

TheBoldWay
Adrien Garcia
Les entrepreneurs à succès et les grands artistes ont un point commun : leur capacité à innover et à penser en dehors des sentiers battus.Mais comment réinventer les règles, se libérer des conventions, initier un mouvement, créer des projets iconiques, des produits d’exception, éclipser la concurrence en disruptant un marché, comment créer un nouvel océan bleu ? TheBoldWay est le podcast qui rentre dans la tête de ceux qui ont osé remettre en question l’ordre établi et qui excellent dans leur milieu : ces entrepreneurs, artistes, créatifs visionnaires, idéalistes qui ont cassé les codes et révolutionné leur industrie. Je décortique sous forme d’interviews longues et sans filtre leur méthode, leur état d’esprit et vous donne les clés, pour à votre tour, tracer votre propre chemin. Je suis Adrien Garcia, Designer et co-fondateur de la marque de vêtement RÉUNI. Avec TheBoldWay je vous invite à une véritable masterclass sur l'entrepreneuriat, l’innovation, la créativité, le leadership et comment affronter les défis de toute sorte.Vous souhaitez sponsoriser TheBoldWay Podcast ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire ou thomas@orsomedia.ioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jan 21, 2020 • 37min
WEEK 4 News & Analysis – Les nouveaux métiers de la créativité - Avec Nathalie Rozborski, Directrice Générale de NellyRodi
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Cette semaine avec Nathalie Rozborski, directrice générale de l’agence Nelly Rodi, nous parlons des nouveaux métiers de la créativité. Dans cet épisode, on parle de comment allier les différentes générations, l’artisanat et le progrès technologique, comment rester désirable en tant que marque à l’époque des réseaux sociaux, le besoin des directeurs artistiques de rester connectés au monde, l’importance des écoles, de la séparation des formations de création et de business et de beaucoup d'autres sujets. J'ai adoré interviewer Nathalie, j'espère que vous prendrez autant de plaisir à l'écouter !SE RETROUVER DANS L’EPISODE00:37 Ce qu’est la créativité aujourd’hui.08:53 Comment gérer la créativité dans les organisations.19:58 Qu’est ce qu’on fait du temps gagné grâce aux progrès technologiques.25:47 Comment s’orienter lorsque l’on veut faire un métier de la créativité, les études sont-elles encore nécessaire, pourquoi il y a encore des formations qui opposent le business et le créatif.34:36 Les outils qu’ils utilisent chez Nelly Rodi.KEYLEARNINGSPour moi la créativité est synonyme d’innovation, d’avoir la capacité à prendre de la hauteur, à analyser son environnement et proposer une vision du monde différente, d’être capable de proposer des schémas qui interrogent, qui peuvent être parfois chocs, qui surprennent, en tout cas qui sont nouveaux et qui ont la capacité de proposer de la nouveauté notamment bien sûr par le biais des produits mais pas uniquement et une capacité à proposer des points de vue sur la société. Ça pour moi, c’était quelque chose de fondamental et c’est pour cela que j’ai longtemps aussi cité des entrepreneurs.Je ne pense pas que la créativité soit prophétique, je pense que ce débat ; opposant d’un côté une créativité qui serait forcément un pull à 3 manches avec un type incompris qui se torture dans un studio et de l’autre des gens très vulgaires qui pensent le commerce et le business, c’est une vision absolument dépassée, et qui en plus de ça, a créé le monstre qu’est l’industrie de la mode aujourd’hui. Cette vision-là très romantique de la créativité, où on serait transportée par une vision qui nous dépasse, et bien pour moi, c’est précisément cette définition-là qui a créé ces rythmes frénétiques, cette hystérisation autour des collections, donc ce gaspillage. Je fais un raccourci peut-être un peu hâtif mais on en est là. Pour moi c’est cette vision-là qui a conduit malheureusement à tous ces gens auxquels l’industrie de la mode doit faire face aujourd’hui parce qu’on se disait, avoir ces fulgurances créatives, fait qu’on va pouvoir créer encore plus de produits, d’imprimés, de couleurs, de désirabilité, et de besoins et donc, faire consommer encore plus. Pour moi, cette nouvelle génération, que j’apparente aux créatifs, aux entrepreneurs, en tout cas à cette tribu de créatifs contemporains, elle a eu au contraire comme grand bénéfice, de parler justement des grands enjeux sociétaux, engagement, inclusivité, agilité, horizontalité, et cette vision extrêmement, quasiment dogmatique, prophétique et verticale de la créativité, je n’y crois plus du tout parce qu’elle n’est pas vertueuse, parce qu’elle ne développe pas les talents, elle ne prépare pas au monde de demain et elle ne prépare certainement pas aux enjeux contemporains.Il y a un fond de tartre immuable qui est, la connaissance très forte de l’histoire, de l’art, de la culture et des références. Je pense que pour savoir se projeter, il faut avoir une conscience de son passé. Pour moi, les grands talents créatifs aujourd’hui sont ceux qui, à la fois savent combiner les références historiques, et qui ont quand même un bagage et qui vivent avec le monde contemporain. Je vois mal aujourd’hui un créatif travailler avec du découpage de piges de magazines, avec des shootings qui eux-mêmes laissent à désirer puisqu’ils ne sont plus du tout dans le langage des codes esthétiques de l’époque.Il y a une culture de l’image qui est en train de changer aussi parce qu’elle est pixelisée, et qu’une image papier n’a rien à voir avec une image online, et qu’il y a une culture et un œil à éduquer de façon différente notamment vis-à-vis de la couleur, parce que la rétine n’est pas du tout entraînée de la même façon quand elle voit les couleurs sur un écran que sur un papier, moi ce que j’espère c’est qu’on arrête d’opposer le progrès et l’artisanat. Pour moi, ce sont des débats totalement stériles, d’un autre temps, qui n’ont plus lieu d’être, et je pense qu’on gagnera énormément de temps et de sérénité dans les entreprises quand on arrivera à faire du revers mentoring, c’est dire que ceux qui sont connectés et agiles vont apprendre les outils, à automatiser certaines tâches qui objectivement emmerdent tout le monde, le stockage d’images, légendées, classées. Il y aujourd’hui des outils formidables, et à l’inverse, les générations plus expérimentées vont, elles, apprendre des façons de travailler, regarder, d’appréhender des sujets avec plus de hauteur. La combinaison des deux pour moi, est la promesse du nouveau monde.La créativité est avant tout là pour créer de l’oxygène, de la respiration, un pas de côté, une vision différente et normalement le temps du créatif pour qu’il soit performant et mis au service d’un projet, il doit avoir le cerveau oxygéné, les yeux grands ouverts, les oreilles grandes ouvertes, et il doit être dans une capacité de réinvention permanente pour justement se concentrer sur la partie que l’on ne peut pas transférer à une machine, et c’est là où on va réinventer la créativité, des courants esthétiques et des courants artistiques.C’est la capacité de l’école à porter un regard nouveau, frais, curieux, et qui est justement là pour essayer de capter tous ces nouveaux usages, besoins des entreprises, parce que normalement l’école te prépare surtout à ton employabilité sur le marché. Bien sûr, elle te prépare, elle t’instruit, mais elle est quand même normalement là pour te préparer et te forger à un métier. Je pense que c’est bon de se le rappeler actuellement, justement pour essayer de creuser les nouveaux programmes pédagogiques, les nouveaux intervenants, et converser encore plus avec le marché du travail dès que possible.Si la créativité n’est pas au service du progrès des sociétés, la créativité devient alors vaine. Pour moi aujourd’hui, elle peut être aidée, facilitée par le progrès technologique et ce serait vraiment trop con de s’en priver ! Il faut l’embrasser parce que cela nous permettrait de créer une industrie plus saine, plus vertueuse, plus intelligente. REFERENCESNelly Rodi https://www.nellyrodi.com/Slack https://slack.com/intl/fr-fr/Linkfluence https://www.linkfluence.com/fr/Heuritech https://www.heuritech.com/fr/solutions/fashion-retail-brands/Daco http://daco.io/fr/
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Jan 14, 2020 • 1h 15min
#133 - Julie de Libran (Julie de Libran) - Le nouveau luxe responsable
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre de Julie de Libran, créatrice de mode de sa marque éponyme. Dans cet épisode, elle nous parle de son parcours auprès de Gianfranco Ferré, Jean-Charles de Castelbajac, Gianni Versace, Miuccia Prada et de Marc Jacobs pour Louis Vuitton, du lancement de sa marque, de son processus créatif, et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Julie, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter !SE RETROUVER DANS L’EPISODE01:06 Julie se présente et revient sur son parcours auprès de Gianfranco Ferré, Jean-Charles de Castelbajac, Gianni Versace, Miuccia Prada et de Marc Jacobs.28:24 Comment on se construit sa propre personnalité créative lorsque l’on est aux côtés de monstres sacrés, comment elle définit son style.34:02 Son arrivée dans la Maison Sonia Rykiel, le lancement de sa marque.44:11 Par quoi elle a commencé en lan sa marque, ce qui fait une bonne robe, son ressentiment face à l’évolution de l’industrie de la mode.55:53 Comment elle s’est entourée, son modèle économique, sa vision pour le futur, le temps que cela prend de créer une de ses robes, qui souhaiterait-elle entendre dans ce podcast, son moment préféré dans sa carrière.KEYLEARNINGSToutes mes pièces sont numérotées donc je n’ai pas de grosse production, je n’ai pas de stocks. Je travaille beaucoup avec des archives de matières auxquelles je redonne une deuxième vie, donc tout est en série limitée, ou je fais faire à la commande aussi. La couture est faite à la commande, il n’y a pas de gaspillage et je trouvais ça très juste, aujourd’hui on est dans un monde où il y a trop de gaspillage et trop de déchets. On est dans un milieu de la mode où il y a une énorme créativité mais on est obligé de revoir les choses, on est obligé de revoir comment on produit, où on produit et suivre le produit le plus proche parce que c’est très important plus que jamais donc c’est ça qui m’a donné l’envie et la force de le faire seule même si c’est encore un début.Il y a plusieurs bonnes robes, mais une bonne robe c’est : la matière est importante parce que la qualité de la matière, ça dit tout, ça dit comment ça va tomber, ça dit comment ça va durer dans le temps. Une robe doit être intemporelle pour moi et donc, une bonne robe c’est un volume qui peut être porté différemment. J’adore créer des pièces qui ont différentes utilités, c’est peut être mon côté américain où une chose peut avoir différentes options, en enlevant les manches, en faisant une partie qui peut s’enlever pour que ce soit plus court, que cela crée différentes longueurs, différents portés. Cela crée beaucoup de caractère à une silhouette, à une forme. J’adore pouvoir jouer avec une pièce et la porter différemment, je trouve que c’est ça qui la rend intemporelle.Il faut revoir les choses et travailler avec des choses qui sont plus intemporelles et de qualité. C’est sûr que peut être cela reste encore niche mais il y a quand même une clientèle et des personnes qui recherchent des choses de qualité. Regardez toutes ces grandes maisons qui aujourd’hui ont un tel succès, ce sont des maisons qui font des choses de qualité. Bien sûr qu’il y a la fast fashion mais même la fast fashion est en train de changer pour refaire de la qualité, ils revoient leurs matières premières, réduisent leurs stocks, ne fabriquent qu’à la demande, donc tout le monde est obligé de changer, on ne peut pas continuer comme ça donc je pense qu’on va dans cette direction.J’ai beaucoup travaillé pour arriver là, même si je ne suis pas encore où je voudrais arriver. Si je pouvais donner un conseil aux jeunes, c’est qu’il faut beaucoup travailler pour arriver à quelque chose. On m’a souvent dit « pourquoi tu n’as pas fait ça avant ? ». Je pense qu’il faut beaucoup travailler et c’est pour tous les métiers. Mais avant de se dire « je suis directeur artistique », je pense qu’il faut quand même un certain apprentissage.J’ai toujours essayé de rester très positive et c’est vrai que c’est quelque chose qui a souvent été un plus pour moi et on me l’a souvent dit, que ce soit Miuccia Prada ou Marc Jacobs, c’est que je donnais une certaine sérénité au studio, et je trouvais toujours des solutions pour que les choses se passent et qu’on arrive au résultat, et ça, je pense que c’est une de mes forces. J’ai l’air sereine mais à l’intérieur ça bouille, mais je pense que c’est un équilibre. J’ai toujours eu la chance d’avoir une vie aussi assez équilibrée et la chance d’avoir d’autres passions sur le côté qui m’ont enrichie pour pouvoir faire mon métier à fond et rester équilibrée.REFERENCESJulie de Libran https://www.juliedelibran.comInstituto Marangoni https://www.istitutomarangoni.com/fr/Chambre Syndicale de la Couture Parisienne https://www.ifmparis.fr/fr/opinion/decouvrez-l-ecole-de-la-chambre-syndicale-et-ses-programmesGianfranco Ferré https://fr.wikipedia.org/wiki/Gianfranco_Ferr%C3%A9Matches Fashion https://www.matchesfashion.com/fr/womens/designers/julie-de-libranVivienne Westwood https://www.viviennewestwood.com/fr/Miuccia Prada https://fr.wikipedia.org/wiki/Miuccia_PradaPierre-Alexis Dumas https://en.wikipedia.org/wiki/Pierre-Alexis_Dumas
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Jan 7, 2020 • 2h 20min
#132 Guillaume Henry (Patou) - Pour plaire, il faut d’abord aimer.
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre de Guillaume Henry, il est le directeur artistique de Patou. Dans cet épisode, il nous parle de son parcours, de son premier stage chez Givenchy à son arrivée chez Patou, de l’importance d’avoir envie, de la différence entre faire de la mode et des vêtements, de Jean Patou, de l’importance d’avoir une équipe soudée et du partage des informations et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Guillaume, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter !SE RETROUVER DANS L’EPISODE01:00 Guillaume se présente et revient sur son parcours.33:02 La création de sa marque, son arrivée à l’IFM, le conseil de Jean-Jacques Picart, son stage chez Givenchy, son travail chez Paule K.01:04:34 Son arrivée chez Nina Ricci, la femme Carven et Nina Ricci, son expérience chez Nina Ricci.01:25:15 Son départ de chez Nina Ricci, sa rencontre avec Sidney Toledano, son arrivée chez Patou, Jean Patou, le changement de nom de la marque, la vision et les bureaux Patou.2:01:15 Comment il a choisi son équipe, sa méthode de management, son processus créatif, ce qu’il dirait à Guillaume 20 ans, qui souhaiterait-il entendre dans ce podcast.KEYLEARNINGSCe fameux conseil avisé de Jean-Jacques Picart, LE conseil : « Vous devriez rentrer dans une maison, observer, apprendre, vous frustrer et c’est de votre frustration que naîtra votre talent. Vous aurez quelque chose à dire quand vous saurez qui vous êtes et vous saurez qui vous êtes, en travaillant pour les autres ». Et il a eu tellement raison !C’est génial quand tu rencontres le succès mais c’est problématique quand tu dois le maintenir.Je n’ai jamais su associer une marque à des codes vêtements. J’ai toujours associé une marque à des femmes. Je n’ai jamais réussi à associer une marque à un produit, j’ai toujours envisagé une femme comme quelqu’un. Quand je suis arrivé chez Patou, je me suis dit : Patou, c’est qui ?Une entreprise ce n’est pas qu’un DA, une entreprise c’est une entreprise, une vision commerciale.Ce qui m’a bluffé, c’est l’intelligence d’Henri Sebaoun quand je suis arrivé chez Carven. Cela faisait trois mois que je dessinais dans mon coin la première collection et il ne me demandait rien. Un jour, je dis « Henri, tu ne veux pas voir ce que je suis en train de faire ? », il me fait « Non non ça va ». Je dis « Mais, tu es sûr ? Parce que quand même, je voudrais que ça te plaise.». Il me fait « Non, je t’ai choisis donc ça me plaira, et puis ça ne plait pas, c’est de ma faute parce que je t’ai choisis». C’est quand même formidable, cela te donne des ailes, l’envie de l’envie de l’envie. Après ça, tu as non seulement envie de travailler pour toi mais pour lui. Tu veux le rendre fier, tu veux qu’il soit fier, tu veux lui rendre ce qu’il t’a dit. T’es obligé, tu veux lui rendre ce qu’il t’a dit, tu veux le rendre fier tellement il t’a laissé cette liberté.Chez Nina Ricci, j’habillais des femmes que je ne connaissais pas, les fameuses clientes de l’avenue Montaigne mais je n’habillais plus du tout, du tout celle que je connais. Et ce trop de robes que je croisais dans le métro, je ne les voyais plus du tout. C’est comme si tu n’entendais pas du tout ta musique à la radio, c’est terrible. Ça m’a tellement manqué.La première personne que j’ai voulu toujours satisfaire, c’est moi. Ce n’est pas égoïstement, c’est que, si tu n’aimes pas ce que tu fais, comment veux-tu que les autres l’aiment ?Au quotidien, on te demande d’être définitif : c’est rouge ou blanc ? C’est long ou c’est court ? Par contre, tu passes ton temps à te contredire, c’est quand même un sacré casse-tête. C’est-à-dire que c’est jaune parce que ce n’est pas rouge, mais dans 6 mois, ce sera rouge parce que ce n’est pas jaune. On passe notre temps à dire « ça, ce n’est pas possible » et la saison d’après : « c’est génial ! ». C’est fou mais c’est ça que j’adore dans ce métier, sauf qu’il faut absolument que tu aies envie. Et si tu as envie, tu peux quand même donner un tout petit peu envie aux autres et il faut bien s’entourer, avoir une équipe de choc.Je n’aime rien de plus que d’habiller mes amies.Pour plaire, il faut d’abord aimer.Je voulais ramener Jean Patou dans la vie, mais Jean Patou c’est un homme. Et on voulait vraiment, avec Sophie, revenir à l’idée d’entreprise et de marque. Ce n’est pas péjoratif quand on dit « marque », c’est vraiment un label, c’est comme une griffe. Jean, il est avec nous tout le temps mais quand tu es née en 1997, tu veux vraiment t’habiller en Jean Patou ? Il faut être tout à fait objectif. Patou, il y a une forme d’immédiateté, ce qui compte c’est le respect des valeurs, de l’héritage. Jean Patou, il n’est plus avec nous physiquement, mais par contre, il est avec nous tout le temps dans tout ce que l’on entreprend, dans toutes nos réflexions.Parfois, quand on est en essayage, je vois un vêtement sur un cintre qui est bof comme ça, un peu triste. On me dit « il faut avoir porté », mais tu essayes quand tu n’aimes pas sur un cintre toi ? Donc donnes lui de l’amour pour que tu aies envie de l’enfiler sinon ça sert à quoi ?Je me suis mis à Instagram il y a très peu de temps, mais typiquement, Instagram, j’ai découvert que c’était une source d’inspiration extraordinaire donc j’essaye de chopper pas mal d’images. Je suis vraiment un mangeur d’images, bizarrement et cela se voit un peu sur le portant, je ne regarde pas beaucoup de choses de mode ou alors quand il y a des vêtements, ce n’est pas des vêtements griffés, j’adore la notion d’anonymat. Les inspirations peuvent venir de partout, mais j’emmagasine et à un moment, cela fait comme une espèce de scénario ou de pêle-mêle d’images et cela se clarifie : des couleurs qui sortent ou qui reviennent, des mantras…Une collection, c’est comme des ingrédients dans un plat : tu as un peu de sucré, un peu de salé, un peu de piquant, un peu de doux. Pour moi, c’est ça une recette réussie.Les équipes, je leur demande à tous de ramener des images de choses dont ils ont envie, et moi, je suis comme une photocopieuse, je les avale. Après, il y en a qui survivent et d’autres qui ne surviennent pas mais doucement la collection se met en place, des envies de longueur, de couleur, de volume, la fille : c’est qui, c’est quoi la femme cette saison, elle rit, chez Patou, elle rit de toutes façons, d’où elle vient, où elle va, est-ce qu’elle a différentes aspirations diverses, variées. Ça commence à se composer un peu comme un story-board, un portrait-robot et après je vais aller voir les équipes en leur disant « voilà, en quelques mots, cette saison c’est…. » Et ils vont aussi travailler de leurs côtés des volumes, des proportions, des maquettes. Et on commence à faire du stylisme avec une amie mannequin, et on l’habille, on lui met des trucs, et là, il y a une femme qui arrive doucement et on s’enthousiasme, et ça grandit. Après cette réunion où on joue un peu à la poupée, on réunit les équipes et on va leur dire « voilà c’est ça, alors on aimerait ce genre de choses, ce genre de main » et là, on va encore plus précisément.L’ambition c’est bien, mais le transforme pas en handicap.REFERENCESPatou https://patou.comDuperré https://duperre.org/Pierre Hardy https://www.pierrehardy.com/IFM https://www.ifmparis.fr/fr/Citizen K http://www.citizen-k.com/Maria Luisa https://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Luisa_PoumaillouJean-Jacques Picart https://www.instagram.com/p/B3654ydot8y/Carven https://www.carven.com/Henri Sebaoun https://www.linkedin.com/in/henri-sebaoun-a1353a72/enMarie-Louise Carven https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Louise_CarvenDéfilé Nina Ricci aux Invalides https://www.marieclaire.fr/les-legionnaires-du-defile-nina-ricci-printemps-ete-2018,1237450.aspSophie Brocart https://fr.fashionnetwork.com/news/Lvmh-nomme-sophie-brocart-directrice-generale-de-jean-patou,1023478.htmlClaude Montana https://www.instagram.com/p/B6uua5ACw-U/
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Jan 4, 2020 • 1h 23min
Movers & Shakers, Stephanie Allerme (Arles de Vivre) : Entreprendre pour changer le monde, mais sans s’oublier soi.
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Dans ce nouvel épisode, je reçois Stéphanie Allerme. La fondatrice de Arles de vivre, de Mademoiselle Pierre, et bien plus encore. À même pas 37 ans, cette jeune entrepreneure a déjà vécu beaucoup : plusieurs entreprises, des grandes collaborations internationales, une belle réussite sociale comme on l’entend. Mais aussi, des burn-out et de grandes remises en question sur son mode de vie. Aujourd’hui, Stéphanie prône l’art de ralentir et de prendre soin de soi avant tout ! En effet, elle évolue dès son plus jeune âge dans un environnement familial très créatif, après une école de journalisme, elle commence sa carrière dans la communication où elle fait de nombreuses rencontres déterminantes. Après 6 ans à avoir forgé ses armes en tant que salariée, elle décide de faire le saut dans le vide. Elle lance ainsi son premier projet de marque de bijoux. C’est le début d’une folle aventure : ouverture d'une boutique, croissance de l’équipe, du chiffre d’affaires, multiplication de projets et d’événements... Tout sonne pour le mieux, sur le papier. Pourtant, après 3 années à ce rythme effréné, elle n’en peut plus et sombre dans le burn-out. Dans cette discussion, Stéphanie nous explique les divers événements qui sèmeront alors son chemin, jusqu’à ce qu’enfin, elle décide de quitter Paris en quête d’un réel équilibre entre son mental et son corps. Comment à Arles l’an dernier, elle décide de repartir à zéro dans une réelle année exploratoire où elle apprend à s’écouter, entre le yoga, la méditation, la numérologie, elle réapprend à manger et à dormir. Elle nous parle aussi de sa réflexion sur comment mettre à profit des outils de développement personnel au service du business. Ce que vous apprendrez dans cet épisode : L’importance de s’écouter et de trouver l’équilibre entre le mental et le corps La possibilité de réaliser des missions de Freelances dans divers secteurs Écouter son instinct L’ouverture d’une boutique multifonction Faire plusieurs métiers à la fois Travailler avec des consultants Retrouver du sens dans son quotidien La force de l’entourage et de l’encrage Le développement personnel au service du business Une interview qui nous ramène à l’essentiel, à soi-même et aux questionnements inéluctables sur le sens derrière tout ce que l’on entreprend ! À aller écouter sans plus attendre sur Soundcloud I Apple PodcatsI Spotify N'oubliez pas de le partager, de le noter, et de laisser un gentil mot, ça m’aide à faire connaître le podcast à plus de monde et me motive à faire de meilleurs épisodes !
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Dec 31, 2019 • 1h 40min
#131 - Etienne Deroeux (Schmattes) - Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des expériences.
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Recevez tous les épisodes dans votre boîte mail en utilisant ce lien : http://eepurl.com/ggK0A1Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre d’Etienne Deroeux, il est designer freelance. Dans cet épisode, il nous parle de son parcours, du lancement de sa marque et de son arrêt, des leçons qu’il retient après avoir arrêté sa marque, de comment il s’est reconstruit, de ce qu’il fait aujourd’hui en tant que designer freelance et conseiller, de l’éco-responsabilité et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Etienne, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter ! SE RETROUVER DANS L’EPISODE00:56 Etienne se présente et revient sur son parcours23:55 Le lancement de sa marque, l’ANDAM, ses premiers défilés.42:53 L’arrêt de sa marque et les leçons qu’il en retient.51:08 Ce qu’il ferait différemment aujourd’hui, comment il se reconstruit après l’arrêt de sa marque.1:04:39 Ce que signifie faire des produits sustainable, est-ce que cela a encore du sens de fabriquer des vêtements, comment faire une marque mode vraiment responsable.1:22:04 Est-ce qu’il trouve des solutions satisfaisantes en termes d’éco-responsabilité, est-ce qu’il a le sentiment que l’industrie bouge réellement.1:29:00 Ce qu’il fait en tant que conseiller, ce qu’il va faire ensuite, ce qui le motive aujourd’hui, les gens qui l’impressionne, qui souhaiterait-il entendre dans ce podcast.KEYLEARNINGSJe ne suis pas du genre à minauder ou à faire dans la demi-mesure. C’est soit ça tient, on tient le cap et on y va, soit on se retrouve dans la situation malheureuse dans laquelle on s’est retrouvé, ça ne tient pas, ça craque et c’est tout ça craque, et on passe à autre chose. Ça a été compliqué mais en soi, je n’ai aucun regret de ce que j’ai fait, j’ai rencontré des personnes géniales qui pour la plupart, sont toujours autour de moi aujourd’hui dans d’autres capacités, j’ai appris énormément de choses, il n’y a pas de points négatifs. Je pense qu’il y a un moment où il faut savoir s’arrêter.Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des expériences.Faire des compromis ce n’est pas une bonne idée dans la mode. Il y a un discours qui revient souvent : tu n’as pas de thunes donc il va falloir faire des compromis et tu te retrouves effectivement à faire des compromis parce que tu ne peux pas nécessairement financer les choses dont tu as vraiment envie, mais il y a une certaine urgence dans cette industrie où il faut livrer, il faut faire des choses, il faut respecter un calendrier donc tu te retrouves à faire des compromis sur des trucs qui sont un peu au rabais et qui ne sont pas nécessairement comme tu as envie de les faire. Ce genre de compromis, qu’il soit esthétique ou économique, je ne les referais pas ou en tout cas, beaucoup moins.Il y a une vraie demande de marché, parce que c’est un sujet d’actualité par la force des choses. On est sur une tendance de fond qui va être intrinsèque à notre qualité de vie pour les x prochaines années, c’est plus qu’une tendance, c’est une transformation de vie. Si on ne se met pas à suivre ce chemin, on n’existera bientôt plus.Quand Christian Dior lance le Newlook en 1947, on est en sortit de guerre mondiale. Plus personne ne sait comment il s’appelle, plus personne ne sait ce qu’il faut mettre et il y a un besoin de légèreté et de recréer une mode qui soit légère dans le sens récréative. Effectivement, il faut s’habiller mais il faut aussi le faire pour que ce soit fun et on crée du luxe, on habille des gens, il y a un marché qui se crée parce qu’il y a un besoin de renouveler un peu l’air et de renouveler un peu les choses. Là, on arrive un peu à la fin de ce cycle 70 ans plus tard, et on se retrouve face à un problème au moins aussi important qu’une guerre mondiale, c’est qu’au train où ça va, on n’aura bientôt plus d’eau, bientôt plus d’oxygène et bientôt plus de quoi bouffer donc il faut réagir. On est quand même dans la plus grande industrie au monde qui n’a aucun sens. Ça, c’est quand même merveilleux : on est 7 milliards sur la Terre, on produit 10 milliards de vêtements par an et on est quand même très loin de répondre au simple besoin primaire de se vêtir. Donc est-ce que ça a du sens ? Si on le prend de manière très primaire, non pas vraiment. Je pense qu’on pourrait s’en sortir avec une paire de chaussures, deux pantalons, deux chemises et un manteau qu’on changerait tous les 6 mois ou tous les ans, ce ne serait pas impossible. Après, le côté merveilleux de ce métier et de cette industrie, c’est que, on ne répond à rien de vital, on répond aux rêves, on répond aux marqueurs sociaux, à l’envie d’expériences des gens, on répond à un paquet de trucs mais rien qui ne soit vraiment vital.Le sourcing, c’est 50% du job, cela va du bouton à la fabrication, aux tissus. Je pense que le transport c’est au moins encore 30% du job, éviter de faire des DHL, éviter de prendre l’avion quand cela n’est pas nécessaire ou de faire prendre l’avion à ses produits quand cela n’est pas nécessaire pas nécessaire. Après, il y a de la gestion quotidienne : trier ses déchets, éteindre les lumières quand on sort du boulot, c’est déjà pas mal. Il y a un élan positif et une vraie réflexion de la part d’énormément voire quasiment 100% des acteurs aujourd’hui. C’est plus qu’une tendance de fond, c’est entrain de devenir une réflexion intrinsèque à l’industrie. Ça, je ne vais pas dire que c’est du jamais vu mais c’est quelque chose d’assez nouveau. C’est assez beau à voir parce que pour la première fois, il y a un peu une espèce de truc où on casse les murs, on dit « tu es mon concurrent, ça fait je ne sais pas combien de temps qu’on se fait la guerre pour des parts de marché, mais là on va discuter d’une vraie question. Moi je vais peut-être vendre plus de sacs à mains que toi la saison prochaine mais là, à l’heure qu’il est, on s’en fout. Ce n’est pas la question, la question c’est : est-ce qu’il va rester des gens pour acheter des sacs à mains dans 20 ans ? ». Encore une fois, il y a une logique économique, industrielle qui est complètement intrinsèque à notre métier, à notre industrie, c’est pour cela qu’on l’aime, mais c’est intéressant et c’est positif de voir qu’il y a un vrai débat à tous les niveaux : là entre toi et moi maintenant, au niveau du G7, dans à peu près tous les studios de création du monde, chez les fournisseurs qui voient bien le vent tourner et qui se disent qu’il va falloir s’adapter. Il se passe à tous les niveaux. Il est peut-être encore un peu tôt pour en voir les fruits et on est un peu habitué à l’instantanéité de plus en plus dans notre milieu, mais je pense que là il faut éventuellement être patient pour une fois et voir ce que cela donne, mais je suis assez optimiste pour une fois.Je n’arrivais pas à faire un truc et ce mec-là m’a regardé et m’a dit « Tu sais, dans ce métier, il n’y a pas de voix dorée, il faut explorer toutes les pistes. Ce qui importe, c’est le résultat. », ça a changé ma vie.REFERENCES :Etienne Deroeux http://www.etiennederoeux.com/home/Jean-Louis Scherrer https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_ScherrerStéphane Rolland http://www.stephanerolland.com/La Cambre http://www.lacambre.be/frHunting and Collecting https://huntingandcollecting.com/Matthew Ames https://huntingandcollecting.com/Six London https://www.sixlondon.com/David Giroire https://davidgiroire.com/Episode Patricia Lerat https://podcasts.apple.com/fr/podcast/26-patricia-lerat-plc-consulting-coaching-et-d%C3%A9veloppement/id1300541489?i=1000409687629Designers Apartment https://www.defimode.org/national/promotion-de-la-creation/designers-apartment/L’ANDAM https://andam.fr/Guillaume Houzé https://www.instagram.com/p/BtnKUsUhbk5/Nordstrom https://shop.nordstrom.com/Episode Guillaume Delacroix https://podcasts.apple.com/fr/podcast/episode-bonus-traffic-x-dlx-x-edlm/id1300541489?i=1000433719945Erin Wasson https://fr.wikipedia.org/wiki/Erin_WassonSkepta https://fr.wikipedia.org/wiki/SkeptaMains London https://mainslondon.com/Selfridges https://www.selfridges.com/GB/en/cat/uk/Fédération Française du Prêt-à-porter https://www.pretaporter.com/Y/ project https://www.yproject.fr/Programme Talent https://www.pretaporter.com/expertises/service-entreprise/talents/Episode Youssouf Fofana https://podcasts.apple.com/gb/podcast/90-youssouf-fofana-maison-ch%C3%A2teau-rouge/id1300541489?i=1000438046251Fiorruchi https://www.fiorucci.com/Claude Montana https://www.instagram.com/entreprendredanslamode/
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Dec 27, 2019 • 1h 6min
WEEK 52 News & Analysis – Comment les DNVB transforment l'univers de la lingerie ?
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Cette semaine avec Viviane Lipskier, on parle des DNVB qui secouent l’industrie de la lingerie. Viviane est fondatrice de Brandalchimy, elle est l’expert DNVB en France et accompagne les marques à repenser leur business model dans l’économie Direct to Consumer (D2C). Elle est l’auteure des « DNVB : les surdouées du commerce digital ».SE RETROUVER DANS L’EPISODE 01:25 Le sujet de la lingerie et plus particulièrement de la marque AdoreMe.08:54 Leur différenciation en termes de branding.13:45 Comment on véhicule un message autour des curvy, quand on est pionnier ? Est-ce que la prise de parole est compliquée en termes de marketing ?20:53 Les consommatrices sont-elles plus en demande de valeurs et d’émotions ? Le business model de AdoreMe, la technologie pour AdoreMe.29:50 Comment AdoreMe ont financé tout ça ? Ont-ils levé des fonds ? Est-ce que la data ne limite pas créativement, est ce qu’ils revendent leurs datas ?39:28 Est-ce que AdoreMe a des magasins physiques ? Est-ce qu’ils ont des marges suffisantes pour avoir des boutiques ?50:42 Comment vont-ils aborder le sujet de la sustainability en étant une marque de fast fashion ? Ce qu’ils font du point de vue du packaging ? Ce qu’ils font en interne pour changer la culture.59:06 Le marché de la lingerie en France. KEYLEARNINGSIl y a différents styles de branding, typiquement une marque doit débuter sur du tangible et après il faut du temps pour développer des arguments plus émotionnel. Le classique c’est Nike, on début Nike c’était la chaussure Nike Air, on voyait Mickael Jordan qui sautait très haut, le message était très clair et il a évolué dans le temps, aujourd’hui, on ne voit plus qu’un aigle dans la montagne évoquant des sensations pures, il n’y a même plus besoin du Just do it, la virgule fait tout. Cette marque qui était ultra tangible est devenue ultra émotionnelle et dernièrement avec la pub Koeprnick, avec brand statement « je me bats pour mes valeurs », Nike réussi à se réinventer, et se réinvente direct to consumer. C’est à la marque de transformer une information en valeur pour le client, c’est à la marque de faire de la pédagogie, et si une marque commence à le faire et si le client comprend qu’il y a quelque chose qui s’est passé, même s’il ne le voit pas, il finira par l’exiger de toutes les marques.Selon l’IFM, 40% des français ont réduit leur consommation de vêtements neufs pour des raisons idéologiques. Maintenant, les investisseurs commence à reconnaître qu’il faut investir sur la tech et pas sur des pseudos technos, les DNVB qui délivrent, ce sont celles qui justement sont pilotées par la data et ont suffisamment d’ingé, de développeurs, des data analyst pour faire tourner la boutique et lui permettre d’avoir une croissance qui continue à être exemplaire.REFERENCESAdoreMe https://www.adoreme.com/True&Co https://trueandco.com/ThirdLove https://www.thirdlove.com/Lively https://www.wearlively.com/Wacoal http://www.wacoallingerie.fr/Belabumbum https://belabumbum.com/FJ Labs https://fjlabs.com/Aerie https://www.ae.com/intl/en/c/l/aerie/cat4840006?&mkwid=sXKpfjKfC_dc|pcrid|173247517566|pkw|aerie|pmt|e|slid||pgrid|9610218496|ptaid|aud-311419652342:kwd-425503963|&cid=SRC_InternationalBrand_sXKpfjKfC&pgrid=9610218496&ptaid=aud-311419652342:kwd-425503963&intent=&gclid=Cj0KCQiA0ZHwBRCRARIsAK0Tr-qlfewg8sDmrKa-jy8vfAay5U6GUDwlILD5bY0aiKpKVISa8jweDZcaAodAEALw_wcBEverlane https://www.everlane.com/Ysé https://www.yse-paris.com/fr/Livy https://www.li-vy.com/fr/accueilNaïa https://www.naia-paris.com/fr/?utm_source=affiliation&utm_medium=cpa&utm_campaign=1395058990&gclid=Cj0KCQiA0ZHwBRCRARIsAK0Tr-paaI6SJWcxbkLobCM3JwvffeccUqxng5nZKJx98HkKuZNYv6eqewkaAiPfEALw_wcBGirls in Paris https://www.girlsinparis.com/fr/Noo Underwear https://www.noo-paris.com/Naelie http://naelie.com/fr/Superbe https://www.superbeparis.com/fr/Bibiche https://www.bibicheparis.com/Jolies Culottes https://www.joliesculottes.com/shop.html?gclid=Cj0KCQiA0ZHwBRCRARIsAK0Tr-oXkSiF8c6dL-xnATcB4XUKfOMOAEwVCArIHYyNs7SkbrsAEnAkrGAaAgm-EALw_wcBNénés Paris https://nenes-paris.com/Dessù https://dessu.nu/Pomm’Poire https://www.pommpoire.fr/Bra Revolution https://brarevolution.fr/
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Dec 24, 2019 • 1h 30min
#130 - Thibaud Godillot (LePantalon) - la création d'une marque bienveillante, en toute simplicité !
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Recevez tous les épisodes dans votre boîte mail en utilisant ce lien : http://eepurl.com/ggK0A1Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre de Thibaud Godillot, il est le directeur de LePantalon. Dans cet épisode, il nous parle de l’aventure LePantalon, comment ils l’ont développé, comment ils créent une communauté, la répartition des rôles avec son associé et ses collaborateurs, du choix de ses collaborateurs, du stock et de comment il est anticipé, de la sustainability, du management et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Thibaud, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter.SE RETROUVER DANS L’EPISODE0:59 Thibaud se présente et revient sur son parcours.5:30 Lorsque Olivier lui propose de le rejoindre sur l’aventure LePantalon, ce qu’est la marque LePantalon.13:50 La stratégie pour développer leur concept, le développement produit et le design.23:45 Comment ont-ils consolidé leur croissance, leurs acquisitions et la segmentation des clients, comment ils alimentent la sensation de communauté, ce qui fonctionne bien sur leurs réseaux sociaux.32:03 Leur direction artistique, comment ils répartissent les rôles, comment adapter l’univers de la marque à leur boutique physique.44:19 Le lancement de la ligne pour femme et leur collaboration avec Caroline Receveur, comment ils communiquent avec leur clientèle féminine, les personnes autour de LePantalon.56:44 Comment ils font en sortent d’avoir toujours du stock, ce qui fait le succès d’un nouveau produit, la part d’e-commerce versus retail, leur persona.1:04:39 La sustainability, la demande des clients, comment il voit le futur de LePantalon, comment ils gèrent le management.1:15:14 Les KPI qu’ils suivent toujours, comment il se forme, le conseil qu’il se donnerait 5 ans plus tôt, qui souhaiterait-il entendre dans ce podcast.KEYLEARNINGSAujourd’hui, qui a envie de recevoir une newsletter qui ne correspond pas du tout à ses besoins ? Personne, donc c’est hyper important de faire ce travail-là, d’être sûr d’envoyer une newsletter, fin même pas une newsletter d’ailleurs, un email à quelqu’un et d’être sûr que cette personne-là va le lire parce que ça l’intéresse. Après qu’il achète ou pas, c’est bonus mais déjà, si c’est un contenu qui l’intéresse, on lui parle d’un produit qui l’intéresse, c’est top. Quand on ne fait pas de collection qui suivent les saisons, on n’a pas de surplus de stocks en fin de collection, on n’a pas besoin de brader les prix, et on a pas besoin de devoir vider tous les surplus de stocks qu’on a, on n’a pas besoin de surproduire pour avoir peur de ne pas avoir assez de produits à vendre.Quand on n’est pas d’accord, il y en a un des deux qui comprend l’avis de l’autre et on choisit l’avis qui est rationnellement le plus intelligent.REFERENCESLePantalon https://www.lepantalon.fr/fr/Le Monde Change https://www.lemondechange.fr/agence/Bonne Gueule https://soundcloud.com/entreprendre-dans-la-mode/86-geoffrey-bruyereWelcome to the jungle https://www.welcometothejungle.com/frLa garçonnière https://www.la-garconniere.fr/Caroline Receveur https://www.instagram.com/carolinereceveur/Asphalte https://podcasts.apple.com/fr/podcast/53-william-hauvette-asphalte-paris/id1300541489?i=1000422394944Quentin Couturier https://sofrench.co/createurs/couturier-quentin/
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Dec 20, 2019 • 1h 21min
Movers & Shakers - Dorothée Contour (JEM) - Le social calling dans la joaillerie de Dorothée Contour .
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Dans ce nouveau Movers & Shakers, je vais à la rencontre de Dorothée Contour, la co-fondatrice de JEM; Jewellery Ethically Minded. La première Maison française de joaillerie éthique qui fêtera ses 10 ans en 2020 ! Mais les dix dernières années de la marque n'ont pas été un long fleuve tranquille, c'est cette histoire, que Dorothée vient aujourd'hui nous raconter. Curieuse depuis la jeune enfance, Dorothée était très intéressée par les relations humaines, la culture et le rapport à l’autre. Mais pas encore sûre de ce qu'elle voulait faire, elle n'ose pas de suite sortir du rang et s'engage dans un parcours académique général : prépa, HEC, grand cabinet de conseil... Jusqu'à ce que ce besoin d'impact et de sens à quotidien resurgisse ! Elle part alors à la rencontre des entrepreneurs sociaux, tout doucement, elle fait son social calling. Dorothée a toujours été persuadé qu'il était possible d'allier responsabilité sociale, valeurs éthiques et profit économique. C'est durant cette période qu'elle fait LA rencontre qui a changé ses 10 dernières années, elle découvre l’action d'une communauté minière de Colombie, et se prend de passion de tous les enjeux des mines d’or ! Elle découvre les dessous de la filière : les mines artisanales ont des conditions de travail dramatiques et un impact sur l’écologie catastrophique. Elle décide de s’emparer de ce sujet pour le rendre plus positif. Elle rencontre le premier fondateur de JEM et le rejoint dans l'aventure autour de l'or éthique.Trois ans plus tard, l'entreprise vit une étape pivot qui lui permet de racheter la marque ! Dorothée se retrouve alors seule pour réinventer totalement l'ADN de JEM et utilise cette opportunité pour impulser la transformation de la filière de l'or. En mai 2016, elle relance officiellement la marque ! Aujourd'hui JEM ne cesse de se développer, d'innover et de démontrer que l’on peut allier business et responsabilité. Dans cet épisode, on parle aussi de l'importance de raconter une histoire positive, d'aller au contact de ses clients, de l'ONG ARM, de la difficulté d'entreprendre seule et surtout de la possibilité de créer une marque où on peut être engagé et super désirable !Ce que vous allez apprendre dans cet épisode :L'importance de former les points de ventes à transmettre votre histoire de marqueAnticiper le cap des 3 ans d’une entrepriseLe processus de production dans la joaillerie Des informations sur les exploitations minières et la traçabilité de l'orComment réinventer et redresser économiquement une marque La stratégie de communication et de storytelling positifGrandir étape par étape, pour une croissance maîtrisée Une interview très engagée et exemplaire sur la responsabilité des entreprises, j'ai adoré mon échange avec Dorothée, j'espère qu'il vous plaira aussi, à allez écouter sans plus attendre sur SoundcloudI Apple PodcatsI Spotify Recevez tous les épisodes dans votre boîte mail en utilisant ce lien : http://eepurl.com/ggK0A1N'oubliez pas de le partager, de le noter, et de laisser un gentil mot, ça m’aide à faire connaître le podcast à plus de monde et me motive à faire de meilleurs épisodes !Très bonne écoute 😉
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Dec 17, 2019 • 1h 16min
#129 Nelly Rodi (NellyRodi) - Une vie au service de la mode et de la couleur
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Dec 13, 2019 • 1h 9min
Movers & Shakers - Mathilde et Audrey (Désirée Fleur) - Sauver la filière de la fleur française
🎙️ Sponsors du mois🌐 Squarespace — la plateforme no-code, boostée par l’IA, pour créer et développer votre site web tout-en-un.🛡️ MAIF — Épisode Assurance & indépendants : les erreurs qui peuvent vous coûter cher | En partenariat avec la MAIF.—Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre de Mathilde et Audrey, elles sont les fondatrices de Désirée - Fleurs. Dans cet épisode, elles reviennent sur leurs parcours et leurs rencontres, le lancement de Désirée, sur l’importance de délivrer les bonnes informations pour redynamiser la filière de la fleur, de leurs inspirations et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Mathilde et Audrey, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à les écouter !SE RETROUVER DANS L’EPISODE3:28 Audrey et Mathilde se présentent et reviennent sur leurs parcours jusqu’à Désirée.23:36 Comment ils ont mûrit leur projet, comment sourcer des fournisseurs français, comment monter un business et par quoi on commence.45:01 Comment elles ont orchestrés le lancement, le futur de Désirée et pourquoi ce nom, qui souhaitaient-elles entendre dans ce podcast.58:58 Questions du public.KEYLEARNINGSUne porte ouverte, c’est 30% de clients en plus, qui rentrent dans la boutique.Pour l’orchestration du lancement, on n’avait rien prévu appart d’avoir des produits avec un prix à peu près correct, et de savoir ce qu’on vendait. On s’est dit, on va tout miser sur le bouche-à-oreille, sur l’humain, sur le fait d’être dans un quartier, de s’implanter dans notre quartier.A propos du sourcing éthique, la fleur, le produit en lui-même ne coûte pas plus cher, ce qui coûte infiniment plus cher, c’est de le trouver. Nous, tout le temps qu’on passe à aller chercher les producteurs, à essayer de mette en place des circuits logistiques, à faire un truc infiniment compliqué parce qu’on se fait suer quotidiennement à essayer de faire venir tel truc de tel endroit mais sans non plus que ça fasse un circuit complètement idiot, donc de mutualiser, d’avoir un transport qui fasse un tour qui soit correcte, ensuite d’aller trouver le bon producteur qui veut bien commencer à discuter avec nous, qui ne nous prenne pas pour des idiotes et qui a envie de dire « ah ouais ton truc je vais peut-être te le planter », et bon qui, au passage, l’année d’après revient et dit « j’ai tout vendu, c’était cool, l’an prochain je ne plante que ça ».On travaille énormément en open source, tout ce que l’on fait, on le donne, si un fleuriste veut nous copier, mais bienvenu, parce qu’on ne va rien réussir toutes seules. Il faut absolument qu’on soit dans une dynamique où on distribue ces informations pour permettre de sortir un peu la filière, de redynamiser la filière, et puis que tout le monde puisse redécouvrir les fleurs qu’ils avaient dans le jardin de leur grand-mère et qu’ils ne retrouvent plus aujourd’hui sur l’étalage d’un fleuriste. REFERENCESDésirée Fleur https://www.anousparis.fr/lieu/desiree/BGE https://www.bge.asso.fr/Collectif de la fleur française http://collectifdelafleurfrancaise.com/Episode Amélie Pichard https://soundcloud.com/entreprendre-dans-la-mode/57-amelie-pichard-amelieDe Beaulieu https://www.debeaulieu-paris.com/e-shop/Episode Marie-France Cohen (Merci) https://podcasts.apple.com/fr/podcast/13-marie-france-cohen-bonpoint-merci-d%C3%A9mod%C3%A9-aux-innocents/id1300541489?i=1000399960937Marsano https://www.marsano-berlin.de/Putnam & Putnam https://putnamflowers.com/Ecole des fleuristes de Paris https://ecoledesfleuristesdeparis.fr/
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