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Choses à Savoir
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Nov 13, 2023 • 2min
Pourquoi les femmes ont-elles souvent plus froid que les hommes ?
Vous l'avez sans doute remarqué dans votre propre entourage, les femmes ont tendance à être plus frileuses que les hommes. Et, de fait, la température jugée satisfaisante pour les hommes serait, en moyenne, de 21°C, alors que les femmes auraient besoin de 25°C.Ces différences s'expliquent par des raisons physiologiques. Ainsi, le mécanisme de contraction des vaisseaux sanguins qui, en cas de baisse de la température, limite les déperditions de chaleur, notamment aux extrémités, est moins efficace chez les femmes.Par ailleurs, une masse musculaire plus dense permet aux hommes de produire davantage de calories, et donc de chaleur. Et ce d'autant que la peau, plus froide, est séparée des muscles, source de chaleur, par une couche de graisse moins épaisse chez les hommes.Une question d'hormones...Les hormones sexuelles jouent aussi un rôle notable dans l'impression de froid souvent ressentie par les femmes. Des études ont en effet montré que la testostérone, une hormone mâle, limitait l'action d'une protéine captant le froid.Le taux de testostérone diminuant avec l'âge, les hommes plus vieux sont souvent plus frileux que leurs cadets. À l'inverse, les œstrogènes, hormones féminines, ont tendance à épaissir le sang. Ce qui rend moins fluide la circulation sanguine vers les doigts ou les orteils, les rendant dès lors plus sensibles au froid.Des expériences sur des souris ont permis de vérifier ces éléments. Ainsi, des mâles privés de testostérone se sont montrés plus vulnérables au froid....Mais aussi de sociétéMais cette frilosité des femmes ne s'explique pas seulement par des raisons physiologiques. En effet, des études ont montré que les systèmes de chauffage sont le plus souvent conçus pour satisfaire les besoins masculins.Autrement dit, ces appareils ne seraient pas adaptés au métabolisme particulier des femmes. Et si la température préconisée dans les bureaux, de l'ordre de 20 ou 21°C, convient très bien à la majorité des hommes, elle fait moins l'affaire des femmes, qui auraient besoin, en moyenne, de 4 degrés supplémentaires pour se sentir à l'aise. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 12, 2023 • 2min
La mémoire du poisson rouge est-elle vraiment très limitée ?
Dire de quelqu'un qu'il a une "mémoire de poisson rouge" n'est pas précisément un compliment. On sous-entend par là que la personne en question ne retient pas grand chose de ce qu'elle voit ou de ce qu'on lui dit.C'est, pense-t-on, en raison de cette mémoire défaillante que le poisson rouge a l'air tout frétillant dans un petit bocal dont il oublierait sans cesse l'exiguïté. Une manière, pour les propriétaires de poissons rouges, de se déculpabiliser à peu de frais.Mais cette réputation faite au poisson rouge est un mythe. Dans la réalité, il a une mémoire que même l'éléphant, pourtant réputé pour sa capacité à se souvenir, pourrait lui envier.Une mémoire assez élaboréeEn effet, de nombreuses études ont été menées sur cette question. Un ouvrage a même été consacré aux facultés mnésiques des poissons. Ils montrent que non seulement le poisson rouge a de la mémoire, mais qu'il peut se souvenir de certains faits jusqu'à cinq mois après qu'ils se sont produits.Certains sont capables de se rappeler l'emplacement d'un levier qui, s'ils le poussent, leur fournit de la nourriture. D'autres poissons rouges se sont révélés capables de mémoriser de la musique.Là encore, ces sons étaient associés à la délivrance de nourriture. Des chercheurs ont donc diffusé de la musique dans l'aquarium, puis ont relâché les poissons dans la mer. Cinq mois plus tard, ils font entendre la même mélodie.Aussitôt, les poissons rouges qui l'ont déjà entendue semblent la reconnaître et se dirigent vers l'aquarium. Les scientifiques ont également placé un objet dans l'aquarium, auprès duquel ils ont mis de la nourriture.Ils ont alors constaté que la plupart des poissons rouges se dirigeaient vers ce objet, dont ils se souvenaient sans doute qu'il était associé à la nourriture. D'autres recherches ont montré que les poissons rouges étaient également capables de retrouver leur chemin dans un labyrinthe.Ces animaux ne semblent pas seulement en mesure de mémoriser des faits. Cette mémoire leur donnerait une véritable capacité d'apprentissage, qui leur permettrait de mieux s'adapter à leur environnement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 9, 2023 • 2min
Combien d'heures peut-on survivre dans de l'eau très froide ?
Combien de temps un nageur plongé dans une eau très froide peut-il survivre ? Il faut d'abord savoir ce que l'on entend par là. On estime généralement qu'une eau est froide quand sa température s'abaisse au-dessous de 19°C.On pourra la considérer comme glaciale quand elle est à environ 3°C. La durée de survie sera bien sûr fonction de la température de l'eau.Les spécialistes l'estiment à environ 3 heures dans une eau à 15°C. Mais une personne immergée dans une eau à 3°C ne survivrait pas plus de trois quarts d'heure. Une durée qui s'abaisse à 30 minutes dans une eau à 0°C.Ce sont là des durées maximales. En effet, plusieurs facteurs peuvent limiter le temps de survie dans une eau très froide ou glacée. Il peut se produire un choc thermique ou une hydrocution.Par ailleurs, l'épuisement consécutif à la nage, surtout si les mouvements sont désordonnés, peut provoquer un décès prématuré du nageur. En effet, une forte hypothermie, suivie d'un collapsus, c'est-à-dire d'une chute brutale de la pression artérielle, peuvent alors survenir, parfois même après le sauvetage de la personne.Adaptation du corps et choix de la positionSi une personne plongée dans de l'eau très froide peut survivre un certain temps, c'est en raison de l'adaptation du corps humain à ces conditions extrêmes.Dans ce cas, en effet, les vaisseaux sanguins ont tendance à se contracter, ce qui diminue leur calibre. Ce phénomène réduit la circulation sanguine à la surface de la peau, limitant ainsi les déperditions de chaleur. Une température corporelle normale peut ainsi se maintenir quelque temps.Des frissons vont aussi se produire. Ils augmentent le rythme cardiaque et la chaleur corporelle, mais pour peu de temps.La personne plongée dans cette eau glacée peut aussi augmenter son temps de survie. Ainsi, elle doit nager le moins possible et se laisser flotter, en évitant les gestes amples et saccadés.La meilleure posture à adopter, si cela est possible, est la position fœtale, les jambes serrées et les cuisses relevées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 8, 2023 • 2min
Qu'est-ce que l'effet Proteus ?
Avez-vous déjà pensé à vous mettre à la place de Léonard de Vinci ? À première vue, la question peut sembler saugrenue. Et pourtant, elle a été prise au sérieux par une équipe de chercheurs français.Elle a ainsi placé des volontaires dans un environnement virtuel et les a divisés en deux groupes. Les participants du groupe témoin ont choisi un "avatar", c'est-à-dire une représentation numérique, qui leur ressemblait.Mais leurs collègues du second groupe ont été plongés dans une imitation virtuelle de l'atelier de Léonard de Vinci. Ils ont donc été invités, en quelque sorte, à se mettre dans sa peau.Tous les volontaires ont dû ensuite résoudre un problème, puis fournir, sur une question donnée, des idées et des suggestions aussi nombreuses que possible.Des imitateurs de Léonard de VinciLes résultats ont de quoi surprendre. En effet, les volontaires immergés dans l'atelier du peintre italien ont apporté 40 % d'idées en plus, en moyenne, que les membres du groupe témoin. Ainsi, ils se sont montrés plus imaginatifs dans l'utilisation d'un globe terrestre.Et pourtant, les capacités et l'esprit créatif de tous les volontaires avaient été jugés comparables. Le fait de s'identifier à un personnage dont on connaît l'intelligence ou les dons permettrait donc de décupler ses propres capacités.Cet effet psychologique porte un nom : l'effet Proteus. Les scientifiques l'ont découvert dès 2007. En fait, nous l'expérimentons tous dans notre vie quotidienne. Ne vous est-il jamais arrivé, en effet, de vous sentir plus déterminé après avoir pris la posture d'un personnage plein d'assurance ?Après s'être identifié à Superman, par exemple, on peut se sentir prêt, pendant quelques instants, à dominer le monde. Comme si la force du personnage pouvait se glisser en nous par mimétisme.Par ailleurs, cette identification à un avatar célèbre amorcerait un véritable processus de désindividualisation. Ce mécanisme, favorisé par l'irruption de la réalité virtuelle, rendrait plus facile l'appropriation des qualités ou des facultés d'autrui.Les chercheurs pourraient se servir de cet effet d'imitation, amplifié par la réalité virtuelle, pour traiter certains troubles du comportement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 7, 2023 • 2min
Pourquoi ne faut-il pas emballer ses aliments dans du papier d’aluminium ?
Le papier d'aluminium est couramment employé en cuisine. On l'utilise pour emballer des aliments et les conserver au réfrigérateur ou faire cuire de la viande ou du poisson au four.Il semblerait pourtant que ce ne soit pas une très bonne habitude. En effet, l'aluminium est potentiellement toxique pour notre organisme, pouvant contribuer à l'apparition de maladies neurologiques ou osseuses.Mais l'aluminium n'est dangereux pour notre santé qu'à haute dose. Il reste donc à savoir si l'utilisation du papier d'aluminium pour conserver et cuire les aliments présente vraiment un risque pour les consommateurs.Un transfert d'aluminium vers les alimentsDes études ont montré que de fines parcelles d'aluminium pouvaient se transporter depuis le papier d'emballage ou de cuisson vers les aliments eux-mêmes. Et ce transfert s'opère d'autant mieux que l'aliment est conservé ou cuit plus longtemps dans du papier d'aluminium. Or, cet aluminium s'ajoute à celui que contiennent déjà de nombreux aliments.Par ailleurs, certains ingrédients accélèrent encore cette migration. C'est l'acidité de certains aliments, comme le jus de citron ou la tomate, qui en est responsable. Les épices ont le même effet.Faire cuire, enveloppé dans du papier d'aluminium, du poisson disposé sur un lit de tomates et arrosé de jus de citron n'est donc pas une très bonne idée !La cuisson accentue également le danger représenté par le papier d'aluminium. De récentes recherches ont prouvé que, selon la température de cuisson, la quantité d'aluminium présente dans un morceau de viande rouge cuite dans du papier d'aluminium pouvait augmenter de 89 % à près de 380 % !Il reste à savoir si, même dans ce cas, on peut parler d'une réelle surexposition à l'aluminium. Certaines recherches semblent le suggérer.Il faut rappeler, à cet égard, que l'OMS a fixé à 40 mg par jour, et par kilo, la dose d'aluminium qu'une personne pouvait ingérer sans mettre sa santé en danger. Ce qui représente 2.800 mg pour une personne pesant 70 kilos.Il semble donc plus prudent d'utiliser des plats en verre pour faire cuire les aliments au four. On pourra les conserver dans du papier d'aluminium, mais pour une très courte durée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 6, 2023 • 2min
Pourquoi les astronautes ne doivent-ils pas avoir de caries ?
Avant d'être embauchés, les astronautes, et notamment ceux de l'Agence spatiale européenne (ESA), sont soumis à des tests de sélection très rigoureux. Ils portent autant sur leurs compétences et leurs réflexes que sur leur état de santé.Dans l'espace, en effet, le corps est soumis à rude épreuve. C'est pourquoi les cosmonautes doivent être en parfaite condition physique. Leur santé fait donc l'objet d'un examen minutieux, auquel la dentition n'échappe pas.À cet égard, les astronautes doivent respecter une condition sur laquelle l'Agence spatiale ne transige pas : ils ne doivent pas avoir de caries. Mieux vaut donc avoir des dents saines pour pouvoir partir dans l'espace.Attention aux plombagesPourquoi porter une telle attention aux caries ? Si le dentiste pense, vu l'état des dents d'un cosmonaute, que des caries pourraient se former à brève échéance, on évitera de l'inclure dans une mission prochaine.En effet, si, une fois dans l'espace, une carie se forme, le cosmonauté éprouvera de vives douleurs. Or, sur place, rien n'est prévu pour le soigner. Dès lors, la mission ne peut que pâtir d'une telle détérioration de l'état de santé de l'un de ses membres.Mais le vrai problème, en fait, ce pas pas tant la carie elle-même que les plombages mis en place pour les soigner. Dans l'espace, en effet, une dépressurisation de la cabine n'est pas à exclure. Un trou dans la coque suffit à provoquer un tel phénomène.Et, dans ce cas, la pression sur le corps humain est si forte que les plombages pourraient tout simplement se décrocher et sauter hors de la bouche du cosmonaute !Si on a soigné vos caries par des plombages, il est donc inutile de vous présenter aux tests de sélection de l'ESA. Il vous faudra envisager une autre carrière, sauf si le dentiste a utilisé une autre méthode pour traiter les caries.Pour éviter tout problème, l'hygiène dentaire doit être parfaite à bord du vaisseau spatial. C'est pourquoi les astronautes se lavent régulièrement les dents. Pour ce faire, ils utilisent de préférence un dentifrice comestible, afin d'économiser l'eau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 5, 2023 • 2min
Pourquoi Leonard de Vinci a-t-il utilisé la plombonacrite ?
Composée au début du XVIe siècle, "La Joconde" continue de fasciner les visiteurs du Louvre. Mais elle n'a pas fini de révéler tous ses secrets. En effet, une équipe de chercheurs a réussi à isoler, dans la couche de base du célèbre tableau, un produit dont les scientifiques croyaient l'utilisation bien plus tardive.On sait que Léonard de Vinci était un génie universel. En effet, ce n'était pas seulement un artiste, mais aussi un scientifique accompli. Et cette récente découverte prouve qu'il s'intéressait aussi à la chimie.En effet, l'analyse d'une infime parcelle du tableau révèle que Léonard de Vinci utilisait, pour peindre ses toiles, un composé minéral très rare, la plombonacrite, ou plumbonacrite.Ce sous-produit de l'oxyde de plomb a reçu ce nom en raison de son aspect nacré et du plomb qu'il contient.Une peinture en trois dimensionsLa plombonacrite permet en quelque sorte d'épaissir les couches de peinture dont se sert l'artiste pour composer sa toile. Son utilisation confère donc un certain volume aux personnages ou aux paysages représentés sur le tableau.Les spécialistes parlent à cet égard de la technique de l'"impasto", qui fait presque songer à une composition en trois dimensions. Elle rend aussi la peinture plus expressive, en faisant plus de place aux jeux de lumière.On comprend ainsi pourquoi Léonard de Vinci incorpora ce produit à sa peinture. Les chercheurs ont d'ailleurs retrouvé de la plombonacrite dans un fragment tiré d'une autre composition célèbre du peintre, "La Cène".L'utilisation de ce procédé montre, une fois de plus, que le peintre avait recours, pour perfectionner sa technique picturale, aux méthodes les plus diverses.Ce qui a étonné les chercheurs, ce n'est d'ailleurs pas tant la présence même de ce produit dans les œuvres de Léonard de Vinci que son emploi précoce. En effet, on a retrouvé de la plombonacrite dans certains tableaux de Rembrandt, peints au début ou au milieu du XVIIe siècle.Une fois de plus, Léonard de Vinci, qui a ouvert la voie à tant de techniques modernes, se révèle un pionnier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 2, 2023 • 2min
Pourquoi le fœtus ne se noie pas dans le liquide amniotique ?
À première vue, on pourrait penser que le fœtus, plongé dans le liquide amniotique, risque de se noyer. Pour rappel, ce liquide biologique, clair et stérile, est composé à 96 % d'eau.En fait, pendant une grande partie de la grossesse, le bébé ne peut pas se noyer dans le ventre de sa mère pour la bonne raison qu'il ne respire pas vraiment. En effet, ses poumons ne sont pas encore formés.Ils commencent à se développer dès le début, mais il faut attendre le troisième trimestre de grossesse pour en voir l'achèvement. Même complètement formés, ils ne permettent pas au fœtus de respirer comme nous le faisons. La première respiration n'interviendra qu'au moment de la naissance.Comme un poisson dans l'eauSi l'embryon ne respire pas vraiment, il a cependant besoin d'oxygène. Il lui est d'abord apporté par le placenta, qui contient du sang de la mère et du fœtus et qui assure, en même temps, l'évacuation du gaz carbonique produit par le bébé.De son côté, le cordon ombilical, relié au placenta, transporte un sang riche en oxygène et, à partir de la 5e ou 6e semaine de grossesse, fournit directement cet oxygène au bébé.Placenta et cordon ombilical assurent donc au fœtus une forme de "respiration" adaptée à sa condition et s'accommodant parfaitement de la présence du liquide amniotique. De ce fait, il ne peut donc pas s'y "noyer".Il le peut d'ailleurs d'autant moins qu'il avale une quantité notable de liquide amniotique, qu'il régurgite d'ailleurs en partie et rejette quand son système urinaire est formé.Par conséquent, si le bébé a du liquide amniotique dans ses poumons, il ne peut pas se noyer dans ce milieu aqueux qui est loin de lui être hostile. En effet, il maintient une température constante dans le ventre de la mère et isole le bébé des chocs et des bruits.Ce liquide s'évacuera par la rupture des eaux, au moment de l'accouchement, et par les premiers cris du bébé. L'absence de cri, à cet instant, peut dénoter un grave problème de santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 1, 2023 • 2min
Comment lire les papyrus carbonisés ?
La lecture d'un papyrus ancien n'est pas toujours une chose aisée, surtout quand il a été calciné par un incendie. C'est le cas des papyrus retrouvés dans les décombres de Pompéi et d'Herculanum, détruites par l'éruption du Vésuve, en 79 de notre ère.Les archéologues ont retrouvé dans ces ruines, enfouis sous la cendre, pas moins de 1.800 papyrus. L'un d'eux, vieux de 2.000 ans, a été découvert dans les vestiges de la riche bibliothèque d'un patricien qui n'était autre que le beau-frère de Jules César.Les scientifiques auraient bien aimé savoir ce que contenaient ces précieux manuscrits. Mais comment faire pour les déchiffrer ? En effet, si l'on s'était avisé de dérouler ces papyrus, ils seraient sûrement tombés en poussière.La science à la rescousseIl fallait donc trouver le moyen de lire ces manuscrits sans avoir à les déplier. C'est alors que les techniques les plus modernes de la science actuelle sont venues au secours des archéologues.En effet, les papyrus ont été passés aux rayons X. Plus précisément, on a eu recours à la technique de la tomographie. Ce procédé d'imagerie, utilisé en médecine, permet d'obtenir la coupe d'un organe et d'en reconstruire le volume.Appliqué à la lecture des papyrus, il permet d'obtenir des milliers d'images en 3D du contenu de ces manuscrits. Pour mieux les déchiffrer, des chercheurs ont alors décidé de faire appel à l'intelligence artificielle.Dans le même temps, l'un d'entre eux a lancé une sorte de concours, destiné à mettre au point, dans les plus brefs délais, l'algorithme capable de lire les papyrus. C'est un jeune étudiant américain de 21 ans qui a relevé le défi.En effet, l'algorithme élaboré par ses soins a été capable de déchiffrer des lettres grecques sur plusieurs lignes d'un manuscrit. Et il est même parvenu à lire un mot entier, qui signifie "pourpre" en grec.Une étape décisive, qui permettra peut-être d'accéder au contenu de l'ensemble de ces manuscrits et, qui sait, de découvrir les œuvres encore inédites de philosophes et de savants de l'Antiquité gréco-romaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 31, 2023 • 2min
Quelle est la spécificité du cerveau des gardiens de but ?
Sur un terrain de football, la tâche d'un gardien de but n'est pas simple. Il doit en effet anticiper, en un temps record, les actions des joueurs et la position du ballon. Il doit donc prendre, dans un délai très court, de nombreuses décisions.Il doit perdre d'autant moins de temps qu'il lui faut environ 500 millisecondes pour arrêter un tir, soit une demi-seconde. Pour ne pas être surpris, et être capable de protéger ses buts en un laps de temps aussi bref, le gardien doit donc anticiper sur ce qui va se passer.S'il s'en montre capable, c'est peut-être en raison de capacités cognitives plus affinées. Et, de fait, une étude, menée avec 60 gardiens de but professionnels et d'autres joueurs, a montré que les premiers étaient en mesure d'évaluer plus rapidement les signaux, visuels et sonores, qu'ils recevaient.Le gardien de but, cependant, a tendance à traiter séparément ces signaux plutôt que de les intégrer dans le cadre d'une information unique. Et cette analyse des stimuli, qui prépare leurs réactions, est non seulement plus rapide, mais aussi plus précise que celle menée par les autres joueurs.Un fonctionnement cérébral particulierCette capacité à analyser plus vite les informations reçues témoigne sans doute d'un fonctionnement cérébral spécifique. Et, de fait, d'autres études ont montré qu'avant même qu'une quelconque action soit engagée, le gardien de but était capable de mobiliser son attention d'une manière particulière.En effet, des mécanismes cérébraux spécifiques lui permettent de neutraliser tout ce qui pourrait le distraire, comme des bruits ou des pensées. Environ 70 millisecondes avant le tir, le gardien prépare déjà son corps à l'arrêter, alors même que les joueurs adverses sont encore loin de la cage des buts.Il se base, pour cela, sur leur position, qui lui dicte, à la manière d'un réflexe, la posture adéquate. Puis, jusqu'à l'accomplissement de cette demi-seconde, qui verra le ballon se diriger vers lui, son cerveau met au point une stratégie de défense, qui mobilise les muscles et, pour finir, le geste d'arrêt lui-même. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


