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Choses à Savoir
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Sep 12, 2022 • 2min
Quel métier l'apparition de l'électricité a-t-elle fait disparaître ?
La survie de certains métiers traditionnels dépend souvent des progrès techniques. Aussi sont-ils associés à une époque particulière, où cette activité était nécessaire. C'est le cas de la profession d'allumeur de réverbères, dont l'apparition de l'électricité a entraîné la rapide disparition.Des rues éclairéesCertaines grandes villes n'ont pas attendu l'apparition de l'électricité, à la fin du XIXe siècle, pour organiser l'éclairage des rues. Ainsi, à Paris, elles sont d'abord éclairées par quelques chandelles, disposées aux fenêtres de certaines maisons.Puis, en 1667, on installe les premiers réverbères, au milieu des rues et à chacune de leurs extrémités. Ils sont d'abord équipés de bougies. À partir de 1766, on les remplace par de l'huile d'éclairage.C'est l'huile de colza qui, le plus souvent, est choisie pour remplir cet office. Les réverbères sont munis d'un bec, pour pouvoir verser l'huile, et de réflecteurs, qui rendent la lumière plus vive.Ces réverbères ne sont pas encore fixés sur un pied, mais suspendus à 5 mètres de hauteur. Enfin, en 1829, une première rue parisienne est éclairée au gaz.L'allumeur de réverbèresAu départ, des habitants sont désignés par les autorités pour allumer les bougies placées dans les réverbères. L'apparition de l'éclairage à l'huile entraîne la naissance d'un nouveau métier, celui d'allumeur de réverbères, appelé aussi "falotier".Il commence sa journée très tôt, en procédant à l'extinction des réverbères. Il en nettoie les vitres, afin que la lumière se diffuse mieux. Il en profite aussi pour entretenir les mèches.Comme l'allumeur n'a plus rien à faire avant le soir, il doit, le plus souvent, prévoir un second métier. Et il ne reprend sa tournée qu'à la fin de la journée. En hiver, ses doigts gourds rendent difficile l'allumage des réverbères. Le vent peut aussi éteindre les mèches.Avec l'apparition du gaz, la tâche de l'allumeur de réverbères est simplifiée. Il lui suffit en effet d'ouvrir un conduit et d'enflammer le gaz qui en sort.Mais l'éclairage électrique, qui se généralise dans les années 1880 à Paris, puis, peu à peu, dans d'autres villes, entraîne la disparition rapide de cette profession. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 11, 2022 • 2min
Quel gaz a été détecté pour la première fois sur une exoplanète ?
Lancé en décembre 2021, le télescope James Webb apporte déjà la preuve de sa supériorité par rapport aux instruments précédents. En effet, il vient de détecter du CO2 dans l'atmosphère d'une exoplanète, située donc en dehors de notre système solaire.Aucun autre télescope n'avait été capable de faire une telle observation. Ce gaz a été repéré dans l'atmosphère d'une géante gazeuse appelée WASP-39b. Découverte en 2011, elle est située à 700 années-lumière de la Terre.Cette exoplanète est très proche de son soleil, puisqu'il lui faut seulement un peu plus de quatre jours terrestres pour accomplir sa révolution autour de son étoile. Par ailleurs, elle est quatre fois moins massive que Jupiter. Elle avait déjà été examinée par d'autres télescopes, qui y avaient détecté des traces d'eau ou de sodium.Mais cette découverte de CO2 devrait en apprendre davantage sur cette géante gazeuse et, de manière générale, sur les exoplanètes.Un élément central pour la découverte éventuelle de la vieOn sait combien le CO2, ou dioxyde de carbone, qui participe au phénomène de la photosynthèse, est nécessaire à l'apparition de la vie. Et, de fait, le CO2 est bien un élément essentiel de l'atmosphère terrestre.Ce qui ne veut pas dire que cette découverte capitale suppose l'existence de la vie sur WASP-39b. En effet, nul organisme vivant ne pourrait subsister sur une planète gazeuse et où les températures sont toujours très élevées. Du fait de la proximité avec son soleil, elles atteignent en effet les 1.000 degrés.Mais rien n'interdit d'espérer que le télescope James Webb, qui a montré de quoi il était capable, ne puisse, à l'avenir, discerner la présence de CO2 sur une planète plus propice à la vie. Autrement dit, une planète rocheuse, plus petite et beaucoup moins chaude.La détection de dioxyde de carbone, dans l'atmosphère d'une telle planète, serait un signe décisif, qui, ajouté à d'autres éléments, pourrait suggérer l'existence d'une vie possible.Pour les scientifiques, une telle découverte marque une étape essentielle dans la recherche de la vie dans l'univers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 8, 2022 • 4min
Comment recyler des métaux grâce à des bactéries?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Certaines bactéries ont le pouvoir de récupérer des métaux rares, notamment dans les déchets d'équipements électriques et électroniques. Cette méthode évite l'utilisation de procédés beaucoup plus polluants.Un processus de récupération opéré par des bactériesCertaines bactéries ont donc la faculté de récupérer l'or, le palladium, l'argent et d'autres métaux rares ou précieux contenus dans le matériel électronique ou les batteries des voitures électriques.Le procédé mis en œuvre est celui de la "lixiviation". Il peut se décrire comme l'action de certaines bactéries qui parviennent, grâce à une de leurs enzymes, à récupérer, sous forme de nanoparticules, les métaux contenus dans les déchets électroniques par exemple.Ces métaux représentent en quelque sorte la nourriture des bactéries. Au cours du processus de récupération, ils passent d'un état solide à un état liquide, le tout baignant dans un milieu très acide.La récupération de ces métaux est très rapide. En effet, il ne faut pas plus de deux jours aux bactéries pour la mener à bien.Une technique de recyclage écologiqueCe processus de recyclage des métaux s'opère sans aucun produit chimique. Il est donc plus naturel et ne menace pas l'environnement. D'où le nom de "biolixiviation" parfois donné à cette technique.Un tel recyclage est d'autant plus intéressant que, comme leur nom l'indique, certains métaux ne sont pas très abondants. C'est le cas du palladium, dont la demande est toujours plus forte que l'offre.Cette récupération du palladium, ou d'autres métaux rares, grâce à l'action de ces bactéries, offre donc une alternative intéressante aux industriels qui les utilisent. D'autant que les particules de métal récupérées par les bactéries ont en général les mêmes vertus que les métaux dont elles proviennent.Ainsi, pour reprendre l'exemple du palladium, ces particules joueraient le même rôle que le métal dans le traitement de certains polluants, notamment dans le domaine de la peinture.Mais ce n'est pas tout. Grâce à ce procédé, on pourrait aussi obtenir, dans certaines conditions, de l'énergie propre.En tous cas, l'utilisation de cette technique de recyclage permet d'envisager un autre destin que la décharge pour des déchets très polluants dans l'ensemble. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 7, 2022 • 4min
Quelle créature âgee de 24000 est revenue à la vie ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Certains organismes sont capables d'une résistance extraordinaire et peuvent même se maintenir en vie, dans des conditions particulières, durant des milliers d'années. On connaissait déjà le cas du tardigrade. Il faudra désormais ajouter à la liste de ces animaux le rotifère bdelloïde.Des animaux minuscules mais très completsLe rotifère bdelloïde est un animal minuscule, qui mesure entre 0,1 et 2 millimètres. C'est une sorte de petit ver, mais qui possède un cerveau, des organes sensoriels et des mâchoires.C'est donc une créature étonnamment complexe pour sa taille. Elle est par ailleurs composée d'un nombre invariant de cellules. Dernière particularité : la reproduction asexuée du rotifère.Les mâles étant dès lors inutiles, seules existent des femelles, qui se reproduisent toutes seules en se dédoublant. Ces animaux microscopiques vivent le plus souvent dans la mousse ou l'humus des forêts.Il faut ajouter que, comme les tardigrades, ces animaux résistent à tout, aux radiations, à la déshydratation ou encore à l'absence de nourriture.Une créature ramenée à la vieMais si ces animaux intriguent les scientifiques, c'est qu'ils sont capables d'une autre prouesse. Des chercheurs russes ont en effet retrouvé des rotifères bdelloïdes dans un échantillon de sol gelé, appelé permafrost, recueilli à environ 3,5 mètres de la surface.Grâce au carbone 14, on a pu estimer l'âge de ces sols à environ 24.000 ans. Et les scientifiques y ont trouvé, à leur grande surprise, des rotifères bdelloïdes encore vivants.Chose stupéfiante, ces animaux semblaient aussi vieux que le sol qui les portait. Depuis des temps immémoriaux, ils s'étaient placés dans un état de cryptobiose. Autrement dit, ils étaient parvenus à mettre en sommeil toutes leurs fonctions vitales.Mais ils n'étaient pas morts pout autant. La preuve, les scientifiques ont réussi à "réveiller" l'un de ces animaux. Il a repris le cours de son existence comme si de rien n'était, pensant même à se reproduire aussitôt.Il faut donc imaginer, ce qui ne laisse pas d'être très impressionnant, que cette créature, avant de s'"endormir", voisinait avec des mammouths laineux, disparus voilà environ 11.000 ans ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 5, 2022 • 4min
Un tsunami est-il possible en Méditerranée ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------Des tsunamis pourraient toucher les côtes de la Méditerranée. C'est du moins ce qu'affirme l'Unesco qui, en conséquence, a décidé d'étendre à cette région du monde son programme ce protection contre ce risque naturel majeur.De nombreux tsunamis en MéditerranéeSelon les spécialistes, il est fort probable que, dans les 30 ans à venir, un tsunami se produise en Méditerranée. Pour eux, le déclenchement d'un tsunami, dans le passé, laisse présager la reproduction du phénomène.Or, de nombreux tsunamis ont déjà menacé les côtes de la Méditerranée, et notamment en France. En effet, entre 1564 et 2011, pas moins de 48 tsunamis ont déferlé sur les côtes françaises, et surtout sur les rivages de la Corse et de la Côte d'Azur.Le premier tsunami recensé en Méditerranée eut lieu en 1.600 avant J.-C., à partir du volcan de Santorin, en Grèce. Des vagues de plus de 50 mètres de haut ont alors ravagé les côtes de la Turque, de l'Égypte et de la Syrie actuelles.Depuis lors, environ 300 tsunamis se sont produits en Méditerranée. La plupart sont déclenchés par des séismes ou des éruptions volcaniques. En octobre 2020, 116 personnes ont encore été tuées dans un tsunami parti de l'île grecque de Samos.Un programme de protection étendu à la MéditerranéeFace à de tels risques, l'Unesco a décidé d'étendre le bénéfice de son programme "Tsunami ready" à la Méditerranée. Dès 1965, l'organisation internationale a élaboré, dans le cadre de sa Commission océanographique intergouvernementale (COI), des systèmes d(alerte et de protection contre les tsunamis.Pour bénéficier de ce programme, les villes concernées doivent cependant respecter certains critères. Ainsi, elles doivent établir une étude de risque, mesurant la possible survenue d'un tsunami.Par ailleurs, des panneaux spécifiques doivent être installés, pour orienter la population vers des refuges conçus pour l'accueillir. De même, l'organisation des secours doit faire l'objet d'un soin particulier.Des centres spécialisés, destinés à alerter les habitants, doivent également être mis en place. Avec d'autres organismes, l'Unesco patronne aussi toutes les recherches ayant pour but de mieux comprendre les mécanismes présidant au déclenchement des tsunamis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Sep 4, 2022 • 4min
Pourquoi la dyslexie aurait participé à notre survie ?
Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835Spotify:https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIfDeezer:https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9Google Podcast:https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14-------------------------------------------La dyslexie, qui toucherait entre 5 et 15 % des enfants, est le plus souvent présenté comme un trouble de l'apprentissage. Les enfants qui en souffrent ont en effet du mal à apprendre à lire. Mais des chercheurs britanniques en donnent une autre vision, beaucoup plus positive.Des individus créatifs...Dans cette nouvelle étude britannique, la dyslexie n'est pas présentée comme un déficit cognitif. Bien au contraire. Les chercheurs la voient surtout comme un avantage évolutif pour l'espèce humaine.Ils postulent en effet que, dans les premières communautés humaines, la diversité des compétences aurait été privilégiée. D'un côté, certains individus, qu'on appelle aujourd'hui "dyslexiques", auraient été doués pour ce que les scientifiques appellent l'"exploration".Ces "explorateurs" auraient un talent particulier : chercher de nouvelles informations ou de nouvelles techniques. Ces individus créatifs et pleins d'imagination auraient donc un don pour la recherche et l'innovation....Et d'autres plus tournés vers l'acquisDans ces premiers groupes, d'autres individus se signalent davantage par leur capacité à exploiter les informations disponibles ou, tout simplement, ce qu'ils ont entre leurs mains.Les "explorateurs" débusquent le gibier tandis que les "exploiteurs" le cuisinent pour nourrir le groupe. C'est ce que ces chercheurs appellent la "cognition complémentaire".Pour eux, c'est cette collaboration entre individus aux compétences complémentaires qui aurait facilité la survie de l'espèce humaine. Dans ce sens, les "dyslexiques" de cette lointaine époque auraient apporté à la communauté de nouveaux moyens pour évoluer de manière plus harmonieuse et s'adapter à de nouvelles contraintes.Par contre, ils auraient rencontré plus de difficultés dans les tâches d'exécution, qui les amenaient à exploiter des connaissances existantes. On peut voir là la préfiguration des problèmes que rencontrent les enfants dyslexiques d'aujourd'hui dans la maîtrise de la lecture.Les dyslexiques jouant donc un rôle essentiel dans l'adaptation de l'espèce humaine, cette disposition favorable a donc dû être mise en avant par l'évolution. Une telle théorie vise également à modifier le regard négatif porté sur la dyslexie, perçue plutôt comme un avantage pour l'espèce humaine.Elle invite en effet à considérer les compétences spécifiques des dyslexiques plus que leurs déficiences. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 31, 2022 • 2min
Pourquoi les Hommes ne peuvent-ils pas boire d'eau salée ?
En asséchant les rivières et en précipitant la fonte des glaciers, le réchauffement climatique rendra encore plus rare une eau douce qui est devenue un bien très précieux. Et, malgré son abondance, l'homme ne peut compenser ce manque en buvant l'eau des océans. Au fait, pourquoi l'eau salée est-elle impropre à la consommation humaine ?Une impossibilité physiologiqueIl y a beaucoup de sel dans l'eau de mer. Il représente en effet environ 3,5 % de son poids. Or, l'organisme humain ne peut tout simplement pas absorber sans dommage une telle quantité de sel.Cette particularité est sans doute due en partie à l'histoire évolutive de l'homme, qui l'a amené à se fixer surtout dans des zones où l'eau douce dominait.Ce n'est pas à dire que l'organisme n'a pas besoin de sel. Mais quand il a prélevé la petite quantité qui lui est nécessaire, il évacue le reste sous forme d'urine.Seulement voilà, les reins fabriquent de l'urine moins salée que le sang. C'est une nécessité physiologique. Or l'eau de mer contient trois fois plus de sel, et même un peu davantage, que notre sang.Les reins devraient alors produire plus d'urine et puiser l'eau nécessaire dans nos cellules. Ce qui ne pourrait qu'entraîner une grave déshydratation, potentiellement mortelle.Aussi non seulement l'eau salée ne peut-elle calmer la soif, mais elle a pour effet de l'accentuer encore.Quelques exceptions dans le règne animalSi, comme l'homme, la plupart des animaux ne peuvent boire d'eau salée, certains peuvent s'y risquer sans problème. C'est, par exemple, le cas de l'albatros, dont une glande filtre le sel de l'eau de mer.De même, les phoques et les otaries peuvent s'en désaltérer. On ne sait pas encore très bien pourquoi. Mais les chercheurs ont constaté que leur urine était beaucoup plus salée que celle de l'homme et bien plus chargée en sel que leur sang.Les scientifiques supposent que cette particularité vient de la conformation des reins de ces animaux. Enfin, certains mammifères marins, comme les dauphins ou les baleines, ingurgitent sans doute une certaine quantité d'eau de mer, que les scientifiques ne peuvent encore mesurer précisément. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 30, 2022 • 2min
Pourquoi les chats sont-ils une menace dans les îles ?
Les chats domestiques ne sont pas des prédateurs bien redoutables. Ce qui n'est pas le cas des chats retournés à l'état sauvage et vivant dans un milieu insulaire. Ils menaceraient de nombreuses espèces locales, ce qui, dans certains cas, conduirait les autorités à prendre des mesures pour diminuer leur population.De redoutables prédateursLa faune de certaines îles s'est longtemps développée en vase clos, sans être menacée par de véritables prédateurs. Nombre d'animaux n'ont donc pas développé de réflexes de défense.De même, l'absence de danger a encouragé certains oiseaux, en Nouvelle-Zélande notamment, à nicher sur le sol, ce qui leur a fait perdre l'habitude de voler.C'est dire que quand on a introduit des chats dans ces îles, à une époque relativement récente, ils ont fait des dégâts considérables. Les coupables ne sont pas les chats domestiques, mais les chats dits "harets", qui sont retournés à l'état sauvage.La disparition de la majorité des 34 espèces d'animaux australiens éteints au cours des deux derniers siècles serait due à ces chats. Ils s'attaquent ainsi à des marsupiaux menacés d'extinction, comme le dunnart ou le bandicoot brun, qui vivent sur des îles australiennes.Mais leur terrain de chasse s'étend à bien d'autres territoires insulaires, comme l'île Molène, en Bretagne, où ils s'en prennent à des proies très diverses, comme des oiseaux ou des petits mammifères.La traque des chats sauvagesLes chats harets tuant parfois plus de 1.000 proies par an, ils pourraient menacer d'extinction la faune d'une île si rien n'était fait pour les arrêter.Aussi les autorités de certains pays, comme l'Australie, ont-elles pris des mesures drastiques pour se débarrasser de ces chats. Dans certaines zones, comme l'île Kangaroo, une véritable campagne d'extermination est dirigée contre ces chats sauvages.Dans cette traque où aucun quartier ne leur est fait, on utilise même des drones pour les chasser. Dans certaines îles, on a recours à des moyens moins radicaux. Ainsi, sur l'île Molène, des vétérinaires sont chargés de capturer les chats harets. Ils sont ensuite stérilisés, puis envoyés sur le continent pour être éventuellement adoptés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 29, 2022 • 2min
Qu’est-ce que le réflexe du cintre ?
Le "réflexe du cintre" fait partie de ces mouvements involontaires qui semblent impossibles à contrôler. Même si on n'en connaît pas l'origine avec certitude, ce phénomène pourrait avoir des applications concrètes.Un cintre qui vous fait tourner la têteL'expérience est très à la mode sur les réseaux sociaux. Elle consiste à s'entourer la tête d'un cintre métallique, de façon que l'objet soit appuyé sur l'une des tempes.Si la pression est exercée au bon endroit, vous aurez la surprise de voir votre tête tourner quasiment toute seule. En effet, elle se tournera spontanément vers le côté comprimé par le cintre. Vous n'aurez donc aucun effort à faire puisqu'il s'agit d'une réaction réflexe.Une étude japonaise, publiée en 2015, a montré que cette rotation "automatique" de la tête se manifestait dans plus de 95 % des cas. Seuls 4% des personnes, environ, n'ont pas senti leur tête tourner.De possibles applications médicalesLes scientifiques ne savent pas encore expliquer ce "réflexe du cintre". Une hypothèse simple a cependant été formulée. La pression exercée par le cintre produisant une certaine gêne, le cerveau commanderait cette rotation de la tête, qui y mettrait fin.Quoi qu'il en soit, le geste réflexe provoqué par la mise en place du cintre pourrait avoir des applications médicales. Et, de fait, il a déjà permis la mise au point de dispositifs simples visant à soulager certains contractions musculaires. En effet, un serre-tête spécifique a déjà été élaboré.Ces dystonies, comme on les appelle, se traduisent par des postures involontaires, parfois très gênantes pour les personnes qui les subissent. Elles les empêchent, par exemple, de garder la tête droite.De tels dispositifs, qui auraient, au surplus, l'avantage d'être peu onéreux, seraient spécialement indiqués dans le cas où ces postures seraient temporaires. Ils pourraient compléter les traitements existants, et notamment les séances de kinésithérapie.Les médecins se sont d'ailleurs déjà intéressés à ce réflexe du cintre dans le cadre du traitement des spasmes du cou. Comme leur nom l'indique, ce sont des contractions involontaires, et là encore très gênantes, de certains muscles du cou. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aug 28, 2022 • 2min
Sur Mars, tous les ingrédients de la vie ont-il été réunis ?
Depuis des décennies, la planète Mars représente un objectif essentiel pour les agences spatiales. L'un des buts principaux de ces missions est de retrouver des traces de vie sur la planète rouge. Leurs résultats laissent penser que certains des ingrédients essentiels à la naissance de la vie pourraient s'y trouver.Des ingrédients essentiels à la vieCertains éléments plaident en faveur de la présence possible d'une vie sur Mars, à une époque reculée. En premier lieu, l'atmosphère qui entourait la planète rouge, voilà environ 3,5 milliards d'années, était beaucoup plus épaisse qu'aujourd'hui.Le climat qui y régnait était alors beaucoup plus semblable à celui de la Terre. Et de telles conditions étaient assez favorables à la présence d'eau. On sait aujourd'hui qu'au début de son histoire, Mars contenait de grandes quantités d'eau.Et de récentes observations ont permis à la NASA de confirmer qu'il y avait encore de l'eau liquide à sa surface. Par ailleurs, la présence de carbone organique dans les roches martiennes a été confirmée.Mais si les quantités sont assez faibles, la présence de ce carbone est essentielle, car il donne naissance aux molécules organiques indispensables à la vie. Ceci étant, il n'est pas forcément d'origine biologique.À la recherche des acides aminésLa mission assignés à certains robots déposés sur Mars est de trouver une autre brique essentielle à l'émergence de la vie, les acides aminés. Ces molécules jouent en effet un rôle crucial dans l'apparition de la vie, car elles contribuent à l'élaboration des protéines, autre ingrédient indispensable à l'émergence d'êtres vivants.Or, ces acides aminés sont fragiles. En effet, ils sont détériorés par les rayons ionisants en provenance de l'espace. L'atmosphère et le champ magnétique de la Terre les protègent.Mais il n'en va pas de même sur Mars, dont l'atmosphère actuelle est trop mince. Il se peut cependant que ces acides aminés se retrouvent dans le sol, protégés alors de l'atteinte des rayons cosmiques.Mais les rovers ne peuvent pas creuser assez profondément pour découvrir des acides aminés préservés. Il faudrait exploiter certains affleurements, qui mettent à nu des parties profondes du sous-sol martien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


