À l’air libre

Mediapart
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Sep 17, 2025 • 1h 10min

Génocide à Gaza : « Pas de reconnaissance de la Palestine sans des sanctions contre Israël »

Dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 septembre, de nouvelles frappes meurtrières de l’armée israélienne ont frappé la ville de Gaza : au moins 53 morts et des familles entières massacrées. « La nuit était noire, tout est devenu rouge et blanc, il y a eu comme un tremblement de terre », résume le journaliste gazaoui Rami Abou Jamous. « Gaza brûle », s’est réjoui le ministre de la défense israélien Israël Katz mardi matin, dans une phrase aux accents apocalyptiques. Gaza où le gouvernement israélien dit avoir lancé mardi une opération de « grande envergure » contre le Hamas. Gaza dont le gouvernement suprémaciste de Benyamin Nétanyahou veut surtout expulser les 2 millions d’habitant·es. Gaza est en train « d’être complètement effacée », dénonce l’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugié·es palestinien·nes ce week-end, alors que ce 22 septembre, plusieurs États occidentaux dont la France comptent reconnaître l’État de Palestine à l’ONU. Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix. Avec :Rami Abou Jamous, journaliste à Gaza, lauréat de trois prix Bayeux des correspondants de guerre en 2024, auteur de Journal de bord de Gaza (éd. Libertalia, coll. « Orient XXI », 2024) et de Gaza, Vie (éd. Stock, 2025) ; Carine Fouteau, présidente et directrice de la publication de Mediapart ; Nadav Lapid, réalisateur du film Oui, en salles ce 17 septembre ; Vincent Lemire, historien, professeur à l’université Paris-Est-Gustave Eiffel, auteur d’Histoire de Jérusalem (éd. Les Arènes, 2022). Il est le coauteur de l’Atlas historique du Moyen-Orient (éd. Les Arènes, 2025) ; Leïla Shahid, ancienne représentante de l’Organisation de libération de la Palestine en Europe, ancienne déléguée générale de Palestine en France (1994-2005), ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne (2005-2015). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Sep 16, 2025 • 1h 10min

« L’extrême droite n’arrive jamais au pouvoir seule »

Dans cette discussion percutante, Hugues Jallon, écrivain et éditeur, expose comment l'extrême droite a besoin d'alliés pour progresser. Nastasia Hadjadji, journaliste, explore le technofascisme et son adaptation à l'ère numérique. Laurent Mauduit, cofondateur de Mediapart, met en lumière les liens entre milieux d'affaires et extrême droite. Mark Fortier, sociologue, partage son expérience décalée sur les mécanismes d'adhésion aux idées fascistes. Ensemble, ils examinent les véritables complices de cette montée inquiétante.
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Sep 10, 2025 • 1h 13min

« Macron et ces gens-là, ils nous demandent juste de la boucler »

Lundi 8 septembre, le premier ministre, François Bayrou, a été poussé à la démission après l’échec du vote de confiance à l’Assemblée nationale. Un vote qu’il a lui-même convoqué en espérant obtenir un soutien à ses coupes budgétaires massives.Pour Emmanuel Macron, c’est un nouvel échec. Qui pour succéder à Bayrou à Matignon ? Le PS va-t-il entrer au gouvernement ? Pour quoi faire ? À quel jeu joue l’extrême droite, en embuscade ? Ces questions vont faire l’actualité des prochains jours. Mais au-delà de l’écume médiatique, c’est bien une crise politique, institutionnelle et démocratique majeure à laquelle nous assistons, alors que s’ouvre une période de mobilisation sociale à partir du mercredi 10 septembre, « Bloquons tout ». Une mobilisation qui exprime de nombreuses colères politiques et sociales, et suscite l’inquiétude d’un pouvoir qui n’entend pas changer de politique.« À l’air libre », l’émission en accès libre de Mediapart, reprend ce mardi 9 septembre. Une émission présentée par Mathieu MagnaudeixNos invité·es : François Boulo, ancienne figure des Gilets jaunes, auteur de Reprendre le pouvoir. Manuel d’émancipation politique (éd. Les Liens qui libèrent, 2021) ;Fleur Breteau, fondatrice de Cancer colère, figure de l’opposition citoyenne à la loi Duplomb ; Élisabeth Godefroy, doctorante en science politique au Centre Émile Durkheim et à Sciences Po Bordeaux, spécialiste des Gilets jaunes. Elle a participé au livre Nouveau peuple, nouvelle gauche, coordonné par Julien Talpin (éd. Amsterdam/Institut La Boétie, 2025) ;Samuel Hayat, historien et politiste, auteur de Démocratie (éd. Anamosa, 2020) et 1848. Quand la République était révolutionnaire (éd. Seuil, 2014) ; Étienne Ollion, directeur de recherche en sociologie (CNRS), professeur à l’École polytechnique. Auteur de Les Candidats. Novices et professionnels en politique (éd. PUF, 2021) et Une étrange victoire. L’extrême droite contre la politique (éd. Seuil, 2025, avec Michaël Fœssel) ; Diangou Traoré, militante des quartiers populaires, cofondatrice et présidente de Franc-Moisin citoyenne (Seine-Saint-Denis), membre du parlement de l’Union populaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jul 6, 2025 • 1h 30min

Handicap : « Toute la société est validiste »

Émission diffusée le 25 juin 2025.Il y a cinquante ans, en 1975, la France adoptait les premières lois sur le handicap. En 2005 était votée une loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». Et l’an dernier, les athlètes paralympiques ont été célébré·es lors des Jeux paralympiques de Paris.Pourtant, au quotidien, à l’école, au travail, dans l’accompagnement et la prise en compte de leurs droits, les millions de personnes en situation de handicap continuent de vivre une véritable ségrégation, dans une société encore largement validiste – le validisme est « une hiérarchisation des corps et des vies, où les personnes en situation de handicap sont perçues comme “hors norme”, et où cette différence justifie leur mise à l’écart ou leur exclusion », selon Béatrice Pradillon, présidente et cofondatrice des Dévalideuses. Au contraire de ce qu’on entend souvent, ce n’est pas juste « un changement de regard » qui est nécessaire, mais une véritable révolution de notre imaginaire et des politiques publiques. Car analyser la société en partant des expériences des personnes en situation de handicap, c’est aussi la questionner profondément. Et contribuer à la faire progresser pour toutes et tous. Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Marie Turcan.Nos invité·es : Ibrahima Keita, représentant du personnel d’une entreprise adaptée, syndicaliste CGT ; Mariella, mère d’un enfant autiste, membre d’un collectif de professeur·es et de parents à Brétigny-sur-Orge (Essonne) ; Charlotte Puiseux, psychologue et docteure en philosophie, autrice de De chair et de fer. Vivre et lutter dans une société validiste (éd. La Découverte, 2022), membre du collectif handi-féministe Les Dévalideuses ; Adèle Merle, sociologue, doctorante à l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (Irisso) de l’université Paris-Dauphine ; Marie Turcan, journaliste au pôle société de Mediapart.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jul 5, 2025 • 1h 34min

« On entre dans un théâtre absurde où tout est de la faute des musulmans »

Émission diffusée le 12 juin 2025. Mercredi 11 juin, Hichem Miraoui, 45 ans, tué à Puget-sur-Argens (Var), a été enterré en Tunisie – dans cette affaire, et pour la première fois, le Parquet national antiterroriste s’est saisi d’un meurtre raciste possiblement inspiré par les idées d’extrême droite. Il y a à peine plus d’un mois, Aboubakar Cissé, un Malien de 22 ans, était tué à la mosquée de La Grand-Combe (Gard) : son meurtrier avait proféré des insultes islamophobes. Chaque jour ou presque dans ce pays, il est question des musulmans et musulmanes ou des Arabes qui vivent en France : leurs tenues, leurs propos... ou leurs silences.  Chaque jour ou presque, les millions de musulman·es françaises et français, musulman·es de croyance et/ou de culture, sont évoqué·es comme un tout globalisant, bien souvent érigé·es en menace.  Soupçons incessants d’islamisme, d’entrisme et en même temps, ce qui est paradoxal, de séparatisme : ce flot continu finit par confondre tous les musulmans de ce pays avec l’islamisme radical.Il crée ou accentue des peurs, des clichés, des biais racistes dans des pans entiers de la société française. Peurs, clichés et biais racistes habilement captés par une série d’entrepreneurs politiques et médiatiques qui se revendiquent aussi de la gauche. Mediapart donne la parole à plusieurs personnes, premières concernées, qui nous racontent la façon dont ils et elles vivent ce soupçon permanent. Aïda Amara, journaliste, créatrice du podcast « Transmissions », qui publie le 2 septembre Avec ma tête d’Arabe (Hors d’atteinte) ; Anas Daif, journaliste, créateur du podcast « À l’intersection », auteur de Et un jour je suis devenu arabe (Tumulte) ; Rokhaya Diallo, journaliste, réalisatrice et essayiste, initiatrice du podcast « Kiffe ta race », chroniqueuse pour plusieurs médias internationaux, autrice du Dictionnaire amoureux du féminisme (Plon) ; Sylvie Eberena, championne de France d’haltérophilie en 2024 ; Haouès Seniguer, maître de conférences à Sciences Po Lyon, auteur de La République autoritaire. Islam de France et illusion républicaine (Le Bord de l’eau) ; Stéphane Tchouhan, directeur du cabinet du maire de Colombes (Hauts-de-Seine). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jul 4, 2025 • 58min

Menachem Klein : « L’idéologie suprémaciste est partagée par une grande partie des élites israéliennes »

Émission diffusée le 18 juin 2025.Après Gaza, la Cisjordanie, le Liban et des frappes en Syrie, Israël a déclenché une nouvelle guerre. Cette fois contre l’Iran, immense pays de 90 millions d’habitant·es, avec le but d’éliminer ses hauts dirigeants militaires et politiques.Cette guerre inquiète toute la région et bien au-delà. Elle risque d’effacer médiatiquement le génocide en cours à Gaza et toute perspective d’un cessez-le-feu.Voix dissonante dans son pays, Menachem Klein est professeur de science politique à l’université Bar-Ilan, près de Tel-Aviv. Conseiller du premier ministre travailliste Ehud Barak lors des négociations avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en 2000, il a parlé très tôt de génocide à Gaza.Désemparé par le va-t-en-guerrisme des médias de son pays, persuadé que Benyamin Nétanyahou souhaite un « changement de régime » à Téhéran, il assiste chaque jour avec consternation à la guerre sans fin du gouvernement Nétanyahou, soutenu par l’extrême droite suprémaciste. Mais aussi, dit-il, par une grande partie de la société israélienne, encore hantée par les massacres du Hamas et d’autres groupes palestiniens le 7 octobre 2023, et engagée dans une logique suprémaciste du « eux » contre « nous ».Une course vers l’abîme qui ronge de l’intérieur, dit-il, « l’âme » de son pays.Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix et préparée avec Gwenaëlle Lenoir.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jul 3, 2025 • 1h 9min

« On ne libérera pas les femmes iraniennes en bombardant leur pays »

Émission diffusée le 19 juin 2025.Au sixième jour de la guerre israélienne contre l’Iran avec des mort·es et des blessé·es, parmi lesquel·les de nombreux civil·es dans les deux pays, les États-Unis de Donald Trump pourraient prochainement bombarder l’Iran en soutien au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. L’escalade est déjà là. Le risque d’un embrasement y compris régional, voire au-delà, n’a jamais été aussi grand.Pendant ce temps en Iran, c’est une société entière de 90 millions d’habitant·es qui a peur, société qui vit depuis quarante-six ans sous le joug de la dictature des mollahs. Aux États Unis, en Europe, en France, une grande partie de la diaspora se bat depuis des années contre le régime et a soutenu le mouvement démocratique « Femmes, vie, liberté ».Une diaspora avec des options politiques parfois opposées, traversée en ce moment très incertain de sentiments différents et contradictoires. Nos invitées du jour incarnent ces questionnements. Une émission présentée par Mathieu MagnaudeixNos invitées : Rachida El Azzouzi, journaliste à Mediapart ; Hilda Dehghani-Schmit, membre de Norouz, association pour une nouvelle ère en Iran ; Sepideh Farsi, réalisatrice de Put Your Soul on Your Hand and Walk (sortie prévue en septembre 2025) ; Aïda Tavakoli, doctorante, fondatrice de l’association We Are Iranian Students.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jul 1, 2025 • 1h 1min

« Tolérer les contrôles au faciès, c’est accepter la préférence nationale »

C’est un des grands scandales de notre République. Chaque jour, il concerne de très nombreux habitants de notre pays. Une très longue bataille politique aussi, que les dirigeant·es de droite comme de gauche se sont empressé·es d’enterrer, face au refus et au déni de l’institution policière, face aussi à la montée d’un discours raciste qui assimile de plus en plus les jeunes noirs et arabes à la délinquance. Cette pratique policière, elle a un nom : les contrôles d’identité discriminatoires, aussi appelés contrôles au faciès ou profilage racial. Dans notre pays, les Noirs et les Arabes sont davantage contrôlés par la police. Le sur-contrôle des hommes d’origine africaine et nord-africaine par la police en France est un fait étayé, par les témoignages innombrables des premiers concernés, par des études scientifiques, par des rapports du Défenseur des droits, par des ONG comme Amnesty International. Pourtant, depuis quinze ans, malgré une mobilisation intense et de nombreuses promesses, rien ne change. Jeudi 26 juin, et pour la première fois, la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour un contrôle discriminatoire.Une décision porteuse d’espoir, et pourtant ambiguë pour la suite de cette très longue bataille.  Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Camille Polloni. Nos invité·es : Slim Ben Achour, avocat ;Issa Coulibaly, président de Pazapas Belleville ;Lanna Hollo, juriste de l’association (RE) claim.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jun 26, 2025 • 1h 3min

« Rachida Dati déteste l'audiovisuel public »

Ce jeudi 26 juin sur Radio France, c’est la musique qui domine les antennes. Raison : une grève illimitée pour protester contre la réforme de l’audiovisuel voulue par la ministre de la culture Rachida Dati. À France Télévisions, les syndicats appellent à une grève à partir de lundi prochain, le 30 juin : le jour où cette proposition de loi déjà adoptée au Sénat doit être débattue par les député·es.  Que prévoit cette réforme ? Pourquoi et comment menace-t-elle l’audiovisuel public, alors qu’il est par ailleurs la cible récurrente de celles et ceux qui, surtout à droite et à l’extrême droite, le trouvent hostile à leurs idées et aimeraient le privatiser ?  Et quel est le sens du service public de l’audiovisuel alors que des milliardaires propriétaires de médias veulent nous imposer leur vision du monde ?  Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix et Yunnes Abzouz, préparée avec Valentine Oberti, Lénaïg Bredoux, Yunnes Abzouz et Youmni Kezzouf.  Nos invité·es :  - Antoine Chuzeville, journaliste à France Télévisions, cosecrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ) ;  - Julia Cagé, professeure d’économie à Sciences Po, autrice de Pour une télé libre. Contre Bolloré (Seuil 2022) ;  - Sonia Kronlund, documentariste, productrice de l’émission « Les Pieds sur terre » sur France Culture ;  - Soraya Morvan-Smith, journaliste à France 24, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT.  Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Jun 10, 2025 • 1h 16min

Un an après la dissolution, toujours mobilisés : « On n’a pas le temps d'avoir peur »

Il y a un an, Emmanuel Macron décidait de dissoudre l’Assemblée. Les quatre invités d’« À l’air libre » se sont engagés à corps perdu dans la campagne des élections législatives. Un an plus tard, ils et elles racontent leurs déceptions, leurs batailles, leurs colères et leurs espoirs.Nos invité.es : Sarah Durieux, activiste et organisatrice de campagnes et de mouvements, autrice de Militer à tout prix. Pourquoi nos collectifs nous font mal (éd. Hors d'atteinte) ; Sarah Durocher, présidente du Planning familial ; Sarah Bennani, présidente de Jeunesse Populaire ; Kevin Vacher, sociologue et praticien de l’éducation populaire, co-initiateur du projet « Démocratiser la politique ». Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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