Choses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir
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Nov 23, 2023 • 2min

Quel était le code de conduite des pirates ?

La vue du drapeau des pirates faisait frémir les équipages des navires qui l'apercevaient, car la réputation de férocité de ces écumeurs des mers n'était pas toujours usurpée.Et pourtant ces hommes en rupture de ban devaient se soumettre à certaines règles. En effet, certains chefs de bandes ont élaboré des sortes de codes, souvent connues sous le nom de "chasses-parties".Ces conventions sont d'abord le fait des corsaires, avant d'être adoptées par les pirates. L'un des codes les plus connus est celui mis au point, en 1720, par le célèbre pirate anglais Bartholomew Roberts, dit "Black Bart".Démocratie et disciplineLa lecture de ces codes, et notamment de celui de Bartholomew Roberts, ne laisse pas d'être surprenante. En effet, ils comprennent des usages démocratiques inconnus des sociétés de l'époque.De fait, les membres de l'équipage peuvent se prononcer, par vote, sur les affaires importantes. On discerne également, dans ces textes, une certaine forme de solidarité entre les pirates.En effet, il existe une caisse commune, dans laquelle on puisera pour compléter la part d'un pirate que ses blessures laissent handicapé.Plusieurs clauses ont pour but de faire régner une stricte discipline à bord. Ainsi, le vol est sévèrement puni. Un pirate qui prend plus que sa part de butin est abandonné sur une île déserte. S'il vole l'un de ses compagnons d'armes, il est condamné à avoir le nez et les oreilles coupés.Pour éviter tout débordement, les rixes sont interdites sur le bateau. Mais les querelles entre deux matelots peuvent se régler au pistolet ou au sabre. Dans la même logique, tout ce qui peut dégénérer en bagarre est proscrit. C'est le cas des jeux d'argent, mais aussi de la présence des femmes à bord des navires. Celle-ci pourrait d'ailleurs distraire les hommes d'équipage, qui doivent, à tout moment, de tenir prêts au combat.Enfin, aucun pirate ne peut "démissionner" avant d'avoir amassé un certain butin. Sans doute craignait-on que les éventuelles révélations de ces pirates repentis ne puissent compromettre la sécurité de leurs camarades.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 22, 2023 • 2min

Pourquoi le mystérieux État libre du Goulot est-il né d'une erreur ?

À la suite de la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles, adopté en 1919, impose la démilitarisation de la Rhénanie. Pour vérifier l'effectivité de cette mesure, la région est découpée en trois secteurs, occupées par les armées alliées pour une durée allant de 5 à 15 ans.Les zones concernées se trouvent à l'ouest du Rhin, mais comprennent aussi des têtes de pont sur la rive droite du fleuve. Elles sont centrées sur Cologne, Mayence et Coblence. Mais les militaires chargés de délimiter ces secteurs circulaires, sur la carte, commettent une erreur.En effet, les zones française et américaine auraient dû se toucher, de sorte qu'aucun secteur ne soit laissé en dehors de l'administration militaire alliée.Toutes les apparences d'un État souverainOr, ce n'est pas ce qui se passe. Un étroit couloir, mesurant moins de 800 mètres de large en son point le plus étroit, se trouve libre de toute occupation. Cet étroit corridor, coincé entre les zones française et américaine, va devenir l'État libre du Goulot.On lui donne ce nom en raison de sa forme qui, en effet, rappelle celle du goulot d'une bouteille. C'est le maire de Lorch, la ville la plus importante du territoire, et qui en devient la capitale, qui annonce, par un télégramme aux Alliés, la formation de ce micro État.Il comporte environ 17.000 habitants, qui vivent dans les villes de Lorch et de Caub, et dans plusieurs villages. Le nouveau pays se dote de certains des symboles de la souveraineté. Une nouvelle monnaie est en effet créée, le thaler de l'État libre, qui n'a cours que dans ce petit pays, qui émet aussi des passeports.Mais les Français ne l'entendent pas de cette oreille. Décidés à faire rentrer ces récalcitrants dans le rang, ils isolent le minuscule État. Aussi les vivres entrent-ils par contrebande dans le territoire.L'expérience prend fin en février 1923, à la suite de l'occupation de la Ruhr par les troupes françaises, qui devait contraindrez l'Allemagne à payer les réparations prévues par le traité de Versailles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 20, 2023 • 2min

Pourquoi l'histoire de Radio Caroline est-elle incroyable ?

Au début des années 1960, les jeunes Anglais découvrent, dans le sillage des Beatles et d'autres groupes à la mode, les rythmes saccadés de la musique pop. Les médias, et notamment la BBC, tentent de se mettre au diapason.Mais la radio d'État, qui a alors le monopole de la diffusion, ne consacre que quelques heures à cette nouvelle musique. Frustrée, la jeunesse britannique se tourne alors vers une nouvelle station, Radio Caroline, créée en 1964.Installée sur un bateau, elle émet de la musique pop toute la journée. Elle ne se contente d'ailleurs pas, comme la BBC, des grands succès du moment. Elle fait aussi découvrir de nouveaux titres, dont certains deviennent vite très populaires.Une histoire chaotiqueRadio Caroline vient donc compléter la programmation de la BBC, dont la jeunesse ne représente pas le principal public. Mais les choses ne sont pas si simples. La BBC ayant le monopole de la diffusion, cette nouvelle station est donc une radio pirate.Jusqu'en 1967, le gouvernement britannique tolère cette radio, dans la mesure où le bateau qui l'abrite croise dans des eaux internationales. Mais d'autres stations, comme Radio Atlanta, qui fusionnera avec Radio Caroline, se mettent à diffuser de la musique.Les radios pirates se multipliant, les autorités finissent par les interdire. De toute façon, Radio Caroline a des difficultés financières, et ses créanciers finissent par mettre la main sur le bateau qui l'héberge !En 1972, le navire arrive tout de même au large des Pays-Bas, qui ne lui réserve pas un meilleur accueil et interdit à son tour les radios libres. Et il finit même par sombrer quelques années plus tard, en 1980.Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Un autre bateau accueille Radio Caroline en 1983. Mais, une fois encore, l'argent vient à manquer et l'expérience tourne court en 1990.Hébergée aujourd'hui par un studio londonien, la station, qui a d'ailleurs perdu son identité, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Il est vrai qu'elle doit faire face à une rude concurrence. Quelques milliers d'auditeurs lui sont encore fidèles, mais on est loin du succès d'antan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 19, 2023 • 2min

Qu'est-ce qu'une « catapulte à bombardiers » ?

Des archéologues britanniques ont mis au jour un ingénieux dispositif de lacement des avions, datant de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit d'une grande catapulte, qui devait propulser dans les airs des bombardiers prenant leur élan sur des pistes très courtes.Ce système de lancement a été élaboré entre 1938 et 1940. Il se présente sous la forme d'une vaste fosse circulaire, sur laquelle une plaque tournante a été construite. elle oriente ensuite l'avion sur l'une des pistes d'envol. Celui-ci est relié à un vérin pneumatique souterrain, par lequel il reçoit de l'air à haute pression.La force emmagasinée par cet air était telle que l'avion pouvait décoller après avoir parcouru la courte distance de 82 mètres, la longueur des deux pistes construites. Grâce à cette catapulte, les avions, qui prenaient leur envol sur des pistes plus courtes, dépensaient moins de carburant.Une catapulte à l'origine d'un autre systèmeEn fait, cet ambitieux système de lancement n'a jamais fonctionné. Durant les phases d'essai, en effet, les moteurs chargés de comprimer l'air ont montré leurs limites, et le dispositif s'est révélé peu adapté à la propulsion des bombardiers.Mais cette technologie n'a pas été perdue. Elle a inspiré la mise au point, en 1941, d'un autre système de propulsion des avions : le dispositif de catapulte de navires marchands d'avions (CAM).Grâce à ce système, des chasseurs britanniques pouvaient s'envoler du pont de cargos pourtant peu adaptés au décollage d'avions. En fait, ils étaient montés sur une sorte de chariot, propulsé par une fusée.C'est pour compenser le manque relatif de porte-avions que plus de 30 navires marchands ont été convertis de la sorte. Les chasseurs ainsi catapultés ont largement contribué à la protection des convois de navires alliés.Par contre, aucune piste d'atterrissage n'était prévu pour les accueillir au retour de leur mission. Le pilote devait donc s'éjecter en vol et attendre d'être récupéré. Les avions étaient donc perdus.Après la guerre, la fosse creusée pour recevoir la catapulte a abrité, durant un certain temps, des déchets radioactifs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 16, 2023 • 2min

Quel champion cycliste sauva des juifs ?

Pour écouter l'épisode "Pourquoi l'inceste n'est pas un crime ?":Apple Podcasts:https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492Spotify:https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3Deezer:https://www.deezer.com/fr/show/51298-----------------------------Le cycliste italien Gino Bartali, né en 1914, près de Florence, s'est fait une place de choix dans les annales du tour de France, qu'il remporte à deux reprises, en 1938 et 1948. Il inscrit aussi trois tours d'Italie et quatre victoire dans la course Milan-San Remo à son palmarès. Mais il n'est pas seulement connu pour ses performances sportives.Durant la Seconde Guerre mondiale, sa foi très vive le conduit à s'intéresser au sort des opprimés. Alerté, par certains ecclésiastiques, sur la situation des juifs, il décide de leur venir en aide.Il se met donc à transporter de faux papiers, destinés aux nombreux juifs recueillis par les couvents de la péninsule. De précieux documents, qui pouvaient leur sauver la vie. Il fait alors des centaines de kilomètres à vélo, passant par Assise, en Ombrie, et allant jusqu'à Gênes ou dans les Abruzzes.Gino Bartali invoque la nécessité de s'entraîner régulièrement pour justifier ces déplacements quotidiens. Juste parmi les nationsSes convictions religieuses poussent donc le cycliste à rejeter les avances du régime fasciste, qui aurait bien voulu en faire un objet de propagande, et à s'engager dans la résistance.Et c'est sa notoriété qui va le protéger dans ses activités clandestines. S'il n'avait pas été un célèbre champion cycliste, connu de tous les Italiens, il n'aurait pas pu cacher longtemps les documents dissimulés dans le cadre ou la selle de son vélo.Mais quel policier penserait à fouiller le grand Gino Bartali, gloire de l'Italie ? Aussi passait-il sans encombres tous les barrages mis en place par la police. Il profitait aussi de ses voyages pour repérer les mouvements des armées allemandes, collectant ainsi de précieux renseignements pour la résistance italienne.On finit tout de même par soupçonner Gino Bartali, qui fut même arrêté. Mais, là encore, sa célébrité le tira d'affaire.Le champion cycliste ne se vanta jamais de son action durant la guerre. Elle ne fut réellement découverte qu'après sa mort. C'est donc à titre posthume qu'il fut élevé au titre de Juste parmi les nations.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 15, 2023 • 2min

Pourquoi personne ne veut ouvrir le tombeau de l'Empereur Qin Shi Huang ?

Unifiant les principaux Royaumes Combattants, qui composaient alors la Chine, Qin Shi Huang en est considéré comme le premier Empereur. En tant que tel, il régna sur le pays de 221 à 210 avant notre ère. On lui doit notamment la mise en place d'une langue et d'une monnaie communes.C'est également lui qui aurait ordonné la construction de la Grande Muraille de Chine. L'ouverture du tombeau de ce premier Empereur de Chine apporterait sans doute aux archéologues de précieuses indications sur la civilisation de cette époque.On en a d'ailleurs découvert certains éléments, comme cette extraordinaire armée inanimée, composée de soldats de terre cuite, gardiens du repos éternel de l'Empereur.Ce fabuleux ensemble, découvert en 1974 et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, se trouve à environ 1,5 km du mausolée lui-même. Certaines parties en sont déjà ouvertes au public.Une tombe piégée ?Mais la tombe elle-même n'a pas encore été ouverte. En effet, les archéologues hésitent à franchir le pas. Non pas qu'ils craignent une malédiction, comme celle qui, pour certains, est censée s'être abattue sur les découvreurs du tombeau de Toutankhamon.Ce qui effraie certains d'entre eux, c'est un danger plus matériel. Ils n'excluent pas, en effet, que le souverain ait fait installer, dans la tombe, des pièges qui se déclencheraient dès l'ouverture.Ainsi, des flèches empoisonnées pourraient, par des mécanismes divers, jaillir de l'obscurité du tombeau pour transpercer les audacieux qui en franchiraient le seuil.Du mercure nocif pourrait aussi se déverser sur la tête des malheureux. Des taux élevés de mercure ont d'ailleurs été détectés au voisinage du mausolée. Il se pourrait que, d'ores et déjà, des effluves toxiques de ce métal liquide et volatil aient pu s'échapper de la tombe.C'est d'ailleurs le mercure qui aurait été utilisé pour empoisonner Qin Shi Huang. Ces craintes reposeraient notamment sur les assertions d'un historien chinois du Ier siècle de notre ère, qui affirme que la tombe de l'Empereur était bel et bien piégée. De toute façon, l'ouverture d'un monument aussi ancien risquerait de l'endommager. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 13, 2023 • 2min

Comment le Soleil a-t-il participé à la guerre du Vietnam ?

Il se produit, sur notre étoile, à des intervalles réguliers, ce que les spécialistes nomment des éruptions solaires. des jets de particules sont alors propulsées dans l'espace, à des vitesses prodigieuses, de l'ordre de 300 à 1.000 kilomètres par seconde.Par ailleurs, l'énergie libérée à la surface du Soleil, notamment sous forme de nuages de plasma, donne lieu à des phénomènes spectaculaires, comme les aurores boréales.Certaines tempêtes solaires sont plus puissantes que d'autres. C'est le cas de celle qui se produit entre le 2 et le 4 août 1972. Ce jour-là, en particulier, une violente éruption solaire projette des particules vers la Terre à la vitesse de 10 millions de km/h.Ce phénomène fait naître d'impressionnantes aurores boréales en Amérique du Nord. Mais il perturbe aussi les réseaux électriques et de communications.Actuellement, le Soleil est peu actif et, jusqu'à la fin de cette décennie, aucune tempête solaire ne devrait en principe se produire.Des explosions de minesMais, selon toute probabilité, la tempête solaire de 1972 a eu une autre conséquence, celle-ci plus inattendue. En effet, elle aurait fait exploser des mines magnétiques que, dans le cadre de la guerre du Vietnam, l'aviation américaine avait larguées au large des ports du Nord Vietnam.Dans un premier temps, plus d'une vingtaine d'explosions sont détectées. En fait, des investigations ultérieures font état de détonations beaucoup plus nombreuses. Les militaires en auraient en effet enregistré plus de 4.000 dans cette région.Ce qui représenterait plus du tiers des quelque 11.000 mines larguées par l'aviation dans cette zone entre mai 1972 et janvier 1973.Elles sont censées exploser quand le champ magnétique se modifie. Ce qui devait normalement se produire au passage d'un bateau. Privés, par l'action du Soleil, d'une partie de leur arsenal militaire, les Américains se voyaient donc affaiblis face à leurs ennemis.L'armée américaine avait réfléchi à l'impact de l'activité solaire sur certains de ses équipements. Mais, à l'évidence, ses experts avaient mal évalué les conséquences des tempêtes solaires les plus violentes. C'est pour en tenir mieux compte que l'armée a modifié le fonctionnement de ses mines magnétiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 12, 2023 • 2min

Le « vrai » Dracula pleurait-il des larmes de sang ?

Vlad III l'Empaleur règne sur la principauté de Valachie, à l'origine de la Roumanie, au milieu du XVe siècle. L'un de ces surnoms, "Draculea", qui signifie "fils du dragon", fut repris, au XIXe siècle, par Bram Stoker, qui en fit le fameux vampire Dracula. Il était d'ailleurs déjà porté par son père.Si ce prince servit de modèle au romancier, c'est qu'il traînait derrière lui une réputation sanguinaire, comme en atteste son surnom. En effet, il aurait fait subir à ses opposants les plus horribles supplices, dont l'empalement.En fait, il semble que ces méfaits relèvent plus, dans leur ensemble, de la légende que de la réalité. Ce qui ne veut pas dire que ce prince valache n'ait montré aucune violence dans la répression de ses opposants.Des larmes de sangIl est bien malaisé, aujourd'hui, de s'inscrire en faux contre la légende démoniaque de Vlad l'Empaleur. D'autant qu'un fait nouveau pourrait encore l'accréditer.En effet, des chercheurs ont fait une curieuse découverte en examinant trois lettres laissées par le seigneur valache. Ils ont retrouvé, sur le papier, des peptides, qui sont de courtes séquences d'acides aminés.Elles provenaient du liquide lacrymal et de la rétine. Et leur analyse aurait montré que les larmes de Vlad III auraient été sanguinolentes. Autrement dit, ce prince aurait pleuré du sang ! Si, du moins, c'est bien lui qui a versé les larmes dont on a retrouvé la trace sur le papier.Si cela est avéré, Vlad III aurait souffert d'hémolacrie. Une maladie rarissime, qui ne toucherait que quelques personnes dans le monde. En fait, ce n'est pas du sang qui coule des yeux des malades, mais plutôt des larmes teintées de sang. La maladie peut aussi s'accompagner de maux de tête et de saignement du nez.Analysées avec des méthodes très modernes, ces lettres ont apporté d'autres renseignements aux scientifiques. Outre des empreintes, ils y ont en effet repéré un peu de sueur et de salive. Ces éléments, et quelques autres, donnent des indications sur l'état de santé et les habitudes alimentaires de Vlad l'Empaleur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 9, 2023 • 2min

Pourquoi les Apaches ont terrorisé Paris ?

Le phénomène de bandes de jeunes tombant parfois dans la délinquance n'est pas propre à notre époque. On le rencontre déjà dans le Paris de la Belle Époque, au début du XXe siècle.Coiffés de larges casquettes, un foulard aux couleurs vives noué autour du cou, ces "voyous" sont souvent très jeunes, certains étant même à peine entrés dans l'adolescence.On les appelle des "apaches". Ces Indiens d'Amérique, les Parisiens ne les avaient pas vus au cinéma, encore balbutiant, mais dans le spectacle du célèbre Buffalo Bill qui, en 1889 et 1905, est présenté dans la capitale.Ce "wild west show" obtient un triomphe et familiarise les spectateurs avec ces "Apaches" sanguinaires qui scalpent leurs ennemis. Le nom de ces nouveaux "sauvages" parisiens, qui terrorisaient les honnêtes gens, était tout trouvé.Des codes bien particuliersLes apaches parisiens viennent souvent de l'Est de la capitale. Ils fréquentent aussi les "fortifs". Bordant la ville, à proximité de l'enceinte élevée sous la Monarchie de Juillet, le secteur, réputé mal famé, abrite une population interlope.Ces bandes, qui se donnent des noms pittoresques, comme "les loups de la butte" ou "les chevaliers du sac", défendent bec et ongles un territoire qu'ils considèrent comme leur propriété.C'est dire que les bagarres entre bandes rivales sont fréquentes. Souvent sans domicile fixe, ces jeunes en rupture de ban ne fréquentent aucune école. Volontiers anarchistes, ils professent une haine jamais assouvie pour les bourgeois et les autorités, au premier rang desquelles figure la police.Les rapines diverses et les démêlés avec les agents conduisent souvent les apaches en prison. C'est pour eux un titre de gloire, dont certains se revendiquent pour prendre de l'ascendant sur leurs camarades et devenir des chefs de bande très respectés.Souvent tatoués, les apaches remplacent le travail, qu'ils détestent, par la fête et l'alcool. Ils adoptent une allure voyante, faite pour attirer l'attention sur eux.Les femmes intègrent souvent leurs bandes. Elles y jouissent d'une liberté de mouvement et même d'une certaine forme d'égalité, qui tranchent avec le statut des femmes de la bourgeoisie, mises en tutelle par la société. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Nov 8, 2023 • 2min

Pythagore a-t-il vraiment inventé son théorème ?

Qui ne se souvient d'avoir un jour, sur les bancs de l'école, étudié le théorème de Pythagore ? Pour ceux qui l'auraient oublié, il indique que le carré de la longueur de l'hypoténuse d'un triangle rectangle, autrement dit son plus grand côté, est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés.Mais ce célèbre théorème est-il bien l'œuvre de Pythagore ? À vrai dire, rien n'est moins sûr. D'abord parce qu'on ne sait pas grand chose de ce philosophe né vers 580 avant notre ère dans l'île de Samos. En effet, il ne nous a laissé aucune œuvre écrite.Il est possible que ce théorème lui ait été attribué par les disciples de la confrérie mystique qu'il a fondée, où les mathématiques jouent un rôle notable, mais aussi d'autres croyances, comme la réincarnation....Mais dont il n'est pas l'auteurNi Pythagore, ni les membres de son école d'ailleurs, n'ont formalisé le fameux théorème qui a permis à leur auteur supposé de passer à la postérité.Les scientifiques pensent qu'il a été découvert beaucoup plus tôt. Un bon millénaire avant l'époque de Pythagore pour être précis. On en a en effet trouvé l'équivalent sur une tablette babylonienne remontant environ à 1.770 ans avant J.-C.On l'a découverte en Irak, au début des années 1960. C'est là que s'est épanouie, dès 4.500 ans avant notre ère, la civilisation mésopotamienne. Elle a mis au point un système de communication, l'écriture cunéiforme, qu'on retrouve sur la tablette.Les signes, aussi bien les lettres que les nombres, y sont indiqués par des sortes de clous et de chevrons. Ainsi, dans la tablette en question, les clous figurent les unités et les soixantaines, et les chevrons les dizaines.Pour les spécialistes, aucun doute : les signes gravés sur cette tablette aboutissent à une démonstration tout à fait comparable à celle qui a donné naissance au théorème que nous attribuons à Pythagore. Ses véritables auteurs, quant à eux, ne lui ont donné aucun nom particulier.D'autres tablettes, comme celle qui établit le premier plan cadastral connu, confirment la dextérité des Babyloniens à manier les chiffres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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