

Planisphère géopolitique et stratégique
Diploweb
L’actualité du monde est passée au crible par les experts de la géopolitique et des questions stratégiques. Cette émission Planisphère est diffusée sur la bande FM sur les fréquences de RND et RCF, puis mise à disposition comme podcast sur cette plateforme. Produite par Pierre Verluise, cette émission est également installée sur le premier site géopolitique qu'il dirige, Diploweb.com, accompagnée d'une synthèse rédigée, validée par l'intervenant. Enfin, vous trouverez ici quelques enregistrements de podcasts du Diploweb, antérieurs à cette émission Planisphère, par ex. avec Y. Lacoste.
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Dec 31, 2025 • 27min
Comment décrypter les Etats-Unis ? Avec M. Kandel
Dorénavant plus grand que Trump, le trumpisme entend détruire l’ordre international hérité de la Seconde Guerre mondiale. Un ordre fondé sur le droit… auquel l’Union européenne reste très attachée. Comprendre les ressorts de ce nouvel ordre porté par D. Trump est essentiel pour saisir ce qui nous arrive, et ce qui nous attend. Pour le comprendre, Planisphère reçoit avec joie, Maya Kandel, Chercheuse indépendante et consultante. Associée à l’Université Sorbonne Nouvelle, auteure d’ « Une première histoire du trumpisme », éd. Gallimard. Elle est également consultante en analyse et prospective sur les Etats-Unis pour différents ministères ainsi que pour le secteur privé.Cette émission a été enregistrée le 10/10/2025 à Toulon dans le cadre des RSMED et diffusée le 11/10/2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Comment-decrypter-les-Etats-Unis-Avec-M-Kandel.htmlExtrait de la synthèse rédigée : "Plus qu’un homme, le trumpisme entend détruire l’ordre international né de 1945, un ordre fondé sur le droit, cher à l’Union européenne. Pour comprendre ce tournant, Maya Kandel analyse la refonte du rôle américain dans le monde opérée par « Trump 2 », qu’elle distingue nettement de « Trump 1 ». Au cœur du projet : abandon du soutien au système multilatéral au profit d’une logique strictement nationale et de rapports de force bilatéraux.Qualifier Trump d’isolationniste est trompeur. Le débat républicain de l’après-Bush n’oppose pas isolationnisme et interventionnisme, mais interroge l’utilité de soutenir l’ordre international. Le trumpisme tranche : cet ordre n’est plus bénéfique (voire nuisible) aux États-Unis. Il faut donc redéfinir la politique étrangère sur des intérêts nationaux plus étroits, indépendamment des institutions et règles existantes.Trump 1 avait acté la compétition des grandes puissances (Chine d’abord, puis Russie). Trump 2 invoque un retour au réalisme façon XIXe siècle : chaque grande puissance disposerait légitimement d’une sphère d’influence. Par exemple : re-tarifer le Mexique et le Canada après l’ALENA renégocié, réaffirmer l’hémisphère occidental (doctrine Monroe revisitée) et inclure le Groenland dans la responsabilité du NORTHCOM. Cette vision glisse d’une compétition à une connivence entre puissances… où l’Union européenne n’a pas de place évidente.Rien n’est clair : l’Europe est-elle sphère d’autrui, ou bien puissance capable de gérer son « étranger proche » ? L’ambiguïté vaut côté américain, russe, chinois… et européen. Pour Maya Kandel, la question touche au statut stratégique du continent et à sa capacité à exister sans garantie américaine automatique.Parler d’impérialisme est connoté, mais l’idée garde de la pertinence : impérialisme territorial (Russie en Ukraine), impérialisme commercial (Chine et Nouvelles Routes de la soie), et exigences de vassalisation culturelles/politiques perçues dans certains discours américains. Le terme, mis à jour pour le XXIe siècle, éclaire des pratiques actuelles.Le vice-président J. D. Vance incarne une ascension sociale typiquement américaine (Appalaches, armée, grandes études), adossée à un parrainage de la tech (Peter Thiel / Palantir). Cette trajectoire noue droite populiste, complexe militaro-industriel et écosystème technologique, et aide à comprendre l’ADN idéologique du trumpisme au pouvoir. (...)"Lire la suite de la synthèse rédigée synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Comment-decrypter-les-Etats-Unis-Avec-M-Kandel.html

Dec 31, 2025 • 27min
A l’heure de Trump II, quels sont les soutiens de la Russie ? Avec D. Minic
Quand nous vivons dans l’Union européenne… nous avons tendance à penser que la Russie est isolée par les nombreux trains de sanctions prises à son encontre depuis des années. Mais, en réalité, la Russie compte des soutiens. Lesquels ? Pour en parler au micro de Planisphère, nous recevons avec plaisir Dimitri Minic. Chercheur au Centre Russie / Eurasie de l’IFRI, historien et docteur en histoire des relations internationales, auteur de « Pensée et culture stratégiques russes : du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine » Éditions de la MSH. Cette émission a été enregistrée le 22/09/2025, diffusée le 4/11/2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-A-l-heure-de-Trump-II-quels-sont-les-soutiens-de-la-Russie-Avec-D-Minic.htmlExtrait de la synthèse rédigée : "Souvent perçue en Europe comme un pays isolé par des sanctions massives, la Russie conserve néanmoins plusieurs soutiens sur la scène internationale. Dimitri Minic, auteur de « Pensée et culture stratégiques russes : du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine », rappelle que cette perception est incomplète : Moscou s’appuie sur des partenaires stratégiques tels que la Chine, la Corée du Nord et l’Iran. L’analyse de ces relations permet de comprendre comment la Russie résiste à l’isolement occidental, tout en révélant les limites et les asymétries de ces alliances.Poutine est loin d’être le stratège ou le « joueur d’échec » que fantasment certains observateurs. L’« opération militaire spéciale » en a fourni un exemple paroxystique : initialement conçue pour soumettre politiquement Kyiv en un rien de temps, cette opération a débouché sur une guerre longue et meurtrière imprévue, qui a considérablement affaibli la Russie. Cet échec a d’ailleurs ouvert une période de déstabilisation pour le pouvoir russe, qui s’est fermée à l’été 2023 avec l’échec de la contre-offensive ukrainienne et l’assassinat de E. Prigozhin.Le premier soutien majeur de Moscou est Pékin. Depuis la chute de l’URSS, les deux pays approfondissent leur partenariat en réaction aux interventions occidentales. L’annexion de la Crimée (2014) puis l’invasion de l’Ukraine en 2022 ont renforcé ce rapprochement, marqué par une asymétrie croissante au profit de la Chine. Pékin soutient la Russie diplomatiquement et économiquement, en lui fournissant notamment des biens à double usage qui lui permettent de continuer sa guerre en Ukraine. Leur point commun : des ambitions impérialistes et un projet anti-occidental affirmé. Cette relation n’est pas transactionnelle. La Chine a choisi de sacrifier sur l’autel de cette relation les bénéfices économiques qu’elle tirait d’une position ambiguë à l’égard de l’Occident, et notamment de l’Europe, partenaire économique essentiel pour la Chine.Moscou s’est d’abord adressé à Pyongyang dans une perspective opportuniste, pour obtenir des obus d’artillerie puis des soldats qui se sont notamment battus dans la région russe de Koursk. Si la qualité militaire de ce soutien doit être relativisée, ce dernier a été à la fois crucial et révélateur des difficultés rencontrées par Moscou. Les deux pays ont considérablement renforcé leur partenariat depuis le 24 février 2022 au point de conclure une alliance militaire. Toutefois, rien ne permet d’affirmer en 2025 que la Chine, la Russie et la Corée du Nord formeraient un bloc uni et coordonné.Les livraisons iraniennes de Shahed à la Russie ont permis de rééquilibrer la relation entre les deux pays. Depuis le 7 octobre 2023, l’Iran a par ailleurs été considérablement affaibli. Ce partenariat reste limité : Moscou et Téhéran n’ont pas signé de clause de défense mutuelle (...)"Lire la suite de la synthèse synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-A-l-heure-de-Trump-II-quels-sont-les-soutiens-de-la-Russie-Avec-D-Minic.html

Dec 31, 2025 • 27min
L’espace, terrain d’affrontements ? Avec G. Penent
La Revue nationale stratégique 2025 indique que les espaces communs - dont l’espace extra-atmosphérique - font l’objet d’une compétition de puissance de plus en plus débridée et brutale se déclinant à tous les niveaux de conflictualité. Alors, l’espace est-il devenu un terrain d’affrontements ? Planisphère pose la question à Guilhem Penent. Docteur en sciences politiques, spécialisé sur les questions de politiques spatiales. Il est aujourd’hui Conseiller espace à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère des Armées. Il s’exprime en son nom propre.Cette émission a été enregistrée à Toulon dans le cadre des RSMED, avec les moyens de RCF Méditerranée le 10/10/2025, diffusée le 28/10/2025.Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-L-espace-terrain-d-affrontements-Avec-G-Penent.html Extrait de la synthèse rédigée : "La Revue nationale stratégique 2025 confirme ce que la Stratégie spatiale de défense de 2019 annonçait déjà : l’espace extra-atmosphérique est désormais un terrain de rivalités stratégiques. Autrefois symbole de coopération scientifique, il est devenu une zone de compétition de puissance, où les comportements inamicaux et les actes hostiles se multiplient. Pour Guilhem Penent, cette évolution reflète une mutation géopolitique majeure : le renforcement des utilisations militaires de l’espace et la dépendance croissante des sociétés à ses infrastructures.Les dernières années ont vu une banalisation des comportements dangereux : satellites espions s’approchant de satellites étrangers, brouillages, ou encore tests de missiles antisatellites, comme celui de la Russie en 2021 ayant généré des milliers de débris. Ces actes, souvent difficiles à attribuer ou à qualifier juridiquement, participent à une instabilité structurelle. L’espace devient un théâtre d’affrontements hybrides, où la frontière entre provocation et agression est floue.L’espace est un milieu vaste, hostile et opaque, où l’identification des intentions et des responsabilités reste complexe. Cette incertitude favorise les stratégies d’ambiguïté : des États peuvent mener des opérations inamicales tout en niant toute intention hostile. Ce brouillage des lignes rend difficile toute réponse politique ou militaire et entretient un sentiment d’impunité chez certains acteurs.Selon Guilhem Penent, la dépendance à l’espace dépasse désormais le cadre militaire. GPS, transactions bancaires, prévisions météo, logistique : nos activités quotidiennes dépendent d’une connectivité spatiale invisible. Une panne généralisée ou une attaque ciblée sur les satellites pourrait paralyser des pans entiers de l’économie mondiale. Cette dépendance massive crée de nouvelles vulnérabilités stratégiques que certains acteurs pourraient exploiter.La configuration actuelle se distingue de la Guerre froide (1947-1990) : la vulnérabilité n’est plus partagée. Certains États, moins dépendants de l’espace, peuvent chercher à exploiter les faiblesses de puissances plus connectées. Les États-Unis, la Chine et la Russie forment le trio de tête. La Chine, dont la stratégie semblait essentiellement répondre à une logique de contournement voire de déni d’accès (capacités antisatellites), rattrape désormais son retard et fait l’apprentissage accéléré des gains qu’elle pourrait tirer à son tour d’une exploitation de l’espace en appui à ses besoins propres. Derrière eux, l’Europe, l’Inde et le Japon tentent de trouver leur place. L’Europe illustre une approche plus coopérative mais encore marquée par un sous-investissement militaire chronique. (...)"Lire la suite de la synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-L-espace-terrain-d-affrontements-Avec-G-Penent.html

Dec 31, 2025 • 26min
Un Japon affaibli dans le désordre du monde ? Avec C. Pajon
Le Japon est une puissance économique importante mais fragilisée par une croissance devenue quasi-nulle… et une démographie vieillissante. Existe-t-il d’autres causes de fragilité, internes et externes ? Comment comprendre un Japon affaibli dans le désordre du monde ? Comment le Japon tente-t-il de faire face ? Pour répondre au micro de Planisphère, nous avons l’honneur de recevoir Céline Pajon, Chercheuse à l’IFRI, responsable des activités Japon et coordinatrice du programme Océanie au Centre Asie. Contributrice au RAMSES 2026, sous la direction de Thierry de Montbrial et Dominique David.Cette émission a été enregistrée le 22/09/2025, diffusée pour le 21/10/2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Un-Japon-affaibli-dans-le-desordre-du-monde-Avec-C-Pajon.htmlExtrait de la synthèse rédigée: "Le Japon reste une puissance économique de premier plan, quatrième économie mondiale, derrière l’Allemagne, mais son dynamisme est fragilisé par une croissance atone et une démographie vieillissante. Au-delà de ces deux points souvent évoqués, d’autres facteurs de vulnérabilité internes et externes fragilisent l’archipel. Dans un monde marqué par des tensions géopolitiques accrues et des recompositions stratégiques, comprendre la place d’un Japon affaibli permet de mieux saisir l’évolution de l’ordre international en Asie-Pacifique.Deux stéréotypes marquent encore l’imaginaire occidental. D’une part, le Japon serait un « géant économique mais un nain politique ». Cette perception, héritée des années 1980-1990, est aujourd’hui dépassée : le Japon joue un rôle diplomatique actif, notamment à travers la promotion du concept d’« Indo-Pacifique libre et ouvert » initié par Shinzo Abe. D’autre part, certains observateurs redoutent un retour du militarisme japonais. Or, malgré le renforcement progressif de ses forces d’autodéfense, l’évolution reste strictement défensive face aux menaces chinoise, nord-coréenne et russe.Sur le plan intérieur, le Japon souffre d’une instabilité politique récurrente. Le Parti libéral-démocrate (PLD) domine la vie politique, mais ses Premiers ministres sont fragiles, souvent contraints de démissionner dès qu’ils deviennent impopulaires. L’assassinat de Shinzo Abe en 2022 a symbolisé un basculement, ramenant l’archipel dans une phase d’instabilité gouvernementale. À cela s’ajoutent des difficultés économiques persistantes : stagnation de la croissance, faible dynamisme du marché du travail, salaires en recul et inflation, symbolisée par la « crise du riz ». Cette tension économique alimente la montée de discours populistes et xénophobes, bien que marginaux, qui reflètent la frustration de la population quant au pouvoir d’achat.Le Japon est encerclé par trois puissances hostiles :. La Chine, dont la modernisation militaire rapide et les incursions autour des îles Senkaku inquiètent Tokyo.. La Corée du Nord, avec son programme nucléaire et balistique, dont les missiles tombent régulièrement dans les eaux japonaises.. La Russie, renforçant ses incursions militaires et sa coopération stratégique avec Pékin.Cet environnement, couplé aux tensions autour de Taïwan, place le Japon dans une position de vulnérabilité directe."Lire la suite de la synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Un-Japon-affaibli-dans-le-desordre-du-monde-Avec-C-Pajon.html

Dec 31, 2025 • 27min
Vivons-nous une guerre des fréquences ? Avec B. Hainaut
Des milliers de satellites tournent au-dessus de nos têtes. Pour assurer la communication entre la Terre et les satellites, les opérateurs utilisent des fréquences du spectre électromagnétique. Sans le savoir, vivons-nous une guerre des fréquences ? Pour répondre au micro de Planisphère, nous recevons Béatrice Hainaut, Docteure en Science politique, Relations internationales de l’Université Paris II Panthéon-Assas. La capitaine Béatrice Hainaut a rejoint l’IRSEM en 2022, en tant que chercheure sur les questions spatiales. En 2016, Béatrice Hainaut a gagné l’un des deux prix dans le cadre du concours Ma thèse avec le Diploweb en 7 minutes (MTD7). Cette émission a été enregistrée le : 15/09/2025. Diffusée le 14/10/25. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Vivons-nous-une-guerre-des-frequences-Avec-B-Hainaut.htmlExtrait de la synthèse rédigée: À l’ère du New Space, la multiplication des satellites en orbite terrestre transforme profondément les enjeux de souveraineté, de régulation et de compétition dans l’espace. Au cœur de cette bataille silencieuse se trouvent les fréquences électromagnétiques, essentielles pour permettre la communication entre les satellites et les infrastructures terrestres (stations, antennes…). Ce podcast met en lumière une guerre des fréquences, alimentée par la rareté du spectre, les logiques de puissance et des stratégies de contournement parfois discutables.Contrairement aux idées reçues, le satellite en orbite ne fonctionne pas de manière autonome. Il dépend d’une infrastructure terrestre qui assure la transmission de données (images, télémesures, ordres de reprogrammation, etc.) via le spectre électromagnétique. Sans cette infrastructure, le satellite devient inutilisable. L’élément invisible mais vital dans ce dialogue entre ciel et terre, c’est donc la fréquence, ressource finie et convoitée.Depuis 1865, l’UIT régule les télécommunications, y compris spatiales. Devenue agence de l’ONU en 1949, elle a su adapter sa Constitution aux évolutions technologiques majeures, notamment l’essor des satellites et des constellations en orbite basse. Deux systèmes d’attribution coexistent :. Premier arrivé, premier servi.. Planification a priori, où chaque État dispose d’une part minimale du spectre, qu’il utilise ou non.Cette double logique vise à équilibrer équité et efficacité, même si des déséquilibres subsistent.Sur le papier, le traité de l’espace de 1967 garantit un accès équitable à l’espace pour tous les États. Dans les faits, les tensions géopolitiques terrestres se projettent dans l’espace, où les puissances spatiales (États-Unis, Chine...) captent les positions et fréquences les plus stratégiques. La création exponentielle d’agences spatiales nationales reflète néanmoins un intérêt global croissant pour cet espace extra-atmosphérique.Face à l’essor des constellations commerciales (ex. Starlink, Kuiper…), l’UIT a renforcé ses règles :. Un satellite en orbite dans les 7 ans après une réservation datée.. Puis 20 % de la constellation dans les 2 années suivantes.. 50 % dans les 5 ans, 100 % dans les 7 ans.Ce système vise à éviter les abus de réservations spéculatives, tout en donnant de la visibilité aux projets sérieux. La fréquence devient un actif stratégique, utilisé comme levier pour attirer les financements. Certaines entreprises commerciales déposent des réservations massives sans projet concret, générant des “satellites de papier”. D’autres exploitent la planification a priori en rachetant les droits de petits États peu impliqués dans le spatial. (...)"Lire la suite de cette synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Vivons-nous-une-guerre-des-frequences-Avec-B-Hainaut.html

Dec 31, 2025 • 26min
Birmanie : le régime des généraux a-t-il encore un avenir ? Avec C. Lechervy
Située en Asie-Pacifique, la Birmanie est frontalière du Bangladesh, de l’Inde, de la Chine, du Laos et de la Thaïlande. La Birmanie dispose d’une côte maritime sur l’océan Indien. Sa population compte 54 millions d’habitants. Mais, la Birmanie, c’est aussi une dictature militaire et une crise humanitaire qui passent souvent en dessous des radars. En Birmanie : le régime des généraux a t-il encore un avenir ? Pour vous donner des éléments de réponse, Planisphère reçoit Christian Lechervy. Il s’exprime en son nom propre.Ambassadeur Christian Lechervy. Il s’exprime en son nom propre. Co-auteur de « L’Asie - Pacifique : nouveau centre du monde », Odile Jacob. Envoyé spécial pour la Birmanie en appui des efforts internationaux, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Précédemment Ambassadeur de France en Birmanie de 2018 à octobre 2023. Cette émission a été enregistrée le 25/02/2025 et le 8/02/25 pour l’insert téléphonique, diffusée le 7 octobre 2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Birmanie-le-regime-des-generaux-a-t-il-encore-un-avenir-Avec-C-Lechervy.htmlExtrait de la synthèse rédigée: Située en Asie du Sud-Est, la Birmanie partage ses frontières avec cinq pays : le Bangladesh, l’Inde, la Chine, le Laos et la Thaïlande. Sa position stratégique et son accès à l’océan Indien en font un carrefour d’influences entre ces puissances régionales. Avec une population de 54 millions d’habitants, le pays est marqué par une grande diversité ethnique, avec environ 130 groupes ethniques répertoriés. Cette diversité est un facteur clé des tensions internes et des conflits qui ont jalonné son histoire.Le 1er février 2021, l’armée birmane (Tatmadaw) a renversé le gouvernement civil dirigé par la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) d’Aung San Suu Kyi. Ce coup d’État n’a pas été une surprise totale : il est intervenu le jour même où devait se réunir le Parlement élu lors des élections générales du 8 novembre 2020, largement remportées par la LND. Depuis 2008, la Constitution birmane réserve 25 % des sièges du Parlement aux militaires et leur garantit des postes-clés dans le gouvernement. Cependant, avec sa victoire écrasante, la LND aurait pu marginaliser davantage les militaires du pouvoir politique et économique. La junte militaire a donc agi pour protéger ses intérêts. Depuis, la junte militaire fait face à une opposition croissante, avec une intensification des conflits armés entre l’armée et divers groupes de résistance, y compris des mouvements issus de la jeune génération (génération Z) et des organisations ethniques historiquement en conflit avec le pouvoir central.La communauté internationale peine à répondre à cette crise humanitaire que traverse le pays, accentuée par le tremblement de terre du 28 mars 2025. La situation était déjà très difficile. Ce séisme, le plus meurtrier depuis des décennies dans ce pays a causé près de 4 000 morts, plus de 5000 blessés, 50 000 maisons endommagées ou détruites.Les financements de l’aide humanitaire sont insuffisants, et certaines grandes puissances, comme les États-Unis, ont suspendu leur soutien. L’Union européenne reste un acteur clé, mais son aide peine à atteindre les zones les plus touchées.Malgré son ampleur, la crise en Birmanie est peu couverte par les médias internationaux. Plusieurs facteurs expliquent cette relative invisibilité :. Un accès difficile au terrain : les journalistes étrangers ne sont pas les bienvenus et doivent souvent entrer clandestinement dans le pays, ce qui rend un reportage risqué et complexe."Lire la suite de la synthèse rédigée à l’adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Birmanie-le-regime-des-generaux-a-t-il-encore-un-avenir-Avec-C-Lechervy.html

Dec 31, 2025 • 26min
Renseignement : comment fonctionne l’alliance des Five Eyes ? Avec C. Renault
Que savons-nous de l’alliance des Five Eyes ? C. Renault présente le dispositif de renseignement le plus intégré du monde, fondé sur le partage massif d’informations entre 5 pays anglo-saxons : Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande. Dans un contexte de bouleversements stratégiques majeurs, cette alliance est-elle toujours tenable ? Autrement dit, les orientations stratégiques de D. Trump remettent-elle en question cette coopération ? Pour dialoguer à ce propos, nous avons la chance de recevoir au micro de Planisphère Clément Renault, Docteur, historien, chercheur « renseignement, guerre et stratégie » à l’IRSEM et enseignant à Sciences Po. Clément Renault a cosigné avec Paul Charon, « Le monde à venir vu par la CIA », Éditions des Équateurs, 2025. Cette émission a été enregistrée le 08/09/2025 et diffusée le 30/09/25. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Renseignement-comment-fonctionne-l-alliance-des-Five-Eyes-Avec-C-Renault.htmlExtrait de la synthèse rédigée: "L'alliance des Five Eyes est souvent qualifiée de dispositif de renseignement le plus intégré au monde. Fondée sur la confiance, la complémentarité des ressources et un partage massif d’informations, cette alliance historique entre cinq puissances anglo-saxonnes s’est structurée autour de l’interception de télécommunications, principalement à des fins militaires, diplomatiques et stratégiques. Dans un contexte d’instabilité mondiale et de remise en question des alliances traditionnelles, l’émission s’interroge : l’alliance des Five Eyes est-elle toujours tenable ? Et surtout, les orientations de Donald Trump remettent-elles en cause cette coopération ?L’alliance des Fives Eyes prend racine en 1943 avec le pacte BRUSA entre le Royaume-Uni et les États-Unis, durant la Seconde Guerre mondiale. Elle vise alors à coordonner les efforts d’interception des communications ennemies. L’accord est formalisé en 1946 (accord UKUSA), puis étendu à trois autres pays : le Canada (1948), la Nouvelle-Zélande et l’Australie (1956), dans le contexte de la Guerre froide (1947-1990). Cette extension transforme l’accord bilatéral en réseau global de renseignement, spécialisé dans le renseignement électromagnétique (SIGINT), c’est-à-dire l’interception de signaux et de communications.Le renseignement, selon Clément Renault, se compose de données brutes (communications interceptées, imagerie, informations humaines) qui sont ensuite analysées, croisées et interprétées pour produire des informations dites « finies », utiles à la prise de décision politique et militaire. Dans le cas des Five Eyes, l’accent est mis sur l’interception technique, notamment des télécommunications.Le caractère unique de l’alliance des Fives Eyes repose sur un niveau d’intégration inédit : présence mutuelle d’officiers de liaison, partage d’infrastructures techniques, outils communs et instances collégiales de coordination. Cette coopération s’appuie sur une confiance réciproque mais aussi sur une hiérarchie implicite : la NSA américaine domine largement les échanges, suivie par le GCHQ britannique. Les autres membres, notamment la Nouvelle-Zélande, sont considérés comme plus modestes en termes de capacités, mais stratégiques géographiquement, notamment dans la zone indo-pacifique."Lire la suite de la synthèse rédigée disponible sur Diploweb https://www.diploweb.com/Planisphere-Renseignement-comment-fonctionne-l-alliance-des-Five-Eyes-Avec-C-Renault.html

Dec 31, 2025 • 27min
OTAN. Sur quelle Alliance atlantique peut-on compter aujourd’hui ? Avec M. Domenach
« Ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’OTAN » déclare le président de la République française Emmanuel Macron le 7 novembre 2019. Non seulement l’OTAN existe toujours mais la relance de l’agression russe contre l’Ukraine, en 2022, lui a apporté deux nouveaux membres : la Suède et la Finlande. Pourtant, depuis le retour de D. Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier 2025, la confiance entre alliés a semble-t-il diminué. Alors, sur quelle Alliance atlantique peut-on compter aujourd’hui ? Pour dialoguer à ce propos, Planisphère reçoit Muriel Domenach, Haute fonctionnaire. Elle a été Ambassadrice de France auprès de l’OTAN de 2019 à 2024 après un parcours dans les affaires de sécurité. Cette émission a été enregistrée le : 15/09/2025 et diffusée le 23/09/2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Sur-quelle-Alliance-atlantique-peut-on-compter-aujourd-hui-Avec-M-Domenach.htmlExtrait de la synthèse rédigée"En 2019, Emmanuel Macron parlait de la « mort cérébrale de l’OTAN ». Pourtant, l’organisation a non seulement survécu, mais elle s’est renforcée avec l’adhésion de la Finlande et de la Suède après l’agression russe contre l’Ukraine. Depuis le retour de Donald Trump à la présidence américaine en janvier 2025, l’Alliance atlantique est mise à l’épreuve dans son principe même par l’allié américain, dans le contexte d’une pression russe croissante, en Ukraine où Moscou a redoublé de brutalité mais aussi envers l’Europe. L’entretien avec Muriel Domenach, ambassadrice de France auprès de l’OTAN (2019-2024), éclaire ces enjeux.Selon Muriel Domenach, il est faux de considérer que l’OTAN a dépassé le stade de la « mort cérébrale ». L’organisation, fondée par le traité de Washington en 1949, demeure une structure politique et militaire solide dont aucun État ne peut ni même n’a intérêt à unilatéralement décréter la dissolution. Même lorsque certains dirigeants, comme Donald Trump, mettent en doute la menace russe ou la pertinence de la protection collective, l’OTAN reste militairement utile. L’OTAN persiste car elle représente un « bon deal » pour ses membres.. Pour les États-Unis : elle offre un cadre institutionnel où Washington exerce une prééminence confortable sans imposer de coercition, contrairement au Pacte de Varsovie [2] en son temps.. Pour les Européens : elle fournit une tutelle sécuritaire fiable, efficace et relativement bienveillante, leur permettant de se concentrer sur la prospérité économique et sociale. Cette dépendance était acceptée et sa continuation était même ardemment souhaitée.Les États-Unis placent désormais l’Asie-Pacifique et la Chine au cœur de leur stratégie, une tendance amorcée dès l’ère Obama avec le « pivot vers l’Asie ». Pour Trump, cette priorité s’accompagne d’une certaine proximité idéologique avec Vladimir Poutine, délétère pour la solidarité transatlantique. Les Européens, eux, perçoivent la Russie comme une menace directe et urgente. Ce décalage oblige l’Europe à assumer davantage la responsabilité de sa propre sécurité.M. Domenach souligne le danger d’un accord bilatéral russo-américain que l’on a redouté surtout après le piège tendu à V. Zelensky dans le bureau ovale le 28 février 2025 et qui aurait sacrifié l’Ukraine et la sécurité européenne. La Russie cherche à rétablir son « glacis » impérial et à séparer les Européens des Américains. Trump, en adoptant certains discours russes et en mettant sous pression l’Ukraine plutôt que Moscou, a accentué ce risque. Les Européens ont néanmoins réussi à revenir dans le jeu transatlantique en soutenant collectivement Zelensky, et en obtenant la continuation du soutien militaire américain à l’Ukraine."Lire la suite de la synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Sur-quelle-Alliance-atlantique-peut-on-compter-aujourd-hui-Avec-M-Domenach.html

Dec 31, 2025 • 27min
Quelle question allemande en Europe ? Avec T. Garcin
Comme tout pays, l’Allemagne fédérale a des intérêts propres. Mais c’est aussi le plus peuplé et le plus productif des 27 pays de l’UE. Comment s’articulent les intérêts de l’Allemagne et l’Union européenne, voire l’OTAN ? Pour y répondre, Planisphère reçoit Thierry Garcin, ancien producteur délégué à Radio-France (Les enjeux internationaux) et chercheur associé à l’université de Paris Cité. Il vient de publier chez l’Harmattan : « La question allemande en Europe depuis l’unification ».Extrait de la synthèse rédigée disponible sur Diploweb https://www.diploweb.com/Planisphere-Quelle-question-allemande-en-Europe-Avec-T-Garcin.html"L'Allemagne occupe une place particulière dans l’Union européenne : à la fois puissance économique centrale, État fédéral singulier, héritière d’une histoire tourmentée. Elle reste un acteur ambivalent dans les dynamiques de l’Union européenne et de l’OTAN. À travers cet entretien, Thierry Garcin déconstruit plusieurs idées reçues sur la relation franco-allemande, le rôle de l’Allemagne dans l’élargissement européen, ses rapports avec la Russie, la Chine et sa vision de la défense européenne. Il met en lumière les tensions entre les intérêts nationaux allemands et ceux de l’Union européenne dans un contexte géopolitique instable.L’expression « couple franco-allemand », fréquemment utilisée depuis les années 1980, est critiquée par Thierry Garcin comme étant une image surannée, inadaptée à la réalité des rapports entre Paris et Berlin. Il propose d’abandonner les métaphores comme « binôme », « axe » ou « tandem » pour préférer celle du moteur franco-allemand, plus dynamique et réversible. En effet, depuis l’unification de l’Allemagne, les équilibres ont changé et cette relation ne repose plus sur la même base historique.Le mythe du « couple franco-allemand »L’unification allemande et l’échec d’un fédéralisme européenL’unification de 1990 a provoqué une transformation majeure dans les rapports intra-européens. Le traité de Maastricht [2] visait une union fédérale européenne, mais cet objectif s’est heurté à l’incompatibilité culturelle des États-nations historiques comme la France et le Royaume-Uni [3] avec un modèle fédéral. L’introduction de l’euro a été perçue comme un compromis, une manière d’intégrer l’Allemagne dans un projet commun, tout en diluant sa force monétaire (le Deutschmark). Toutefois, cette tentative de fédéralisation a échoué, laissant une Europe fragmentée, sans véritable politique commune ni cohésion stratégique.Les vagues d’élargissement de l’Union européenne (2004, 2007, 2013) ont davantage servi les intérêts économiques de l’Allemagne, notamment pour renforcer ses exportations vers l’Europe centrale. En revanche, la France les a soutenus pour éviter un face-à-face direct avec l’Allemagne, ce qui a abouti à un élargissement trop rapide et peu cohérent. Des choix hasardeux (comme l’entrée de Chypre, territoire partiellement occupé par un pays candidat, la Turquie) ou risqués (l’ouverture de la candidature aux pays en guerre ou amputés de leur territoire comme la Géorgie, la Moldavie ou l’Ukraine) révèlent un manque de vision stratégique.Les relations germano-russes ont toujours été marquées par l’histoire (antagonisme historique Slaves-Germains, invasion de 1941), mais aussi par des partenariats économiques puissants, notamment dans l’énergie (gazoducs Nord Stream). Vis-à-vis de la Chine, l’Allemagne a défendu ses intérêts économiques propres, poussant l’Union européenne à un Accord global sur les investissements au détriment des critères de droit du travail ou de souveraineté industrielle. Thierry Garcin dénonce une forme d’opportunisme allemand, qui a bénéficié de l’OTAN pour sa défense, de la Chine pour son commerce et de la Russie pour son énergie."La suite de la synthèse rédigée disponible sur Diploweb https://www.diploweb.com/Planisphere-Quelle-question-allemande-en-Europe-Avec-T-Garcin.html

Dec 31, 2025 • 26min
Quelle Union européenne dans le monde de Trump II ? Avec M. Lefebvre
Quelle Union européenne dans le monde de Trump II ? L’UE peut-elle compter sur sa diplomatie, se résigne-t-elle à l’impuissance ou doit-elle tenter le sursaut ? Pour dialoguer à ce propos, Planisphère reçoit Maxime Lefebvre. Diplomate de carrière, ancien ambassadeur, détaché depuis 2022 à l’ESCP Business School comme professeur de relations internationales, directeur du Master "International Business & Diplomacy" et co-directeur de l’Institut géopolitique.Cette émission a été enregistrée le : 01/09/2025, diffusée le 9/09/2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Quelle-Union-europeenne-dans-le-monde-de-Trump-II-Avec-M-Lefebvre.html Extrait de la synthèse : "Un compromis commercial difficile, mais pragmatiqueL’accord commercial avec l’administration Trump, bien que déséquilibré et perçu par certains comme une humiliation, est plutôt un « armistice ». En évitant une guerre commerciale frontale, l’UE a cherché à préserver ses intérêts économiques et sociaux. L’acceptation d’une taxation asymétrique s’explique par la volonté de maintenir la fluidité des échanges, dans un contexte où l’UE exporte massivement vers les États-Unis.Face aux offensives américaines dans le domaine du numérique, notamment via les géants de la tech, l’UE a défendu ses régulations : RGPD, DSA, DMA. Malgré les pressions américaines, notamment sur la liberté d’expression en ligne, elle a refusé de céder. La régulation des contenus, notamment sur des plateformes comme X (ancien Twitter), reste un enjeu clé dans la lutte contre la désinformation et la défense de la souveraineté législative européenne.Sur le dossier ukrainien, les Européens, notamment via le format des « Big 6 », ont agi de manière concertée pour influencer la position américaine. Ils ont mis sur la table la question des garanties de sécurité pour l’Ukraine, tout en maintenant l’engagement américain au sein de l’OTAN. La séquence diplomatique des six derniers mois illustre la capacité de l’UE à mener une action cohérente, mêlant pression, dialogue et parfois flatterie à l’égard de Trump.La nature imprévisible et clivante de Trump contraint les Européens à adopter une posture réaliste. La diplomatie implique de dialoguer même avec des interlocuteurs désagréables. La stratégie européenne consiste à rester ferme sur les principes, tout en ménageant l’ego de son partenaire américain afin de préserver les intérêts vitaux du continent.Contrairement à son premier mandat, Trump revient avec une équipe fidèle, une expérience renforcée et une volonté claire de mise en œuvre. Toutefois, Maxime Lefebvre souligne deux aspects qui peuvent laisser place à la négociation : son pragmatisme économique et son peu d’appétence pour les aventures militaires, à la différence de prédécesseurs bellicistes comme George W. Bush (2001-2009).Vers une puissance européenne ? Un impératif stratégiqueLa pression américaine, la guerre en Ukraine et les rivalités géopolitiques avec la Chine et la Russie rappellent l’urgence d’une Europe plus autonome. Cela implique de renforcer la défense, la compétitivité économique, la souveraineté technologique et la diplomatie commune. Mais les obstacles sont nombreux : départ du Royaume-Uni, divergences franco-allemandes, montée des nationalismes et affaiblissement démographique.La démographie, talon d’Achille de la puissance européenneLa faible fécondité européenne mine les perspectives de puissance à long terme. Une population vieillissante fragilise les systèmes sociaux et la capacité d’innovation. L’immigration pourrait être une solution partielle, mais elle suscite des résistances politiques et sociales. La relance démographique devient ainsi un enjeu géopolitique autant qu’économique." La suite sur Diploweb https://www.diploweb.com/Planisphere-Quelle-Union-europeenne-dans-le-monde-de-Trump-II-Avec-M-Lefebvre.html


