

Choses à Savoir - Culture générale
Choses à Savoir
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Apr 18, 2023 • 2min
Existe-t-il encore des « bordels militaires de campagne » ?
La prise en compte des besoins sexuels des soldats, notamment durant les périodes de guerre, ou de cantonnement dans des garnisons éloignées, n'est pas nouvelle.Ainsi, lors de la troisième Croisade, à la fin du XIIe siècle, Philippe Auguste aurait fait venir des prostituées sur place. Le monarque, assez prude, voulait ainsi lutter contre l'homosexualité, assez fréquente dans les camps, et limiter les cas de viols.Tout au long de l'histoire moderne, ces prostituées accompagnaient souvent les armées. Soucieuses d'enrayer la transmission de maladies sexuellement transmissibles, comme la syphilis, les autorités militaires prévoient bientôt des locaux spécifiques, où les soldats pourront rencontrer des prostituées.On les appellera, d'un nom officieux, les "bordels militaires de campagne", ou BMC. Les premiers apparaissent au XIXe siècle, à l'occasion de la conquête de l'Algérie.Ils arriveront en métropole, au début de la Première Guerre mondiale, mais seront réservés, dans un premier temps, à l'usage des troupes coloniales. En effet, les préjugés racistes sont tenaces. Il ne saurait être question que des soldats venus d'Afrique aient des relations intimes avec des femmes blanches.Ces bordels de campagne sont aussi une manière de lutter contre la propagation des maladies vénériennes. En effet, les prostituées qu'on y trouve doivent être dûment enregistrées, auprès de la mairie ou de la préfecture de police de Paris.Elles subissent alors un examen de santé et un contrôle militaire. Des mesures qui se révèleront d'ailleurs peu efficaces, puisque 20 à 30 % des soldats seront infectés par la syphilis durant la Grande Guerre.Ces bordels militaires sont souvent de simples tentes ou des camions, même si on leur alloue parfois des locaux spécifiques. Présents durant la Seconde Guerre mondiale, puis pendant les conflits coloniaux, comme les guerres d'Algérie et d'Indochine, ces lupanars semi officiels ne sont plus tolérés, en métropole, après 1945.En 1946, en effet, une loi, inspirée par Marthe Richard, ancienne prostituée devenue aviatrice et conseillère municipale de Paris, entraîne la fermeture des maisons closes. Les derniers "BMC", en Guyane et à Djibouti notamment, fermeront leurs portes quelques décennies plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 17, 2023 • 2min
Pourquoi l'avocat est-il un fruit anachronique ?
Si vous aimez l'avocat, estimez-vous heureux d'en trouver encore sur le marché ou dans les rayons des magasins. En effet, ce fruit devrait avoir disparu depuis longtemps.Apparu voilà environ 65 millions d'années, il faisait les délices de mammifères aussi imposants que les paresseux géants ou les mammouths. L'avocat était alors sans doute plus volumineux que le fruit actuel.Mais les grands mammifères n'en faisaient qu'une bouchée. Ils avalaient alors des avocats entiers, les digéraient puis, en déféquant, transportaient les graines dans d'autres contrées. Ces animaux parcouraient en effet de grandes distances.C'est de cette manière que les avocats se répandaient sur de vastes secteurs. En effet, les graines de l'avocat sont trop grosses pour être transportées par le vent, comme celles d'autres plantes.Les choses ont continué ainsi pendant des millions d'années. Puis, voilà environ 13.000 ans, de grands changements climatiques ont entraîné la disparition d'une bonne partie de ces grands animaux.On estime qu'à cette date près de 70 % de ce que les spécialistes appellent la mégafaune d'Amérique du Nord auraient succombé à ces variations du climat. Et 80 % de ces animaux auraient même disparu en Amérique du Sud.Sans ces animaux, les graines d'avocat avaient beaucoup moins de chances d'être transportées plus loin et de donner naissance à d'autres arbres. Les petits animaux ne pouvaient consommer qu'une partie de l'avocat, sans pouvoir l'avaler tout entier.La plupart des graines auraient donc dû rester sur le sol et pourrir. Peu à peu, les avocatiers auraient dû se raréfier, avant que l'espèce ne s'éteigne.Et pourtant, ce n'est pas le cas. La survie de l'avocat, cette plante "anachronique", reste largement un mystère. D'autres animaux, plus petits pourtant, comme la souris, l'écureuil ou le jaguar, auraient-ils pu contribuer à sa dispersion ?À cet égard, la culture de l'avocat, qui a d'ailleurs contribué à en modifier la forme, a dû jouer un rôle déterminant. Il partage d'ailleurs cet aspect "anachronique" avec d'autres fruits, comme la papaye ou la sapote, un fruit tropical cultivé en Amérique centrale ou à la Réunion. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 16, 2023 • 2min
Pourquoi les académiciens ont-ils un habit vert et une épée ?
Pour le grand public, les membres de l'Académie française se distinguent avant tout par leur costume. Il se compose de deux parties essentielles : un uniforme, à dominante verte, et une épée.À vrai dire, ils ne sont pas spécifiques à l'Académie française. En effet, ils sont portés par l'ensemble des membres de l'Institut de France, dont l'Académie française n'est que l'une des composantes.Ce qui a valu à l'uniforme des académiciens français le surnom d'"habit vert", c'est la couleur des broderies, en forme de rameaux d'olivier, qui ornent le devant et les manches de l'uniforme.Or, cette couleur était précisée par un arrêté datant de 1801. Il est à noter que, depuis le milieu du XIXe siècle, le pantalon a remplacé peu à peu la culotte à la française, portée avec des bas. Un chapeau, en forme de bicorne, complète l'ensemble.Par ailleurs, les académiciens français portent une épée, dont l'usage s'impose vraiment au début du XIXe siècle. Si, à cette époque, ls arborent cet attribut guerrier c'est que l'épée, comme l'uniforme, fait en quelque sorte partie de la tenue de tout fonctionnaire.Cependant, à la différence de l'uniforme, aucun texte ne rend obligatoire le port de l'épée. Cette épée de Cour, qui se généralise peu à peu, se porte verticalement.Les femmes, en principe, sont dispensées d'en porter. Mais certaines, comme Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie, l'ont tout de même ajoutée à leur uniforme.L'épée d'un académicien lui est très personnelle. En effet, des symboles ou des éléments représentatifs de sa vie ou de son œuvre sont gravés sur la poignée. Ce travail est souvent demandé à des artistes de renom, qui font alors de ces épées d'académiciens de véritables œuvres d'art.Le plus souvent, ce sont des proches de l'académicien qui lui offrent, quelques jours avant sa réception à l'Académie, une épée qui reflète alors pleinement sa personnalité.L'épée d'un académicien n'est donc pas conçue comme une arme, mais comme un objet d'apparat, qui fait partie du rituel de l'Académie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 14, 2023 • 2min
Les femmes peuvent-elles être toreros ?
Par sa nature même, et compte tenu des traditions un peu machistes du pays où il est né, on pourrait penser que l'art de la corrida est réservé aux hommes. Or, il n'en est rien.En effet, les femmes sont admises dans l'arène. Au point qu'un mot spécifique, "torera", a été forgé pour rendre compte de leur activité. Les premières toreras apparaissent en Espagne dès le XVIIe siècle.Les femmes de l'aristocratie sont plus nombreuses que les autres dans l'arène. Mais elles conservent un costume féminin et se présentent aux spectateurs vêtues de robes. De même, elles appartiennent à des équipes, "cuadrillas" en espagnol, entièrement féminines.Enfin, les spectacles qu'elles donnent sont le plus souvent burlesques.Mais les choses vont changer peu à peu et les toreras vont devenir, à l'instar de leurs émules masculins, de véritables professionnelles de la tauromachie.Mais il faudra un peu de temps pour cela. En effet, à l'orée du XXe siècle, certaines formes de corridas sont encore interdites aux femmes. Quel que soit leur succès, elles sont encore considérées comme des "novilleras", c'est-à-dire des toreras novices.Mais elles ne s'en laissent pas conter pour autant. En 1886, Dolores Sanchez, dite "la Fragosa", est la première à se présenter dans l'arène revêtue du célèbre habit de lumière.Dans les années 1930, Juanita Cruz est la première torera à se produire avec des hommes. Elle reçoit même le droit de porter l'estocade à un taureau, c'est-à-dire de le mettre à mort.Exilée au Mexique, elle reçoit l'"alternative", en 1940, des mains d'un torero. Autrement dit, il lui offre sa cape, ou "muleta", et son épée. C'est une sorte d'adoubement, qui lui permet, si l'on peut dire, de devenir torera de plein exercice.Dès lors, et malgré quelques retours en arrière, les femmes seront de plus en plus nombreuses à accéder à l'arène. En 2016, une torera française, Léa Vicens, se hisse même à la première place de l'"escalafon", le classement annuel des toreros. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 13, 2023 • 2min
Qu'est-ce que l'effet pom-pom girls ?
Un être humain serait perçu comme plus séduisant quand il est intégré à un groupe que quand il se présente aux regards de manière individuelle. Ce phénomène prend le nom de "cheerleader effect" ou, en français, d'"effet pom pom girls".D'abord popularisé par une série très regardée, cette attractivité collective, en quelque sorte, est confirmée par des recherches récentes.Les chercheurs ont en effet demandé à un groupe de 130 participants de regarder des photos montrant d'abord des personnes isolées puis ces mêmes personnes, mais mêlées à un groupe.Ces volontaires devaient indiquer s'ils trouvaient ces personnes séduisantes. Les résultats sont clairs : les personnes incluses dans un groupe paraissent toujours plus séduisantes que les individus seuls. Et cette plus grande capacité de séduction concerne aussi bien les hommes que les femmes.Il faut aussi noter que ce pouvoir de séduction ne semble pas dépendre de la taille du groupe. Que la personne soit intégrée à un groupe de 5 ou de 10 personnes ne paraît rien changer au fait qu'elle semble plus attirante avec les autres que prise isolément.Cet "effet pom pom girls" semble lié à la manière dont fonctionne notre cerveau. Mis en présence d'un groupe, nous n'en percevons pas tous les détails. En effet, le cerveau a tendance à résumer l'information procurée par cet ensemble.Ce qui permettait à nos ancêtres, confrontés à des prédateurs, de n'apercevoir que ce qui était indispensable à leur réaction, donc à la survie de l'espèce. Par conséquent, ce "cheerleader effect" serait, en quelque sorte, un avantage procuré par l'évolution.Au contraire, une personne isolée, perçue comme un moindre danger, serait scrutée avec plus d'attention. Ainsi, ses éventuelles imperfections physiques apparaîtront mieux à l'observateur.Si les personnes composant le groupe sont globalement perçues comme plus séduisantes, c'est aussi, sans doute, parce que celui-ci donne à ceux qui le composent un sentiment de force et de sécurité. En renforçant l'assurance des membres du groupe, il peut les rendre plus attirants aux yeux des observateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 12, 2023 • 2min
Les humains sont-ils les seuls à voter ?
On peut penser que le vote est l'apanage de l'espèce humaine. Or il n'en est rien. En effet, des zoologues ont remarqué, chez les lycaons, des comportements qui peuvent être assimilés à une sorte de suffrage.Ce mammifère carnivore, qui tient à la fois du chien et de la hyène, vit en Afrique australe. Il appartient d'ailleurs à une espèce menacée d'extinction.Avant de participer à des chasses collectives, au cours desquelles les tâches sont réparties entre divers groupes d'animaux, les lycaons organisent une sorte de cérémonie, que les zoologues ont appelée un "rallye".Les scientifiques ont observé 68 de ces rassemblements, qui concernaient des animaux répartis en cinq meutes.Au cours de ce rituel, les animaux se rassemblent et donnent leur "avis" sur l'opportunité d'organiser la chasse. D'après les spécialistes, les lycaons qui en sont partisans exprimeraient cette "opinion" en expulsant de l'air par le museau, tout en plissant les yeux.Le tout ressemble fort à un éternuement. Mais il ne s'agirait pas seulement, pour ces animaux, de dégager leurs voies aériennes. Ces chiens sauvages "votent" donc vraiment en éternuant.Ils n'observent d'ailleurs pas la règle de la majorité absolue. Il n'est donc pas nécessaire que plus de la moitié des "votants" soit d'accord avec la chasse pour qu'elle ait lieu.Il suffit, pour cela, qu'un certain nombre de voix se soient manifestées en sa faveur. Mais ce nombre dépend lui-même de la qualité de l'animal qui "propose" la chasse.Il peut s'agir d'un mâle dominant qui, comme souvent chez les canidés, dirige la meute. Dans ce cas, trois éternuements supplémentaires suffisent à emporter la décision.Ce qui veut dire que même le mâle dominant peut être désavoué par les autres chiens sauvages. Si le lycaon désirant partir en chasse n'est pas à la tête de la meute, sa "proposition", pour être adoptée, devra s'appuyer sur une dizaine de "voix" supplémentaires.Ce comportement "démocratique" ne s'observe pas seulement chez les lycaons. Les abeilles, les suricates ou les singes capucins peuvent aussi mettre en place des rituels de cet ordre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 11, 2023 • 2min
Dans quel pays l'esclavage existe-t-il encore ?
Aboli en France, pour la première fois, en 1794, et supprimé partout dans le monde jusqu'à la fin du XXe siècle, le Niger y mettant encore fin en 1999, l'esclavage n'existe plus, du moins de manière officielle.Ou plutôt il ne s'affiche plus comme tel. Aucun pays ne se vantera, aujourd'hui, de tolérer, sur son sol, la vente et le trafic d'êtres humains. Mais si le terme d'"esclavage" est proscrit, la réalité en est encore bien présente.Selon les chiffres donnés par des organisations non gouvernementales, environ 36 millions de personnes, dans le monde, seraient encore les victimes de diverses formes d'asservissement.L'Inde, la Chine, l'Ouzbékistan, le Pakistan et la Russie regrouperaient plus de 60 % de ces esclaves modernes. D'une manière générale, l'Afrique et l'Asie viennent en tête dans ce sinistre classement, l'Europe, pour sa part, ne rassemblant sur son territoire qu'un peu plus d'1,5 % de ces personnes exploitées.Ces formes d'esclavage moderne sont diverses. Dans certains pays, comme la Mauritanie, l'esclavage, même s'il n'est pas désigné sous ce nom, est ancré dans les mœurs et fait partie de la vie quotidienne.Par ailleurs, environ 20 millions de personnes dans le monde seraient obligées, pour rembourser leurs dettes, de travailler pour leurs créanciers dans des conditions plus que difficiles.De même, dans nombre de pays, des femmes sont l'objet d'un véritable commerce. En effet, elles sont achetées et déplacées vers des villes, où elles travaillent, là encore dans des conditions indignes, comme employées de maison. D'autres sont obligées de se livrer à la prostitution.De leur côté, les mariages forcés, pratiqués dans de nombreux pays, peuvent être assimilés à une forme de servitude. En effet, les personnes concernées, souvent de très jeunes filles, ne sont pas consultées et sont parfois victimes de violences et de sévices divers.Et il existe encore des pays où des êtres humains, même si one leur donne pas le nom d'esclaves, sont vendus et considérés comme des objets, qui entrent dans les héritages au même titre qu'une commode ou un lit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 10, 2023 • 2min
Qu'est-ce qu'un antipape ?
Un antipape est un pape dont l'élection a été jugée irrégulière par l'Église catholique. Son nom n'est donc pas retenu dans la succession officielle des souverains pontifes et le numéro qui suit son nom n'est pas pris en compte.Ainsi, quand fut élu, en 1958, le cardinal Roncalli, il prit le nom de Jean XXIII, sans tenir compte d'un autre Jean XXIII, qui vécut au XVe siècle et fut considéré comme un antipape.Le premier antipape de l'Histoire fut Hippolyte de Romme, au IIIe siècle, le dernier étant Félix V, au XVe siècle. Les antipapes furent nombreux au Moyen-Âge et durant le Grand Schisme d'Occident, de 1378 à 1417, où on compta, à certains moments, jusqu'à trois papes en même temps.La raison pour laquelle un cardinal, une fois sur le trône de Saint-Pierre, est considéré comme un antipape, tient d'abord à l'irrégularité de son élection. Il pourra être élu, par exemple, non par l'ensemble des cardinaux, réunis en conclave, mais par une poignée d'entre eux, qui font dissidence.Et, en effet, l'élection d'antipapes tient aussi à la division des prélats en diverses factions, souvent soutenues par des nobles locaux ou des souverains. Ainsi, chaque parti élit son pape.On l'a dit, la situation confinera à l'absurde quand, au moment du Grand Schisme, la Chrétienté connaît trois papes en même temps, qui ont chacun leurs partisans.Il faut rappeler, à cet égard, que ces antipapes ne sont pas forcément perçus comme tels à l'époque de leur élection. C'est l'Église qui, souvent bien plus tard, a décidé de ne pas les reconnaître comme des papes légitimes.Pour départager ces papes, elle a parfois recours à la réunion d'un Concile. Ainsi, c'est le Concile de Constance qui, en 1417, dépose les trois papes qui prétendaient alors diriger l'Église, et nomme, à leur place, un nouveau pape, Martin V, le seul à être finalement reconnu.Ne sont pas comptées, dans la liste des antipapes, les personnes qui, à l'époque contemporaine, se sont autoproclamées papes, à l'instar du père Collin, réduit ensuite à l'état laïc, qui prend le nom de Clément XV en 1963. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 9, 2023 • 2min
Quels oiseaux sont considérés comme les gardiens de la Tour de Londres ?
La Tour de Londres n'est pas seulement célèbre pour les joyaux de la Couronne, qu'elle abrite, et les costumes colorés de ses gardiens. Elle est aussi connue pour ses corbeaux.En effet, ces oiseaux ont leurs cages, placées à un endroit de l'enceinte. Ils appartiennent à l'espèce dite des "grands corbeaux", ce qui explique leur stature assez imposante.De nombreux usages régissent la vie de ces volatiles. L'un deux fixe ainsi leur nombre. Ils doivent être au moins six. Ce nombre aurait été fixé, au XVIIe siècle, par le Roi Charles II. Cependant, des recherches récentes n'ont trouvé aucune trace de cette décision. Il s'agit sans doute d'une invention postérieure.Quoi qu'il en soit, la règle est respectée puisqu'aujourd'hui on en trouve sept à l'intérieur de la Tour de Londres.Mais, au fait, pourquoi y a-t-il des corbeaux à la Tour de Londres ? Pour une raison très simple. En effet, selon une légende, les corbeaux seraient non seulement les gardiens de la Tour de Londres mais aussi les protecteurs de la Couronne et, au-delà, du Royaume lui-même !Si les corbeaux prennent leur vol et quittent la Tour, des malheurs ne tarderont pas à surgir. C'est pourquoi les ailes de ces corbeaux sont rognées. De cette façon, ils sont incapables de voler et restent dans le périmètre de la Tour.L'un des gardiens de la Tour, les "Yeomen warders", est spécialement affecté au service de ces corbeaux. Il connaît leurs noms et sait les distinguer. Il prend soin des oiseaux et veille à tailler leurs ailes.Aujourd'hui, cependant, la Tour de Londres est le théâtre d'un grand changement : les corbeaux sont un peu plus libres de leurs mouvements et l'un d'entre eux, aux ailes moins rognées, peut même s'envoler de la Tour.Pour leur gardien, cette plus grande liberté maintient les corbeaux en meilleure santé et leur permet d'échapper aux renards, qui rôdent parfois dans la Tour. Il prétend d'ailleurs que le corbeau autorisé à quitter la Tour est assez bien dressé pour y revenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Apr 7, 2023 • 2min
Pourquoi les académiciens sont-ils appelés des "Immortels" ?
On donne souvent le surnom d'"Immortels" aux académiciens français. Ferait-on allusion à leur âge souvent vénérable ? Mais, de ce point de vue, l'Académie française n'est plus cette réunion de vieux messieurs, à lorgnons et barbiches, qui se réunissaient jadis sous la Coupole.Même si certains académiciens vivent jusqu'à un âge très avancé, comme le dramaturge René de Obaldia, mort récemment à 103 ans, beaucoup d'autres sont désormais nettement plus jeunes. En effet, certains ont été élus dans la cinquantaine, ou même avant.Quoi qu'il en soit, aucun d'entre eux ne s'est pour l'instant affranchi des lois qui régissent la condition humaine. Aucun académicien, si âgé fût-il, n'est donc devenu "Immortel".Alors, d'où peut bien leur venir ce surnom ? Il leur a été donné par celui qui, voilà près de quatre siècles, a fondé l'Académie française. En créant cette illustre compagnie, en 1635, le cardinal de Richelieu fit graver sur le sceau de l'Académie ces deux mots : "à l'immortalité".Et cette glorieuse devise a été confirmée en 1816 quand, après l'éclipse révolutionnaire, les Académies, dont l'Académie française, furent rétablies.Seulement, cette immortalité ne s'appliquait pas aux académiciens. Ce n'est pas eux que leur élection à l'Académie rendait immortels. C'est à l'immortalité de la langue française qu'ils devaient veiller.En effet, la mission de ces quarante académiciens était fixée dès le début, dans les statuts de la compagnie : veiller à la correction et à la pureté de la langue. Autrement dit, faire en sorte qu'elle survive à toutes les attaques et qu'elle défie les siècles. Qu'elle devienne donc "immortelle".On peut aussi penser que ce surnom d'"Immortels" vient du caractère inamovible de cette dignité. En effet, un académicien est élu à vie. Seuls de graves manquements peuvent justifier son exclusion.On peut aussi avoir le sentiment que l'Académie française, fondée au XVIIe siècle, et, malgré l'épisode révolutionnaire, ayant survécu à tous les régimes, est faite pour durer indéfiniment. De là à qualifier d'"Immortels" les membres de cette antique institution, il n'y aurait qu'un pas. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


