Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Nov 24, 2021 • 2min

Comment des femelles condors se reproduisent-elles sans mâles ?

Une découverte étonnante vient d'être faite dans un zoo californien. Des chercheurs se sont en effet aperçus que des femelles condors avaient conçu des petits sans l'intervention d'un mâle.Des oisillons conçus sans pèreOiseau de proie à la large envergure, le condor vole à une haute altitude. Victimes d'une chasse intensive, ces oiseaux sont menacés d'extinction depuis des décennies. Seul un programme spécifique de protection a pu sauver l'espèce d'une disparition totale.En étudiant le mode de reproduction de ces volatiles, des chercheurs américains ont eu une surprise. En effet, ils ont constaté que certains œufs étaient dépourvus de tout matériel génétique mâle.Ils en ont conclu que les condors femelles avaient conçu ces poussins sans l'aide d'aucun mâle. Ce mode de reproduction particulier, connu depuis le XVIIIe siècle, s'appelle la parthénogénèse.Des naissances par parthénogénèseCe mode de reproduction existe chez certains insectes, comme les fourmis ou, les abeilles. On le rencontre aussi, parfois, chez les oiseaux ou les poissons.Dans de tels cas, il s'agit de parthénogénèse facultative. Elle désigne le mode de reproduction exceptionnel de femelles se reproduisant habituellement de manière sexuée et qui, en l'absence de mâles fertiles, se débrouillent toutes seules, en quelque sorte, pour donner naissance à des petits.Or, dans le cas de ces femelles condors, il y avait des mâles à proximité, propres à la reproduction. Elles s'étaient même accouplées avec eux, concevant ainsi leurs poussins de manière normale.Il s'agirait donc, du moins chez les oiseaux, du premier cas constaté de parthénogénèse facultative, et ce en présence de mâles fertiles. Il est d'ailleurs possible que, dans la nature, de tels cas ne soient pas isolés.En tous cas, les jeunes condors issus de la parthénogénèse ont tout de suite paru assez fragiles. Les deux oiseaux nés de cette manière étaient en mauvaise santé et de petite taille.Et de fait, ils sont morts jeunes, aux alentours de 2 ans et 8 ans, alors que les condors vivent souvent jusqu'à 50 ans. Il est cependant impossible, pour l'instant, d'attribuer ces décès précoces au mode de conception de ces oiseaux. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 23, 2021 • 2min

Qu'est-ce que la “glace noire” ?

Les scientifiques n'avaient encore pu observer toutes les formes de l'eau. Avec la mise au point d'un échantillon stable de "glace noire", le quatrième état de l'eau, c'est désormais chose faite.Une glace aux propriétés très différentesSur Terre, nous connaissons l'eau sous trois formes : liquide, solide et gazeuse. Mais, depuis la fin des années 1980, les scientifiques pensaient qu'elle pouvait se présenter sous une quatrième forme : celle d'une glace particulière, qu'on appelle "superionique" ou "noire".Très récemment, les chercheurs ont pu observer un échantillon de cette glace, qu'on ne trouve pas à l'état naturel sur notre planète. En effet, elle ne se forme que dans des conditions de très forte pression et de températures extrêmes.Sous l'effet de ces facteurs, les atomes d'oxygène et d'hydrogène qui constituent l'eau vont se dissocier. Les premiers se structurent d'une autre manière, tandis que les seconds se déplacent librement.Cette glace ne ressemble en rien à celle que nous connaissons. Elle est chaude et présente moins de densité. Elle se révèle également une excellente conductrice, au même titre que le métal. Enfin, sa réaction à la lumière lui donne une coloration sombre, d'où son nom.Un échantillon de glace noire plus stablePour mieux connaître les propriétés de cette glace superionique, il fallait pouvoir l'observer. En effet, toute la difficulté consiste à recréer des conditions de température et de pression qui n'existent pas sur Terre et qu'il est délicat de reconstituer en laboratoire.En 2019, des chercheurs arrivent enfin à reproduire ces conditions extrêmes. Mais l'échantillon qu'ils obtiennent, très instable, ne se maintient que quelques nanosecondes.Deux ans plus tard, d'autres scientifiques ont réussi à stabiliser cette glace noire. Pour y parvenir, ils ont eu recours à une technologie innovante : un puissant accélérateur de particules et une cellule à enclume de diamant, capable d'atteindre des niveaux de pression et de température très élevés, ont ainsi permis la production de cet échantillon.Ces recherches devraient permettre de mieux comprendre les conditions dans lesquelles cette glace noire doit certainement se former dans des planètes géantes comme Neptune ou Uranus. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 22, 2021 • 2min

Pourquoi la Nasa va-t-elle lancer une « mission de défense planétaire » ?

Des milliers d'astéroïdes évoluent dans l'espace. Même si les scientifiques écartent tout danger réel de collision avec la Terre, ils préfèrent tout de même prendre leurs précautions. C'est pourquoi la NASA vient de lancer une mission dont le but est de dévier la trajectoire d'un astéroïde.Un risque improbable, mais pris au sérieuxLes scientifiques excluent, même dans un avenir assez lointain, tout véritable risque de collision de notre planète par un des 27.000 astéroïdes qui évoluent dans les parages de la Terre. Ils évaluent cette probabilité, d'ici l'an 2300, à un peu plus de 0,050 %.Mais ils n'en prennent pas moins leurs précautions, au cas, même improbable, où l'un de ces corps célestes menacerait la Terre. La NASA a donc prévu de lancer un satellite contre un astéroïde, afin de voir dans quelle mesure le premier pourrait dévier la trajectoire du second.Même si, malgré toutes les prévisions, un astéroïde devait présenter un risque pour notre planète, les scientifiques ne seraient pas pris au dépourvu.Un satellite à l'assaut d'une luneLe 23 novembre 2021, un satellite devrait donc être envoyé dans l'espace pour mener à bien cette mission de "défense planétaire". La cible choisi est Dimorphos, qui tourne autour d'un gros astéroïde du nom de Didymos.Plus haute que la statue de la Liberté, cette lune à 160 mètres de diamètre. Le satellite devrait être propulsé contre sa cible à une vitesse de 24.000 km/h. Sous la violence de l'impact, des tonnes de matière devraient être éjectées dans l'espace.Et pourtant, compte tenu des distances en cause, ce n'est qu'une chiquenaude. Elle devrait cependant suffire, d'après les scientifiques, à dévier légèrement la trajectoire de Dimorphos.En effet, il est probable que son orbite soit modifiée, peut-être d'environ 1 %. Mais les astronautes de la NASA veulent en apprendre davantage, en lançant un petit satellite d'observation, juste après le choc.En effet, ils savent que l'efficacité de la mission, et donc l'ampleur de la déviation, dépend de nombreux facteurs, comme la composition et la surface de l'astéroïde ou encore l'angle d'impact. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 21, 2021 • 2min

Qu'est-ce que le paradoxe de Simpson ?

Décrit pour la première fois en 1951, par le statisticien Edward Simpson, le paradoxe auquel il a donné son nom prouve que, selon la manière dont on les présente, les mêmes données ne signifient pas la même chose.Des chiffres qui ne disent pas la même chosePour comprendre ce paradoxe de Simpson, il faut partir d'un exemple concret. Ainsi, prenons le cas d'un patient à la recherche du meilleur traitement pour soigner les calculs rénaux.Le médecin interrogé lui indique deux traitements possibles, l'un, le premier traitement, efficace dans plus de 80 % des cas, l'autre, le second traitement, n'ayant soulagé qu'un peu plus de 75 % des malades.Sans hésiter, le patient choisit le premier traitement. Mais le médecin l'invite alors à y regarder de plus près. Le premier traitement paraît plus efficace de manière globale, comme le taux de guérison semble le démontrer.Mais quand on décompose ce chiffre en sous-groupes, on obtient le résultat inverse. En effet, pour les petits comme pour les gros calculs rénaux, ce traitement est en fait moins efficace. Mais, en faisant la moyenne des chiffres de guérison des petits et des gros calculs, on arrive pourtant à un chiffre supérieur au second traitement, qui se révèle plus efficace quand on entre dans le détail.Le facteur de confusionComment expliquer un tel paradoxe ? L'une des raisons possibles est la présence de ce qu'on appelle un facteur de confusion. Dans l'exemple cité, il s'agit de la taille des calculs rénaux.Ce facteur joue en effet un grand rôle dans le choix du traitement. De fait, le second traitement, même s'il a l'air de fonctionner moins bien pour l'ensemble des calculs, est plus efficace pour les gros calculs.Ce facteur de confusion influe aussi sur l'effet constaté, c'est-à-dire les chances de guérison. Il faut donc être bien conscient de la présence de cet élément, pour pouvoir interpréter correctement les données.De même, regrouper des données, sans prendre en compte les spécificités propres à chaque groupe, peut également conduire à des interprétations erronées. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 18, 2021 • 2min

Que contient le Codex Leicester ?

Le Codex Leicester est un célèbre ouvrage du XVIe siècle, dû à la plume fertile de Léonard de Vinci. Comme beaucoup d'œuvres du maître italien, ce célèbre manuscrit contient des observations étonnamment modernes.Le livre le plus cher du mondeLe Codex Leicester a sans doute été écrit entre 1508 et 1510. Il a été rédigé dans une écriture spéciale, dite "spéculaire". Elle consiste à rédiger le texte à l'envers. Il faut donc le placer devant un miroir pour pouvoir le lire.L'ouvrage est composé de 18 feuillets, d'une écriture très serrée. Les feuilles étant pliées en deux et les deux côtés de chacune d'entre elles étant écrits, le manuscrit comprend 72 pages au total.Accompagnant le texte, de nombreux croquis, dessins et diagrammes précisent la pensée de l'auteur. Au cours des siècles, le manuscrit est passé de mains en mains. En 1717, il est acheté par le premier comte de Leicester, qui lui a donné son nom.Œuvre d'un illustre génie, le Codex Leicester voit son prix augmenter toujours plus. C'est pourquoi il est souvent acquis par des milliardaires : Armand Hammer, en 1980, puis Bill Gates qui, en 1994, l'achète pour la coquette somme de 30 millions de dollars. Ce qui en fait le livre le plus cher du monde.Un recueil d'observationsLe Codex Leicester est un recueil d'observations, sur des sujets divers. L'hydraulique est celui qui occupe la majeure partie du livre.En effet, Léonard de Vinci s'intéresse à la manière dont s'écoule l'eau des rivières. Il imagine de quelle manière son écoulement peut être modifié par la présence de divers obstacles sur son parcours.Le savant en tire des enseignements sur le travail de l'érosion ou la meilleure façon de construire un pont. Réfléchissant aussi à la genèse des montagnes, Léonard de Vinci anticipe de plusieurs siècles la théorie de la tectonique des plaques.La Lune suscite également son intérêt. Il pense qu'il y a de l'eau à sa surface et que ce sont les vagues agitant la mer lunaire qui expliquent la luminosité du satellite de la Terre. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 17, 2021 • 2min

Pourquoi les requins attaquent-ils les Hommes ?

Il arrive que les requins s'en prennent à l'homme. Mais ces attaques sont assez rares, moins de 60 par an dans le monde. Des chercheurs australiens en proposent une explication.Une peur irraisonnéeCes attaques sont surtout le fait de certaines espèces, comme le requin blanc, le requin tigre ou encore le requin bouledogue. Leurs victimes sont surtout des surfeurs.Même si ces attaques sont rares, elles entretiennent une sorte de psychose. Le sentiment de peur est alors d'autant plus irraisonné qu'on ne comprend pas pourquoi les requins s'en prennent aux humains.Pour rassurer la population, les autorités entreprennent parfois des campagnes de chasse, qui rendent encore plus vulnérables des espèces de requins parfois menacées d'extinction.Une très mauvaise vueDes scientifiques australiens se sont intéressés à ces attaques de requins. Au terme de leurs recherches, ils croient en avoir trouvé la raison.Selon eux, elle résiderait dans la mauvaise vue des requins. Ces grands poissons seraient en effet quasiment incapables de discerner les couleurs ou de distinguer les formes avec une certaine précision.Le pouvoir de résolution de l'œil du requin serait six fois inférieur à celui de la vision humaine. Et ce serait encore pire pour les jeunes requins, qui attaquent souvent les surfeurs.Pour s'en assurer, les chercheurs ont voulu se mettre, en quelque sorte, à la place des requins. Pour cela, ils ont mis au point un programme informatique qui imitait la manière de voir des squales. Ainsi équipés, ils ont filmé, dans un bassin, les évolutions d'une otarie et d'un lion de mer, qui sont les proies de prédilection des requins.Ils se sont alors aperçus que les mouvements des surfeurs allongés sur leurs planches, battant des pieds et ramant avec leurs bras, étaient très comparables, du point de vue du requin, aux signaux de mouvement des animaux qu'il chasse d'ordinaire.Les chercheurs ont cependant précisé que les surfeurs utilisant des planches courtes, appelées "shortboards", étaient plus exposés aux attaques. Une fois allongés sur ces planches, ils étaient plus facilement pris pour des otaries par les requins rôdant dans les parages. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 16, 2021 • 2min

Pourquoi est-on fatigué après avoir pleuré ?

Quand on pleure, à la suite d'une émotion ou d'une source de stress, on ressent souvent une impression de fatigue. Comment expliquer un tel phénomène ?Les pleurs et la libération d'hormones spécifiquesNous pleurons quand nous éprouvons une forte émotion, dont les causes sont diverses. Les pleurs sont provoqués par un événement triste, une réaction de colère ou même de joie. Pour faire face au stress provoqué par ces émotions, l'organisme libère certaines hormones.C'est le cas de l'ocytocine. Qualifiée parfois d'"hormone du bonheur", elle joue un rôle essentiel dans certains de nos comportements. De son côté, la vasopressine active la circulation du sang et régit l'anxiété.En cas de pleurs, deux autres hormones, sécrétées par des glandes situées au-dessus des reins, jouent un rôle majeur : l'adrénaline et le cortisol.La première module la pression artérielle et le rythme cardiaque. Quant au second, il apporte au corps l'énergie qui lui est nécessaire pour faire face au stress.En plus de ces hormones, l'organisme produit une plus grande quantité d'adénosine triphosphate, une molécule qui, elle aussi, contribue à lui fournir de l'énergie. Elle est prélevée sur les réserves de glucose et d'acides gras de l'organisme.À l'origine, la libération de ces substances devait préparer l'organisme à affronter des situations difficiles ou même dangereuses. Leur rôle était donc de contribuer à la survie des individus.Un organisme vidé de son énergieEn apportant à l'organisme l'énergie nécessaire et en le préparant à soutenir les effets du stress, ces hormones l'ont mis en état de mieux le supporter.Mais quand les pleurs s'arrêtent, l'organisme cesse de les fabriquer. Les larmes contribuent d'ailleurs aussi à les évacuer. Privé de cette source d'énergie, vous vous sentez soudain plus las, comme après un effort physique.Mais ce sentiment de fatigue a une autre cause, musculaire celle-là. En effet, l'action de pleurer fait travailler des muscles qui, d'ordinaire, sont peu sollicités. Il s'agit de certains muscles de la poitrine, de la gorge ou du menton.La mobilisation de ces muscles rarement utilisés donne l'impression d'un surcroît de fatigue. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 15, 2021 • 2min

Pourquoi les pandas ont-ils un pelage noir et blanc ?

Comme celui des zèbres ou des girafes, le pelage des pandas géants intrigue depuis longtemps les zoologues. Une nouvelle étude nous révèle à quoi il servirait.Un art du camouflageLe pelage du panda géant est bicolore, partagé entre le noir et le blanc. Le plus souvent, l'entourage des yeux, les oreilles et les pattes sont noires, tandis que la tête et le reste du corps sont blancs.Jusque là, les scientifiques ignoraient pourquoi la fourrure du panda avait cet aspect. De nouvelles recherches, menées par une équipe internationale, lèvent le voile sur cette énigme.Ce pelage noir et blanc permettrait au panda de se cacher des prédateurs. Les taches noires de la fourrure se confondraient avec les arbres présents dans le milieu naturel de l'animal. Quant aux portions blanches de la fourrure, elles permettraient au panda de rester inaperçu l'hiver, sur un arrière-plan neigeux fréquent.Des animaux peu visibles dans leur milieu naturelUn détail a contribué à convaincre les chercheurs anglais, qui ont participé à l'étude. Sur les photos envoyées par leurs confrères chinois, ils n'ont pas pu distinguer les pandas géants, pourtant bien présents sur les clichés.Et pourtant les hommes ont de meilleurs yeux que certains félins, prédateurs naturels des pandas. Par ailleurs, les contrastes produits par les taches noires et blanches du pelage de l'animal contribueraient, par une sorte d'illusion visuelle, à brouiller la forme et les contours des pandas.Il ne faut pas non plus oublier que, dans la nature, le pelage de ces animaux est souvent maculé de boue et de terre. Ce qui le rend encore moins visible à ses éventuels prédateurs.Vous ne voyiez peut-être pas le panda comme un champion du camouflage. Vous pensez sans doute à ces nombreuses vidéos où les animaux paraissent bien visibles. Mais c'est qu'ils ne sont pas vus dans leur milieu naturel.D'abord les pandas sont observés de plus près que ne le feraient leurs prédateurs dans la nature. Ensuite, si leur pelage se distingue nettement, c'est parce qu'on le voit dans un zoo, donc un environnement qui n'est pas le leur. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 14, 2021 • 2min

A quoi sert la nouvelle échelle proposée par la NASA ?

La recherche d'une vie en dehors de la Terre occupe les scientifiques du monde entier mais enflamme aussi l'imagination de nos contemporains. Pour encadrer cette quête avec une plus grande rigueur, la NASA a mis au point ce qu'elle appelle une échelle de "confiance".Un cheminement progressifLe grand public a tendance à simplifier les résultats de cette recherche d'une vie extraterrestre. Pour lui, elle ne saurait aboutir qu'à deux choses : l'absence de toute vie ou la présence d'une vie organisée et entièrement constituée.Les scientifiques récusent cette vision binaire. En effet, elle a parfois conduit à crier victoire trop tôt. Telle découverte était considérée comme une preuve de vie, alors qu'il s'agissait d'une fausse piste.Mais, dans cette recherche de la vie, elle pouvait fournir des éléments utiles. C'est pour intégrer ces tâtonnements à une recherche d'ensemble, mais aussi chacune des étapes qui y contribuent, que les chercheurs de la NASA ont conçu une échelle spécifique.Chacun de ses sept niveaux représente en quelque sorte une marche vers le sommet à atteindre, la découverte de la vie. Et il n'est pas possible de sauter une marche, la progression vers le résultat espéré devant se faire étape par étape.Les sept degrés de l'échelleAinsi, le premier niveau, sur cette échelle de confiance, correspond à l'étape initiale. Il est censé signaler, par exemple, la découverte d'une molécule pouvant être reliée à une trace possible de vie. À ce stade, il ne s'agit donc encore que d'indices.Les scientifiques ne pourraient monter la marche suivante, correspondant au niveau deux de l'échelle, que s'ils éliminaient toute possibilité d'interférence humaine dans la présence de cette molécule.Le degré suivant ne serait atteint que si l'indice était trouvé dans un environnement favorable au développement de la vie. Plus les scientifiques recueilleraient d'éléments confirmant leurs suppositions, plus ils seraient amenés à franchir des échelons supplémentaires.Parvenus au dernier degré, le niveau sept de cette échelle de confiance, ils pourraient remplacer leur hypothèse de départ par une certitude : une vie existe bien dans le secteur concerné, confirmée par des observations indépendantes. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 11, 2021 • 2min

Le coeur peut-il battre à nouveau après le décès ?

Le moment exact où une personne est déclarée morte est toujours difficile à déterminer avec la précision requise. En effet, de nouvelles études montrent que le cœur peut repartir après avoir cessé de battre et que certains organes continuent à fonctionner après un arrêt cardiaque.Un cœur qui recommence à battre après s'être arrêtéL'arrêt cardiaque figure parmi les éléments qui permettent au médecin de conclure au décès de son patient. Mais de récentes recherches confirment la nécessité d'attendre un certain temps avant de prendre une telle décision.Une équipe internationale de chercheurs s'est en effet penchée sur l'activité cardiaque de plus de 600 patients de diverses nationalités, placés dans une unité de soins intensifs. Le dispositif visant à les maintenir en vie avait été arrêté, ce qui avait entraîné un arrêt cardiaque.Or, les chercheurs ont constaté que, dans 14 % des cas, le cœur de ces patients, après s'être arrêté, s'était remis à battre, une ou plusieurs fois. Le plus long intervalle de temps entre l'arrêt cardiaque et la reprise des battements du cœur était de 4 minutes et 20 secondes.Avant de déclarer une personne morte, il conviendrait donc d'attendre au moins 5 minutes après constatation de l'arrête cardiaque.Un cerveau toujours actifEn cas d'arrêt cardiaque, le cerveau, qui n'est plus irrigué, cesse très vite de fonctionner. Avec l'arrêt du cœur, cette mort cérébrale signe le décès du patient. C'était du moins ce que l'on croyait jusque ici.Or, des recherches sur les animaux et les témoignages de nombreuses personnes ranimées après un arrêt cardiaque, semblent conduire à nuancer de telles affirmations. En effet, ces patients prétendent se souvenir de ce qu'ont dit et fait les médecins alors que leur cœur s'était déjà arrêté.Ce qui voudrait dire que, même après un arrête cardiaque, les cellules cérébrales mettraient un certain temps à mourir. Une telle survivance peut être due à l'afflux de sang envoyé au cerveau par un massage cardiaque.À l'inverse, une mort cérébrale n'entraînerait pas forcément pas forcément l'arrêt du cœur et des poumons, qui peuvent continuer à fonctionner un certain temps. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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