Choses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir
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Jun 18, 2023 • 2min

Anastasia de Romanov a-t- elle survécu au massacre de sa famille ?

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, le tsar Nicolas II et sa famille sont assassinés à Iekaterinbourg, en Sibérie occidentale. L'ordre est venu du Soviet local.Or, quelques mois plus tard, en 1920, on empêche une jeune femme de se jeter dans un canal à Berlin. Elle n'a pas de papiers, prétend s'appeler Anna Anderson et se présente comme la grande-duchesse Anastasia, l'une des filles du tsar.Aurait-elle donc échappé à l'exécution de la famille impériale ? Aux yeux de ses partisans, certains faits pourraient le démontrer. Ainsi, un des soldats chargés de l'inhumation des Romanov aurait enterré six corps et non pas sept. Et pourtant, à Iekaterinbourg, la famille impériale comptait bien sept membres.Dès le début, les avis sont partagés sur cette jeune femme qui continue à maintenir qu'elle est bien la grande-duchesse Anastasia. Elle prétend que les diamants cousus dans sa robe ont arrêté les balles des bolcheviques.Ces pierres précieuses lui auraient aussi permis de subvenir à ses besoins dans les mois qui ont suivi. À l'issue de l'exécution, elle aurait perdu connaissance. Deux soldats, chargés d'enterrer les cadavres, auraient constaté qu'Anastasia n'était pas morte. Pris de pitié, ils auraient alors décidé de la sauver.La jeune femme aurait ensuite épousé l'un de ses sauveurs, puis aurait sombré dans une grave dépression. Certains familiers de la Cour impériale, comme l'ancienne nourrice d'Anastasia, ou l'ex chef de la police tsariste, le baron Kleist, croient reconnaître la grande-duchesse.D'autres la considèrent comme une usurpatrice. C'est notamment le cas de membres de sa famille, comme son oncle, le prince Ernest de Hesse, ou sa grand-mère, la tsarine Maria Feodorovna. Ils se demandent comment Anna Anderson pourrait être la grande-duchesse Anastasia alors qu'elle ne parle même pas le russe.Dans les années 1990, la comparaison de l'ADN d'Anna Anderson avec une personne appartenant à la famille Romanov apporte la preuve que la jeune femme n'est pas la grande-duchesse Anastasia.Ce serait en fait une ouvrière polonaise, souffrant de troubles psychologiques et morte en 1984 aux États-Unis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 15, 2023 • 2min

Pourquoi l'affaire de Nazino est-elle terrifiante ?

Au début des années 1930, Staline entend contrôler l'exode rural en surveillant de près les populations qui quittent les campagnes. Il en profite pour exiler, notamment vers la Sibérie, tous ceux qu'il juge "indésirables" et parmi lesquels figurent les petits paysans, victimes de la collectivisation, les délinquants ou même les vagabonds.Ces populations devaient participer à la mise en valeur de la Sibérie, mais sans que rien soit mis en place pour les accueillir.Ces pratiques s'inscrivent dans un contexte plus large de répression massive, marquée par l'organisation probable de la grande famine frappant l'Ukraine en 1932-1933, et l'instauration, en 1937-1938, de la Grande Terreur, au cours de laquelle plus d'1,5 million de personnes furent exécutées ou déportées.C'est dans ces circonstances qu'en 1933, environ 6.000 déportés sont abandonnés sur la petite île de Nazino, qui se trouve sur le fleuve Ob. Il s'agit d'une région isolée de la Sibérie occidentale, à quelque 800 kilomètres de Tomsk.Les gens débarqués sur l'île sont, pour l'essentiel, de petits paysans, victimes de la politique répressive de Staline, qui les a privés de leurs biens et déportés. Ils sont laissés sur cette île inhospitalière sans autre nourriture qu'un peu de farine.On ne leur distribue pas non plus d'outils, d'eau potable ou de vêtements chauds pour faire face à un climat très rude. Et l'île ne dispose d'aucun abri où auraient pu se réfugier ces malheureux. Les déportés sont surveillés par des gardes, qui sont rapidement dépassés par la situation.Dans de telles conditions de vie, le pire ne pouvait qu'arriver. La consommation de l'eau du fleuve provoque des maladies. Affamés, des déportés décident de tuer certains de leurs compagnons d'infortune pour les manger. Des dizaines de cas de cannibalisme ont ainsi été rapportés.Les historiens estiment qu'environ 4.000 déportés, sur les 6.000 arrivés dans l'île, ont payé de leur vie ces épouvantables conditions de détention. Le rapport établi par la commission mise en place par le parti communiste local ne sera publié qu'en 2002, par les soins d'une organisation non gouvernementale russe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 14, 2023 • 2min

Pourquoi Madame de Pompadour est-elle célèbre ?

Parmi toutes les favorites royales, Mme de Pompadour est sans doute celle qui laisse la trace la plus durable dans notre Histoire.Jeanne-Antoinette Poisson naît en 1721, dans un milieu de financiers. Commissaire aux vivres, son père est compromis dans divers trafics, et doit quitter la France. Avant de partir, il confie sa fille aux ursulines du couvent de Poissy, qui lui donnent une excellente éducation.En 1741, Jeanne-Antoinette épouse un financier et devient Mme Le Normant d'Étiolles. Quatre ans plus tard, la vie de la jeune femme bascule. Introduite à la Cour, en 1745, elle subjugue le Roi à l'occasion d'un bal masqué. Durant six années, jusqu'en 1751, elle demeure la maîtresse en titre de Louis XV.Entre autres titres, le Roi donne à sa favorite celui de marquise de Pompadour, par lequel elle est le plus souvent désignée. Il l'installe au Petit Trianon, construit pour elle. Mme de Pompadour était belle, bien sûr, et tenait le Roi par les sens.Mais elle eut une influence beaucoup plus large sur le souverain, même quand elle ne fut plus sa maîtresse. Jusqu'à sa mort, en 1764, elle demeure dans l'entourage immédiat du Roi, dont elle devient la confidente et l'amie la plus appréciée. Elle lui fait connaître les arts et l'intéresse à l'architecture, tout en organisant de nombreuses fêtes pour le souverain.Car la marquise de Pompadour est une femme de goût, qui fait décorer le palais d'Évreux, notre Élysée, et fait aménager la place Louis XV, actuelle place de la Concorde.La marquise soutient également des écrivains qui ne sont pas en cour, comme Voltaire, Diderot ou Montesquieu. Mais Mme de Pompadour est également une femme de pouvoir. Elle patronne ainsi la carrière du duc de Choiseul, qui est le principal ministre de Louis XV entre 1758 et 1770.Elle joue aussi un rôle dans ce que l'Histoire a retenu sous le nom de "renversement des alliances". Il s'agit de la conclusion, en 1756, d'un traité avec l'Autriche qui, jusque là, faisait figure d'ennemi principal de la France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 12, 2023 • 2min

Quel est le premier baiser amoureux enregistré ?

Pour deux partenaires épris l'un de l'autre, le baiser sur les lèvres est l'une des façons les plus courantes de se montrer leur amour. Cette manifestation d'affection n'est pas appréciée de tous, puisqu'une étude de 2015 montre qu'elle n'a été adoptée que par la moitié des cultures prises en compte.Et pourtant, elle remonte très loin. Plus encore qu'on ne le croyait d'ailleurs. Jusque là, en effet, on pensait que la mention du plus ancien baiser se trouvait dans un manuscrit indien datant d'environ 3.500 ans.Mais, d'après des chercheurs danois, le premier baiser de l'Histoire serait plus vieux d'un millénaire. Ils en auraient trouvé la trace dans une tablette mésopotamienne remontant à 4.500 ans.Il s'agirait donc, pour l'instant, de la plus ancienne mention d'un baiser sur les lèvres, assimilé à l'une des parties du protocole amoureux. Mais cela ne veut pas dire que les hommes ne se soient pas embrassés avant.Les scientifiques ont même toutes les raisons de penser que le baiser était pratiqué dans nombre de civilisations antiques, comme l'Égypte, et même bien avant. Il est en effet probable que les Néandertaliens s'embrassaient déjà ainsi, voilà environ 100.000 ans.La présence, chez eux, de micro-organismes particuliers, qui auraient pu se transmettre par la bouche, le laisse supposer. En fait, la pratique du baiser n'a pas dû surgir tout d'un coup, mais s'imposer peu à peu, au cours d'une longue évolution.Il est donc peu probable que des scientifiques arrivent jamais à identifier le moment précis où deux individus ont découvert cette manière de se prouver leur amour.Ils auront sans doute aussi du mal à mettre en avant les raisons d'un tel geste. Il s'agissait peut-être d'une manière de savoir à qui l'on avait affaire. Ainsi, un homme préhistorique se disait peut-être, en embrassant sa partenaire, que la mauvaise haleine qu'il percevait était le signe d'une maladie. Mais il éprouvait sans doute aussi une sensation agréable.Cependant, le baiser n'est pas seulement source de plaisir. Il a pu également favoriser la transmission de certaines maladies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 11, 2023 • 2min

Pourquoi François Ier a-t-il créé le premier loto ?

De nos jours, environ 21 millions de Français jouent régulièrement au Loto. C'est dire l'immense succès de ce jeu de hasard. Et il s'est implanté très tôt dans notre pays, puisque sa création date du XVIe siècle.On la doit à François Ier. En effet, les finances du Royaume étaient grevées par le coût des guerres menées contre Charles Quint, dont les possessions encerclaient la France. Le Roi-Chevalier, comme on surnommait François Ier, était donc à la recherche de nouvelles ressources.C'est ainsi qu'il s'intéresse au "Lotto", une grande loterie d'État créée par la ville de Florence en 1530. Le Roi y voit un bon moyen de remplir les caisses.Sa décision est donc prise. Et, de fait, en 1539, l'édit de Châteaurenard autorise à nouveau les jeux d'argent qui, sous la pression de l'Église, avaient été interdits, au XIVe siècle, par les prédécesseurs de François Ier.Une loterie est donc organisée, selon le principe suivant : une partie du prix des billets ira renflouer le Trésor royal. Mais le succès n'est pas vraiment au rendez-vous. En effet, la part de l'État paraît trop importante.Aussi le droit royal, prélevé sur chaque billet, passe-t-il de 10 à 6 deniers. Mais, devant l'opposition résolue du Parlement de Paris et de l'Église, la loterie est finalement supprimée dès 1541.Une histoire mouvementéeAu début du règne de Louis XIV, le cardinal Mazarin relance l'idée d'une Loterie royale, dont le produit aurait permis de financer des œuvres de charité, la construction d'un pont ou plus tard, en 1660, les fiançailles de Louis XIV avec l'Infante Marie-Thérèse.Mais il faudra attendre 1700 pour que le Parlement de Paris se résolve à approuver la mesure. En 1759, un édit de Louis XV subordonne la création des loteries particulières, qui se multipliaient dans le Royaume, à l'approbation royale.Elles seront finalement supprimées par un édit de 1776, qui crée la Loterie royale de France. Elle connaîtra encore de nombreux avatars, avant la création du Loto moderne, en 1976. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 8, 2023 • 2min

Quel est le mystérieux symbole figurant sur le drapeau de l'île de Man ?

L'île de Man, située entre l'Irlande, l'Écosse et le nord de l'Angleterre, est une propriété de la Couronne britannique. En tant que telle, elle ne fait donc pas partie du Royaume-Uni.Une autre particularité de cette petite île est son drapeau. Il est en effet assez singulier. Il représente, sur fond rouge, trois jambes aux genoux repliés, qui ont l'air de tourner sur elles-mêmes. Elles semblent appartenir à des chevaliers, vêtus d'armures.Ce drapeau aurait été adopté, au XIIIe siècle, par le dernier Roi de l'île de Man, Magnus III, dont les possessions s'étendaient jusqu'aux îles Hébrides. En passant sous souveraineté écossaise, puis anglaise, l'île conserve son drapeau.Il fut cependant interdit en 1935, avant d'être de nouveau autorisé en 1968.Le symbolisme de ce drapeau, appelé "les trois pieds" en français, demeure assez mystérieux. Il s'agit probablement d'un "triskell", un symbole celtique représentant trois jambes ou trois spirales entrecroisées.On en trouve des traces en Irlande plus de trois siècles avant notre ère. Ce symbole a été interprété de manières diverses. Ainsi, il représenterait le soleil, ses trois parties marquant les trois phases principales de l'astre, le matin, le midi et le crépuscule.En ce sens, le triskell serait signe de vie, mais aussi de pouvoir. Quand les spirales sont représentées par des jambes, le triskell indique plutôt une direction. Dans le cas du drapeau de l'île de Man, la direction indiquée est le droite. Pour qu'elle soit respectée sur les deux faces du pavillon, le drapeau doit être imprimé recto verso.L'île de Man n'est pas la seule à arborer un tel symbole. Sur le drapeau de la Sicile, on trouve aussi un triskell, orné d'une Gorgone en son centre. La vile de Fûssen, en Allemagne, affiche également ce symbole sur ses armoiries.Ce drapeau de l'île de Man est à distinguer de celui qu'a adopté le "Tynwald", le Parlement de l'île, qui est un bateau jaune sur fond bleu. Le Lieutenant-gouverneur, qui représente le souverain britannique, a également son pavillon personnel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 7, 2023 • 2min

Pourquoi le Chemin des Dames est-il célèbre ?

Le "Chemin des Dames" est surtout connu pour avoir été le théâtre d'une des plus sanglantes batailles de la Première Guerre mondiale. Il s'agit du nom donné à une route départementale de l'Aisne, entre Laon, Soissons et Reims.Il lui aurait été donné en raison d'une demande faite, à la fin du XVIIIe siècle, par la duchesse de Narbonne, qui fut, durant une courte période, la favorite de Louis XV.Elle demanda en effet qu'on améliore la route menant à son château de La Bove, où devaient se rendre les filles de Louis XV, qu'on appelait "Mesdames". D'où le nom de "Chemin des Dames" qu'aurait pris cette route.Mais il s'agit sans doute là d'une histoire en partie légendaire.Mais si le Chemin des Dames est passé à l'Histoire, c'est pour des raisons beaucoup plus tragiques. Il fut en effet le lieu de très violents affrontements entre les belligérants de la Grande Guerre.Cet endroit vit les troupes françaises et allemandes s'opposer frontalement, dès le début du conflit, en août 1914, avant que le front ne se fige pour des années.Mais le nom de "Chemin des dames" est surtout associé à la grande offensive menée par le général Nivelle en avril 1917. Nommé commandant en chef des armées en décembre 1916, cet officier était connu pour son esprit offensif.L'offensive débutée le 16 avril devait percer le front allemand et permettre une avancée rapide des forces françaises. Or, dans ce cas comme dans celui des offensives ultérieures, le front bougea à peine. D'un côté comme de l'autre, on prenait quelques kilomètres sur l'ennemi, bien vite reperdus.Et ce au prix d'immenses pertes. Selon certaines estimations, sans doute assez basses, près de 200.000 soldats français et environ 160.000 combattants allemands auraient été tués ou blessés dans cette bataille.Ces offensives meurtrières et inutiles sont en partie responsables des mutineries qui vont bientôt éclater dans l'armée française. C'est d'ailleurs le Chemin des Dames qui inspira l'écriture de la "Chanson de Craonne", une célèbre complainte antimilitariste. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 5, 2023 • 2min

Pourquoi l'hôtel Hoshi Ryokan est-il unique au monde ?

Situé dans la préfecture d'Awazumachi, au Japon, l'hôtel Hoshi Ryokan est, comme son nom l'indique, un "ryokan", autrement dit une auberge japonaise traditionnelle.Ces établissements, typiques du pays du Soleil Levant, sont construits avec des matériaux traditionnels, comme le bois et le bambou. Les chambres y sont séparées par des cloisons en papier.Comme le veut la tradition japonaise, les pièces sont très dépouillées, le voyageur ne trouvant guère qu'une petite table basse, pour ses repas, et un futon, le mince matelas qui, posé à même le sol, lui servira de lit.Comme c'est le cas ici, ces auberges se trouvent dans des endroits calmes et boisés, souvent situés à proximité de sources thermales.Mais l'hôtel Hoshi Ryokan n'est pas un établissement comme les autres. Il est en effet considéré comme la plus vieille auberge du monde. De fait, elle a été fondée en 718, pour accueillir les visiteurs venus profiter des sources d'eau chaude de la région.Au départ, l'endroit était plutôt un établissement thermal, où se déroulaient les cures de patients venus de loin. Puis il s'est rapidement transformé en hôtel.Autre fait tout aussi aussi étonnant : ce "ryokan" est tenu par la même famille depuis 1.300 ans. 46 générations se sont donc succédé à la direction de cet hôtel. Tout y est vénérable, puisque même le jardin a été dessiné voilà environ quatre siècles.Il est vrai que le bâtiment, qui comprend une centaine de chambres, n'est pas d'origine. Il a été détruit, à plusieurs reprises, par des catastrophes naturelles. Mais les propriétaires l'ont toujours reconstruit.Pour vieux qu'il soit, cet hôtel n'en est pas moins confortable. En effet, si ce n'est pas le "ryokan" le plus luxueux, il est tout de même considéré comme un établissement de prestige, qui allie tradition et modernité.La 47e génération est d'ores et déjà assurée, puisque la fille du précédent propriétaire de l'auberge a déjà repris les rênes de l'établissement. Il est d'ailleurs l'un des rares à tirer son épingle du jeu. Ce qu'il doit sans doute en partie à son statut particulier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jun 4, 2023 • 2min

Qui était vraiment Jeanne du Barry ?

Le dernier film de Maïwenn, présenté en ouverture du festival de Cannes, a pour héroïne la comtesse du Barry. Mais qui était cette dernière maîtresse de Louis XV ?Quand elle voit le jour, en 1743, ce n'est pas sous les ors d'un palais. Le moins qu'on puisse dire, en effet, c'est que cette fille illégitime d'un moine et d'une couturière n'appartient pas à l'aristocratie.Mais la nature a fait don à Jeanne Bécu, c'est son nom, d'un physique attrayant. Elle a aussi du caractère et de l'ambition. Elle fréquente donc les salons parisiens où, jouant de son charme, elle choisit ses amants dans le grand monde.L'un d'entre eux, Jean-Baptiste du Barry, imagine de l'introduire à la Cour pour lui faire connaître le Roi. Il n'y aurait, pour lui, que des avantages à attendre d'une telle relation.Une roturière ne pouvant être admise à la Cour, son amant organise le mariage de Jeanne Bécu avec son frère, le comte Guillaume du Barry. La voilà désormais comtesse du Barry. On lui trouve en hâte une marraine, qui, en 1768, accepte de l'accompagner à la Cour.Dès qu'il la voit, le souverain vieillissant est subjugué. Ayant perdu sa précédente favorite, la marquise de Pompadour, quatre ans auparavant, Louis XV est alors morose et mélancolique.La jeune femme devient donc la maîtresse du Roi et s'installe à la Cour. Elle y a des ennemis farouches, au premier rang desquels Mesdames, filles de Louis XV, et la Dauphine Marie-Antoinette, qui refuse longtemps d'adresser la parole à la nouvelle favorite.Sur les instances du Roi, elle finira par s'y résoudre, disant quelques mots banals à la comtesse. Mme du Barry essaiera de se tenir à l'écart des coteries politiques, préférant patronner les arts.À la mort du Roi, en 1774, elle est chassée de la Cour par le vertueux Louis XVI et se réfugie dans son château de Louveciennes. Condamnée à mort sous la Terreur, elle aurait déclaré avant de mourir : "encore un moment, Monsieur le bourreau" ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 31, 2023 • 2min

Qui est Charles-Henri Sanson ?

En France, les bourreaux se succédaient souvent de père en fils. Au XIIIe siècle, on peut citer la famille Jouënne, qui donna plusieurs bourreaux. Plus près de nous, les Deibler furent, durant trois générations, les exécuteurs des hautes œuvres, comme on appelait aussi les bourreaux.Mais la famille Sanson est à l'origine de la plus célèbre dynastie de bourreaux français. Ces Normands exercèrent leur activité du XVIIe au XIXe siècles. Le plus fameux représentant de cette famille est sans conteste Charles-Henri Sanson, qui fut le quatrième à exercer cet office de bourreau.C'est en effet l'exécuteur de Louis XVI, mais aussi des grands révolutionnaires, comme Danton ou Robespierre. Même s'il éprouvait de la répugnance pour ce métier, il commença, comme c'était l'usage, à assister son père, qui était le bourreau de Paris.À l'époque où Charles-Henri Sanson commence son acticité, vers la fin du règne de Louis XV, le bourreau recourt à divers moyens pour exécuter les condamnés qui lui sont remis.La décapitation par l'épée, réservée aux nobles, demeure l'un des principaux. Et notre bourreau ne s'y prend pas toujours bien. En 1766, quand il s'agit d'exécuter Lally-Tollendal, un militaire accusé de trahison, Sanson manque son coup et commence par casser la mâchoire et les dents du condamné.La même année, il devait arracher la langue au chevalier de La Barre, accusé de blasphème. Mais la sentence ne fut pas appliquée. En 1777, il lui revient de préparer le bûcher où devait périr Antoine-François Desrues, accusé d'empoisonnement.Au début de la Révolution française, Sanson se prononce en faveur de la guillotine, qui lui paraît, comme à beaucoup d'autres, un mode d'exécution moins cruel. Il défend la guillotine auprès de l'Assemblée législative et assiste lui-même, en 1792, aux premiers essais de l'engin, d'abord sur des ballots de paille, puis sur des moutons enfin sur des cadavres humains.Et c'est lui qui l'inaugure, le 25 avril 1792, en guillotinant un voleur. Après avoir transmis sa charge à son fils Henri, en 1795, Charles-Henri Sanson se retire et meurt en 1806. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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