

Choses à Savoir HISTOIRE
Choses à Savoir
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Nov 6, 2023 • 2min
Pourquoi une grève à Limoges en 1905 fut historique ?
Au début du XXe siècle, les conditions de travail des ouvriers restent très difficiles. En effet, le dimanche, comme jour de repos hebdomadaire, n'est accordé qu'en 1906, et il faudra attendre 1919 pour qu'une loi reconnaisse le principe de la journée de travail de huit heures.Ces timides avancées sociales ne sont donc pas encore acquises quand éclate, à Limoges, la grande grève de 1905. La ville est depuis longtemps un bastion de la gauche. Les ouvriers y sont donc plus sensibles qu'ailleurs à ce qu'ils perçoivent comme des injustices.Ils protestent en effet contre le bas niveau des salaires, mais aussi contre certaines pratiques, comme ce "droit de cuissage" que s'octroient certains contremaîtres à l'encontre des jeunes ouvrières.C'est pour le dénoncer qu'éclate cette grève hors normes de 1905.Une grève révolutionnaire ?Ce qui fait d'abord la particularité de ce conflit social, c'est son ampleur. En effet, les principaux secteurs de l'industrie limougeaude, la porcelaine, l'imprimerie et la chaussure, sont concernés.La grève éclate fin mars et se répand dans les ateliers comme une traînée de poudre. Quelques jours plus tard, au début d'avril, les patrons s'entendent pour fermer les usines et renvoyer les ouvriers.13.000 personnes se retrouvent ainsi sans emploi. La grève va alors se transformer peu à peu en guerre civile. Les milieux conservateurs craignent qu'elle ne marque même le début d'une révolution. C'est ce qui explique aussi la singularité de cette grève.En effet, ce ne sont pas seulement les ouvriers, mais toute une partie de la population qui dressent des barricades dans les rues de la ville. Des ouvriers s'emparent également des établissements Haviland, la célèbre usine de porcelaine, et envahissent la prison, pour libérer leurs camarades incarcérés.Face à ce qu'elles considèrent comme une émeute, les autorités font appel à la troupe. Les soldats chargent et ouvrent le feu, laissant un mort sur le sol. Les obsèques du jeune ouvrier tué seront suivies par 30.000 personnes.Le patronat capitule alors et, à la suite d'un accord trouvé entre les deux parties, le travail reprend quelques jours plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 5, 2023 • 2min
Qui étaient les pirates Wakô ?
Dans l'histoire de l'humanité, la piraterie est un phénomène récurrent. Elle né sévit pas seulement dans les Caraïbes ou dans les eaux de la Méditerranée. On la trouve aussi en Asie, où les pirates "Wakô" sillonnent la mer de Chine.On les signale dès le VIIIe siècle, mais ils se manifestent surtout à partir des XIIIe-XIVe siècles. Durant environ deux siècles, ils s'attaquent aux navire marchands et enlèvent des passagers, qu'ils revendront comme esclaves. Ils arrivent à rassembler des flottes impressionnantes, dont certaines regroupent pas moins de 500 bateaux.Mais la mer n'est pas le seul théâtre d'opération des "Wakô". Ils paraissent aussi sur les côtes et font même des incursions à l'intérieur des terres. Ils se déplacent à cheval ou, comme les Vikings, remontent les fleuves à bord de leurs embarcations. Ils pillent alors les riches monastères et les réserves de riz des paysans, qu'ils réduisent eux aussi en esclavage.Les "Wakô" s'en prennent également aux convois transportant le riz ou les poteries représentant les impôts, versés alors en nature par les paysans. Ils ont des bases permanentes, comme l'île de Tsushima, située entre le Japon et la Corée.Un contexte de guerres féodalesOn ne connait pas très bien l'identité de ces pirates. Il s'agit sans doute de pêcheurs et de marchands qui avaient du mal à nourrir leurs familles.Il se peut que, dans le contexte d'anarchie féodale qui règne au Japon entre le XIVe et le XVIe siècle, certains "Wakô" aient été au service de seigneurs de guerre, qui voyaient dans la piraterie un moyen de financer leurs armées.Ils se lancent aussi dans la contrebande, transportant notamment des cargaisons de soufre. Le Japon étant alors la proie de conflits incessants entre seigneurs locaux, cette substance indispensable à la fabrication d'explosifs était très demandée.Il faudra attendre la réunification du Japon, au début du XVIIe siècle, pour qu'un pouvoir central plus puissant vienne enfin à bout des pirates "Wakô". Beaucoup sont tués ou capturés, mais certains, dont on reconnaît les talents, sont embauchés dans l'administration japonaise. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 2, 2023 • 2min
Quelles inventions de Leonard de Vinci utilise-t-on encore ?
Léonard de Vinci était l'incarnation même de ces hommes de la Renaissance, dont le savoir et la curiosité étaient universels. Car l'auteur de la "Joconde" n'était pas seulement un grand peintre, il brilla tout autant comme ingénieur, scientifique, architecte ou botaniste.Fort de ces connaissances encyclopédiques, aussi bien théoriques que pratiques, Léonard de Vinci nous a laissé, dans ses innombrables croquis et les milliers de pages de ses écrits, des inventions dont certaines n'ont été vraiment mises au point qu'à une époque récente.Ainsi a-t-il conçu, avec du bois et de la soie, une "machine volante" qui, pour certains, est la préfiguration de notre hélicoptère. Pour fabriquer cet engin que, d'après certaines traditions, il aurait lui-même essayé, il observe le vol des oiseaux, des chauves-souris et des cerfs-volants.Et si le pilote de cette machine rencontrait des problèmes, il pouvait utiliser le parachute que Léonard de Vinci n'a pas manqué non plus d'inventer. Il se présentait sous la forme d'un grand carré de bois et de toile.Un inventeur prolifiqueMais on doit à ce génie visionnaire bien d'autres inventions, qu'on utilise aujourd'hui encore. C'est le cas de la bicyclette, si toutefois on veut bien prendre pour son ancêtre le petit engin muni de deux roues qui apparaît sur l'un des croquis de Léonard de Vinci.Une plateforme protégée par une cuirasse métallique, montée sur roues et munie d'armes et d'une tourelle d'observation ressemblerait à s'y méprendre à nos modernes chars d'assaut.Pour certains, l'artiste aurait même inventé la première automobile. Il s'agit d'une sorte de chariot, muni de trois roues, qui pouvait avancer de manière autonome. Son fonctionnement reposait sur un mécanisme d'horlogerie.L'exploration sous-marine intéressait aussi Léonard de Vinci. On lui doit, en effet, le premier scaphandre connu. Tout y est déjà : la tenue de plongée en cuir, le masque et des tubes pour permettre au plongeur de respirer.On prête encore à ce génie d'autres inventions, comme ce "chevalier mécanique", considéré come l'ancêtre des robots, ou même la première calculatrice mécanique, dotée de dents à rouage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nov 1, 2023 • 2min
Quel fut l'acte de terrorisme le plus meurtrier au Royaume Uni ?
Quand des terroristes préparent un attentat, leur but est de faire le plus de victimes possible, de manière à ce que cet acte criminel ait le plus grand retentissement.Cet objectif macabre a été pleinement atteint lors de l'attentat de Lockerbie, au Royaume-Uni. En effet, le 21 décembre 1988, un Boeing 747 de la compagnie américaine Pan Am, qui reliait Londres à New York, est détruit en plein vol, une demi-heure après le décollage, par l'explosion d'une bombe placée à bord de l'appareil.L'explosion fait un trou dans le fuselage de l'avion. Les 243 passagers de l'avion périssent dans l'attentat. Les 16 membres d'équipage et 11 habitants du village de Lockerbie, tués par la chute des débris de l'avion, connaissent le même sort.Au total, cette explosion a causé la mort de 270 personnes. C'est, à ce jour, l'attentat le plus meurtrier qu'ait eu à déplorer le Royaume-Uni.La Libye au banc des accusésÀ la suite de ce terrible attentat, les services britanniques procèdent à une minutieuse enquête, qui s'étale sur des années. Ils examinent notamment quatre millions de débris de l'avion, dispersés sur une superficie de plus de 2.000 km2.Peu à peu, les investigations menées amènent les enquêteurs à soupçonner les services secrets libyens d'être à l'origine de l'attentat. Ils découvrent en effet que le matériau explosif utilisé par les terroristes aurait été vendu par la Tchécoslovaquie à des agents libyens.Par ailleurs, un expert en explosifs du FBI trouve l'une des pièces de la bombe très similaire à un dispositif saisi sur des agents des renseignements libyens.L'enquête aboutit finalement à la mise en cause de deux Libyens, dont l'un est un officier des renseignements. Après avoir refusé de les extrader, le colonel Kadhafi, qui doit faire face à des sanctions internationales, finit par livrer les accusés à la justice britannique.En 2001, l'un des prévenus est condamné à la réclusion à perpétuité, mais libéré pour raisons médicales en 2009. L'autre sera acquitté faute de preuves. Nouveau rebondissement : un autre présumé coupable, toujours libyen, a été extradé, en décembre 2022, vers le Royaume-Uni. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 30, 2023 • 2min
Pourquoi Robespierre a-t-il été guillotiné ?
Avec Danton, Mirabeau et Marat, Maximilien Robespierre est sans conteste l'une des grandes figures de la Révolution française. Né en 1758, dans le nord de la France, il fait des études de droit et devient avocat.Élu du Tiers-État aux États-Généraux qui se réunissent à Versailles, en mai 1789, puis, le mois suivant, à l'Assemblée Constituante, il se pose, dès le départ, en défenseur de la liberté et des droits de l'Homme.En effet, il préconise notamment la suppression de l'esclavage, l'abolition de la peine de mort et l'instauration du suffrage universel.Fervent partisan de la République, Robespierre prend une part active au renversement de la Monarchie, en août 1792, et devient l'un des leaders de la Convention nationale, la première assemblée de l'ère républicaine, élue en septembre 1792.Une certaine paranoïaCe qui va provoquer la chute de Robespierre, c'est son intransigeance et une certaine forme de paranoïa. Il se faisait en effet une très haute idée de la politique. Pour lui, elle devait être dominée par la "vertu", au sens antique, c'est-à-dire une véritable excellence morale.Devenu membre du comité de Salut Public qui, à partir du printemps 1793, dirige la France de concert avec la Convention, Robespierre voit des complots partout, fomentés par des "traitres". Aussi bien à l'aile gauche de la Révolution, avec les Enragés, un groupe de révolutionnaires radicaux, qu'à droite, avec les Indulgents qui, menés par Danton, voulaient une pause dans la politique de Terreur menée par le comité de Salut Public.Robespierre fait guillotiner les uns et les autres. Si bien que tous les députés finissent par se sentir menacés. Aussi, lors de la séance du 27 juillet 1794, à la Convention, l'arrestation de Robespierre, et de certains de ses partisans, est décrétée, au milieu d'un tumulte indescriptible.Finalement réfugié à l'hôtel de Vile, et blessé d'une balle dans la mâchoire, Maximilien Robespierre est guillotiné sans jugement dès le lendemain de son arrestation, le 28 juillet. Ses restes sont jetés dans une fosse commune et recouverts de chaux vive, pour qu'il n'en demeure aucune trace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 29, 2023 • 2min
Christophe Colomb a t-il importé la syphilis en Europe ?
Transmise par une bactérie découverte au début du XXe siècle, la syphilis est une maladie sexuellement transmissible qui, aujourd'hui encore, infecte des millions de personnes dans le monde.On a longtemps pensé que cette maladie avait été ramenée en Europe, à la fin du XVe siècle, par les marins de Christophe Colomb, qui venait de découvrir l'Amérique.Or, de nombreux faits démentent cette théorie. Il semble en effet que l'"ancêtre" de la bactérie responsable de la maladie pourrait remonter à environ 2.500 ans. Par ailleurs, le célèbre médecin grec Hippocrate, né au Ve siècle avant J.-C., a décrit les formes les plus graves de la syphilis.On en aurait aussi retrouvé des traces sur certains des corps retrouvés à Pompéi, ensevelie sous les cendres du Vésuve, lors de l'éruption survenue en l'an 79 de notre ère.Christophe Colomb n'a pas introduit la syphilis en EuropeDe nouvelles découvertes viennent encore confirmer l'ancienneté de cette maladie en Europe. En effet, des traces de la syphilis ont été retrouvées sur des corps exhumés lors de fouilles menées dans un monastère de Kingston, en Angleterre. Or, ces dépouilles remontaient aux XIIIe et XIVe siècles. D'autres chercheurs ont identifié la présence de la maladie sur des squelettes datant du début du XVe siècle et retrouvés en Finlande. De même, des ossements découverts en Estonie, et datés, au carbone 14, du début ou du milieu du XVe siècle, portaient des traces de syphilis.La preuve semble donc faite que cette terrible maladie existait sur le vieux continent bien avant que les caravelles de Christophe Colomb n'aient atteint les rivages de l'Amérique.Ce ne sont donc pas ses équipages qui ont introduit la bactérie en Europe. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne l'aient pas ramenée dans leurs bagages. Il est même probable que des marins en provenance d'Amérique aient contracté la maladie.Ils ne l'auraient donc pas apportée pour la première fois sur le vieux continent, mais ils pourraient avoir favorisé, notamment par des recombinaisons de la bactérie, une recrudescence de la syphilis en Europe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 26, 2023 • 2min
En quelle année les bals ont-ils été interdits en France ?
On sait que, pour le gouvernement de Vichy, et le maréchal Pétain le premier, l'une des causes de la défaite de 1940 est à chercher dans l'"esprit de jouissance" dont auraient fait preuve les Français depuis le Front populaire.Il est notamment symbolisé, aux yeux des dirigeants de Vichy, par la diminution de la durée hebdomadaire de travail et par les premiers congés payés octroyés aux Français en 1936.Mais cette volonté de s'amuser s'incarne aussi dans la danse, qu'on voudrait proscrire. En effet, l'heure n'est plus à l'amusement, mais à l'effort. Aussi de nombreux textes interdisent les bals. Et ce, avant même la mise en place du régime de Vichy.En effet, les dancings sont interdits dès mai 1940. Au moment de l'invasion allemande, en juin, toutes les fêtes populaires sont proscrites. Une interdiction reprise en 1941 par l'État français.Des sanctions souvent inefficacesMalgré les difficultés du moment, et peut-être à cause d'elles, les Français ont toujours envie de danser. Aussi, malgré les interdictions, les bals clandestins se multiplient.En dehors du cinéma, les loisirs étaient rares, et les gens avaient peu d'occasions de s'évader d'une réalité quotidienne dramatique. Les danseurs étaient le plus souvent des jeunes gens.Ils choisissaient des endroits isolés, à la campagne, pour organiser leurs bals. Ils se tenaient ainsi dans des maisons vides ou des hangars désaffectés. Mais certains avaient tout de même lieu dans des bars ou des hôtels.Les gens dansaient au son de l'accordéon mais découvraient aussi les rythmes du jazz ou de la musique "zazou". Malgré des interdictions réitérées, et le zèle de la police, de nombreux bals clandestins se sont tenus durant toute l'Occupation.Il est vrai que les amendes infligées aux contrevenants, d'un montant assez modique, n'étaient pas très dissuasives. Les sanctions prévues à l'encontre des propriétaires des lieux accueillant les bals étaient parfois plus efficaces.En effet, s'ils étaient convaincus d'avoir organisé de tels divertissements, ils risquaient la fermeture de leur établissement et la confiscation du matériel. Dans certains, ils pouvaient même être emprisonnés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 25, 2023 • 2min
Qui aurait dit : « Toi aussi, mon fils ! » ?
Dans la mémoire collective, Jules César demeure l'un des principaux dirigeants de la Rome Antique. Il serait l'auteur d'un mot historique célèbre : "Toi aussi mon fils !".Né en l'an 100 avant J.-C., il franchit rapidement, entre 68 et 62 avant notre ère, les étapes du "cursus honorum", qui réglait l'accession aux magistratures publiques dans la Rome antique.Membre du premier triumvirat, en 60, César s'affirme avec sa conquête de la Gaule, entre 58 et 51 avant J.-C. Mais il refuse de se plier aux ordres du Sénat, qui l'a finalement déclaré hors la loi.Passant outre à l'opposition des sénateurs, il rentre à Rome à la tête de son armée et, en août 45, obtient le titre de dictateur pour une durée de 10 ans. On prétendait même qu'il aurait été sur le point de se faire couronner.Brutus parmi les assassinsLe 15 mars 44 avant notre ère, César se rend à une réunion du Sénat. Tout à coup, des hommes se jettent sur lui et le poignardent. Parmi ses assassins, qui craignaient l'ambition d'un homme parvenu au faîte des honneurs, un personnage très proche de lui, le sénateur Marcus Junius Brutus.César le considérait comme son protégé. En voyant le jeune homme lever son couteau vers lui, César se serait exclamé : "Tu quoque mi fili ! ", "toi aussi mon fils !". Le mot est rapporté par l'écrivain Suétone, dans sa "Vie de César", et repris par d'autres auteurs.Dans le texte de Suétone, cette exclamation est en grec, la langue souvent usitée par les Romains de la haute société. Or, en grec, le mot "teknon" n'a pas vraiment le sens de "fils", mais se traduit plutôt, d'une manière plus vague, par "mon garçon".Ce qui correspondrait mieux à la réalité. En effet, si César était bien le mentor de Brutus, et si celui-ci fut un temps le fiancé de sa fille, le dictateur n'était ni le père biologique, ni même le père adoptif du jeune homme.Comme pour la plupart des mots historiques, l'attribution de celui-ci à son auteur supposé n'est pas certaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 23, 2023 • 2min
Où se trouve la "bombe Tybee" ?
On sait que des grandes puissances comme les États-Unis et la Russie possèdent un impressionnant arsenal nucléaire. Pour tester sa fiabilité et le caractère opérationnel de ces armes, de fréquents exercices sont effectués.Lors de ces missions, des avions américains survolent des villes, pour évaluer les conditions dans lesquelles des bombers nucléaires pourraient être utilisées. C'est pourquoi elles sont embarquées à bord des appareils.Mais des incidents se produisent parfois, qui obligent les pilotes à larguer ces bombes. Ces opérations ont lieu dans des endroits isolés, afin d'éviter tout risque. Mais il arrive que la bombe ne soit pas retrouvée.Une bombe perdue au fond de l'océanC'est ainsi que la "bombe Tybee" a été perdue. Les faits se sont passés en 1958. Deux pilotes américains volent alors à bord de leurs appareils. Défaillance du radar ou erreur humaine, ils entrent tout à coup en collision.L'un des pilotes parvient à s'éjecter. Mais l'autre transporte une bombe nucléaire de 3,5 tonnes. Il essaie alors, sans succès, de se poser sur la piste de sa base. Il est alors autorisé à larguer la bombe au large de Tybee Island, une île de la Géorgie. Ceci fait, le pilote réussit finalement à atterrir.Des recherches sont alors entreprises pour retrouver l'engin. Elles durent des semaines et mobilisent des moyens importants. Mais, malgré ces recherches, la bombe demeure introuvable. À ce jour, elle reste enfouie dans les profondeurs de l'océan.En tous cas, elle n'a pas explosé. Au moment de sa disparition, les autorités ont prétendu que, du fait de sa conception, aucune réaction nucléaire en chaîne ne pouvait se produire. Aucune explosion n'était donc à craindre.Mais certains documents, déclassifiés depuis, ainsi que des témoignages autorisés, semblent indiquer le contraire. La bombe "Tybee" serait bien une arme nucléaire "complète", susceptible d'exploser.Les métaux lourds qu'elle contient pourrait aussi polluer les fonds marins. Quoi qu'il en soit, les difficultés de localisation, et le coût d'un e telle recherche, estimé à 5 millions de dollars, auraient décidé l'armée à laisser la bombe là où elle est. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oct 22, 2023 • 2min
Qu'est-ce que l'opération Dynamo ?
Pour écouter Choses à Savoir Sciences:Apple Podcast:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-a-savoir-tech/id1057845085Spotify:https://open.spotify.com/show/7MrYjx3GXUafhHGhgiocejDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/51300----------------------L'un des épisodes décisifs de la Seconde Guerre mondiale se joue, en cette fin mai 1940, sur les plages du nord de la France. Lancés depuis le 10 mai à l'assaut de leurs adversaires, les blindés allemands, appuyés par l'aviation, ne cessent de progresser vers l'ouest.Après avoir provoqué la capitulation des Pays-Bas et de la Belgique, ils envahissent la France et repoussent les troupes franco-britanniques vers l'ouest et le nord.La "blitzkrieg", ou guerre éclair, a montré toute son efficacité. Bientôt, les soldats alliés voient se refermer sur eux un piège redoutable. Ils sont coincés entre la mer et les troupes allemandes, qui continuent d'avancer.Une évacuation réussieC'est alors qu'est déclenchée l'opération "Dynamo". L'initiative est prise le 22 mai par le gouvernement britannique. Son but est d'évacuer les troupes anglaises vers le Royaume-Uni.Pour les Anglais, l'enjeu est capital. Si les 250.000 hommes envoyés en France, qui représentent la quasi-totalité des forces britanniques, sont tués ou capturés par les Allemands, c'en est fait de la participation anglaise au conflit.Tout est donc mis en œuvre, dans l'urgence, pour assurer le rapatriement des troupes depuis la poche de Dunkerque. Des navires de guerre sont dépêchés sur les lieux pour embarquer les soldats. Mais comme ils ne peuvent s'approcher trop près des côtes, 850 bateaux, dont 300 français, sont réquisitionnés.C'est donc une flotte hétéroclite, composée de chalutiers, de yachts ou même de canots de sauvetage, qui transporte les combattants vers les bateaux ancrés au large. Et cette opération de sauvetage est un succès inattendu : près de 340.000 soldats, dont plus de 123.000 Français, sont finalement évacués.Il est dû en partie à l'action de la Royal Air force (RAF), qui abat plus de 150 avions allemands. Mais cette évacuation aurait été beaucoup plus difficile, sinon même impossible, si le général Guderian n'avait fait arrêter les blindés durant plusieurs jours.Ce répit inespéré, approuvé par Hitler, est encore mal expliqué aujourd'hui. Certains historiens pensent que ce geste de bonne volonté devait faciliter, aux yeux du Führer, la conclusion d'une paix séparée avec l'Angleterre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


