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Choses à Savoir
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Jun 19, 2022 • 2min
Pourquoi le chirurgien Evan O’Neill Kane est-il entré dans l'histoire ?
Evan O'Neill Kane était un singulier chirurgien. En effet, il n'hésita pas à s'opérer lui-même, à trois reprises, sous anesthésie locale.Fondateur d'hôpital et chirurgien-chefEvan O'Neill Kane naît en 1861 dans la ville de Kane, en Pennsylvanie, à laquelle son père, qui la fonda, donna son propre nom. Celui-ci était militaire et sa mère médecin.Il s'oriente lui aussi vers la carrière médicale. Il étudie à Philadelphie et obtient son diplôme de médecin en 1884. Dès lors, il exerce dans sa ville natale.Avec l'aide de sa famille, il fonde, en 1887, un hôpital à Kane, dont il devient le chirurgien-chef. L'établissement ne sera fermé que près d'un siècle plus tard.Un chirurgien qui s'opère lui-mêmeEvan O'neill Kane ne se dissimulait pas les dangers potentiels de l'anesthésie générale. Aussi préconisait-il de recourir à l'anesthésie locale chaque fois que c'était possible.Il imagine un moyen insolite pour convaincre ses collègues du bien-fondé de cette méthode. Il décide tout simplement de s'opérer lui-même sous anesthésie locale. Il le fera à trois reprises, entreprenant, à chaque fois, des opérations assez complexes, surtout pour l'époque.Ce qui doit lui permettre de prouver que même des interventions chirurgicales assez délicates peuvent se faire sous anesthésie locale. La première fois, en 1919, il s'ampute d'un doigt infecté.Il est probable qu'il s'agit là d'un des premiers cas, sinon le premier, d'auto-opération. Deux ans plus tard, il entreprend une opération plus complexe, puisqu'il s'agit d'une appendicectomie.Pour ce faire, il se cale le dos avec des oreillers et se sert de miroirs pour pouvoir conduire l'opération. Durant toutes les phases de l'intervention, il continue de discuter avec ses collaborateurs, qui entourent son lit.En 1932, Evan Kane s'opère d'une hernie inguinale, qui s'était formée quelques années plus tôt, à l'occasion d'un accident de cheval. Le chirurgien convoque un photographe, pour immortaliser l'événement.L'opération, qui dure près de deux heures, est un succès complet. D'ailleurs, le chirurgien septuagénaire se rétablit très vite. Un jour et demi après l'intervention, il se retrouve devant la table d'opération qu'il occupait quelques heures plus tôt. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 16, 2022 • 2min
Que vient-on de découvrir en Amazonie ?
L'aspect hostile de la jungle amazonienne peut, a priori, paraître peu propice à l'établissement d'un peuplement durable. Or, de nouvelles observations aériennes confirment l'existence, dans une partie de cette forêt, de colonies plus étendues qu'on ne l'imaginait.Des sites de peuplement au cœur de la forêt amazonienneCes recherches ont permis de mettre au jour, sur le territoire de l'actuelle Bolivie, 26 sites de peuplement. Certains étaient déjà connus des spécialistes, mais n'avaient pas été explorés.Cet ensemble s'étend sur une vaste superficie, de l'ordre de 4.500 km2. Cette étendue et la liaison de certains de ces sites entre eux, par des chaussées encore en partie visibles, ont suscité l'intérêt des archéologues.Une telle organisation témoigne en effet de l'existence d'un véritable réseau d'habitats.Les vestiges d'une véritable civilisationDes sites de peuplement aussi vastes, et une telle organisation de l'espace, ne peuvent être que le fruit d'une véritable civilisation. Et cette découverte est d'autant plus intéressante qu'elle confirme la précocité de son apparition.Ces colonies seraient en effet les vestiges de la civilisation casarabe, apparue bien avant la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, à la fin du XVe siècle, et les débuts de la colonisation espagnole.En fait, cette civilisation précolombienne serait apparue, dans cette région, dès le VIe siècle. Elle aurait duré environ un millénaire, pour s'éteindre sous les coups des conquérants.D'autres signes du niveau technique assez avancé de ces peuples ont été découverts à l'occasion de cette exploration de la forêt amazonienne. On a ainsi trouvé les traces d'imposants remparts et d'un système de contrôle de l'eau assez élaboré.Ces peuples auraient même bâti des pyramides et de grands édifices, de plusieurs étages, construits sur des sites où s'étendaient peut-être des villes. En fait, beaucoup de recherches restent encore à faire pour tracer un portrait plus précis de ces peuples et de leurs réalisations.Contrairement aux idées reçues, cette partie de la jungle amazonienne n'était donc pas vide. C'était une région assez densément peuplée et occupée de manière continue, et ce dès l'époque précolombienne. Ces découvertes confirment donc ce que les spécialistes soupçonnaient depuis longtemps. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 15, 2022 • 2min
Quels seront les effets sur la Terre de l'éloignement de la Lune ?
Depuis la formation de la Lune, voilà environ 4,5 milliards d'années, notre satellite s'éloigne de la Terre, de manière infime mais continue. Quelles seront, dans un avenir très lointain, les conséquences de cet éloignement ?Un éloignement très progressifQuand, voilà environ 4,5 milliards d'années, la Lune s'est formée, à la suite de la collision d'une planète avec la Terre, elle était beaucoup plus proche de notre planète qu'aujourd'hui.En effet, seulement 22.500 kilomètres la séparaient alors de son satellite. Aujourd'hui, cette distance s'est beaucoup accrue. En effet, la Lune est distante de la Terre d'environ 400.000 kilomètres, avec des différences qui tiennent à son orbite.Et cette distance ne cesse de s'accroître. De manière imperceptible à l'échelle d'une vie humaine, il faut bien le dire. En effet, la Lune s'éloigne de la Terre d'environ 3,8 centimètres par an.Cet éloignement serait surtout dû à l'effet des marées. En effet, elles exercent une force gravitationnelle sur la Lune, qui tend à la repousser dans l'espace.La Terre tourne moins vite autour d'elle-mêmeL'éloignement de la Lune n'est pas sans rapport avec le ralentissement de la rotation de la Terre, lié aussi à la montée des eaux provoquée par la fonte des calottes glaciaires. Ce ralentissement de la rotation de la Terre pourrait, à la longue, en menacer la stabilité et perturber le déroulement des saisons. Par ailleurs, l'éloignement de la Lune, associé à ce ralentissement de la rotation de la Terre, tend à allonger la durée de nos jours.De même, la Lune, à force de s'éloigner de la Terre, finira par devenir trop petite pour cacher entièrement le Soleil lors des éclipses.Mais de telles perturbations ne devraient se produire que dans un avenir très lointain, sans doute plusieurs milliards d'années. En effet, nous l'avons vu, la Lune ne s'éloigne de notre planète que de quelques centimètres chaque année. Et les jours ne rallongent que d'un peu moins de deux millisecondes par siècle.Quant à la fin des éclipses totales, elle n'est pas non plus pour demain. Il faudra encore attendre, pour cela, environ 600 millions d'années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 14, 2022 • 2min
Existe-t-il une limite maximale au son ?
Produits par l'homme ou la nature, certains sons sont plus intenses que d'autres. À tel point d'ailleurs que l'oreille humaine ne peut pas toujours les supporter. Mais existe-t-il une limite à cette puissance sonore ?Le son le plus puissant : une fusée au décollage...Le son se propage sous la forme d'ondes. C'est grâce à une variation de la pression atmosphérique qu'il peut se déplacer dans l'air. Un bruit peut donc correspondre à une diminution de cette pression.Or, la pression ne peut pas être abaissée au-dessous d'un certain seuil. D'après le site "Sciences et Vie", la modification maximale de la pression, dans ce sens, correspond à un bruit d'une intensité de 194 décibels. Ce serait là le son le plus puissant qu'il soit donné d'entendre.Il ne serait donc pas possible de percevoir un bruit plus fort. Pour ce site, le son le plus puissan serait celui d'une fusée au décollage. Il aurait une intensité comprise entre 160 et 180 décibels....Ou une éruption volcanique ?Mais tous les spécialistes ne partagent pas cet avis. En effet, selon d'autres sources, comme le site "Maxisciences" ou le site "Futura-sciences", le son le plus puissant jamais entendu sur terre serait celui provoqué par l'éruption du volcan Krakatoa.L'intensité de l'onde sonore générée par l'éruption de ce volcan indonésien, le 27 août 1883, aurait en effet battu des records. D'après ces deux sites, le bruit perçu à 160 kilomètres de l'explosion aurait atteint 172v décibels.D'après "Futura-Sciences", le son aurait atteint, à trois kilomètres du lieu de l'éruption, une intensité comprise entre 189 et 202 décibels. De quoi endommager les tympans des auditeurs et provoquer des cas de surdité partielle.Mais certains sons seraient encore plus puissants. Pour "Futura-Sciences", le bruit produit par la fusée américaine Saturn serait de 204 décibels à proximité de la rampe de lancement.Si l'on en croit le site "Maxisciences", certains animaux feraient encore mieux. Ainsi, le cachalot produirait des sons pouvant aller jusqu'à 230 décibels. Et une espèce de crevette serait capable d'émettre des sons d'une intensité de près de 220 décibels. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 13, 2022 • 2min
Qu'est-ce que la pascalisation ?
La conservation des aliments, dans les meilleures conditions possible, est l'un des enjeux majeurs de l'industrie agro-alimentaire. À cet égard, la pascalisation est un procédé prometteur.Une méthode efficace de conservation des alimentsLa pascalisation est une technique utilisée pour prolonger la durée de conservation des aliments. Elle est employée pour conserver de nombreux produits, comme les yaourts, les fromages, le lait ou encore les jus d'agrume.Cette technique de conservation consiste à les soumettre à une très forte pression, de l'ordre de 6.000 bars environ. Soit une pression six fois plus forte que celle qu'on rencontre au fond des océans.À partir d'un certain degré, environ 3.000 bars, la pression détruit une grande partie des micro-organismes susceptibles de contaminer les aliments. Mais les composants des arômes ou des vitamines demeurent intacts. En outre, cette technique présente l'avantage d'enlever une partie de leur sel aux aliments traités.Si bien que cette méthode permet de garder toute leur fraîcheur aux aliments, sans rien enlever à leur saveur ni à leur qualité nutritive. Pour obtenir le résultat attendu, les produits alimentaires sont enfermés dans un conteneur rempli d'eau, soumis à une très haute pression. Les aliments y sont laissés durant un certain temps, afin que la pression puisse agir.Même si les recherches sur cette méthode de conservation remontent à la fin du XIXe siècle, les premières utilisations ne datent que des années 1990.Conditions de mise en œuvre et inconvénientsCertains aliments supportent mal les méthodes de conservation fondées sur l'utilisation de la chaleur, comme la pasteurisation ou l'appertisation. Dans ce cas, la pascalisation représente une alternative intéressante.Pour qu'elle soit efficace, il faut cependant que certaines conditions soient réunies. Ainsi, l'emballage du produit doit être souple, afin que l'action exercée par la pression puisse s'étendre à l'ensemble du contenu. Par ailleurs, de tels emballages résistent mieux à ces fortes pressions.Pour efficace qu'elle soit, cette méthode de conservation n'en présente pas moins certains inconvénients. En effet, le matériel nécessaire à sa mise en œuvre est coûteux et la totalité des micro-organismes présents dans les aliments n'est pas détruite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 12, 2022 • 2min
Comment les câbles sous marins entrainent-ils des malformations ?
Nos communications reposent en partie sur le dense réseau de câbles sous-marins déployé au fond des océans. Son rôle est donc essentiel. Mais, s'ils sont très utiles à l'homme, ces câbles pourraient se révéler dangereux pour certaines espèces animales.Une expérience sur des œufs de homardLes câbles déposés au fond des mers émettent des ondes électromagnétiques. D'après les observations réalisées par des chercheurs britanniques, elles auraient un impact négatif sur la faune sous-marine.Pour le vérifier, ils se sont livrés à une expérience sur des homards. Elle consisté à soumettre 4.000 œufs de homards à un champ électromagnétique comparable à celui que produisent les câbles sous-marins.Pour disposer d'un élément de comparaison, les chercheurs ont mis de côté des œufs non exposés à ces ondes.L'impact des ondes sur ces crustacésLes résultats de cette étude semblent montrer que des homards, exposés, dès le début de leur vie, aux ondes émises par les câbles sous-marins, seraient victimes de malformations.En effet, ils auraient trois fois plus de risques que les homards non exposés à ce champ électromagnétique d'avoir un corps gonflé, des yeux mal formés et une queue courte et repliée.Ils ne parviendraient pas non plus à nager à la verticale pour regagner la surface, ce qui est indispensable à leur alimentation, donc à leur survie.Les homards ne seraient d'ailleurs pas la seule espèce à être affectée par la présence des câbles sous-marins. Ce serait aussi le cas des crabes. Les ondes ne provoqueraient pas de malformations ou de problèmes de nage, comme dans le cas des homards, mais une diminution de la taille de ces crustacés.Ce qui se révélerait d'ailleurs tout aussi dangereux pour leur survie à long terme. Les chercheurs britanniques semblent doc avoir mis en évidence la nocivité de ces câbles sur le développement de certaines espèces animales.Ils proposent des solutions pour les rendre moins dangereux. Ainsi, les câbles pourraient être enterrés, et non pas simplement déposés au fond des océans. Mais cet enfouissement serait beaucoup plus coûteux et l'entretien des câbles serait plus délicat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 9, 2022 • 2min
Des plantes peuvent-elles pousser dans le sol lunaire ?
L'un des objectifs lointains des agences spatiales est d'installer sur la Lune des bases habitées. Dans cette perspective, l'existence de ressources locales représenterait un avantage considérable. C'est pourquoi l'expérience de ces chercheurs américains, qui ont réussi à faire pousser une plante dans du sol lunaire, soulève autant d'espoir.Un sol peu propre à la germination des plantes...Si, un jour, les hommes pouvaient cultiver des légumes ou des fruits sur la Lune, ils ne seraient plus obligés d'emporter dans leurs vaisseaux de lourds chargements de vivres. Mais, compte tenu de la composition du sol lunaire, une telle perspective paraissait peu probable.En effet, le régolithe, comme on appelle aussi la terre tapissant la Lune, ne comprend aucun élément organique et semble peu propice, a priori, à la germination des plantes.Malgré tout, des chercheurs américains ont voulu tenter l'expérience. Ils ont prélevé, dans des échantillons provenant de précédentes missions lunaires, quelques grammes de terre, disposés dans de minuscules pots, de la taille d'un dé à coudre.Pour leur expérience, ils ont choisi une plante poussant facilement, même dans des milieux hostiles, et dont le génome était bien connu. D'autres graines ont été plantées dans des échantillons de sol terrestre et de terre imitant le sol lunaire....Et qui pourtant leur permet de pousserLes plantes semées dans le sol lunaire ont bien poussé, ce qui, en soi, est une belle réussite. Mais, au bout de quelques jours, leur développement s'est ralenti. Les autres plantes ont en effet grandi plus vite.En les étudiant de plus près, les chercheurs se sont aperçus que les plantes semées dans le sol lunaire se comportaient comme si elles avaient été introduites dans un milieu hostile.Par ailleurs, ils ont constaté que les sols lunaires les plus anciens, longtemps exposés aux rayons cosmiques, offraient aux plantes les conditions de développement les moins favorables.Au contraire, des plantes plus vigoureuses pouvaient se développer dans des terres lunaires plus "jeunes". Malgré tout, même si des plantes ont du mal à pousser dans certains types de sols lunaires, elles peuvent produire des aliments nutritifs, et non toxiques pour l'homme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 8, 2022 • 2min
Par quoi étaient infestés les bâtisseurs de Stonehenge ?
Sur des sites très anciens, la découverte de certains vestiges en apprend davantage aux scientifiques sur les habitudes des populations concernées, et notamment sur leur alimentation. C'est ce qui s'est produit à Stonehenge.Des excréments fossilisésLes constructions mégalithiques de Stonehenge, érigées entre environ 2800 et 1100 avant notre ère, suscitent depuis longtemps la curiosité des archéologues. Mais ils cherchent aussi à mieux connaître les hommes qui les ont bâties.À cet égard, la récente découverte de nouveaux fossiles devrait permettre d'en apprendre davantage sur leurs habitudes alimentaires. Il s'agit de coprolithes, autrement dit d'excréments fossilisés.Ils ont été trouvés sur le site d'un village néolithique, situé à environ trois kilomètres de Stonehenge. Ses habitants, qui y vivaient déjà 2.500 ans avant J.-C., devaient sans doute travailler sur le chantier voisin.Cinq coprolithes ont été découverts, un seul provenant d'un humain, les autres de chiens. C'est la première fois qu'on trouve, au Royaume-Uni, des fossiles de ce genre remontant à l'époque néolithique.Des abats infestésLes scientifiques qui ont examiné ces selles fossilisées y ont retrouvé les œufs de diverses espèces de vers parasites. Leur présence dans les selles découvertes à Stonehenge s'explique sans doute par la consommation de viande mal cuite.Ou plus exactement d'abats, comme le foie ou le cœur, car les œufs de ces vers avaient eu le temps d'éclore dans les organes internes de ces animaux, sans doute des bovins. Ces hommes du Néolithique mangeaient donc de la viande d'animaux infestés par les vers.Les scientifiques ont également la preuve qu'ils ne consommaient pas seulement la viande proprement dite, mais aussi des abats qu'ils ne jetaient pas, comme certains le pensaient;Ces hommes se rendant à Stonehenge surtout en hiver, ces abats devaient être consommés au cours de festins se déroulant en cette saison. Quant aux vers trouvés dans les excréments des chiens, ils provenaient d'un poisson.Comme il n'est pas prouvé que du poisson était consommé à l'occasion de ces festins, il se peut que ces chiens en aient mangé la chair avant de suivre leurs maîtres à Stonehenge. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 7, 2022 • 2min
Pourquoi les fruits ont changé de forme après la fin des dinosaures ?
Voilà environ 66 millions d'années, un astéroïde s'écrase sur Terre. Du fait de cet impact, une masse de débris et de poussières envahit l'atmosphère, refroidissant la planète. En faisant disparaître les dinosaures, ce phénomène a aussi influé sur le développement et l'évolution de certains végétaux.Des fruits toujours aussi gros mais moins protégésCertains dinosaures étaient des herbivores géants. Ils se nourrissaient notamment des gros fruits poussant sur certains palmiers. Pour se protéger quelque peu de ces prédateurs, ces arbres étaient hérissés d'épines de grande taille.Or, durant quelque 25 millions d'années, ces palmiers ont pu pousser en toute quiétude, sans "craindre", si l'on peut dire, que leurs fruits ne soient dévorés par des dinosaures, ou d'ailleurs d'autres herbivores, disparus de la surface de la planète.Les spécialistes pensaient donc que, dans un tel contexte, la taille des fruits tendrait à diminuer. Or, de nouvelles recherches prouvent le contraire. Si les gros fruits ont perduré, c'est qu'ils devaient intéresser de petits animaux, capables, eux aussi, d'en favoriser la dispersion par le biais de leurs excréments.Par contre, le système de protection constitué par les épines a eu tendance à régresser, pour se reconstituer quand d'autres herbivores ont fini par prendre la place des dinosaures.Animaux et plantes repeuplent la TerreLe cataclysme qui a entraîné la disparition des dinosaures a aussi provoqué l'extinction des trois quarts des espèces alors présentes sur Terre.La découverte de nouveaux fossiles, plus faciles à dater et présentant une série cohérente d'animaux et de plantes postérieurs à la catastrophe ayant entraîné la disparition des dinosaures, a permis de mieux comprendre comment d'autres espèces animales et végétales avaient peu à peu recolonisé la planète.Le scénario a pu ainsi se préciser. Environ 1.000 ans après l'écrasement de l'astéroïde, les fougères recommencent à foisonner. 100.000 ans passent encore, et le renouveau des forêts et des plantes à fleurs offre aux animaux une plus ample provision de nourriture.Entre 300 et 700.000 ans après l'événement, des noix et d'autres légumes leur fournissent des aliments supplémentaires. Il n'a pas fallu un million d'années pour que la taille des mammifères soit multipliée par 100. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 6, 2022 • 2min
Le thé empêche-t-il réellement de dormir ?
On entend parfois dire que le thé, au même titre que le café, est une boisson excitante. Et que, par conséquent, il vaut mieux éviter d'en boire en fin d'après-midi si l'on veut bien dormir. Que faut-il penser de telles affirmations ?Un effet stimulant, amoindri par les taninsLa théine, que l'on retrouve dans le thé, provient de la même molécule que la caféine. Même si cette molécule est moins présente dans une tasse de thé que dans une tasse de café, elle n'en a pas moins un effet stimulant.Ceci étant, la présence de tanins dans le thé, substance végétale qu'on trouve aussi dans le vin notamment, a tendance à ralentir l'effet stimulant de la théine. C'est encore plus vrai avec certaines variétés de thés, comme le thé noir ou le thé vert, qui contiennent davantage de tanins.Comment boire du thé et bien dormir ?Il existe d'autres moyens pour limiter l'effet excitant de la théine. Le premier consiste à laisser infuser le thé un certain temps. En effet, dans les premières minutes, c'est la théine qui est libérée dans l'eau chaude.C'est donc à ce moment que le thé sera le plus excitant. Mais, si on le laisse infuser plus longtemps, c'est au tour des tanins de se libérer plus massivement dans l'eau. Or ces derniers libèrent une substance qui, associée à la théine, a tendance à en réduire l'effet excitant.Pour être sûr de bien dormir, on peut aussi boire certaines variétés de thé. En effet, certaines d'entre elles sont moins excitantes que d'autres. Et c'est encore plus vrai si l'on respecte une certaine durée d'infusion.Ainsi, certains types de thés verts stimuleraient moins le cerveau que certaines variétés de thés noirs. Par ailleurs, les feuilles de thé, quand elles sont broyées, contiennent davantage de théine.On peut aussi ne pas utiliser la première eau dans laquelle infuse le thé et laisser le thé infuser plusieurs fois. Enfin, on peut boire du "rooibos", qu'on appelle, de manière abusive, du thé rouge. Cette boisson, qui ressemble au thé, ne contient pas de théine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


