l'engin. Leur intensité est d'ailleurs si faible qu'un astronaute marchant sur la Lune ne les sentirait pas.Cette découverte n'est pas aussi anecdotique qu'elle peut paraître au premier abord. En effet, elle permet de mieux comprendre la nature et les effets de ces tremblements de lune.En étudiant la manière dont les ondes sismiques se propagent, en fonction des matériaux concernés, les scientifiques pourront également en apprendre davantage sur la composition du sous-sol de la Lune mais aussi de la Terre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
undefined
Oct 17, 2023 • 2min

Qu'est-ce qu'un « dogxim » ?

En 2021, on amène à des vétérinaires brésiliens un animal qui les surprend ; il vient de provoquer un accident de la circulation. En effet, ils n'en avaient jamais vu de semblable.Avec sa fourrure à la fois épaisse et dure, son long museau et ses grandes oreilles pointues, il, ou plutôt elle, car il s'agit d'une femelle, tient à la fois du chien et du renard. Même si, à première vue, il ressemble davantage au premier de ces animaux.Son comportement est aussi un compromis entre l'attitude de ces deux animaux : plus craintif que celui du chien domestique et cependant moins farouche que celui du renard.Décidément intrigués par ce curieux animal, les scientifiques décident de procéder à une analyse génétique. Ses résultats sont clairs : cet animal étonnant est bien né d'une renarde de la pampa et d'un chien domestique. Ils le baptisent "dogxim", un nom tiré autant de l'anglais que du portugais.Un cas d'hybridation unique en son genreOr, cet animal est, pour l'instant du moins, unique en son genre. Les zoologues avaient déjà observé le résultat du croisement entre un chien et un loup ou entre le même chien et un dingo.Mais ce "dogxim" est le premier cas connu d'hybridation entre un chien domestique et un renard de la pampa. Autrement dit entre un chien domestique et un canidé sauvage.La découverte est d'importance, car elle prouve qu'un accouplement entre deux espèces de genres distincts peut être fécond. Les scientifiques avaient espéré en apprendre davantage sur cet animal énigmatique, notamment sur ses habitudes et son mode de reproduction.Et ce d'autant plus que l'animal, d'abord effarouché par l'homme, commençait à s'apprivoiser. On avait pu l'approcher et même s'enhardir à le caresser, sans que l'animal proteste. Mais les zoologues ne pourront pas le connaître davantage, car il vient de mourir, malgré tous les soins qu'on a pu lui donner. La raison de ce décès subit reste inconnue.Les scientifiques se demandent désormais si, au cours de leurs expéditions dans la nature, ils pourront trouver d'autres spécimens de "dogxims". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

The AI-powered Podcast Player

Save insights by tapping your headphones, chat with episodes, discover the best highlights - and more!
App store bannerPlay store banner
Get the app