Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Nov 27, 2023 • 3min

Pourquoi la naissance d'un singe chimérique est-elle remarquable ?

Le nouveau podcast Le coin philo est disponible sur:Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/us/podcast/le-coin-philo/id1713311087Spotify:https://open.spotify.com/show/09CceBeXcjCF1I3DlxT0ZEDeezer:https://deezer.com/show/1000376661--------------------------------------Une équipe de scientifiques chinois vient de mener à bien une expérience qu'on aurait crue réservée à un film de science-fiction. Ils ont réussi à faire naître un singe "chimérique".En effet, cet animal n'a pas été conçu dans des conditions ordinaires. Il est issu d'un embryon dans lequel on a implanté des cellules souches, capables de se transformer en n'importe quelle cellule de l'organisme.Or ces cellules souches ont été elles-mêmes génétiquement modifiées, de telle sorte qu'elles permettent l'émission d'une fluorescence verte. Les embryons ainsi modifiés ont été implantés dans l'utérus de singes femelles.12 d'entre elles se sont retrouvées enceintes, les grossesses aboutissant à 6 naissances. Mais un seul de ces singes est né vivant, même s'il n'a vécu qu'une dizaine de jours.On pouvait s'attendre à ce qu'il présente des caractéristiques particulières. Et, de fait, ce bébé singe avait un teint et des yeux un peu verdâtres. Et, du fait de la manipulation génétique dont l'embryon avait fait l'objet, une fluorescence verte apparaissait au bout de ses doigts.À première vue, une telle expérience pourrait paraître choquante, surtout d'un point de vue éthique. Mais il semble que toutes les règles en la matière aient été respectées.Et l'on est d'autant plus enclin à la cautionner qu'elle peut être l'occasion de réelles avancées en matière médicale. Elle permet en effet d'en apprendre davantage, et, qui plus est, sur un organisme vivant, sur ce que les scientifiques appellent la "pluripotence".Il s'agit de la faculté qu'ont les cellules souches de donner naissance à plusieurs tissus cellulaires. Ce qui leur permettrait peut-être de contribuer à la régénération de certains organes.La naissance de ce singe chimérique offre aussi le moyen de mieux maîtriser les expériences de génie génétique. Cette manipulation contrôlée des gènes d'un organisme a de nombreuses applications médicales, dans les domaines de la transplantation d'organes ou la préparation de nouveaux médicaments notamment.Mais elle ouvre aussi des perspectives de recherche intéressantes pour la mise au point de nouveaux traitements pour certaines affections, comme les maladies neurologiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 26, 2023 • 2min

Pourquoi l'effet Purkinje modifie notre perception des couleurs ?

Notre perception des couleurs varie selon la luminosité. Cette particularité de la vision humaine a été mise en évidence, au XIXe siècle, par l'anatomiste tchèque Jan Evangelista Purkinje, dont les contributions, en matière médicale, sont d'ailleurs des plus variées.Ainsi, ce qu'on appelle l'effet, ou le décalage, Purkinje désigne l'accommodation de notre vision, et spécialement de notre perception des couleurs, à la lumière. Il a ainsi contribué à l'établissement de ce que les spécialistes appellent des "domaines de vision".Chacun d'entre eux correspond à une certaine manière de percevoir les couleurs, en fonction de la quantité de lumière.Un décalage vers le bleuAinsi, la vision "photopique" est celle que l'on expérimente le jour, ou quand les conditions de luminosité sont optimales. Dans une telle situation, ce sont les nuances de rouge qui vont le mieux ressortir.Si l'on regarde un géranium en plein jour, par exemple, ses fleurs, se détachant sur le vert sombre des feuilles, apparaissent en rouge vif.Cependant, l'effet Purkinje opère plutôt dans le cadre de la vision mésopique, quand la lumière du jour commence à baisser, et scotopique, qui désigne la vision nocturne. En effet, dans des conditions de faible éclairage, la vision humaine se décale vers l'autre extrémité du spectre de couleurs, c'est-à-dire vers le bleu.C'est donc en vertu de cet effet Purkinje que, plus la lumière baisse, plus l'on percevra en bleu ces fleurs de géranium qui, en plein soleil, nous semblaient d'un rouge éclatant.Le feuillage de la plante, qui, au grand jour, paraissait plus terne que les fleurs, est perçu comme plus clair quand s'installe une relative obscurité.Cet effet Purkinje peut rendre plus difficile, en astronomie, la mesure de la luminosité de certaines étoiles, dont l'éclat varie à intervalles plus ou moins réguliers.Cette particularité de la vision humaine s'explique par le fonctionnement de l'œil. En effet, cette perception des couleurs tient notamment à la présence des bâtonnets, des cellules responsables de la vision nocturne.Présents dans la rétine, ces bâtonnets contiennent notamment de la rhodopsine, un pigment spécifique qui permet de voir dans la pénombre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 23, 2023 • 2min

Que se passerait-il si un humain mourait dans l'espace ?

Même s'ils font rêver les enfants, les vols dans l'espace ne sont pas des voyages d'agrément. Dans ce milieu particulier, les cosmonautes, aussi bien entraînés soient-ils, sont en effet exposés à de multiples dangers.Il peut ainsi se produire un incendie ou une dépressurisation de la cabine. On ne peut pas exclure non plus qu'un problème survienne lors d'une sortie dans l'espace ou que, tout simplement, un astronaute tombe gravement malade.Les missions spatiales exposent donc les cosmonautes à bien des périls, dont certains peuvent leur coûter la vie. Or, que doit-on faire du corps d'un astronaute décédé dans l'espace ?Des protocoles particuliersLes agences spatiales, dont la NASA, ont déjà réfléchi à cette question. Dans tous les cas, un spationaute décédé ne peut rester dans la même pièce que ses camarades en vie. D'abord pour des raisons psychologiques bien compréhensibles.Ensuite pour éviter la contamination du vaisseau par les bactéries qui pourraient se trouver sur le cadavre. Si le cosmonaute a succombé durant une sortie hors du module spatial, il pourra être laissé dans sa combinaison.On le placera alors dans une pièce dont les conditions de température et d'humidité sont propres à assurer la conservation du corps. Des conditions aisées à maintenir, en principe, à bord d'un vaisseau spatial.La Nasa a envisagé une autre solution, pour le cas où l'astronaute mourrait dans le vaisseau même. Il s'agirait alors de mettre le corps dans un sac hermétique, et de le congeler en l'exposant à la température extérieure. Par vibration, il serait ensuite réduit en plusieurs morceaux.Le rapatriement de la dépouille étant impossible dans le cas d'une mission sur Mars, bien trop éloigné de la Terre, il faudrait se garder d'enterrer le cadavre, à cause d'une contamination toujours possible. L'incinération serait alors la meilleure solution.Quant à laisser le corps dériver dans l'espace, c'est là une pratique strictement interdite par la règlementation internationale en la matière. Pour des raisons tenant au respect de la dignité humaine, mais aussi pour éviter que la dépouille ne heurte un satellite ou un autre objet spatial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 22, 2023 • 2min

Pourquoi voit-on parfois une lumière bleue avant un séisme ?

Sur les réseaux sociaux, des vidéos très regardées ont montré l'apparition de lumières bleues et blanches sur les lieux du très puissant séisme qui, en septembre dernier, a fait plus de 5.500 morts au Maroc.Ces lumières avaient surgi quelques minutes avant le début du tremblement de terre. Ce n'est pas la première fois que l'apparition de lumières précède le déclenchement d'un séisme.Chacun y est allé de son explication. Certaines hypothèses, comme l'intervention d'hypothétiques extraterrestres, ou la mise en cause d'un programme américain chargé de l'étude de la couche supérieure de l'atmosphère, sont plus la preuve d'une imagination débordante que d'une réflexion sérieuse.Un phénomène provoqué par le séisme ?En revanche, d'autres explications semblent plus rationnelles. Pour certains scientifiques, ces lumières pourraient provenir d'une perturbation du réseau électrique, liée au séisme.Ils rappellent ainsi qu'un tremblement de terre, qui s'est produit au Mexique, en 2021, a détruit un transformateur électrique. Ce qui s'est traduit par le surgissement de lumières bleues.Mais l'explication la plus souvent avancée, par certains scientifiques, est l'existence de ce qu'ils appellent une "lumière de séisme". Elle serait produite par l'irruption soudaine de charges électriques, provoquée par la rupture des failles. C'est le contact avec l'air qui les transformerait en lumières.Les tenants de cette thèse remarquent que ces "lumières sismiques" surgissent plus volontiers au-dessus de failles verticales et lorsque les roches impliquées sont de nature cristalline. Or, le récent séisme du Maroc peut être placé dans cette catégorie.Ces spécialistes ont d'ailleurs repéré plusieurs sortes de lumières, les unes très fugaces, les autres visibles plus loin et plus longtemps. De même, certaines de ces lumières ne bougent pas, alors que d'autres sont en mouvement. Il en est même qui ressemblent à des flammes, mais sans dégager de chaleur.Cette théorie des "lumières de séisme" ne fait pas l'unanimité dans la communauté scientifique. Pour l'heure, en effet, très peu d'études ont été consacrées à ce phénomène, qui n'a fait l'objet d'aucune vérification expérimentale. D'autres recherches seront donc nécessaires pour élucider un phénomène qui, pour l'instant, reste inexpliqué. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 21, 2023 • 2min

Comment la Polynésie s'est-elle peuplée ?

L'origine et la nature du peuplement de la Polynésie intéressent d'autant plus les archéologues qu'il s'agit sans doute de la dernière terre que l'Homo sapiens occupa, aux environs de 1.500 ans avant J.-C.Et, en la matière, les hypothèses n'ont pas manqué, celles notamment qui faisaient venir d'Amérique du Sud les premiers habitants de ces îles. Certains éléments, comme la culture de la patate douce en Polynésie, ou l'existence de vents favorables entre ces deux lieux, ont pu inciter certains scientifiques à le croire.Aujourd'hui, cependant, la théorie qui semble la plus solide fait de certains peuples asiatiques les ancêtres des Polynésiens.Des embarcations très bien conçuesEn effet, les langues parlées en Polynésie appartiennent à la famille linguistique austronésienne, dont le berceau est l'Asie du Sud-Est et l'île de Taïwan. Par ailleurs, en dehors de la patate douce, la plupart des plantes à usage alimentaire, ainsi que des animaux familiers, comme le chien, le cochon ou le poulet, sont originaires de cette partie du monde.Si des hommes aventureux sont partis de l'Asie du Sud-Est, voilà environ 3.000 ans, pour peupler ces îles lointaine, c'est qu'ils étaient d'excellents navigateurs.Ils utilisaient en effet de vastes pirogues à voile, dotées de deux balanciers, entre lesquels une plateforme était construite. Elles ressemblaient donc à nos catamarans modernes.Très stables, ces embarcations étaient bien adaptées à la navigation en haute mer. Par ailleurs, elles étaient assez vastes pour abrier une cinquantaine de passagers, mais aussi les végétaux et les animaux nécessaires à une implantation pérenne dans les terres où ils devraient vivre.On a longtemps cru que ces hommes, perdus dans l'immensité de l'océan, avaient découvert par hasard les îles qu'on appellerait plus tard la Polynésie. or, même s'ils n'avaient pas d'instruments de navigation, ces habiles marins se servaient comme guide de la course des étoiles qui, dans cette partie du monde, se lèvent à l'Est et se couchent à l'Ouest.La direction des vents et les mouvements de la houle constituaient aussi des repères commodes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 20, 2023 • 2min

La Terre contient-elle des restes d'une autre planète ?

Les scientifiques se sont longtemps demandé comment la Lune avait pu se former. Une hypothèse débattue depuis des années semble se confirmer.Notre satellite serait né de l'agrégation de gros morceaux de matière qui se seraient détachés de la Terre à la suite d'une collision. Ce choc se serait produit, voilà environ 4,5 milliards d'années, avec Theia, une planète en formation de la taille de Mars.Il s'agirait d'un événement cataclysmique, puisque cette planète aurait heurté la Terre à une vitesse de plus de 36.000 km/h. Il ne fournirait pas seulement une explication plausible à la formation de la Lune. Il nous apporterait aussi de nouvelles connaissances sur celle de notre propre planète.Des morceaux d'une autre planète au cœur de la TerreLes scientifiques ont en effet découvert l'existence de deux immenses taches, enfouies sous les profondeurs de la Terre. Elles se trouveraient à environ 2.900 kilomètres de la surface, donc à proximité du noyau de notre planète. Elles se situeraient plus précisément sous le continent africain et l'océan Pacifique.Ces taches correspondraient à des amas rocheux s'étendant sur plusieurs milliers de kilomètres. Or les scientifiques ont constaté que la densité de ces masses rocheuses était différente de celle des roches alentour.On peut dès lors en déduire que ces roches ne sont pas constituées du même matériau que ceux qui composent le reste du manteau terrestre. Et, de fait, de nombreuses recherches, menées avec les techniques les plus modernes, montrent que l'incrustation de ces amas rocheux dans le cœur de notre planète pourrait résulter de cette collision originelle entre la Terre et Theia.De larges blocs rocheux appartenant à la planète Theia se seraient introduits dans la partie supérieure, en fusion, du manteau terrestre. D'autres auraient pénétré plus profondément, jusqu'aux environs du noyau. Cette descente aurait été facilitée par la présence importante d'oxyde de fer, qui aurait rendu ces morceaux de roches plus lourds.Rien n'est définitivement prouvé pour l'instant. La comparaison des roches censées appartenir à Theia et de matériaux prélevés sur la Lune en apprendra sans doute davantage aux scientifiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 19, 2023 • 2min

Pourquoi observe-t-on de plus en plus d'aurores boréales ?

Les aurores boréales se produisent normalement dans l'Arctique. Si ces aurores se manifestent dans l'hémisphère Sud, on les verra dans les parages de l'Antarctique. Et on parlera, dans ce cas, d'aurores australes. Mais, depuis quelque temps, ces phénomènes sont signalés à des latitudes anormalement basses.Ainsi nombre de nos compatriotes ont pu en apercevoir dans le ciel français. Comment expliquer cette anomalie ?Pour le comprendrez, il faut d'abord rappeler comment se forment les aurores boréales. Elles sont issues de la confrontation entre des jets de particules électriquement chargées, émises à l'occasion des tempêtes solaires, et des gaz présents dans la haute atmosphère.De cette rencontre, naissent des éclats lumineux, qui s'agrègent en longs filaments. Ce sont les gaz qui leur donnent les magnifiques couleurs qui font de ces aurores un spectacle de toute beauté.C'est le champ magnétique de la Terre qui, en quelque sorte, capture ces particules et les dirige vers les pôles.Des phénomènes plus intensesSi des aurores boréales ont été récemment aperçues en France, mais aussi en Angleterre ou aux États-Unis, c'est en raison de la puissance accrue des tempêtes solaires. Ce phénomène s'explique par les variations d'activité du Soleil qui suit, en la matière, des cycles de 11 ans.Or, d'après les spécialistes, notre astre est entré dans un tel cycle en 2019, et il est désormais dans une phase d'activité plus forte, qui devrait culminer en 2025. Cette recrudescence des tempêtes se manifeste dans certaines zones de l'astre, où l'activité est plus intense. Aussi doit-on s'attendre à des tempêtes solaires à la fois plus nombreuses et plus intenses.Les météorologues citent, à cet égard, l'exemple d'une récente tempêté, classée 4 sur une échelle de mesure qui compte 5 degrés. Observée en avril dernier, elle s'est manifestée par des jets de particules atteignant la Terre à la vitesse prodigieuse de 3,2 millions de km/h.La masse de particules éjectées de la surface du Soleil a été telle que les aurores boréales formées à cette occasion ont largement débordé les régions où elles apparaissent d'habitude. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 16, 2023 • 2min

Pourquoi faudrait-il tenir un journal intime en vieillissant ?

Pour écouter l'épisode "Pourquoi l'inceste n'est pas un crime ?":Apple Podcasts:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298-----------------------------L'altération des fonctions cognitives, avec l'âge, n'est pas une fatalité. De nombreuses études montrent en effet que la stimulation du cerveau, par des activités adaptées, retarde ou même empêche ce déclin. Ce serait aussi la meilleure manière de prévenir la survenue d'une forme ou d'une autre de démence sénile.De telles activités sont nombreuses. Ainsi, un senior peut contribuer à la préservation de ses facultés intellectuelles en jouant aux cartes, en envoyant des textos à ses amis ou en suivant les cours d'une faculté du temps libre, plus spécialement réservée aux retraités. Les mots croisés ou les puzzles sont aussi, dans ce domaine, d'excellents exercices.C'est en tout cas ce qu'a constaté une équipe de chercheurs en suivant, durant 10 ans, 10.000 Australiens de plus de 70 ans, s'adonnant régulièrement à ce type d'activités. Les scientifiques ont alors remarqué que le risque de perte des capacités cognitives baissait de 11 %, par rapport à une population similaire ne se livrant à aucune de ces activités.Une activité qui mobilise plusieurs fonctions du cerveauLes retraités désireux de conserver tous leurs moyens intellectuels ont tout intérêt à prendre une autre habitude. Celle de tenir leur journal intime.Cette pratique nous amènerait à faire plusieurs choses à la fois, donc à mobiliser des zones différentes du cerveau. En effet, pour tenir son journal, il faut d'abord se souvenir des faits qu'on va consigner.C'est donc un excellent stimulant de la mémoire. Il faut aussi bâtir un texte cohérent, et aussi bien écrit que possible, ce qui suppose une certaine réflexion. Enfin, l'acte même d'écrire, sur un feuille de papier ou un écran d'ordinateur, implique la mobilisation de certaines compétences.Et il est même prouvé que ce type d'activités, s'il est pratiqué de façon régulière, peut donner une nouvelle jeunesse au cerveau. Ainsi, l'écriture de son journal intime, jour après jour, peut entraîner, dans certains cas, la création de nouveaux neurones, impliqués dans de nouvelles connexions. C'est le moyen, pour une personne vieillissante, de conserver toute sa fraîcheur intellectuelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 15, 2023 • 2min

La Terre se trouve-t-elle dans un trou noir ?

Les trous noirs n'en finissent pas de susciter la curiosité des scientifiques et du grand public. On le sait, ils se forment à la suite de l'effondrement sur elle-même d'une étoile très massive.La gravité est alors si puissante que rien, pas même la lumière, ne peut sortir de ce trou noir. On en compte une énorme quantité dans l'univers. Mais certains astrophysiciens vont jusqu'à imaginer que cet univers lui-même, donc notre galaxie, et la Terre avec elle, ferait partie d'un trou noir.Pour comprendre cette curieuse théorie, il faut d'abord rappeler que, pour certains scientifiques, l'univers qui abrite notre galaxie, et des myriades d'autres, ne serait pas le seul. Il y en aurait plusieurs, que les scientifiques appellent des multivers.Des passages d'un univers à l'autreLes tenants de cette théorie postulent que le trou noir servirait en quelque sorte de passage entre deux univers. En effet, la matière attirée au fond du trou noir atteint un tel degré de compacité et de petitesse qu'elle ne peut pas s'effondrer davantage.La matière en cet état s'appelle une "singularité". Mais elle n'est pas seulement infiniment petite et dense. D'après les scientifiques, elle serait aussi tordue par l'effet de la rotation du trou noir.Si l'on en croit cette théorie, cette minuscule "graine", grosse de tout un univers, et de ses milliards de galaxies, serait prête à se détendre brusquement, comme mue par un puissant ressort. On retrouve là une explication du Big Bang.Autrement dit, ce que nous appelons le "Big Bang" ne serait rien d'autre que l'expansion subite de la singularité d'un trou noir, qui aurait existé dans un autre univers. Notre univers serait donc né dans un trou noir, au sein duquel il se développerait toujours.Les univers seraient donc emboîtés les uns dans les autres, un peu à la manière des poupées russes. Et les trous noirs seraient les ponts qui les relieraient. Perdus à l'intérieur de cet immense trou noir, les Terriens ne pourront jamais mettre en évidence l'existence d'un éventuel univers parallèle. Tout juste certains d'entre eux peuvent-ils l'imaginer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 14, 2023 • 2min

Les femelles chimpanzés connaissent-elles la ménopause ?

Les scientifiques ont pu se demander si la ménopause était un phénomène réservé à l'espèce humaine. En effet, il est très peu observé dans la nature, où, dans la très grande majorité des cas, sauf chez certains cétacés, comme les narvals ou les orques, les femelles ont des petits jusqu'à la fin de leur vie.Or, les zoologues ont découvert que la ménopause existe chez une nouvelle espèce animale, celle des chimpanzés. Du moins a-t-elle été constatée chez certaines populations.C'est notamment le cas d'un groupe de chimpanzés vivant dans un parc national d'Ouganda. Les scientifiques ont observé là, entre 1995 et 2016, plus de 180 femelles. Et ils ont remarqué qu'elles cessent de se reproduire à un certain moment.D'après leurs calculs, ces femelles vivent le cinquième de leur vie adulte après le moment où elles n'ont plus de petits. Et cette fin de leur vie reproductive ne serait pas due à des maladies ayant entraîné leur stérilité.Limiter la concurrence entre femelles ?Les zoologues se demandent pourquoi la ménopause interrompt la vie reproductive de ces chimpanzés femelles. Il se pourrait que l'homme ait joué un rôle dans l'apparition de ce phénomène.En effet, dans ce vaste parc national, les singes n'ont pas à craindre leurs prédateurs naturels. Une telle protection pourrait entraîner une plus grande longévité chez ces femelles et mettre en évidence une vie après la ménopause qu'on ne soupçonnait pas.Pour certains chercheurs, cependant, la ménopause chez les chimpanzés existe en dehors de toute intervention humaine. La piste de la "grand-mère", qui permettrait aux femelles ménopausées de mieux s'occuper de leurs petits-enfants, pourrait se révéler prometteuse pour les femmes, mais pas pour les chimpanzés.En effet, les femelles de cette espèce quittent le groupe dans lequel elles naissent et grandissent. Elles ne connaissent donc pas leurs "petits-enfants". L'hypothèse la plus souvent retenue par les chercheurs est que l'existence de cette ménopause permettrait de contenir la rivalité pouvant naître entre les femelles les plus jeunes et les plus âgées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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