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Choses à Savoir
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Jun 12, 2023 • 2min
Comment sait-on que l’Univers est en expansion ?
En 1929, l'astronome américain Edwin Hubble annonce que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à la distance qui les sépare. Autrement dit, plus une galaxie est loin de nous, plus elle semble s'éloigner rapidement.Cette découverte par l'observation implique que l'univers soit en expansion avec une vitesse de fuite évaluée aujourd'hui à environ 74 kilomètres par seconde et par mégaparsec.Toutefois, George Lemaître, un prêtre et physicien belge, avait prédit théoriquement cette loi de récession des galaxies, c'est à dire le fait qu'elle s'éloigne les unes des autres, dès 1927, c'est-à-dire deux années auparavant. Mais sa publication en français était passée inaperçue !Comment cette expansion a-t-elle été mise en évidence ?Grâce à l'effet Doppler. Cet effet prédit que le mouvement d’un corps affecte les ondes lumineuses, ou sonores, qu’il émet. Ce phénomène est par exemple observable lorsqu’une ambulance vous dépasse. La sirène est plus aiguë lorsqu'elle se rapproche et plus grave lorsqu'elle s’éloigne. Dans une échographie Doppler, l'image du sang qui s'éloigne de la sonde à ultrasons est colorée en rouge et celui qui s'en rapproche en bleu.De la même façon, pour évaluer la vitesse d'éloignement d'une galaxie, les astronomes mesurent le décalage vers la couleur rouge de la lumière qu'elle émet, grâce aux techniques spectroscopiques.Dans le détail, la lumière observée est décomposée en ses différentes longueurs d'onde ou couleurs à l'aide d'un spectromètre, puis les raies caractéristiques des différents éléments chimiques sont identifiées. Ensuite le décalage spectral vers le rouge est évalué en comparant la longueur d'onde observée pour un atome sur cette galaxie avec celle du même atome sur terre. On parvient de la sorte à mesurer le décalage vers le rouge.C'est ainsi que l'on a observé un décalage vers le rouge chez les objets astronomiques lointains. Et donc leur éloignement, témoin de l'expansion de l'univers.Et il y a même encore plus étonnant ! Des observations plus récentes sur des supernovæ ont permis à trois lauréats du prix Nobel de physique 2011 de prouver que l'expansion de l'univers se poursuit, mais qu'elle s'accélère aussi ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 11, 2023 • 2min
Pourquoi ne faut-il pas toucher une météorite qui vient de tomber ?
De nombreuses météorites s'écrasent sur le sol de notre planète. D'après la NASA, pas moins de 230 météorites, pesant plus de 10 grammes et mesurant entre 2 et 10 centimètres, tombent sur terre chaque jour.Il est donc toujours possible de trouver l'un de ces petits morceaux de roche venus de l'espace, même si c'est assez rare. Le premier réflexe est de le prendre en main, surtout si on l'a vu tomber du ciel.Et pourtant, il faut se garder de le faire. En effet, vous risqueriez de vous brûler. Non par l'effet de la chaleur, mais par celui du froid. Si, lors de l'entrée dans l'atmosphère terrestre, la friction de l'air réchauffe les météorites, ce phénomène dure très peu de temps.Et surtout, il ne concerne que la surface de l'objet. Le cœur de la météorite, lui, reste glacé, aux environs de -30°C. Une température suffisamment froide pour vous causer cette sensation de brûlure.Mais il existe un autre danger, non pour vous, cette fois, mais pour la météorite. En effet, vous risqueriez d'endommager cette roche extraterrestre en la manipulant. De fait, les microbes de la peau, ou d'autres éléments, peuvent, à la longue, abîmer la surface et ternir la croûte de l'objet. Ce contact peut aussi favoriser la corrosion de la météorite.Alors que faut-il faire ? Il est recommandé de l'enrober d'un papier aluminium bien propre ou de la mettre dans un sac en plastique qui n'a pas encore servi. Bien entendu, mettez des gants de protection avant de toucher la météorite.Si vous en avez la possibilité, prenez en photo l'emplacement où vous l'avez découverte. Ce sera un précieux renseignement pour les scientifiques qui travaillent sur la question.Enfin, le mieux est de signaler votre trouvaille à Vigie-ciel. Il s'agit d'un projet de science participative, qui dépend du Muséum national d'histoire naturelle de Paris.Comme son nom le laisse supposer, ce programme invite le public à faire part aux scientifiques de ses observations concernant les météorites mais aussi les étoiles filantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 8, 2023 • 2min
Quel est l'animal plus vieux que les Etats Unis ?
Dans le meilleur des cas, nos vies humaines tutoient les cent ans (et les dépassent, parfois - de manière exceptionnelle). Chez les requins, la norme est toute autre : certains d'entre eux vivent même... jusqu'à 400 ans ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 7, 2023 • 2min
Pourquoi les planètes gazeuses ne prennent-elles pas feu ?
On le sait, il existe deux sortes de planètes, les planètes telluriques, composées de roches et de métal, et les planètes gazeuses, composées, comme leur nom l'indique, de gaz légers, comme l'hélium ou l'hydrogène.On pourrait se demander si, du fait de leur composition, ces dernières planètes ne pourraient pas prendre feu ou même exploser. En effet, la plupart des gaz sont inflammables.D'après les spécialistes, une telle éventualité est impossible. Pourtant, il y a bien un combustible tout trouvé sur ces planètes : l'hydrogène, qu'on trouve en abondance sur Jupiter et Saturne, et sur d'autres planètes gazeuses, comme Uranus et Neptune.Ces deux dernières planètes recèlent aussi du méthane, qui peut aussi servir de combustible. Ce qui manque, en revanche sur ces planètes gazeuses, c'est le comburant, autrement dit une substance qui permet la combustion de l'hydrogène ou du méthane.Ainsi, l'oxygène est un excellent comburant, mais il n'y en a pas sur ces planètes gazeuses, sinon des quantités infimes. Faute de ce comburant, ces planètes ne peuvent donc pas exploser.Et s'il y avait un peu plus d'oxygène sur ces planètes gazeuses, que se passerait-il ? En plus d'un carburant et d'un comburant, en effet, il faut une étincelle pour mettre le feu aux poudres.Sur Saturne, par exemple, on pourrait la trouver dans les nombreux orages qui éclatent sur cette planète.Les curieux pourraient encore poser une autre question sur les planètes gazeuses : comment se fait-il que les gaz qui les composent ne se dissipent pas dans l'espace ? On sait à quel point, en effet, ils sont volatils.Prenons par exemple le cas de Jupiter, composée essentiellement d'hydrogène et d'hélium. À la place de la planète, on trouvait, au départ, un grand nuage de poussières, de gaz et de glace.Peu à peu, ces éléments se sont agglomérés pour former un agrégat plus dense, dont la gravité a commencé à attirer ce qui l'entourait, à commencer par les gaz. Et c'est la force gravitationnelle de la planète qui les retient dans son attraction, les empêchant de s'échapper dans l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 6, 2023 • 2min
Quelle est la dernière découverte de Perseverance sur Mars ?
Le rover Perseverance a atterri sur Mars en février 2021. Depuis lors, il est à l'œuvre pour repérer d'éventuelles traces d'une vie ancienne sur la planète rouge. Pour les trouver, il collecte de nombreux échantillons de roches.Cette vie aurait pu se développer grâce à la présence d'eau liquide sur Mars, dont les scientifiques ne doutent plus. Le rover chinois Zhurong, posé sur Mars en mai 2021, aurait même trouvé des indices montrant que cette eau n'aurait disparu qu'à une époque relativement récente.Lancé encore plus tôt, en 2003, le rover Opportunity avait mis en évidence que les ondulations du sol d'un ancien lac provenaient sans doute du mouvement des vagues.C'est dans ce contexte que la dernière découverte faite par le rover Perseverance prend tout son poids. Des clichés pris par le robot auraient en effet démontré l'existence d'une rivière à haut débit se déversant dans le lac qui occupait, voilà plusieurs milliards d'années, le cratère Jezero.C'est la taille des cailloux transportés par la rivière qui a pu donner une idée de la force du courant. La forme précise de ce cours d'eau reste encore à déterminer.Le cratère d'impact Jezero, d'une cinquantaine de kilomètres de diamètre, a été choisi par la NASA comme site d'atterrissage dans le cadre de la mission "Mars 2020", dont fait partie le lancement de Perseverance.La présence d'eau, dans le cratère, a notamment été déduite de la découverte de roches argileuses. Il semblait aussi que le delta, repéré sur place, avait été formé par les rivières alimentant le lac.La dernière découverte du rover Perseverancve a modifié l'idée que les scientifiques se faisaient jusque là de la formation du relief de Mars. En effet, cette rivière tumultueuse devait charrier de grandes masses de débris et d'alluvions.Au fil du temps, la force de l'eau a conduit à l'empilement de ces sédiments, formant des affleurements rocheux caractéristiques, dont l'un s'élève à une vingtaine de mètres de hauteur. Ils ont ensuite été rongés par l'érosion éolienne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 5, 2023 • 2min
Pourquoi le patient M voyait-il le monde à l'envers ?
Durant la guerre d'Espagne, à la fin des années 1930, un homme reçoit une balle dans la tête. Il survit par miracle à cette grave blessure, son état ne justifiant pas même une intervention chirurgicale.Cette personne, que les médecins appellent le "patient M", n'en sort cependant pas indemne. En effet, il perd l'usage de l'œil gauche. Et, surtout, il constate un curieux phénomène.Il se rend compte, en effet, qu'il voit le monde à l'envers. Si une personne se trouve à sa gauche, il la voit à sa droite. Et s'il déchiffre les lettres normalement, il peut aussi les lire à l'envers.Mais cette singulière perception ne s'applique pas qu'à la vision. L'ouïe et le toucher sont tout autant concernés. Ainsi, quand un son se fait entendre par la gauche, le patient M le perçoit avec son oreille droite.Et si on lui touche le bras droit, il ressent cette sensation sur le bras gauche. Mais ce singulier patient fait état de phénomènes encore plus étranges.En effet, il ne voit pas toujours les couleurs de la même manière que les autres, et il a parfois la curieuse impression qu'elles se détachent de leur objet. Il lui arrive aussi de voir des choses en triple exemplaire.Ce cas étrange, et sans doute unique, a fasciné les médecins. Il leur a semblé en effet riche d'enseignements sur le fonctionnement du cerveau. Jusque là, on le voyait plutôt comme un ensemble de compartiments.Si une lésion endommageait l'un d'eux, le fonctionnement de la partie du cerveau correspondant au secteur touché devait être altéré. Mais l'histoire du patient M a permis de considérer le cerveau comme un ensemble dynamique, dont les diverses parties communiquent entre elles.L'atteinte d'une région cérébrale entraînerait donc la rupture d'un équilibre global. Quoi qu'il en soit, voir le monde à l'envers n'a pas empêché le mystérieux patient M de vivre longtemps. Il ne décède en effet qu'à la fin des années 1990, emportant son secret avec lui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 4, 2023 • 2min
Quels sont ces sons inexpliqués dans l'atmosphère ?
L'homme n'est pas près de percer tous les mystères de l'univers. L'origine de bien des phénomènes venant de l'espace lui échappe encore, à commencer par celle de certains sons.Ils ont été perçus par des ballons pourvus de micros, et envoyés dans la stratosphère, une zone de l'atmosphère comprise entre 10 et 50 kilomètres d'altitude. La société américaine à l'origine du projet, et spécialisée dans l'acoustique, a ainsi lancé dans l'espace, depuis 2016, une cinquantaine de ces ballons.Ce n'est pas la première fois qu'on envoie des ballons dans l'espace pour enregistrer des sons. Ainsi, à la fin des années 1940, un projet américain, destiné à rester secret, devait détecter, à l'aide de ballons, les éventuels sons produits par les essais nucléaires.Les sons qui viennent d'être recueillis sont trop graves pour être perçus par l'oreille humaine. Ils ressemblent à des grondements bas et se produisant à intervalles réguliers. Pour l'instant, ces sons demeurent inexpliqués.De nombreux sons circulent dans cette partie de l'atmosphère terrestre. L'origine en est très diverse, mais ces sons proviennent le plus souvent de la Terre, et se propagent dans l'espace sous une forme très atténuée.Il peut s'agir de sons naturels, comme ceux qui sont produits par les orages, le choc des vagues ou les éruptions volcaniques. L'activité humaine est à l'origine d'autres bruits circulant dans l'atmosphère.Ces sons peuvent se diffuser dans l'espace quand tournent des éoliennes, par exemple, ou à l'occasion du lancement d'une fusée. Il peut aussi s'agir d'explosions ou de la rumeur qui émane des grandes villes, et notamment de la circulation automobile.Mais les grondements sourds et réguliers que viennent de capter ces ballons demeurent inexpliqués. Bien sûr, des hypothèses ont été émises. Pour les uns, il pourrait s'agir de la trace sonore laissée par des événements climatiques non encore repérés.Pour d'autres, ces sons étranges pourraient être simplement des bruits terrestres très déformés. Pour l'heure, aucune de ces explications n'est vraiment convaincante. Des recherches plus approfondies devront donc être menées, toujours à l'aide de ces ballons chasseurs de sons. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Jun 1, 2023 • 2min
Pourquoi les aliments ont-ils moins de goût en avion ?
Si vous pensez rompre la monotonie du vol par la dégustation d'un bon repas, vous vous faites peut-être des illusions. Non que la nourriture servie dans les avions soit mauvaise. Certains plateaux repas sont même appétissants.Si la nourriture vous paraît plus fade, c'est à cause des conditions mêmes du vol. En effet, l'air est bien plus sec dans un avion. De fait, malgré les systèmes de conditionnement d'air, la pressurisation de la cabine et la grande sécheresse de l'air extérieur font régner dans l'appareil une atmosphère trop peu humide.En effet, le taux d'humidité de l'air flottant dans la cabine n'est que de 12 % en moyenne. Et cet air a tendance à assécher les parois nasales, ce qui réduit l'efficacité de nos récepteurs olfactifs.Or, on le sait, l'odorat joue un rôle notable dans la perception du goût des aliments. Selon une récente étude, cet assèchement de l'air entraînerait une diminution de 20 % de la perception du sucre, alors que la sensation d'un goût salé serait réduite de près d'un tiers.Dans ces conditions, le passager ne perçoit guère plus la saveur de son repas que s'il était enrhumé.En vol, un autre élément contribue à affadir la nourriture : le bruit. Une cabine d'avion est en effet assez bruyante, le niveau sonore correspondant à peu près à celui produit par certains aspirateurs.Or, ce bruit, en brouillant notre ouïe, a tendance à affaiblir certains arômes, notamment ceux qui sont légers et flottent dans l'air. C'est le goût salé qui est le premier affecté, rendant le repas d'autant plus terne.Pour relever un peu la saveur de leurs plats, les compagnies rajoutent souvent du sucre et du sel. Voilà qui ne plaira pas forcément à tous les habitués de l'avion qui surveillent leur santé de près.Elles favorisent aussi des aliments comme la tomate ou les champignons, qui sont moins altérés par les conditions de vol. On préserverait aussi le goût de la viande en la faisant cuire plus lentement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 31, 2023 • 2min
Pourquoi les européens ont-ils longtemps mangé des momies ?
Certaines pratiques du passé ne laissent pas de nous étonner aujourd'hui. Ainsi, les hommes de l'Antiquité et du Moyen-Âge n'hésitaient pas à tirer certains de leurs remèdes...du corps humain !On parle à ce sujet d'un véritable cannibalisme médical. Ainsi, le sang des gladiateurs était réputé pour calmer les crises d'épilepsie et on utilisait la graisse humaine à des fins curatives. Le corps humain était même parfois réduit en une poudre que vendaient certains apothicaires.Embaumé ou réduit à l'état de momie, il était également considéré comme un excellent remède. On pouvait prescrire cet étrange médicament en cas de maux de tête, de douleurs gastriques, de problèmes cardiaques ou même de cancer.En fait, l'utilisation des momies à des fins médicales résulte d'une méprise. En effet, quand, aux XIe et XIIe siècles, les traducteurs de textes arabes ont voulu donner un équivalent français du mot "mumia", ils ont aussitôt pensé à une "momie".Or, ce terme ne s'appliquait nullement aux cadavres enserrés de bandelettes, mais à une substance tirée d'une roche noire et découverte dans une montagne de Perse. On en tirait un remède rare et coûteux. En fait, il s'agissait d'asphalte naturel.Dès lors, on fut persuadé d'avoir trouvé un nouveau remède miracle. On pensait qu'il s'agissait d'une substance visqueuse, qui suintait des cadavres embaumés. On pilla donc les anciens tombeaux égyptiens, à la recherche de ces momies, qui représentaient désormais une excellente source de revenus.Seulement le contenu de ces tombes n'était pas inépuisable. Et la demande ne cessait de grandir. Les vraies momies venant à manquer, on se mit à en fabriquer des fausses. Des voleurs, avides de profits faciles, se mettent alors à la recherche de cadavres que personne n'allait réclamer : ceux des esclaves ou des criminels.Embaumés à la hâte, et entourés de bandelettes, ils faisaient des momies très présentables. On les découpa donc en petits morceaux et les malades n'y virent que du feu. Malgré l'interdiction de vendre des antiquités égyptiennes, cet engouement pour la "mumia" dura jusqu'au XIXe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

May 30, 2023 • 2min
De quoi est composé l'intérieur de la Lune ?
Pour écouter le podcast Cosmique:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/cosmique/id1689358454Spotify:https://open.spotify.com/show/2KSJ6py5tkxl8QrnluuvWJ?si=6a82a669342d412eDeezer:https://www.deezer.com/fr/show/6083765----------------------------------On s'est longtemps interrogé sur la composition de la Lune et on se demande toujours de quoi elle est faite. Mais notre connaissance en la matière s'est enrichie de toutes les données recueillies par les missions Apollo.Ainsi, des instruments laissés sur la Lune ont pu enregistrer de très nombreux séismes, qui nous en ont appris davantage sur la structure interne de notre satellite. On a ainsi pu se rendre compte qu'il se composait sans doute d'une croûte, d'un manteau et d'un noyau, une composition très comparable à celle de la Terre.Des travaux récents, exploitant de nouvelles données, ont permis de conclure à la présence d'un noyau interne solide, composé d'un métal aussi dense que le fer. Selon les calculs des scientifiques, il aurait environ 500 kilomètres de diamètre, soit environ 15 % du diamètre total de la Lune.Ce noyau interne serait enveloppé d'un noyau externe liquide.Les scientifiques en savent aussi davantage sur le manteau, qui est l'un des éléments internes de la Lune. Il devait être composé, à l'origine, d'un magma liquide, qui se serait peu à peu solidifié.Des mouvements s'y seraient déclenchés. Ils auraient favorisé la montée de matériaux, et notamment de fer, qui, à la faveur d'éruptions volcaniques, survenues à une période comprise entre 3,5 et 3 milliards d'années, se seraient déposés sur la surface de notre satellite. Ce qui montre que le manteau lunaire comprend davantage de fer que celui de la Terre.Une fois sur la surface lunaire, ces matériaux auraient progressivement refroidi. En se figeant peu à peu à la surface de la Lune, ils auraient formé la croûte de notre satellite.Au cours de cette phase de solidification, qui a vu l'apparition de la croûte, seuls les éléments légers sont restés à la surface. D'autres matériaux, comme l'ilménite, contenant du fer et du titane, seraient alors descendus au niveau de la limite entre le noyau et le manteau. Un phénomène en partie responsable de la production, à cette époque de la formation de la Lune, d'un important champ magnétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.


