

À l’air libre
Mediapart
Retours sur enquêtes, reportages, débats... « À l'air libre » décrypte pour vous l'actualité en vidéo et en podcast. Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Episodes
Mentioned books

Jun 5, 2025 • 50min
« La fonte des glaciers menace directement deux milliards de personnes »
Le 28 mai, un glacier des Alpes suisses s’est effondré, ensevelissant le village de Blatten. Un événement commenté mais peut-être pas assez : des Alpes à l’Himalaya jusqu’aux calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique, les glaciers fondent à toute vitesse.Sentinelles du réchauffement climatique, ils sont la deuxième cause d’élévation du niveau des mers, sujet au cœur de la grande conférence onusienne sur les océans qui s’ouvre à Nice ce lundi 9 juin.Châteaux d’eau naturels, ils renferment 70 % des réserves d’eau douce de la planète et un quart de l’humanité dépend directement de l’eau des montagnes pour boire, irriguer les cultures et produire de l’énergie.Parler des glaciers, c’est aussi prendre conscience de ce que nous pouvons encore faire pour éviter le scénario d’une planète invivable dans quelques décennies.Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.Nos invités : Gilles Ramstein, paléoclimatologue, directeur de recherches au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de l’institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL). Il est l’auteur de 100 questions sur le climat (Tallandier, 2020) et de Voyage à travers les climats de la terre (Odile Jacob, 2015) et le coanimateur du podcast « Le climat en questions » ; Ugo Nanni, glaciologue et sismologue, chercheur à l’université d’Oslo. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jun 3, 2025 • 1h 8min
« La guerre d’anéantissement d’Israël à Gaza est bien pire que la Nakba »
Historien spécialiste du Proche-Orient, Jean-Pierre Filiu a passé plus d’un mois dans la bande de Gaza, fermée aux médias étrangers. Gaza, où Israël mène une guerre génocidaire, une « guerre à sens unique », écrit-il : officiellement contre le Hamas, en fait contre l’enclave et sa population, doublée d’un nettoyage ethnique assumé. « Rien ne me préparait à ce que j’ai vu et vécu à Gaza, écrit-il. Le territoire que j’ai connu et arpenté n’existe plus. Ce qu’il en reste défie les mots. » Il avance le chiffre de « plus de 100 000 morts » depuis le 7 octobre 2023 dans l’enclave palestinienne et considère que l’anéantissement en cours « est bien pire que la Nakba », l’expulsion forcée de centaines de milliers de Palestinien·nes en 1948 au moment de la proclamation de l’État d’Israël. Ce livre glaçant sonne aussi comme une alerte : la destruction sous nos yeux de Gaza, l’élimination en cours de la Palestine et de ses habitant·es, c’est aussi celle du droit international, la destruction de notre humanité. Le triomphe des artisans de haine, des vautours et des ignobles. Jean Pierre Filiu est l’invité d’« À l’air libre », l’émission en accès libre de MediapartUne émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix et Joseph Confavreux. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

May 30, 2025 • 1h 10min
Écologie : le grand retour en arrière
Autour de l’écologie, ce fut la semaine des manœuvres politiques : une proposition de loi réintroduisant notamment un pesticide dangereux pour la biodiversité et la santé humaine n’a même pas pu être débattue par les député·es.Cette loi, proposée par la droite Les Républicains, est soutenue par une grande partie du gouvernement au nom de la défense de certaines productions menacées par la concurrence internationale. Elle marque un grand retour en arrière sur la biodiversité et la santé quand tous les signaux écologiques sont au rouge.Alors que nous n’avons plus beaucoup de temps pour agir de façon décisive pour l’avenir de la planète, les écosystèmes, l’eau et notre santé sont menacés. Et l’écologie est en train de passer par-dessus bord. Nos invité·es :Philippe Grandcolas, écologue, directeur de recherche au CNRS et directeur adjoint scientifique de l’Institut écologie et environnement, spécialiste de la biodiversité ;Pierre-Michel Périnaud, médecin, président de l’association Alerte des médecins sur les pesticides ;Amélie Poinssot, journaliste au pôle écologie de Mediapart ;Justine Ripoll, responsable des campagnes de « Notre affaire à tous » et « Justice pour le vivant ».Une émission préparée par Amélie Poinssot et Mathieu Magnaudeix, animée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

May 22, 2025 • 1h 40min
Violences sexuelles sur les enfants : ne plus regarder ailleurs
Tandis que s’achève le procès Le Scouarnec et ses 300 victimes, la plupart mineures, apparaissent au grand jour l’étendue des violences dans l’enseignement privé catholique. Les violences sexuelles sur les enfants sont partout. Pourquoi refuser de les voir ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

May 20, 2025 • 1h 10min
Enquête sur Stérin, architecte réactionnaire de l’union des droites
Il veut devenir « un saint ». Avec son projet Périclès, révélé par L’Humanité, il s’est mis en tête de faire gagner les droites extrêmes et l’extrême droite, de Bruno Retailleau à Marion Maréchal, en passant par le Rassemblement national.Son nom ? Pierre-Édouard Stérin. Fortune estimée ? 1,4 milliard d’euros. Exilé fiscal en Belgique depuis 2012, catholique mais aussi libertarien et très hostile à la gauche, il finance des initiatives politiques loin d’être transparentes.Mardi 20 mai, Pierre-Édouard Stérin était convoqué par une commission d’enquête de l’Assemblée nationale qui voulait l’entendre sous serment. Pour la troisième fois, il a refusé de venir : le président de la commission d’enquête a annoncé saisir la justice. Peine encourue : deux ans d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Pierre-Édouard Stérin est moins riche et moins connu que le milliardaire Vincent Bolloré, qui lui aussi rêve de porter l’extrême droite au pouvoir. Mais comme lui, il est le symbole d’une époque où les milliardaires se sentent pousser des ailes pour nous imposer leur vision du monde. Nos invité·es : Youmni Kezzouf, journaliste au pôle politique de Mediapart ; Thomas Lemahieu, grand reporter à L’Humanité.Une émission préparée et animée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

May 14, 2025 • 1h 16min
« Les dirigeants israéliens ne nient rien de leur volonté d’expulser, d’éradiquer, de tuer »
« Dans les prochains jours, nous entrerons avec toute notre force pour achever l’opération et vaincre le Hamas », a répété mardi 13 mai le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. « Gaza sera totalement détruite », affirme son ministre suprémaciste Bezalel Smotrich. Tous deux réaffirment leur volonté d’expulser les Palestinien·nes de Gaza.Gaza, où 90 % de la population est déplacée de force depuis dix-huit mois, est frappée chaque jour par des frappes israéliennes meurtrières, et l’aide alimentaire n’y entre plus depuis deux mois alors que la famine menace un quart de la population. Selon les chiffres officiels, au moins 53 000 personnes ont été tuées depuis un an et demi.Mercredi 14 mai paraît Gaza, une guerre coloniale (éditions Actes Sud), un livre collectif de spécialistes du Proche-Orient, sociologues, anthropologues, juristes ou historien·nes. « L’histoire n’a pas commencé le 7 octobre 2023 », écrivent ses autrices et auteurs qui y décrivent la mécanique d’une « machine de guerre » qualifiée par les plus grandes organisations de défense des droits humains de génocide.Une guerre destinée à effacer un peuple, le peuple palestinien, son présent et son futur. Quatre d’entre eux et elles sont nos invité·es : Stéphanie Latte Abdallah, historienne et anthropologue du politique, directrice de recherche au CNRS, codirectrice de Gaza, une guerre coloniale ;Véronique Bontemps, anthropologue et chargée de recherche au CNRS, codirectrice de Gaza, une guerre coloniale ;Leïla Seurat, chercheuse au Centre arabe de recherches et d’études politiques et chercheuse associée au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales ; Maher Charif, chercheur à l’Institut d’études palestiniennes et chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient. Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

May 6, 2025 • 1h 8min
« Wokisme » : pourquoi ce mot est piégé
Le « wokisme », idéologie incertaine, enkystée dans la gauche des mouvements sociaux, menacerait la société, la famille, le progrès et les Lumières.Voilà le refrain seriné à longueur de journée par Donald Trump, par le Rassemblement national et des médias d’extrême droite, par des politiques conservateurs. Mais aussi par des essayistes qui se réclament de la gauche, et également, peut-être, par des membres de votre famille ou vos amis.Que signifie ce terme ? Pourquoi est-il devenu si présent ? Que veut dire cette présence dans le contexte politique actuel ? Si le « wokisme » n’existe pas, est-ce qu’il ne faudrait pas l’inventer ? Nos invité·es :Laure Bereni, sociologue, directrice de recherche au CNRS, autrice de Management de la vertu. La diversité en entreprise à New York et à Paris (éd. Presses de Sciences Po, 2023) ;Solène Brun, sociologue, chargée de recherche au CNRS, coautrice avec Claire Cosquer de La Domination blanche (éd. Textuel, 2024). Elle a aussi publié Derrière le mythe métis. Enquête sur les couples mixtes et leurs descendants en France (éd. La Découverte, 2024) ;Pierre Tevanian, philosophe et enseignant, auteur de Soyons woke. Plaidoyer pour les bons sentiments (éd. Divergences, 2025). Il coanime le site collectif Les mots sont importants (lmsi.net) et a publié plusieurs ouvrages, comme On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. En finir avec une sentence de mort (éd. Anamosa, 2022). Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 25, 2025 • 1h 34min
Violences : « L’Éducation nationale n’a aucun pouvoir sur les établissements privés »
Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Dax, l’Immaculée-Conception à Pau, le collège Saint-Pierre-de-Relecq-Kerhuon, Riaumont à Liévin, Notre-Dame-de-Charité-du-Bon-Pasteur d’Angers, Saint-Dominique à Neuilly-sur-Seine, Notre-Dame-de-Garaison dans les Hautes-Pyrénées… Après le choc des violences au sein de Notre-Dame-de Bétharram, près de Pau, un véritable continent de violences physiques et sexuelles sur plusieurs décennies émerge au sein de l’enseignement catholique privé.Le 14 mai, le premier ministre François Bayrou, qui, selon nos enquêtes, ne pouvait pas ignorer les violences ayant eu lieu à Bétharram, sera entendu par une commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Au-delà de son cas personnel, c’est toute notre société qui est interrogée.Pourquoi tant d’années de silence ? Pourquoi l’enseignement catholique est-il si peu contrôlé ? Comment réparer l’immensité des souffrances, des violences et des sévices alors que ce #MeToo de l’enseignement catholique pourrait bien être, selon Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes de Bétharram, « le plus grand scandale » de pédocriminalité que la France ait jamais connu ?Nos invité·es :Hélène Perlant, professeure, ancienne élève à Notre-Dame-de-Bétharram, fille du premier ministre François Bayrou ;Alain Esquerre, porte-parole des victimes de Notre-Dame-de-Bétharram, auteur du Silence de Bétharram (éditions Michel Lafon), coécrit avec Clémence Badault, en librairie jeudi 24 avril ;Constance Bertrand, porte-parole de l’Union des collectifs de victimes de l’enseignement catholique ;Paul Vannier, député, corapporteur à l’Assemblée nationale de la commission d’enquête sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires, créée à la suite des révélations de Mediapart.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 22, 2025 • 1h 11min
Jeunes : comment grandir dans un monde qui déraille ?
« Il faut se préparer très jeunes, presque depuis la maternelle, à réfléchir à la façon dont [les élèves] se projettent dans une formation et un métier. » Cette phrase, prononcée par la ministre de l’éducation nationale, Élisabeth Borne, nous a donné envie de faire cette émission.Car si la qualité d’une société, de ses imaginaires, de ce qu’elle propose se révèle à travers le sort qu’elle réserve à ses jeunes, force est de constater que la nôtre n’est pas au rendez-vous. Partout dans le monde, y compris en France, la santé mentale des plus jeunes se dégrade. Le succès de séries comme Adolescence sur Netflix, qui interroge la violence des mineurs – un fait ultraminoritaire, il faut évidemment le rappeler – mais aussi l’emprise du masculinisme chez certains garçons, en dit long sur l’inquiétude qui nous travaille face à leur avenir. Réseaux sociaux, pression scolaire, atomisation de la société, néolibéralisme cruel, monde qui brûle : les générations qui viennent ont des raisons de ne pas aller bien. Et quand elles s’engagent et proposent un autre monde, elles restent trop souvent regardées de haut par des essayistes qui les traitent de geignards narcissiques, ou des dirigeant·es bien plus âgé·es qu’elles qui les veulent aux ordres et n’auront pas, eux, à affronter le monde de demain. Comment mieux prendre soin de la jeunesse ? Comment lui proposer des perspectives et le plus d’épanouissement possible dans un monde qui déraille ?Nos invité•es : Caroline Coq-Chodorge, journaliste à Mediapart ; Achille Demaillard, étudiant ;Lucas Fugeard, président de la ligne d’écoute pour les étudiant·es Nightline.fr ; Jonathan Haidt, psychosociologue à New York University, auteur de Génération anxieuse. Comment les réseaux sociaux menacent la santé mentale des jeunes (éd. Les Arènes) ; Jean Le Goff, psychosociologue, auteur de Politiser l’éco-anxiété (éd. du Détour) ;Salomé Saqué, journaliste à Blast, autrice de Sois jeune et tais-toi. Réponse à ceux qui critiquent la jeunesse (éd. Payot & Rivages) ; Lisa Ouss, pédopsychiatre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Apr 18, 2025 • 56min
« On ne peut plus rien dire » : les réactionnaires kidnappent la liberté d’expression
« On ne peut plus rien dire » : c’est peut-être la phrase habituelle de votre oncle aux fêtes de famille. Mais c’est aussi le mantra de Pascal Praud sur CNews, celui du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, qui voit en l’Europe une nouvelle URSS combattant la liberté d’expression, et d’une cohorte de commentateurs et commentatrices qui dénoncent les « nouveaux censeurs » que seraient les jeunes, les militants et militantes antiracistes ou les femmes qui se battent contre les violences sexuelles.Ces derniers temps, cette rengaine est devenue une arme politique pour tout un spectre nostalgique, conservateur ou d’extrême droite, qui déplore une culture de « l’annulation » (cancel culture en anglais) sur les réseaux sociaux, et juge que sa liberté d’expression est directement menacée.Si ce discours prospère, c’est qu’il rencontre assez facilement les inquiétudes qui peuvent s’exprimer face aux changements du monde. Peut-être aussi parce qu’il n’est pas forcément très simple de comprendre le cadre juridique dans lequel la liberté d’expression s’exerce. On vous explique tout dans cette émission avec deux spécialistes de la liberté d’expression.Nos invité·es :Anna Arzoumanov, maîtresse de conférences en linguistique à Sorbonne-Université, autrice de Juger les mots. Liberté d’expression, justice et langue (éd. Actes Sud, 2025). Elle a publié précédemment La Création artistique et littéraire en procès (Classiques Garnier, 2022) ;Thomas Hochmann, professeur de droit public à l’université Paris-Nanterre, chercheur au Centre de théorie et d’analyse du droit, auteur de « On ne peut plus rien dire… » Liberté d’expression, le grand détournement (éd. Anamosa, 2025).Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.


