Colloques du Collège de France - Collège de France

Collège de France
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Nov 7, 2022 • 22min

Colloque - Demain, les transports : L'hydrogène pour les transports de demain

Jean-Marie TarasconChimie du solide et de l'énergieCollège de FranceAnnée 2022-2023Colloque - Demain, les transports : L'hydrogène pour les transports de demainIntervenante : Nathalie Schmitt, directrice scientifique R&D Europe, Air LiquideRésuméUtilisé directement ou en tant qu'élément essentiel à la synthèse de carburants alternatifs, l'hydrogène a un rôle majeur à jouer dans la transition énergétique des transports terrestres, maritimes et aériens. Quels sont les perspectives et les défis technologiques et d'infrastructure associés ?
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Nov 7, 2022 • 1h 12min

Colloque - Demain, les transports : Les véhicules électriques dans le contexte du développement durable

Jean-Marie TarasconChimie du solide et de l'énergieCollège de FranceAnnée 2022-2023Colloque - Les véhicules électriques dans le contexte du développement durableIntervenants :Marc Fontecave, Professeur du Collège de FranceJean-Marie Tarascon, Professeur du Collège de FranceRésuméLes véhicules électriques sont l'une des pistes technologiques les plus étudiées pour une mobilité individuelle plus respectueuse de la planète. Néanmoins, beaucoup d'interrogations et de doutes persistent quant aux batteries qui les alimentent (en termes de coût, d'autonomie, de temps de charge, de durée de vie, de recyclage et d'abondance des matériaux) et quant à la nature et à la provenance de l'électricité qui sert à les recharger (provenance, quantité et infrastructures nécessaires). Ces questions seront traitées par le biais d'un échange entre deux intervenants.
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Oct 21, 2022 • 5min

Colloque de rentrée 2022 - Déchiffrement(s) : des hiéroglyphes à l'ADN : Clôture

Événement majeur de la vie scientifique de l'établissement, le colloque de rentrée, dont le programme comprend à la fois des professeurs du Collège de France et des conférenciers invités, traite chaque année d'un thème aux nombreuses ramifications, dont les enjeux contemporains gagnent à être analysés au prisme des disciplines et des champs du savoir.Le 22 septembre 1822, Jean-François Champollion, dans un état d'excitation extrême, achève sa fameuse Lettre à Monsieur Dacier, secrétaire perpétuel de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres. Il y expliquait comment il avait percé le mystère des hiéroglyphes égyptiens : c'est le texte fondateur de leur déchiffrement.Pour célébrer le bicentenaire de cet événement, le colloque de rentrée aura pour thème cette année : « Déchiffrement(s) : des hiéroglyphes à l'ADN ».Des spécialistes y exposeront l'histoire du déchiffrement de certaines écritures anciennes, mais aussi les problèmes du déchiffrement dans bien d'autres domaines : sciences de l'univers, biologie, cryptographie, linguistique et, enfin, herméneutique et interprétation des oeuvres d'art.Comité d'organisationProfesseurs Dominique Charpin et Xavier Leroy avec les professeurs Françoise Combes, Jean-Luc Fournet, Sonia Garel et William Marx.Intervenant(s)Thomas Römer, Professeur et administrateur du Collège de France
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Oct 21, 2022 • 35min

Lire, déchiffrer, interpréter. Le défi de l'herméneutique

Lire, déchiffrer, interpréter. Considérer le déchiffrement est une occasion pour revenir sur ce que nous faisons quand nous « lisons » et, partant, sur ce qu'est l'écrit. Nous utilisons fréquemment des codes, nous parlons de déchiffrer pour indiquer une difficulté particulière de la « lecture », mais celle-ci ne trouve-t-elle pas l'accomplissement de sa dynamique dans une interprétation ? Situer la singularité du déchiffrement, c'est aussi réfléchir sur nos pratiques herméneutiques et interroger tout ce qui peut contenir ce petit mot de « lire ».Intervenant(s)Denis Thouard, CNRS, Centre Marc BlochDenis Thouard, directeur de recherche au CNRS (Centre Georg Simmel, EHESS/Centre Marc Bloch, Berlin), travaille sur la question de l'interprétation, la théorie herméneutique et l'épistémologie des sciences sociales.Il a publié notamment : Schleiermacher, Paris, Vrin, 2007 ; L'Interprétation des indices, Villeneuve d'Ascq, P. U. Septentrion 2007 ; Herméneutique critique. Bollack, Szondi, Celan, Villeneuve d'Ascq, Septentrion, 2012 ; L'Interprétation. Un dictionnaire philosophique, dirigé avec Christian Berner, Paris, Vrin, 2015 ; Pourquoi ce poète ? Le Celan des philosophes, Paris, Seuil, 2016 ; Et toute langue est étrangère. Le projet de Humboldt, Paris, Belles Lettres/Encre Marine, 2016 ; Herméneutiques contemporaines, Paris, Hermann, 2020 ; Liberté et religion, relire Benjamin Constant, Paris, CNRS, 2020 ; Goethe, le second auteur, éd. avec Chr. König, Paris, Hermann, 2022.
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Oct 21, 2022 • 32min

Des signes qui ne trompent pas. Retour sur la fonction interprétative en rhétorique

Notre société a perdu la compétence dans l'interprétation des signes. Il y va d'un élargissement de notre conception de la rationalité. C'est l'angle par lequel nous pouvons poser un diagnostic réaliste sur les théories du complot qui renouent sur un mode dégradé avec notre besoin d'interpréter les signes.Intervenant(s)Emmanuelle Danblon, Université libre de BruxellesEmmanuelle Danblon est professeure ordinaire à l'Université libre de Bruxelles. Elle est membre de l'Académie royale de Belgique, Classe des Lettres ; secrétaire de la Fondation Perelman de Bruxelles. Elle s'intéresse à la rationalité des discours et à ses limites. Son champ de recherche est la rhétorique, l'argumentation, l'épistémologie, les théories du complot.
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Oct 21, 2022 • 35min

Peindre « d'une façon hiéroglyphique » – L'art de l'énigme chez Johannes Vermeer

Dans son « Inleyding tot de hooge schoole der schilderkonst » (Introduction à la haute école de l'art de peinture, 1678), le peintre et théoricien de l'art néerlandais Samuel van Hoogstraten propose de défendre le statut libéral de la peinture en soulignant que cette dernière est structurée comme un langage. Il constate qu'elle possède « une grammaire », qu'autant que « la dialectique » et « la rhétorique », elle « relève […] de l'entendement » et, surtout, que, « même dit muet », l'art de la peinture parle « néanmoins abondamment, d'une façon hiéroglyphique » (p. 346). Le discours porté par l'image ne présente pas, en effet, la même clarté et la même distinction que le discours porté par le texte.À la manière des hiéroglyphes égyptiens, les signes présentés par une image ne véhiculent leur signification que de façon voilée, par l'entremise d'un code, volontiers mystérieux quand il n'est pas mystique, que le peintre a pour tâche de constituer et le spectateur de déchiffrer. « Pour orner une œuvre simple de la façon la plus estimable, écrit encore Van Hoogstraten, le mieux est d'ajouter, ce qui peut se faire de diverses façons, une partie accessoire qui explique les choses de façon voilée. Un symbole fait de figures ou d'animaux réunis servira alors à dévoiler des passions et des émotions, à la façon d'un texte connu et lisible » (p. 90). Il enchaîne en écrivant que « les Égyptiens, les Chinois, les Japonais et les Mexicains ont écrit leurs livres avec des symboles en lieu et place des lettres. Et cette façon de représenter est également parvenue jusqu'à nous avec l'art de peinture » (p. 90).La place centrale du modèle idéogrammatique et, en particulier, de la langue hiéroglyphique, s'est progressivement affirmée dans l'art néerlandais, à partir de la fin du Moyen Âge, pour devenir un élément essentiel de l'imaginaire allégorique des peintres hollandais du XVIIe siècle, mais aussi — et ce sera le propos de cet exposé — de leurs pratiques symboliques : il s'agit, comme « les Égyptiens, les Chinois, les Japonais et les Mexicains », de faire de l'image le lieu d'un discours suffisamment fermé pour demeurer secret et suffisamment ouvert pour faire l'objet d'interprétations possibles. Parmi les artistes qui ont le plus régulièrement souligné leur attachement à ce type de discours visuel, proche de celui de l'énigme, figure Johannes Vermeer, qui a peut-être connu Van Hoogstraten — il possédait deux de ses tableaux —, et dont l'étude de quelques œuvres nous permettra de décrire la langue « hiéroglyphique ».Intervenant(s)Jan Blanc, Université de Genève
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Oct 21, 2022 • 46min

L'épigénétique : au-delà du code génétique et les lois de l'hérédité ?

Un thème central en biologie est que les caractéristiques d'un organisme – le phénotype – sont contrôlées par la séquence nucléotidique de son génome. Comprendre comment l'information codée par le génome contribue à la variation phénotypique reste l'un des grands défis dans les sciences de la vie. Il est désormais admis que les cellules d'un organisme contiennent toutes essentiellement le même ADN et que l'expression différentielle des gènes explique les différentes identités et états cellulaires.Cependant, même au sein d'un individu, il peut y avoir une variation phénotypique entre des cellules du même type, ou entre des individus génétiquement identiques comme des jumeaux. Est-ce que ces différences sont dues aux changements épigénétiques ? Le terme épigénétique a été inventé par Waddington pour désigner les processus par lesquels un génotype donne naissance au phénotype en cours de l'embryogenèse.Une définition opérationnelle plus récente de l'épigénétique est l'étude des molécules et des mécanismes qui peuvent perpétuer des états d'activité génique alternatifs dans le contexte de la même séquence d'ADN, au cours des divisions cellulaires ou même à travers les générations. Certaines modifications de la chromatine, qui est le support physiologique du génome, ou les molécules associées (protéines et ARN), peuvent être propagées pendant la duplication du génome. On réalise aussi que certains changements épigénétiques peuvent être induits par l'environnement, bien que leur propagation ne soit pas souvent claire.Une question majeure est de savoir s'il existe un code épigénétique, en plus du code génétique, qui permet aux cellules de recevoir et de se souvenir des signaux induits par l'environnement pour créer un état plus stable qui peut être transmis lorsque les cellules se divisent, ou même d'une génération à l'autre. L'avènement de nouvelles technologies, notamment l'ère des « omiques » et les outils avancés de génétique moléculaire, ont commencé à révéler comment, quand et où les combinaisons de changements épigénétiques sont induites, ainsi que leurs rôles dans l'activation ou la propagation des variations de l'expression génique et des phénotypes qui en résultent. Je parlerai du déchiffrage des marques épigénétiques et de la manière dont ils peuvent contribuer à la variation phénotypique au cours du développement ou à travers les générations.Intervenant(s)Edith Heard, Professeur du Collège de France
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Oct 21, 2022 • 39min

Que comprenons-nous du code génétique en 2022 ?

Le fonctionnement des systèmes biologiques repose sur l'utilisation d'informations très diverses, qui proviennent de leur environnement ou de source interne. La majorité des informations de source interne est stockée sous forme de structures chimiques, les acides nucléiques. L'ADN, en particulier, support à l'information génétique est donc devenu la cible majeure du déchiffrage.En biologie, le terme de déchiffrage est cependant particulièrement ambigu et plusieurs niveaux de codage viennent encore compliquer l'atteinte de cet objectif. La détermination de la structure chimique de l'ADN, le fameux séquençage, peut être considérée comme un premier niveau de déchiffrage. Il nous permet d'identifier de nombreux signaux. Il nous permet aussi d'accéder aisément à un deuxième code, celui porté par la séquence des protéines. Mais celle-ci doit à son tour être déchiffrée. Une protéine est active dans une configuration tridimensionnelle déterminée par sa séquence. Durant soixante-dix ans, cette structure tridimensionnelle ne fut accessible que par des approches expérimentales. Des progrès récents s'appuyant notamment sur l'intelligence artificielle permettent à présent de prédire in silicio la structure tridimensionnelle d'une grande majorité de protéines à partir de leur séquence et laissent espérer des pas importants dans la recherche de leurs fonctions. Ces aspects et d'autres concernant le déchiffrage de l'ADN seront discutés.Intervenant(s)Jean Weissenbach, CNRS, Genoscope, Laboratoire Génomique métabolique
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Oct 21, 2022 • 40min

Communications sûres dans un monde quantique

Les technologies quantiques ont le potentiel d'améliorer d'une manière inédite la sécurité des communications dans les infrastructures de réseau. Dans cet exposé, après avoir introduit les principes fondamentaux de la physique quantique qui permettent la démonstration d'un tel avantage quantique, nous discutons du paysage actuel de la communication et de la cryptographie quantiques. Nous nous concentrons en particulier sur des expériences permettant la distribution de clés secrètes ou la transaction d'argent quantique, avec des garanties de sécurité impossibles à réaliser avec les seules ressources classiques. Nous décrivons également les défis actuels dans ce domaine, tels que la miniaturisation des systèmes développés, leur intégration dans les infrastructures de réseaux de télécommunications, y compris avec des liaisons satellitaires, et leur utilisation avec des méthodes de cryptographie classique. Ces avancées enrichissent les ressources et les applications des réseaux quantiques émergents qui joueront un rôle central dans le contexte des futures communications à sécurité quantique à l'échelle mondiale.Intervenant(s)Eleni Diamanti, CNRS, Laboratoire d'Informatique de Sorbonne Université et Paris Centre for Quantum Computing
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Oct 21, 2022 • 34min

Peut-on rêver d'une écriture impénétrable ?

« Malgré toutes les idées reçues, la propriété dite d'indéchiffrabilité absolue n'est en aucun cas une pure chimère ». Ces mots de William F. Friedman, un des pères fondateurs de la cryptologie, montrent que cryptologues et ingénieurs avaient conscience, dès le début du XXe siècle, d'avoir inventé grâce au masque jetable, une technique de chiffrement parfaite. Toutefois, il fallut attendre les travaux de Claude Shannon, publiés en 1949, pour définir de manière formelle la notion de « secret parfait », pour comprendre à quelles conditions elle pouvait être atteinte et pourquoi les contraintes pratiques avaient souvent considérablement affaibli la sécurité des systèmes utilisés. Cette contradiction fondamentale est au cœur même du travail des cryptographes : tenter de se rapprocher le plus possible de cette sécurité absolue par un algorithme qui peut être mis en œuvre dans des conditions réalistes.Intervenant(s)Anne Canteaut, Inria Paris

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