

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Episodes
Mentioned books

Jul 5, 2023 • 2min
Pourquoi l'absinthe a-t-elle été interdite ?
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Jul 3, 2023 • 2min
Pourquoi Eddie Slovik fut-il éxécuté en France en 1945 ?
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Jul 2, 2023 • 2min
Pourquoi le brouillard a changé l'histoire des Etats Unis ?
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Jun 29, 2023 • 2min
Qui est le « tapissier de Notre Dame » ?
Né en 1628, le futur maréchal de Luxembourg appartient à la grande famille des Montmorency. Au moment de la naissance du futur militaire, elle n'est guère appréciée, ni de Louis XIII, ni de son ministre, le cardinal de Richelieu.En effet, au début des années 1630, son cousin et son propre père sont exécutés pour s'être battus en duel, alors que les édits de Richelieu interdisaient formellement cette pratique, qui décimait la noblesse de France.Le jeune Henri-François de Montmorency est alors recueilli par sa tante, la princesse de Condé. Il sera élevé avec son cousin, le duc d'Enghien, qui l'entraînera dans les désordres de la Fronde.Puis, en 1659, Montmorency et Condé, qui s'étaient exilés, rentrent en France et retrouvent la faveur royale. Le futur maréchal de Luxembourg débute très tôt dans le métier des armes, puisqu'en 1643, âgé de 15 ans, il participe à la bataille de Rocroi, qui marque la fin de la domination militaire des Espagnols.Il participe aussi aux guerres de la Fronde. Au début de la guerre de Dévolution, en 1668, il obtient un important commandement.Les nombreuses guerres menées par Louis XIV lui offrent d'autres opportunités. Durant la guerre de Hollande, en 1675, il devient l'un des huit nouveaux maréchaux de France promus par le Roi.Sa réputation fait des jaloux. À l'occasion de l'Affaire des poisons, il est ainsi accusé de pactiser avec le diable. Les intrigues de ses ennemis lui valent ainsi, en 1680, un bref emprisonnement à la Bastille.Mais le maréchal de Luxembourg, rentré en grâce, reprend bientôt le fil de sa carrière. Malgré son âge avancé, du moins pour l'époque, il commande encore d'autres armées, jusqu'à sa mort, survenue en 1695.Comme il était d'usage, le maréchal, souvent victorieux, fit enlever les drapeaux de l'ennemi sur les champs de bataille. Ils furent suspendus dans la nef et le chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris.Mais il y en avait tant que ces emblèmes lui valurent le glorieux surnom de "tapissier de Notre-Dame". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 28, 2023 • 2min
Quelle cité légendaire a été retrouvée en Mer du Nord ?
En 1362, l'île de la mer du Nord sur laquelle s'est édifiée la petite ville marchande de Rungholt, est submergée par un raz-de-marée. La cité, engloutie sous des vagues gigantesques, aurait disparu dans les flots.D'après les traditions locales, la ville aurait été punie par Dieu. Comme les habitants de Sodome et Gomorrhe, ceux de Rungholt auraient succombé à de nombreux péchés. La colère divine se serait ainsi abattue sur des impies et des ivrognes.Mais, jusqu'à aujourd'hui, on ignorait si cette "Atlantide du Nord" était une simple légende ou s'il s'agissait d'une ville réelle, emportée par les flots. Il faut noter que le tsunami, lui, s'est bien produit.Surnommé la "Grande Noyade" par les habitants, il aurait fait des milliers de victimes en une seule nuit.Il semble que des archéologues allemands viennent de trancher la question. La ville de Rungholt aurait bien existé et elle aurait été submergée par une tempête d'une puissance exceptionnelle.Ils ont en effet retrouvé, près de l'île de Südfall, dans la mer des Wadden, des vestiges qui pourraient remonter à l'époque où la ville de Rungholt aurait été engloutie par une mer déchaînée.Des fouilles ont été aussitôt entreprises et des sédiments prélevés. Les scientifiques ont mis à jour des parties notables de la cité disparue, s'il s'agit bien d'elle.Ils ont en effet repéré un port et une digue, des éléments essentiels si l'on se souvient que le commerce était la principale activité de la ville. Ils ont aussi, partiellement exhumé les restes de deux églises, dont l'une paraissait occuper une place centrale dans la cité.Quant aux vestiges d'un système de drainage, découvert lui aussi sous l'eau, ils montrent que les habitants de Rungholt, si c'est bien la ville retrouvée, s'adonnaient aussi à l'agriculture.Mais, pour les archéologues, le temps presse. Ces découvertes, si importantes pour l'histoire locale, sont fragiles. En effet, elles sont menacées par l'érosion. Il faut donc recueillir le plus d'indications possible avant que le site ne devienne inexploitable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 26, 2023 • 2min
Pourquoi les Aztèques ont-ils disparu ?
L'Empire aztèque, qui correspond à peu près au Mexique actuel, s'effondre très vite, en 1521, sous les coups que lui porte le conquistador espagnol Hernan Cortes. Mais, par ailleurs, sa population est rapidement décimée.Les historiens se sont longtemps demandé pourquoi. On a invoqué l'intensité des combats qui aboutirent à la conquête de l'Empire aztèque. Ainsi, environ 40.000 combattants aztèques périssent dans les combats qui se terminent par la prise de Tenochtitlan, la capitale de l'Empire.Par ailleurs, la violence exercée par les Espagnols, ou du moins beaucoup d'entre eux, à l'égard des autochtones, est aussi considérée comme l'une des causes de cette diminution spectaculaire de la population locale.Elle s'est ainsi manifestée par l'introduction de la "mita", qui obligeait les hommes âgés de 15 à 50 ans à travailler dans les mines, notamment les mines d'argent du Potosi. Les conditions de travail y étant très dures, des millions d'Indiens sont morts en quelques années.Mais les historiens ont découvert une autre raison de cette hécatombe. Et elle est déterminante. Si autant d'Aztèques ont succombé, en peu de temps, ce serait à cause du virus de la variole.Il aurait été introduit au Mexique par des soldats qui, en 1520, débarquent au Mexique. Parmi les passagers, plusieurs Amérindiens, venant de Cuba, et un esclave africain, auraient été contaminés par le virus.À partir de là, la maladie se serait répandue comme une traînée de poudre. Ainsi, 200.000 personnes seraient mortes à Tenochtitlan durant l'hiver 1520-1521. La population de la capitale aurait été réduite de 60 % en quelques mois.La maladie n'aurait pas seulement fait des ravages dans l'Empire aztèque. Ainsi, la population de l'île d'Hispaniola, que se partagent aujourd'hui Saint-Domingue et Haïti, voit sa population passer d'un million d'habitants en 1492 à environ 30.000 en 1520.On a des descriptions contemporaines de la maladie. Elles nous montrent des Amérindiens couverts de pustules, des rues jonchées de cadavres et une odeur pestilentielle, qui empuantissait l'air des villes. Cette épidémie de variole de 1520-1521 aurait emporté entre 30 et 35 % de la population de l'Empire aztèque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 25, 2023 • 2min
Pourquoi les médecins ont-ils pratiqué l'uroscopie ?
De nos jours encore, les médecins ont recours à des analyses d'urine, pratiquées par des laboratoires. Elles permettent notamment de déceler la présence d'infections urinaires ou de certaines maladies rénales.Ces examens sont une lointaine survivance d'une très ancienne pratique, connue sous le nom d'"uroscopie". Elle consistait à repérer les traces de très nombreuses maladies, et, d'une manière plus large, à déterminer l'état de santé du patient, à la seule vue de son urine.Cet usage médical remonte à l'Égypte ancienne et on le retrouve aussi bien en Inde que dans l'Empire byzantin. Il est introduit en Europe à partir du XIe siècle. Des médecins prestigieux, à commencer par Hippocrate, y avaient recours.Le médecin versait l'urine du patient dans un récipient appelé "matula" ou, plus simplement, "urinal". Il en est parfois arrivé à symboliser la pratique même de la médecine, ce qui en dit long sur le crédit accordé à cette pratique.Pour établir son diagnostic, le praticien examine les dépôts urinaires qui se sont formés dans le récipient. Il en étudie l'aspect et les formes. La couleur de l'urine lui apporte également de précieuses indications. Sa clarté, et même la mousse qu'elle forme, sont également interprétées par le médecin.Toutes ces précisions sont notamment données par ce qu'on appelle la "roue des urines". Il s'agit d'une sorte de nuancier, composé d'un certain nombre de couleurs d'urine, et parfois même de saveurs.Mais les médecins ne se contentaient pas d'examiner l'urine de loin. Ils y plongeaient aussi le doigt, pour vérifier sa consistance, et n'hésitaient pas même à la goûter.Les médecins du Moyen-Âge prisaient beaucoup cette technique de diagnostic. Ils la préféraient même souvent à l'examen du sang, de la sueur ou des crachats du malade. Avec la prise du pouls, l'uroscopie est alors considérée comme un examen médical essentiel.L'uroscopie, en tant que technique de diagnostic médical, disparaît progressivement à partir du XVIIIe siècle. De son côté, la "roue des urines" est utilisée plus longtemps par les médecins. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 22, 2023 • 2min
Pourquoi boire du café à Constantinople a été un acte controversé ?
Sans doute cultivé d'abord en Éthiopie, puis connu au Yémen, vers le XIIe ou le XIIIe siècle, le café s'est ensuite répandu en Arabie puis dans l'ensemble des pays dominés par l'Islam.C'est vers 1550 qu'il est introduit dans l'Empire ottoman par des marchands syriens. Ce breuvage y connaît aussitôt un vif succès. À tel point que la capitale de l'Empire, Constantinople, comporte bientôt quelque 600 "kahvzhanes", où les amateurs dégustaient leur "kahveh", qui est devenu notre "café".Mais ces lieux, et leurs habitués, étaient suspects aux yeux du sultan Mourad IV, qui règne de 1623 à 1640, et dont les pratiques tyranniques ont laissé une lugubre trace dans l'histoire du pays.Mais qu'est-ce que ce souverain despotique pouvait reprocher au café ? Peut-être de se faire trop longtemps désirer. Préparé à la turque, l'élaboration du café prenait en effet du temps.En attendant d'être servis, les consommateurs jouaient au jaquet et aux échecs ou écoutaient des poèmes ou de la musique. Mais ils ne se privaient pas non plus de commenter les événements du jour et de critiquer le gouvernement.Si le sultan était aussi sûr de ses informations, c'est qu'il les avait recueillies lui-même. En effet, ce souverain soupçonneux avait l'habitude de se promener incognito dans les rues de sa capitale et d'entrer dans les établissements où l'on servait du café.Convaincu que les "kahvzhanes" sont des lieux d'opposition, Mourad IV les fait fermer et condamne à mort des milliers de buveurs de café, qui sont jetés dans le Bosphore, cousus dans un sac.Dans la foulée, il interdit la consommation de café, sous prétexte que sa torréfaction faisait courir des risques d'incendie à la ville. Il prohibe aussi le tabac et l'alcool, ce qui est assez ironique quand on sait que le sultan est lui-même mort d'une cirrhose du foie.Outre de vagues raisons morales, l'interdiction de ces substances s'explique surtout par le fait que leur consommation servait de prétexte à des réunions qui pouvaient s'avérer dangereuses pour l'autorité du sultan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 21, 2023 • 2min
Quelle boisson fut exportée par Christophe Colomb ?
La découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et les grands voyages des navigateurs espagnols et portugais, aux XVe et XVIe siècles, ont permis aux Européens de nouer de fructueux contacts avec les habitants de ces nouvelles contrées.Parmi les échanges ayant entraîné un enrichissement mutuel de ces peuples, figurent, en bonne place, les liens culinaires. Des scientifiques britanniques ont ainsi constaté que le vin avait été apporté très tôt dans le Nouveau Monde.Ils ont tiré cette conclusion de l'examen d'une quarantaine de tessons de céramique, trouvés sur l'Isla Mona, située entre Puerto Rico et la République dominicaine.L'un de ces débris venait d'un pot à olives qui avait dû contenir du vin. Ce type de poteries était en effet utilisé pour transporter diverses denrées alimentaires. Les chercheurs font remonter cet échantillon à une période comprise entre 1490 et 1520.Soit le moment où Christophe Colomb a abordé aux rivages de cette île. Le navigateur génois aurait donc fait découvrir le vin à ses habitants. Mais on ignore s'ils en ont bu.Mais, du fait de la longueur du voyage et des conditions de transport de l'époque, le vin ne supportait guère la traversée. Ce qui représentait un véritable gâchis, car, à chaque expédition vers le Nouveau Monde, environ 150.000 barriques de vin remplissaient les cales des navires.C'est pourquoi les navigateurs européens, qui ne comptaient pas se passer de cette boisson, ont décidé de transporter, non pas du vin, mais des pieds de vigne.Et la vigne s'est parfaitement adaptée au climat de certains secteurs du Nouveau Monde. C'est notamment le cas du Pérou, dont les vallées se couvrent de vigne. Cette nouvelle culture est un tel succès que le Pérou alimente bientôt en vin tout le continent.La vigne est introduite aussi dans d'autres contrées d'Amérique latine, comme le Mexique. L'arrivée de Christophe Colomb et, à sa suite, des premiers conquistadors, en Amérique, s'est donc traduite par l'introduction de la vigne dans ces régions et par l'exportation de ce vin du Nouveau monde vers de nombreux marchés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 19, 2023 • 2min
Qu'est-ce que la théorie des humeurs ?
La médecine ancienne doit beaucoup à Hippocrate, un médecin grec ayant vécu au IVe siècle avant notre ère. Son importance est d'ailleurs encore reconnue de nos jours puisque c'est en son nom que les médecins prêtent le serment qui marque le début de leur carrière.C'est à Hippocrate qu'on doit notamment la théorie des "humeurs". Elle domine très largement la médecine jusqu'au XIXe siècle, où les découvertes de Pasteur et l'usage généralisé du microscope en démontrent l'inanité.Comme son nom l'indique, cette théorie repose sur la présence, dans le corps humain, d'"humeurs". Elles sont au nombre de quatre : la bile jaune et le sang, qui viennent du foie, à quoi s'ajoutent l'atrabile, ou bile noire, produite par la rate, et la pituite, ou phlegme, en relation avec le cerveau.Ces humeurs sont elles-mêmes liées aux quatre éléments fondamentaux que sont l'eau, l'air, la terre et le feu. Par ailleurs, chaque humeur est dotée, en fonction du patient, d'une "qualité" particulière.Ces divers états sont le chaud, le froid, le sec et l'humide. L'équilibre, dans une certaine proportion, de ces divers éléments, se traduit par la bonne santé de la personne concernée.À l'inverse, le moindre déséquilibre, dans ce réseau complexe de relations, peut entraîner l'apparition et le développement de maladies. Par ailleurs, la prédominance, chez un patient, de telle ou telle humeur, va aussi déterminer son "tempérament".Ce que, précisément, nous appellerions aujourd'hui son "humeur". Ainsi, le patient "bilieux", influencé par la bile jaune et la terre, et donc dominé par un tempérament à la fois chaud et sec, aura une propension à la colère.Cette théorie des humeurs ne permet pas seulement de définir des caractères, mais s'applique aussi aux différents âges de la vie. Ainsi, la petite enfance est associée au phlegme, tandis que l'âge adulte est dominé par le tempérament bilieux.Cette vision du corps humain explique aussi le succès de certains traitements, comme la saignée, qui devait évacuer certaines humeurs, mais avait plutôt tendance à hâter la fin du malade qu'à favoriser sa guérison. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


