Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Oct 16, 2023 • 2min

La fonte du permafrost est-elle un vrai danger pour la planète ?

Le réchauffement climatique n'en finit pas de faire sentir ses effets délétères sur notre planète. Les scientifiques viennent en effet de lui découvrir un autre méfait : il provoquerait un dégel plus rapide que prévu du permafrost, appelé aussi "pergélisol".Présent notamment dans les régions arctiques, en Alaska et en Sibérie, le permafrost désigne un sol dont la température se maintient au-dessous de 0°C durant plus de deux années consécutives.Des recherches menées notamment dans le grand Nord suédois et dans les îles arctiques du Canada semblent bien montrer que le permafrost fond à un rythme plus soutenu que prévu. Des étés de plus en plus chauds ont contribué à précipiter un phénomène que certains experts ne prévoyaient que pour la fin du siècle !De graves conséquences pour la planèteLes conséquences de cette fonte accélérée du permafrost sont à prendre au sérieux. Et ce d'autant plus que ce sous-sol gelé s'étend sur une très vaste superficie. Il recouvre en effet près du quart de l'hémisphère Nord et on le retrouve sur 80 % de la surface de l'Alaska.Or, ce dégel prématuré du permafrost, serait, d'après les scientifiques, une véritable "bombe à retardement". En effet, ce sol gelé emprisonne de grandes quantités de gaz à effet de serre, du carbone mais aussi du méthane, à l'action encore plus puissante.Le pergélisol renfermerait ainsi quelque 1.700 milliards de tonnes de carbone. En se dégelant, la terre libère ces gaz, qui accentueront, de manière très marquée, le réchauffement climatique.Mais ce dégel du permafrost a encore d'autres effets néfastes. Il ne laisse pas s'enfuir seulement des gaz, mais aussi des virus millénaires. D'après les scientifiques, certains de ces virus, rendus à la vie, pourraient encore présenter des dangers pour la faune et la flore, réduisant ainsi la biodiversité, mais aussi pour l'homme.Ce phénomène accentue également l'érosion des côtes, qui reculent désormais de près de quatre mètres par an. Enfin, libérée par le dégel du permafrost, l'eau salée circule plus facilement et altère les points d'eau douce. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 15, 2023 • 2min

Pourquoi le navire “Pyxis Ocean” est-il unique ?

Le "Pyxis ocean" est un cargo qui, à première vue, ressemble à beaucoup d'autres. Long de 229 mètres et large de 32, il peut transporter jusqu'à 81.000 tonnes de marchandises.Sa singularité est dans son mode de propulsion. En effet, c'est le vent qui fait en partie avancer ce navire. Ce qui ne veut pas dire qu'on en revient à la marine à voile. Le "Pyxis ocean" est équipé, non pas de voiles, mais plutôt, de grandes "ailes".En fait, ce sont de véritables éoliennes, appelées "windwings", fabriquées dans le même matériau que les éoliennes. Si le cargo n'était poussé que par ces grandes voiles rigides de 37,50 mètres de hauteur, il irait déjà à une vitesse de 10 km/h. Avec l'apport du moteur, il atteint les 24 km/h. Le "Pyxis ocean" est le premier bateau "éolien".Une réduction de l'empreinte carbonePour son premier voyage, le cargo, parti de Singapour le 21 août dernier, devrait atteindre sa destination, un port du Brésil, dans six semaines. La mise en circulation de ce nouveau type de navires marchands vise à réduire l'empreinte carbone du transport maritime.Ce secteur est en effet responsable de près de 3 % de l'émission de gaz à effet de serre. Elle devrait être sensiblement réduite si les bateaux "éoliens" se généralisent.En effet, les spécialistes estiment que la propulsion éolienne devrait permettre au "Pyxix ocean" de réduire de près d'un tiers sa consommation de carburant. Une excellente manière de diminuer son empreinte carbone.Si tout se passe comme prévu, ce prototype devrait être suivi par de nombreux navires similaires. En effet, d'ici 2025, environ la moitié des nouveaux navires devraient être équipés de ce nouveau mode de propulsion. Une prévision qui peut paraître un peu ambitieuse dans un secteur qui peine à réduire son empreinte carbone.En attendant, ces voiles d'un nouveau genre devraient être améliorées, de manière à leur donner encore plus de prise au vent. On peut espérer que, dans un avenir proche, elles équiperont une partie de la flotte commerciale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 12, 2023 • 2min

Quelle chaleur maximale le corps peut-il supporter?

Les canicules, de plus en plus fréquentes, ne sont pas la conséquence la moins dangereuse du réchauffement climatique qu'endurent les habitants de la planète. Le problème des chaleurs extrêmes, et de leurs effets sur l'organisme, se pose donc plus que jamais.C'est pourquoi les scientifiques cherchent à mesurer la résistance du corps humain à des températures très élevées. C'est le but que s'est assigné une mission scientifique qui, partie en décembre 2022, a affronté la touffeur du climat guyanais avant de subir les chaleurs extrêmes des déserts de la péninsule arabique.Une question d'humiditéMême si la thermomètre peut afficher, dans ces régions, jusqu'à 50°C, les membres de l'expédition auront sans doute moins de mal à l'endurer que les températures, en apparence plus modérées, qui règnent dans la forêt guyanaise.C'est que tout est une question d'humidité. En effet, pour réguler la température du corps, qui ne doit pas dépasser un certain seuil, et pour évacuer la chaleur, la transpiration joue un rôle essentiel.Or, cette sudation se fait beaucoup moins facilement quand l'air est très humide. En effet, la sueur, qui évacue la chaleur de notre corps, aura plus de mal à s'évaporer dans un environnement humide.Aussi les spécialistes fixent-ils à 35°C de température humide le seuil au-dessus duquel le corps se refroidit difficilement. À partir de cette température, qui correspond à un taux d'humidité de 100 %, les fonctions corporelles commencent à s'altérer.Malgré les apparences, il s'agit bien d'une température extrême. Rappelons, à titre de comparaison, que les canicules de 2003, aux conséquences si funestes, correspondaient à une température humide d'environ 28°C. Mais on a relevé, au printemps 2022, une température humide de plus de 33°C au Pakistan.À l'inverse, le corps humain peut supporter, durant un certain temps, une température aussi élevée que 60°C, à condition que l'air soit très sec.Bien entendu, il ne s'agit là que de moyennes. En fonction de son âge et de son état de santé, chaque personne a une tolérance plus ou moins grande à la chaleur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 11, 2023 • 2min

Pourquoi dit-on que les trous noirs « rotent » ?

Les trous noirs sont parmi les objets les plus intrigants de l'univers. On le sait, leur champ gravitationnel est tel que rien ne peut s'en échapper, pas même la lumière. D'où leur nom.Mais ils ont à l'origine d'un autre phénomène tout aussi curieux. Quand une étoile s'approche trop près d'un trou noir supermassif, elle est déformée puis déchirée, avant d'être littéralement "avalée" par lui.L'étoile subit alors ce que les astronomes appellent les "forces de marée". Ces forces, qui se produisent au sein du trou noir, sont dues à la différence d'attraction gravitationnelle qui s'y manifeste.Cette mise en pièces de l'étoile, suivie de son absorption, est plus précisément liée à ce que les spécialistes nomment une "perturbation par effet de marée", qui se traduit par l'acronyme TDE en anglais.Un rayonnement tardifCe phénomène se signale par l'émission d'un jet de rayonnement cosmique. Un puissant flash lumineux qu'il est possible de détecter.Or, les astronomes ont fait une curieuse découverte. En principe, le flux de rayonnement émis par le trou noir, quand se produit un TDE, cesse rapidement. Mais ce n'est pas le cas de tous les TDE.En effet, sur 40 % des 24 TDE observés par les chercheurs, un autre rayonnement, plus tardif, a été remarqué. Mais il s'agit cette fois d'ondes radio. Ce retard dans l'expulsion du matériau stellaire, comme si le trou noir avait du mal à le digérer, a fait comparer cette sortie tardive à un "rot".On peut donc dire, de ce fait, que les trous noirs "rotent". Et l'émission de ces ondes radio se produit parfois très longtemps après l'absorption de l'étoile. Dans le cas de l'un des TDE observés, on a pu constater que le flux d'ondes radio se manifestait 180 jours après l'événement, puis s'apaisait au bout de 550 jours, avant de reprendre de plus belle vers le 1.400e jour.L'origine de ce phénomène provient peut-être de l'emplacement du disque d'accrétion qui, en cas de TDE, se forme autour du trou noir et qui est composé de matière stellaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 10, 2023 • 2min

Quel est le contraire de la sensation de « dèjà vu » ?

Peut-être avez-vous déjà expérimenté ce que l'on appelle d'ordinaire la sensation de "déjà-vu". Confronté à une situation que vous n'avez jamais vécue, ou un lieu que vous n'avez jamais visité, vous avez pourtant l'impression que vous les connaissez l'un et l'autre.Comme si vous étiez déjà passé dans cet endroit où, pourtant, vous êtes sûr de n'être jamais venu. Ce qui ne veut pas dire que vous éprouvez la réminiscence d'un événement déjà vécu dans une vie antérieure.C'est du moins ce que prétendent les scientifiques, qui y voient plutôt une particularité du fonctionnement du cerveau....Mais aussi de "jamais-vu"Il existe une sensation contraire au déjà-vu, le "jamais-vu". C'est un phénomène tout aussi curieux, mais moins fréquent.Il se produit quand vous êtes confronté à un quelque chose de très familier, et même de quotidien, et que, pourtant, vous ne reconnaissez pas. Il peut s'agir du visage d'un de vos proches, qui vous apparaît, tout à coup, comme celui d'un étranger.Les conducteurs éprouvent parfois cette étrange impression. À un moment donné, les voilà incapables de passer une vitesse ou de déclencher les essuie-glaces, comme s'ils n'avaient jamais appris à le faire.Au milieu d'un morceau qu'il a joué des centaines de fois, un musicien peut avoir du mal à déchiffrer un passage. Comme s'il n'avait jamais vu la partition.Les scientifiques ont voulu mieux comprendre ce phénomène. Aussi ont-ils demandé à un groupe formé de 92 personnes de recopier plusieurs fois des mots assez simples. Ils avaient le droit de s'arrêter.Et, de fait, 70 % de ces volontaires ont cessé d'écrire parce qu'ils éprouvaient une curieuse sensation, proche de celle du jamais-vu. Ils ont déclaré avoir eu le sentiment de perdre le contrôle de leur main.Pour les scientifiques, l'explication réside sûrement dans le caractère répétitif d'un geste ou dans la trop grande familiarité d'une sensation. C'est un peu comme si le cerveau, confronté à l'aspect trop mécanique d'un geste, voulait ramener le sujet à la réalité. Ce serait en quelque sorte comme une reprise de contrôle de sa part. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 9, 2023 • 2min

Y a-t-il de la vie sur Europe ?

Les astronomes sont toujours à la recherche de la vie dans l'univers et, pour commencer, dans notre système solaire. Mars paraît un candidat sérieux, mais c'est aussi le cas d'Europe, un des satellites de Jupiter que, de ce fait, on appelle aussi une "lune".Grâce au puissant télescope James Webb, les scientifiques ont détecté, à la surface d'Europe, la présence de dioxyde de carbone. Il s'agit là d'un des éléments nécessaires à l'apparition de la vie, du moins telle que nous la connaissons sur Terre.Les chercheurs se sont demandé si ce dioxyde de carbone ne pouvait pas provenir d'une météorite. Après avoir examiné cette hypothèse, finalement rejetée, ils ont conclu de leurs observations que la source de ce CO2 venait bien du satellite lui-même.Un océan souterrainPour les astronomes, en effet, ce dioxyde de carbone s'échapperait d'un océan souterrain. De fait, il s'étendrait sous l'épaisse couche de glace qui constitue la surface du satellite, à plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur. Et les scientifiques ajoutent qu'il s'agit d'eau chaude et salée.Cet océan serait très vaste, puisqu'il se situe, d'après les astronomes, dans une région large de pas moins de 1.800 kilomètres. Il s'agit d'une zone au relief très tourmenté, dont les fissures et les crêtes pourraient avoir été provoquées, du moins en partie, par la remontée des eaux chaudes de l'océan souterrain.En remontant, l'océan aurait laissé du sel à la surface, donnant à la région une coloration jaune inhabituelle.De la vie aurait-elle pu se développer dans l'océan souterrain d'Europe ? Pour l'instant, nul ne sait s'il contient tous les éléments nécessaires à son apparition. Pour en apprendre davantage, les scientifiques devront être patients.Le temps qu'arrivent sur place les deux sondes envoyées sur Jupiter. L'une, lancée par l'Agence spatiale européenne, est partie en avril dernier, l'autre, qui dépend du programme de la NASA, doit prendre son envol en 2024.Il leur faudra huit ans pour arriver à destination. D'ici là, il est vrai, le télescope James Webb aura peut-être livré d'autres informations précieuses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 8, 2023 • 2min

Le télétravail aide-t-il à lutter contre le réchauffement climatique ?

La récente pandémie de Covid a contribué à un changement des modes de travail. Ainsi, la part du télétravail n'a cessé de progresser, notamment dans les pays anglo-saxons. Les salariés concernés travaillent à distance toute la semaine ou seulement quelques jours.Dans ce dernier cas, on parle d'une organisation du travail "hybride". Qu'il travaille à domicile de manière permanente ou seulement de temps à autre, l'adapte du télétravail fait du bien à la planète. Il participerait en effet, à sa manière, à la lutte contre le réchauffement climatique.C'est en tous cas la conclusion d'une récente étude. Elle révèle que les activités des salariés recourant à plein temps au télétravail émettent 54 % de gaz à effet de serre en moins que celles d'une personne se rendant chaque jour sur son lieu de travail.Et cette diminution serait de 29 % pour les salariés s'adonnant au télétravail quelques jours par semaine. Cet affaiblissement significatif de l'empreinte carbone est lié en grande parie à la réduction des trajets professionnels.Un bilan à relativiserMais les auteurs de l'étude relativisent toutefois ces résultats encourageants. En effet, le bilan ne serait pas aussi positif qu'il peut paraître au premier abord.En effet, les salariés choisissant la forme hybride du télétravail profitent parfois de cette nouvelle organisation, qui leur donne davantage de temps libre, pour s'installer plus loin de leur lieu de travail. Ils élisent alors domicile dans des villages où la vie leur semble plus agréable.Mais s'ils se rendent moins souvent à leur bureau, le trajet qui les en sépare est plus long. En termes d'émission de gaz à effet de serre, l'économie est alors négligeable. D'autant que ces salariés ont tendance à se déplacer plus souvent, pour des raisons personnelles.Par ailleurs, les appareils utilisés par ces travailleurs à domicile ne sont pas toujours équipés de dispositifs réduisant leur consommation d'énergie. On a ainsi calculé qu'une imprimante à usage domestique est plus énergivore que les appareils utilisés dans les entreprises.Par conséquent, il n'est pas certain que le bilan écologique du télétravail doit être nuancé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 5, 2023 • 2min

Pourquoi les hommes ont-ils des tétons ?

L'utilité de certains de nos organes ne saute pas aux yeux. Ainsi, les médecins s'accordent à dire que l'appendice ne sert à rien, du moins pour les adultes. Aussi peut-on le leur retirer sans dommages.Il en va de même des tétons chez les hommes. On ne voit pas très bien ce qu'ils peuvent en faire. Dans la mesure où ils n'allaitent pas, ils pourraient tout aussi bien s'en passer.Mais ce n'est pas tout à fait vrai. De fait, la lactation, chez l'homme, n'est pas impossible. On rapporte le cas de pygmées d'Afrique centrale qui, à force de s'occuper de leurs nourrissons, ont réussi à les allaiter. Ce qui prouve que les hommes en sont capables.Et dans le règne animal, on trouve des mâles, chez certaines espèces de chauves-souris notamment, qui possèdent des mamelles donnant du lait. Même si du lait n'en coule pas, la succion d'un téton peut calmer momentanément un bébé assoiffé.Une affaire de chromosomesCeci étant, les hommes donnant le sein à leurs enfants ne courent pas les rues. Alors pourquoi la nature les a-t-elle dotés de ces tétons qui ne leur servent à rien ?C'est la génétique qui nous donne la réponse. On sait que le chromosome X est possédé par les hommes comme par les femmes, mais qu'il est contenu dans deux paires différentes, XX pour les femmes et XY pour les hommes.Jusqu'à six ou huit semaines, c'est le chromosome X qui pilote le développement du fœtus. On sait qu'il est à l'origine de la formation des organes sexuels féminins et de la libération d'hormones femelles comme les œstrogènes.Sous l'impulsion de ce chromosome, les seins commencent donc à se former. Mais, chez les garçons, le processus est arrêté par le chromosome Y, qui devient actif au bout de six à huit semaines.Ce chromosome reprend donc ses droits et met fin à ce début de féminisation de l'embryon. Mais les tétons étant déjà formés, il ne peut les supprimer. Ils sont donc le vestige de cette première phase du développement du fœtus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 4, 2023 • 2min

A quelle vitesse une balle d'arme à feu se déplace-t-elle ?

Si vous vous intéressez aux armes à feu, vous vous êtes peut-être déjà demandé à quelle vitesse se déplaçaient les balles tirées.Cette vitesse dépend de nombreux éléments. À commencer par les caractéristiques de l'arme et des munitions utilisées. C'est ce que les spécialistes appellent la balistique interne.C'est ainsi que, pour mesurer la vitesse du projectile, il faut prendre en compte la puissance du propulseur, qui expulse la balle de l'arme. La longueur et la forme du canon du revolver ou du fusil comptent aussi, de même que les frottements qui peuvent s'y exercer.Mais il ne faut pas négliger non plus, bien au contraire, le poids de la balle placée dans le fusil. Il dépend en grande partie de sa masse. Si le projectile est conçu avec des matériaux lourds, il ira plus loin et plus vite. Et sa force de pénétration en sera accrue d'autant.Le rôle du vent et de la gravitéMais pour apprécier la vitesse d'une balle, il faut aussi tenir compte de la balistique externe. Cette partie de la balistique étudie la trajectoire du projectile, entre le moment où celui-ci est projeté hors de l'arme et celui où il atteint sa cible.Or, cette trajectoire peut être déviée, ce qui modifie la vitesse de la balle. Celle-ci peut être ralentie par la force de la gravité, qui attire le projectile vers le bas. Le vent peut aussi modifier le trajet de la balle.En tenant compte de ces paramètres, les experts en balistique, qui utilisent des logiciels spécifiques, parviennent à reconstituer la trajectoire d'une balle et donc à en évaluer la vitesse.Compte tenu de tous ces éléments, les spécialistes estiment que la vitesse d'une balle de pistolet est comprise entre 250 et 500 m/s. De son côté, une balle de fusil, généralement plus rapide, peut atteindre, en moyenne, une vitesse comprise entre 600 et 1.300 m/s.Bien entendu, cette vitesse dépend, pour une bonne part, du modèle et du calibre de l'arme utilisée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Oct 3, 2023 • 2min

Qu'est-ce que la « black mass » ?

La circulation automobile est responsable d'une part non négligeable des émissions de gaz à effet de serre. C'est pourquoi les pouvoirs publics encouragent la production de véhicules électriques, beaucoup plus respectueux de l'environnement.La fabrication de ces voitures se heurte pourtant à certains problèmes, comme des prix encore assez élevés ou la relative rareté des points de recharge.Mais il en est encore un autre. Les véhicules électriques fonctionnent grâce à des batteries de grande taille. Or, elles sont notamment fabriquées avec des métaux rares, comme le lithium, le cobalt ou le nickel, importés de pays souvent lointains.Si rien n'est fait pour limiter leur utilisation, ces métaux pourraient finir par manquer. Une telle pénurie ne pourrait que freiner, sinon arrêter, la production de véhicules électriques, dont les batteries utilisent une grande quantité de métaux rares.Un nouveau matériau prometteurConfrontés à ce risque très sérieux, les industriels ont cherché des solutions. Et ils en ont peut-être trouvé une. Ce remède miracle porte un nom : la "black mass".En fait, il n'a pas fallu chercher bien loin pour découvrir cette poudre noire. En effet, elle est issue du recyclage même des batteries équipant les voitures électriques. C'est en les broyant qu'on obtient cette fine poudre.Et ce qui a attiré l'attention des fabricants, c'est la composition de cette "black mass". En effet, elle est faite en partie de nickel, de cobalt et de lithium. Précisément ce dont les industriels ont besoin pour fabriquer leurs batteries.L'utilisation de cette "black mass" pourrait réduire de façon significative la dépendance de l'Europe à l'égard de la Chine, qui demeure le premier producteur mondial de batteries électriques.Mais une telle ressource ne sera pas si simple à exploiter. Le nombre de véhicules en fin de vis n'est pas encore assez important pour procurer une quantité suffisante de poudre noire.Par ailleurs, le recyclage de ces batteries coûte très cher. En outre, ce nouveau matériau ne fait pas l'objet, en Europe, d'une appropriation commune, ce qui ne facilite pas sa production. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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