Le Nouvel Esprit Public

Philippe Meyer
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Nov 18, 2020 • 22min

Bada # 61 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné ... (2) avec Françoise Martin (18 novembre 2020)

SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (2) Avec Françoise Martin qui propose un film chaque jour que Dieu fait (et même quelquefois davantage) dans un village qui n’est pas seulement loin... Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nov 15, 2020 • 1h 12min

Politique française / Politique étrangère de Biden / n°167 (15 novembre 2020)

POLITIQUE FRANÇAISEDans un contexte de crise sanitaire, économique et sociale, après une série d’actes terroristes, alors que les Français étaient confinés depuis huit jours, le 8 novembre au « 20 Heures » de TF1, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu’il allait se présenter pour la troisième fois à une élection présidentielle. Le Premier Secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure a déploré « l'ambition égoïste » de Mélenchon et observé que « la gauche et les écologistes, s’ils veulent gagner, ont besoin de se rassembler. » Le secrétaire national d’Europe Ecologie Les verts, Julien Bayou, a pris acte de cette candidature, sans bouger de sa stratégie nationale en remarquant : « Jean-Luc Mélenchon nous explique qu’il a un projet ; nous, nous avons le nôtre. Nous pensons que c’est un ou une écologiste qui pourra offrir l’alternative en 2022. » Arnaud Montebourg, qui s’interroge sur sa propre candidature, s’est contenté de trouver « que ce n’est pas le moment ». Pour François Hollande, son ex-ministre ne représente « pas une ligne différente » de celle de Jean-Luc Mélenchon. Au Parti Communiste, lesecrétaire national Fabien Roussel a rdéclaré : « Jean-Luc Mélenchon a fait son choix. Je le respecte. Les communistes feront le leur en temps voulu ». A droite, les Républicains avancent en rangs dispersés face à l’exécutif. Après Christian Estrosi, le maire Les Républicains de Toulon, Hubert Falco, a prôné fin octobre le « rassemblement » derrière Emmanuel Macron. Un appel qui tombe très mal pour la droite, occupée à pilonner le chef de l'Etat sur les questions de sécurité ainsi qu’à critiquer son plan de relance de l’économie.    Parmi les sujets de débat qui marquent cette fin de quinquennat, outre les questions sanitaires, sécuritaires ou économiques, figure désormais également de nouveau la question migratoire. Pour faire face, le Premier ministre Jean Castex est à la peine et chute sévèrement dans les sondages En attendant, le calendrier parlementaire promet d'être serré : loi autonomie, sur le séparatisme, mesures de la convention citoyenne pour le climat, retour de la loi bioéthique, et réforme des retraites à l'automne 2021. L'exécutif ne veut pas renoncer à sa réforme-phare, et veut mener ce chantier avant 2022. Dans ce climat anxiogène, à dix-huit mois des présidentielles, le directeur général de la Fondation pour l'innovation politique Dominique Reynié publie une étude selon laquelle 59 % seulement de nos concitoyens disent leur préférence pour la démocratie représentative, contre 64 % en janvier.***POLITIQUE ÉTRANGÈRE DE BIDENJoe Biden n’a pas eu beaucoup d’occasions de développer ses intentions en matière de politique étrangère. Toutefois, certaines de ses prises de positions récentes et surtout ses initiatives comme sénateur, puis président de la commission des affaires étrangères du Sénat ou vice-président de Barack Obama, éclairent sur ses orientations diplomatiques.       Dans un article de Foreign Affairs, Joe Biden a annoncé qu'il prendra, une fois élu, « des mesures immédiates pour renouveler la démocratie et les alliances » des Etats-Unis. Il reviendra dans l'accord de Paris sur le climat, ainsi qu’au sein de l’Organisation mondiale de la santé quittée par Donald Trump au début de l’année. Le démocrate rejoindra les Européens sur le nucléaire iranien. « Si l'Iran revient à une application stricte de l'accord nucléaire, les États-Unis retourneront à cet accord, comme point de départ à des négociations » avec Téhéran. Sur Israël, il ne reviendra pas sur le déménagement de l'ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. Tout en répétant sa volonté d'œuvrer pour une solution à deux États. Il a également estimé que les États-Unis devaient faire davantage pression sur la Turquie pour réduire les tensions avec la Grèce.   Dans les années 1990, alors sénateur, Joe Biden a soutenu l’intervention militaire des États-Unis en ex-Yougoslavie, et il a voté en 2003 en faveur de l'intervention en Irak. Alors qu’il était vice-président de Barack Obama, il a appuyé en 2011 l'intervention occidentale en Libye, de même qu’il a soutenu la non-intervention en Syrie après les bombardements chimiques de Bachar al-Assad qui constituaient pourtant officiellement une ligne rouge à ne pas franchir. Aux côtés d’Obama, il a participé activement à la politique dite du « pivot », ce basculement stratégique du déploiement de la puissance américaine, en se détournant de l’Europe et du Moyen-Orient pour se porter vers l'Extrême-Orient, visant explicitement à « contenir » la puissance chinoise ascendante. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nov 11, 2020 • 40min

Bada # 59 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné ...

Pierre Desproges avait imaginé ce titre parodique pour une émission de radio. Nous commençons notre nouvelle série de suppléments sous son invocation et, pour le premier de nos badas sur le monde de la culture, Olivier Mantei, directeur de l’Opéra Comique. Il va être question de cette maison en pleine renaissance, du théâtre des Bouffes du Nord, de la mise en scène, du répertoire, de Peter Brook…et du public.  Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nov 10, 2020 • 28min

Bada # 60 : les échanges avec le public du 8 novembre 2020

Les questions du public de l’émission du 8 novembre 2020, consacrée à l’élection présidentielle des Etats-Unis. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nov 8, 2020 • 1h 2min

Tempête à Washington /n°166 (8 novembre 2020)

TEMPÊTE A WASHINGTON   Samedi, l’ensemble des médias américains a annoncé la victoire ducandidat démocrate Joe Biden après 4 jours d’un dépouillement intensif des quelques 100 millions de bulletins envoyés par la poste. Des scènes de liesse ont éclaté dans plusieurs métropoles notamment à Washington et New York. Le président élu a promis de « guérir » son pays, appelé républicains et démocrates à « coopérer » et déclaré s’engager « à être un président qui ne cherche pas à diviser mais à unifier ». L’annonce par la presse de la victoire du candidat démocrate n’a cependant aucune valeur officielle. Il appartiendra au Collège Électoral de l’élire le 14 décembre. Donald Trump n’a pas concédé sa défaite en téléphonant à son adversaire comme le veut la coutume. Il multiplie les recours juridiques. Il affirmait déjà, avant le scrutin, que cette élection allait lui être « volée ». Il le répète haut et fort depuis le début du dépouillement. Son avocat Rudy Giuliani va diriger les poursuites, notamment en Pennsylvanie. Le président américain sortant doit apporter la preuve de la « fraude » dont il prétend être victime. Difficile, alors que l'écart de voix entre les deux candidats est très élevé (4 millions pour Biden) ainsi que le nombre de grands électeurs (279 pour Biden, 214 pour Trump). « Aujourd’hui, a twitté hier l’ancien ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud aucun recours ne semble en mesure de remettre en cause la victoire de Joe Biden ». Dans l'ensemble, rien n'est venu contredire la crédibilité de ce scrutin, ni ne justifie de distinguer, comme le fait Donald Trump, les bulletins « légaux » - ceux déposés dans les urnes le 3 novembre par des personnes physiques - et « illégaux » (par correspondance), comme l’a constaté l’OSCE (l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) à l’issue de sa mission d'observation de l’électionaméricaine, qui a salué le « bon management » de ce scrutin. La participation a battu un record avec 159 millions d’électeurs, selon US Élections Project, 20 millions de voix en plus qu’en 2016, soit un taux de participation de 66,5% ce qui fait de Joe Biden le candidat qui a réuni le plus de votes de l’histoire américaine. Il a rassemblé 279 grand électeurs – 9 de plus que nécessaire. Avec 279 grands électeurs, Joe Biden a largement dépassé la majorité de 270 grands électeurs nécessaire pour gagner. Les 538 grands électeurs se prononceront le 14 décembre. Le 6 janvier, le Congrès proclamerale vainqueur, qui prendra ses fonctions le 20 janvier. Au Sénat, où 35 sièges étaient à renouveler, Démocrates et Républicains sont à égalité avec au total 48 sièges chacun. Selon les sondages de sortie des urnes, Trump a gagné 18% des votes auprès des Noirs, 36% des Latinos et 58% des Blancs. Sur BBC World, un sondage de sortie des urnes concluait que 34 % des votants s'étaient déterminés à partir de critères économiques, 22 % à partir des questions raciales et 18 % seulement à partir des questions sanitaires. Enfin, d’après le think tank indépendant Pew Research Center, 76% des Démocrates et 81% des Républicains disent à présent qu’ils ne sont d’accord sur rien avec l’autre camp, y compris sur les faits. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nov 7, 2020 • 14min

Bada # 58 : Et après l’annonce de la victoire ?

Depuis Philadelphie, Richard Werly analyse la bataille juridique qui s’annonce et le brouillard juridique que Donald Trump s’efforce de mettre devant les yeux des Américains. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nov 1, 2020 • 1h 9min

L’économie française à l’épreuve du reconfinement ?/ Où Erdogan emmène-t-il la Turquie ? / n°165 (1er novembre 2020)

L’ÉCONOMIE FRANÇAISE À L’EPREUVE DU RECONFINEMENT ?  Le gouvernement espère que les mesures sanitaires de confinement annoncées le 28 octobre pèseront moins qu’au printemps sur l’économie.  Selon la dernière note de l'Insee du 6 octobre, l'économie française devrait plonger d'environ 9% en 2020. « Après le vif rebond associé au déconfinement (+16% prévu au troisième trimestre, après -13,8% au deuxième et -5,9% au premier), l'activité économique pourrait ainsi marquer le pas en fin d'année sous l'effet de la résurgence de l'épidémie » indiquent les statisticiens. La consommation des ménages devrait refluer de 7% cette année après avoir augmenté de 1,5% en 2019. Les dépenses de consommation des administrations publiques devraient connaître en 2020 un recul de 6%. Selon les projections de l'Insee, « les exportations françaises ont fortement diminué (-6% au premier trimestre 2020, puis -25% au deuxième) ; de même pour les importations, quoique dans une moindre mesure (-5,6% puis -16,4%) ». Ce sont principalement des activités de services qui ont été touchées : transport de voyageurs (ferroviaire et aérien), hébergement-restauration, activités sportives et culturelles. Sur le front industriel, ce sont principalement la construction aéronautique et ferroviaire qui ont connu un recul massif d'activité. Au total, ces secteurs représentent environ 9% de la valeur ajoutée française. A l'opposé, d'autres secteurs ont réussi à tirer leur épingle du jeu : l'industrie pharmaceutique, les services d'information, les télécoms et le commerce de détail. Des secteurs qui représentent environ 8 % de la valeur ajoutée totale. Sur le front de l’emploi l'Unédic prévoit un chômage à 10,5% pour 2020.L'organisme qui gère le régime d'assurance-chômage prévoit l'indemnisation de 420.000 demandeurs d'emplois supplémentaires fin 2020 par rapport à fin 2019 du fait de la destruction de 670.000 emplois salariés. En mai dernier, 23% des ménages ont déclaré que leur situation financière s'était détériorée pendant le confinement. A l'opposé, 2% des ménages avaient vu leur situation s'améliorer, tandis que deux tiers signalaient une stabilité.  L'exécutif a déjà mobilisé 468 milliards d'euros pour aider les secteurs en difficulté. Tout l'argent n'a pas été utilisé. L’arsenal de mesures enclenchées au printemps est réactivé, amplifié ou prolongé qu’il s’agisse du chômage partiel, du recours au fonds de garantie, ou des prêts garantis par l’Etat. De nouvelles mesures seront prises dans les prochaines semaines. Le ministre de l’Economie, lors de la conférence de presse du Premier ministre du 29 octobre a estimé à 15 milliards d’€ par mois les aides publiques nécessaires pour soutenir lesentreprises. Face à cette situation très tendue pour les finances de la France, la question se pose de la soutenabilité de la dette publique qui devrait atteindre cette année plus de 115 %.*** OÙ ERDOGAN EMMÈNE-T-IL LA TURQUIE ?   Après l’hommage à Samuel Paty, et le « nous ne renoncerons pas aux caricatures », d’Emmanuel Macron, Recep Tayyib Erdogan a invité le présidentfrançais à « faire examiner sa santé mentale ». L’ambassadeur de France à Ankara a été rappelé en consultation. Erdogan reproche à son homologue français le projet de loi en préparation à Paris contre le « séparatisme » islamistequi prévoit notamment de « structurer l'islam » en France. Selon lui, ce projet discriminerait la population musulmane française. Les réseaux pro-turcs au Qatar et au Koweït ont encouragé les appels au boycott des produits français en représailles contre la republication par divers titres de la presse française des dessins de Charlie Hebdo. Pour Paris, la synchronisation de ces manifestations d’hostilité a pour véritable cause la décision française de contrôler les ressources engagées en France par la Turquie pour conserver la haute main sur sa diaspora (forte de 700 000 personnes) via des associations culturelles, cultuelles et politiques. La Turquie contrôle en France la moitié des 300 imams détachés par des pays étrangers et cherche à implanter des écoles turques.  Ces nouvelles tensions auxquelles s’ajoutent les affrontements entre Arméniens et Turcs près de Lyon, le 29 octobre, interviennent au moment où les contentieux géopolitiques entre la France et la Turquie ne cessent de se multiplier, que ce soit en Syrie où Ankara reproche à Paris son soutien aux milices kurdes, en Libye, en Méditerranée, ou plus récemment dans le Caucase. A un moment également où en Turquie, les piètres performances de l'économie, la répression accrue envers les Kurdes, les purges de la société civile, l'emballement de la pandémie de Covid-19 ont terni l’image du président turc. Selon Avrasya, un institut d'études de l'opinion, si les élections, présidentielle et législatives, prévues pour juin 2023, étaient anticipées, Erdogan n'en sortirait pas vainqueur : son score serait de 38,7 % contre 41,9 % pour Ekrem Imamoglu, le maire d'Istanbul, son principal rival. En cause notamment l’économie : les promesses de prospérité se sont évanouies, le chômage est en hausse (13 % en moyenne, 26 % chez les jeunes), la devise locale ne cesse de se déprécier (- 25 % par rapport au dollar depuis le début de 2020), tandis que les investissements étrangers se sont taris.  En Europe, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen, Charles Michel, et le haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, ont tous dénoncé des « propos intolérables » et appelé la Turquie à cesser « cette spirale dangereuse de confrontation », sous peine de se retrouver elle-même « isolée », tandis qu’Angela Merkel est sortie de sa réserve pour fustiger « des déclarations diffamatoires » et « inacceptables ». Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Oct 30, 2020 • 14min

Bada #57 : Et au Texas ? (30 octobre 2020)

À la veille de l’élection présidentielle américaine, Richard Werly a parcouru le Texas, deuxième pourvoyeur de grands électeurs et l’un des Etats républicains qui pourraient changer de couleur. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Oct 26, 2020 • 21min

Bada # 56 : Et depuis ? Détour par New York (26 octobre 2020)

Détour par New York grâce à Nicolas Robine, bio-informaticien engagé dans la recherche sur le covid et New-yorkais depuis 12 ans. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Oct 25, 2020 • 1h 8min

Comment lutter pour nos valeurs sans mettre en cause nos libertés ? / n°164 (25 octobre 2020)

Le 16 octobre, à Conflans-Sainte-Honorine, le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty a été assassiné puis décapité par un homme de 18 ans d’origine tchétchène, pour avoir enseigné la liberté d’expression à ses élèves, en s’appuyant sur les dessins de Charlie Hebdo. Le meurtrier a été abattu par les forces de l’ordre.  Tandis que droite et extrême droite font pression sur l'exécutif en proposant notamment une modification de la Constitution, un moratoire sur l'immigration, l’évolution du droit d’asile, la levée de l'anonymat sur internet ou une épreuve sur la laïcité au brevet, leministre de l'Intérieur multiplie les offensives contre la mouvance islamiste. Dès le 19 octobre, il a lancé une trentaine d'opérations policières, ciblé une cinquantaine d'associations islamiques, annoncé la dissolution du Collectif contre l'islamophobie en France et de l'organisation humanitaire Barakacity, demandé l’expulsion de 231 personnes inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, fermé pour six mois la mosquée de Pantin en Seine-Saint-Denis - qui avait relayé sur sa page Facebook une vidéo devenue virale ciblant l'enseignant Samuel Paty .       Le ministre de l’Éducation nationale a demandé la levée de l'anonymat sur les réseaux sociaux. Le secrétaire d'État au numérique, Cédric O, tout en dénonçant « l’opacité » des algorithmes et de la modération des contenus des réseaux sociaux » estime qu’« une obligation d'identification serait non seulement aisément contournable mais aussi juridiquement très incertaine ». « C’est pourquoi il est urgent que le législateur puisse assigner des obligations de moyens à ces plateformes qui leur imposent, sous la menace de sanctions extrêmement dissuasives et sous la supervision du régulateur, de mettre en place des dispositifs de modération à la hauteur de l’enjeu qu’elles représentent pour la société »Ces obligations de moyens formulées dans la loi Alia avaient été retoquées en juin, le Conseil constitutionnel qui avait également rejeté l’obligation faite aux réseaux sociaux de supprimer, dans les vingt-quatre heures, sous peine de lourdes amendes, les contenus « haineux ».Les ministres de la Justice et de l’Intérieur sont tombés d’accord sur la nécessité de renforcer la plate-forme Pharos mise en en 2009 pour faciliter le signalement, par les internautes, de contenus illicites sur internet. Celle-ci compte 28 fonctionnaires pour plus de 200 000 signalements par an. Un hommage national a été rendu mercredi à Samuel Paty dans la cour de la Sorbonne. Il laisse entières les questions qui se posent sur l’attitude de l’Administration de l’Éducation nationale vis-à-vis des enseignants confrontés à l’intolérance, voire à la violence de certains élèves et de certaines familles. Dès 2004, un inspecteur général de l'Éducation nationale Jean-Pierre Obin s’était inquiété des conséquences de l'islamisme sur l'école de la République. « Jusqu'à maintenant, précise-t-il aujourd’hui, 37 % des enseignants déclaraient s'être déjà autocensurés par peur d'incidents ». D'après une enquête, réalisée par l'Ifop et la fondation Jean-Jaurès, à la question « Faites-vous passer vos convictions religieuses avant les valeurs de la République ? », 40 % des Français musulmans répondent oui. Pour les moins de 25 ans, le taux est de 74 %. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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