Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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Sep 22, 2022 • 2min

Que mangeaient les humains préhistoriques ?

Voilà environ 6.000 ans, durant l'ère néolithique, des hommes vivant au Nord de l'Écosse avaient élu domicile dans de petites îles artificielles, souvent de forme circulaire. On les appelle des "crannogs".Leurs habitants les gagnaient par bateaux ou empruntaient de petits ponts pour s'y rendre. Or des scientifiques écossais ont trouvé, dans les parages de ces îles, de très nombreux fragments de poteries.Découvertes sous l'eau, ces poteries ont été soumises à divers examens, dont une analyse chimique. Et les résultats apportent de précieux renseignements sur les traditions culinaires de ces peuples préhistoriques.Des spécialités culinaires très précocesL'étude de ces poteries nous informe en fait sur le menu typique de ces Écossais du néolithique. Il s'agissait déjà d'une cuisine assez élaborée.Le plat le plus apprécié, semble-t-il, résultait du mélange de divers ingrédients. En effet, on faisait cuire à part des céréales, dans des poteries. Puis on les mélangeait à des produits laitiers.Et on ajoutait à cette préparation un peu de viande, quand il y en avait. En fait, ces hommes préhistoriques semblent avoir inventé des mets qu'on trouve toujours sur nos tables : la ragoût et le gruau, une sorte de bouillie de céréales, servie au petit-déjeuner.Ces recherches nous en apprennent un peu plus sur la culture des céréales au néolithique, une période marquée par la découverte de l'agriculture et la sédentarisation des populations.L'agriculture allait de pair avec l'élevage. Aussi la viande consommée dans ces sortes de ragoûts provenait-elle en partie des animaux dont s'occupaient ces hommes préhistoriques. Il s'agissait notamment de porcs ou de chèvres.Par ailleurs, durant l'ère néolithique, les hommes habitant près de la mer, comme c'est le cas ici, se nourrissaient aussi de coquillages.Une petite partie de la nourriture peut aussi provenir de la chasse, que ces hommes pratiquent encore de manière épisodique. Et certains produits proviennent également de leurs échanges avec d'autres peuples.On sait que dans certaines régions côtières, ces hommes préhistoriques fabriquaient des embarcations dans lesquelles ils stockaient des denrées qu'ils échangeraient avec les produits dont ils avaient besoin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 21, 2022 • 2min

Pourquoi le T. Rex avait-il de si petits yeux ?

Le Tyrannosaurus Rex, qui vivait voilà environ 67 millions d'années, impressionne toujours avec ses quelque 4 mètres de hauteur et ses 13 mètres de long.Mais tout n'est pas gigantesque chez cet animal préhistorique. En effet, il avait, proportionnellement à sa taille, de bien petits yeux. Les recherches effectuées sur les crânes de ces animaux ont permis de conclure qu'ils avaient des orbites plutôt ovales, abritant des yeux de petite taille.Les scientifiques en ont déduit que ces caractères devaient être en relation avec le régime alimentaire de ces animaux. En effet, alors que les dinosaures herbivores avaient des orbites circulaires et de plus gros yeux, les carnivores, comme le Tyrannosaurus Rex, présentaient des orbites plus allongées et des yeux plus petits.Chez cet animal, la forme des orbites et la taille et le poids des yeux seraient plus adaptés à l'efficacité de la morsure. Autrement dit, des yeux plus gros, et des orbites circulaires, auraient empêché la mâchoire de saisir et de déchiqueter les proies avec la même force.Les chercheurs ont même remarqué que, chez les dinosaures, un changement de régime alimentaire se traduisait souvent par une modification de la forme de l'orbite et de la taille des yeux....Et des bras minusculesOn ne fait pas toujours attention aux petits yeux du Tyrannosaurus Rex. Par contre, on ne peut manquer de remarquer ses bras minuscules, surtout si on les compare à la masse imposante de son corps.On s'est longtemps demandé à quoi pouvaient lui servir de tels appendices. Un paléontologue américain a peut-être trouvé la réponse.Il est d'abord parti d'une caractéristique de ce dinosaure, récemment découverte. On s'est en effet aperçu que cet animal était plus grégaire qu'on ne pensait. Il devait notamment chasser en bandes.Les proies devaient donc être attrapées par plusieurs animaux. Et au moment de partager ce repas collectif, ils risquaient de se blesser, comme on a pu le constater chez certains reptiles actuels, comme les crocodiles par exemple. Mais, avec d'aussi petits bras, le Tyrannosaurus Rex aurait été moins dangereux pour ses congénères. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 20, 2022 • 2min

Où atterrir sur la Lune ?

Les nations spatiales se tournent de nouveau vers la Lune. C'est le cas des États-Unis, avec leur programme Artémis. La première fusée, inhabitée, devrait être lancée dans les jours ou les semaines à venir. Puis, à partir de 2024, des astronautes devraient à nouveau fouler le sol de notre satellite.La Lune est également l'objectif de la Chine qui, dans le cadre du projet Chang'e 7, prévoit d'y envoyer une mission non habitée.Pour mener à bien ces ambitieux projets, il est nécessaire de choisir des sites d'atterrissage convenables. Et, de fait, les Américains viennent de rendre publique une liste de 13 sites possibles.Contrairement aux lieux choisis, voilà un demi-siècle, pour les missions Apollo, ces sites se situent à proximité du pôle sud lunaire. La Chine a également fait connaître les sites prévus pour l'atterrissage de ses fusées; or, deux d'entre eux sont les mêmes que ceux choisis par les Américains.Dès lors, faut-il prévoir une forme de rivalité spéciale, qui pourrait tendre un peu plus des rapports qui, entre les deux pays, sont déjà difficiles ?Les critères de choixCes sites d'atterrissage ont été choisis pour diverses raisons. Certains sont situés près de cratères qui ne sont jamais visités par la lumière du Soleil. De la glace s'y est donc formée qui, après des traitements adéquats, pourrait fournir de l'eau potable aux astronautes ou même irriguer des plantations.En effet, il ne faut pas oublier que l'objectif final des Américains est de parvenir à un établissement durable de l'homme sur la Lune. Par ailleurs, l'étude de ces régions permettrait d'en apprendre davantage sur la formation de notre satellite.D'autres critères ont été pris en compte dans le choix de ces sites d'atterrissage. Ainsi, ils ne doivent pas être trop pentus, pour faciliter l'atterrissage des fusées. Ils doivent aussi permettre une bonne communication avec la Terre.Certains sites sont cependant éclairés par le Soleil, ce qui fournirait une source d'énergie. Enfin, le choix de ces sites dépend aussi de la date de lancement, tous n'étant pas disponibles aux mêmes moments. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 19, 2022 • 2min

Comment recycler les éoliennes en bonbons ?

Comme les autres énergies renouvelables, l'énergie éolienne a l'immense avantage d'être inépuisable. C'est donc une solution d'avenir, qui permettrait, à terme, de remplacer des énergies fossiles dont les réserves s'épuisent.C'est pourquoi des éoliennes toujours plus nombreuses se dressent dans le paysage de nos campagnes. Et plus leurs pales sont longues, plus l'énergie produite est importante. C'est ainsi que certaines mesurent plus de 100 mètres de long.Mais ces équipements finissent par se dégrader. En effet, il ne durent guère plus de 20 ans. Et quand ces pales arrivent en fin de vie, on ne sait qu'en faire. Elles finissent souvent dans des décharges qu'elles remplissent de leur masse.Il existe cependant certaines solutions de recyclage. À cet égard, les idées ne manquent pas. Au Danemark notamment, on a transformé certaines éoliennes en garages à vélos.D'autres pourraient être utilisées dans la construction de passerelles, de tours électriques ou encore de terrains de skateboards.Des pales aux bonbonsMais le projet le plus original de recyclage de ces pales d'éoliennes appartient sans conteste à des scientifiques américains. En effet, ils ont mis au point une résine, faite de fibre de verre et d'ingrédients divers, dont certains provenant de plantes.Cette résine serait utilisée pour construire des pales. Quand elles arrivent au terme de leur existence, il est possible de la récupérer. Par un procédé spécifique, on peut même la décomposer et obtenir ainsi certains ingrédients.L'un d'eux est un additif alimentaire, employé dans la fabrication de bonbons gélatineux en forme d'oursons. Des scientifiques ont utilisé cet additif pour confectionner ces bonbons.Et ils en ont même mangé, pour prouver que l'additif issu de la décomposition de cette résine permettait bien de fabriquer des bonbons parfaitement comestibles ! Reste à convaincre les consommateurs qu'une pale d'éolienne peut finir dans leur estomac.En décomposant la résine, on obtient d'ailleurs d'autres matériaux, comme une sorte de plastique transparent. Celui-ci pourrait entrer dans la composition de vitres ou de phares de voitures.Et cette résine pourrait servir à concevoir d'autres produits, comme des comptoirs de cuisine et même des couches ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 18, 2022 • 2min

Qui est le Gigantopithèque ?

Le gigantopithèque serait le plus grand singe qui ait jamais vécu. La première trace en aurait été découverte en 1935, sous forme de dents trouvées dans les bocaux d'une pharmacie de Hong Kong.En effet, ces dents, dites "dents de dragon", étaient broyées et utilisées, sous forme de poudre, par la médecine traditionnelle chinoise. C'est peut-être ce qui expliquerait la rareté des fossiles de gigantopithèque.En effet, à ce jour, les scientifiques n'ont retrouvé que quatre mandibules et quelques centaines de dents isolées. Ces restes ont été découverts dans des pays d'Asie, comme la Chine, la Thaïlande ou le Vietnam, qui correspondaient à l'habitat naturel de ce grand singe.Un animal gigantesqueSur la base de ces trop rares fossiles, les zoologies ont du mal à faire un portrait précis du gigantopithèque. Une chose au moins est certaine : sa très grande taille. Mais les scientifiques ne s'accordent pas sur ses mensurations exactes.Pour les uns, il aurait mesuré entre 1,80 mètre et 2 mètres, pour les autres il aurait dépassé les 3 mètres de hauteur. Selon la version retenue, son poids varierait entre 180 et 300 kilos, ou même davantage.Pour les chercheurs les plus récents, la taille et le poids de ce grand singe seraient moins impressionnants que ce qui avait été indiqué au départ. Le gigantopithèque serait apparu voilà environ 2 millions d'années et il aurait disparu il y a environ 300.000 ans.Ce singe vivait sans doute dans des forêts tropicales de l'Asie orientale. Les restes retrouvés ne permettent pas de dire avec certitude s'il était plutôt bipède ou quadrupède.Quant aux causes de sa disparition, elles ne sont pas très bien connues. On suppose qu'elles ont un rapport avec son régime alimentaire. Il semble, en effet, que le gigantopithèque ne se nourrissait que de végétaux, de bambous notamment.L'évolution climatique, transformant une partie de la forêt en savane herbeuse, a pu le priver de la nourriture nécessaire à sa survie. Dans la culture populaire, le gigantopithèque a pu être associé au célèbre yéti. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 16, 2022 • 5min

Si les affaires criminelles vous intéressent...

Pour écouter le podcast Affaires criminelles:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/affaires-criminelles/id1640810213Spotify:https://open.spotify.com/show/4W6nRWNkr7B95TTt25ywNO?si=23e4eb85bc6440a7Deezer:https://deezer.com/show/4522937Google Podcast:https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDcwMDA3NTQ3MTU%3DCastbox:https://castbox.fm/channel/Affaires-criminelles-id5049360 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 15, 2022 • 2min

Pourquoi les mammifères ont-il grossi il y a 65 millions d'années ?

Voilà environ 65 millions d'années, la Terre est heurtée par une comète. On le sait, cette catastrophe entraîne l'extinction des dinosaures. Mais d'autres animaux profitent de la situation.Des recherches ont en effet montré que, environ quatre millions d'années après le cataclysme, de grands mammifères se déplaçaient à la surface de notre planète. C'était une innovation car, avant la disparition des dinosaures, ces animaux étaient de petite taille, pas plus gros qu'une souris.Dans l'ensemble, il a fallu vingt millions d'années, après la disparition des dinosaures, pour que ces mammifères atteignent le maximum de leur taille. Pour expliquer ce changement d'échelle, on invoque la raréfaction des prédateurs, consécutive à la disparition des dinosaures. Et, de ce fait, la nourriture aurait été plus abondante.Le corps grandit avant le cerveauMais des découvertes récentes ont permis d'ouvrir de nouveaux champs de recherche. En effet, des scientifiques écossais ont mis au jour des crânes fossiles appartenant à des mammifères ayant vécu peu après l'extinction des dinosaures.Une étude attentive de ces crânes leur a permis de constater que le corps de ces animaux avait grossi plus vite que leurs cerveaux. En effet, il a fallu des millions d'années pour que ceux-ci se développent à leur tour.Si le corps a grandi le premier, c'est peut-être en raison de l'absence de prédateurs et de l'abondance de la nourriture. Ce n'est que lorsque de nouveaux prédateurs sont apparus, et que la compétition pour la nourriture s'est faite plus intense, que le volume du cerveau aurait augmenté à son tour.Ces recherches ont permis d'avancer une autre hypothèse pour expliquer la présence de ces mammifères plus gros. En effet, la période de gestation se serait allongée. Le fœtus se serait développé durant au moins sept mois dans le ventre de sa mère.Elle aurait ainsi donné naissance à des petits déjà bien développés, pesant jusqu'à neuf kilos. Ils auraient même été prêts à marcher, atteignant leur maturité sexuelle à l'âge d'un an.Dès leur naissance, ces animaux, plus développés, auraient donc été mieux armés pour survivre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 14, 2022 • 2min

Comment le Soleil va-t-il mourir ?

Le Soleil ne devrait pas s'éteindre de sitôt. En effet, il est à peu près au milieu de son existence. De fait, notre étoile nous éclaire et nous réchauffe depuis près de 5 milliards d'années.Et elle devrait continuer à le faire durant la même période de temps. En effet, l'espérance de vie du Soleil est estimée à environ 10 milliards d'années. L'humanité, si elle peuple encore la Terre, ne sera menacée que dans un milliard d'années environ, quand le Soleil sera devenu beaucoup plus lumineux.En effet, comme toutes les étoiles, il connaît une évolution qui, un jour lointain, l'amènera à une fin programmée. Pour l'instant, le Soleil est ce que l'on appelle une naine jaune.Il connaît actuellement ce que les astronomes nomment sa phase principale, qui devrait durer très longtemps.Une longue transformationLe Soleil est composé d'environ 74 % d'hydrogène et de 24 % d'hélium. L'énergie qu'il dispense est produite par la transformation des atomes d'hydrogène en hélium. Tant que les réserves d'hydrogène du Soleil seront suffisantes, il restera dans cet état d'équilibre.En effet, ce processus de fusion dégage assez de chaleur, au centre de l'étoile, pour résister à la gravité. C'est ce qui empêche le Soleil de s'effondrer. Au terme de cette séquence principale, le "carburant", autrement dit l'hydrogène, sera épuisé.Dès lors, le cœur de l'étoile ne sera plus composé que d'hélium. De ce fait, le centre du Soleil va commencer à se contracter. Mais son enveloppe, au contraire, va se dilater, jusqu'à atteindre des planètes du système solaire comme Vénus, Mars ou même la Terre.Dans le même temps, notre étoile deviendra beaucoup plus brillante qu'aujourd'hui. Bref, elle sera devenue ce que les astronomes appellent une géante rouge. Mais la transformation de l'étoile ne s'arrête pas là.Son noyau devrait ensuite subir une phase de contraction. Le Soleil devient alors une naine blanche, une étoile très dense et chaude. Dans sa phase ultime, notre étoile devrait se transformer en nébuleuse, entourée de grands nuages de gaz. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 13, 2022 • 2min

Comment Champollion a-t-il décrypté les hiéroglyphes ?

La célèbre pierre de Rosette, qui permet, pour la première fois, le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens, est découverte par hasard. En effet, on la trouve au cours de travaux de fortification.Ils doivent permettre à l'armée française de Bonaparte, débarquée en Égypte en 1798, de tenir tête aux Ottomans. Mais l'officier dirigeant les travaux donne soudain l'ordre de les arrêter. Nous sommes le 19 juillet 1799, une grande date dans l'histoire de l'égyptologie.En effet, on vient de découvrir, dans les débris d'un mur, un grand morceau de pierre, recouvert d'inscriptions anciennes. Elle mesure 1,20 m de haut sur 76 cm de large, et devait faire partie d'une stèle dont on ne retrouve pas d'autres fragments.Une partie de la pierre est déchiffrée. Il s'agit d'un décret, pris par un pharaon du IIe siècle avant J.-C., Ptolémée Épiphane. Mais bientôt, les Anglais arrivent en Égypte et défont l'armée française.Une partie des précieux objets recueillis par les savants accompagnant l'expédition d'Égypte, dont la pierre de Rosette, prennent alors le chemin de l'Angleterre.Le déchiffrement des hiéroglyphesCe qui faisait tout l'intérêt de la pierre de Rosette, c'était sa rédaction en trois langues. Sur la pierre, en effet, figuraient, l'un sous l'autre, un texte écrit en grec, un autre en démotique, une écriture pratiquée dans l'Égypte antique, et un troisième en hiéroglyphes.Il y avait donc tout lieu de croire que les deux derniers textes étaient des traductions du premier. N'est-ce pas là l'occasion rêvée de déchiffrer enfin ces hiéroglyphes égyptiens, dont, depuis des siècles, on ne parvient pas à percer le secret ?De nombreux savants s'attellent à cette tâche, mais c'est un jeune égyptologue français, Jean-François Champollion, qui résout l'énigme. Il ne travaille pas à partir de la pierre de Rosette, alors au British Museum, mais sur une reproduction du précieux document.Après plusieurs mois de travail, en septembre 1822, le jeune savant crie victoire : les hiéroglyphes n'ont désormais plus de secrets pour lui. Cette découverte décisive lui vaut d'être nommé, en 1826, à la tête du futur département des antiquités égyptiennes du Louvre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Sep 12, 2022 • 2min

Quel métier l'apparition de l'électricité a-t-elle fait disparaître ?

La survie de certains métiers traditionnels dépend souvent des progrès techniques. Aussi sont-ils associés à une époque particulière, où cette activité était nécessaire. C'est le cas de la profession d'allumeur de réverbères, dont l'apparition de l'électricité a entraîné la rapide disparition.Des rues éclairéesCertaines grandes villes n'ont pas attendu l'apparition de l'électricité, à la fin du XIXe siècle, pour organiser l'éclairage des rues. Ainsi, à Paris, elles sont d'abord éclairées par quelques chandelles, disposées aux fenêtres de certaines maisons.Puis, en 1667, on installe les premiers réverbères, au milieu des rues et à chacune de leurs extrémités. Ils sont d'abord équipés de bougies. À partir de 1766, on les remplace par de l'huile d'éclairage.C'est l'huile de colza qui, le plus souvent, est choisie pour remplir cet office. Les réverbères sont munis d'un bec, pour pouvoir verser l'huile, et de réflecteurs, qui rendent la lumière plus vive.Ces réverbères ne sont pas encore fixés sur un pied, mais suspendus à 5 mètres de hauteur. Enfin, en 1829, une première rue parisienne est éclairée au gaz.L'allumeur de réverbèresAu départ, des habitants sont désignés par les autorités pour allumer les bougies placées dans les réverbères. L'apparition de l'éclairage à l'huile entraîne la naissance d'un nouveau métier, celui d'allumeur de réverbères, appelé aussi "falotier".Il commence sa journée très tôt, en procédant à l'extinction des réverbères. Il en nettoie les vitres, afin que la lumière se diffuse mieux. Il en profite aussi pour entretenir les mèches.Comme l'allumeur n'a plus rien à faire avant le soir, il doit, le plus souvent, prévoir un second métier. Et il ne reprend sa tournée qu'à la fin de la journée. En hiver, ses doigts gourds rendent difficile l'allumage des réverbères. Le vent peut aussi éteindre les mèches.Avec l'apparition du gaz, la tâche de l'allumeur de réverbères est simplifiée. Il lui suffit en effet d'ouvrir un conduit et d'enflammer le gaz qui en sort.Mais l'éclairage électrique, qui se généralise dans les années 1880 à Paris, puis, peu à peu, dans d'autres villes, entraîne la disparition rapide de cette profession. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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